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FORUM COMMUNAUTAIRE DES ILES SAINT PIERRE ET MIQUELON ET DE LEUR DIASPORA
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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Sam Fév 26, 2011 9:36 am 
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c etait la fin de la guerre et ca a du etre sa derniere grand messe a saint pierre ... il ne
fallait pas contredire les idees politiques du pere martin .... ::hahaha::

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ALAIN G.DEMINIAC


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Sam Fév 26, 2011 1:45 am 
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Con-célébration d'une grand-messe par quatre prêtres saint-Pierrais, les Révérends pères Auguste et Pierre Gervain, Frédéric Heudes et Georges Briand. A l'église, affluence des grands jours.

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André Lafargue
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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Sam Fév 26, 2011 1:29 am 
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PERE LE LAY - ET SES "SAINTES FUREURS" = RÉFÉRENCE SUR INTERNET

http://www.crc-resurrection.org/Renaiss ... umaine.php

Il me semble que malheureusement ce "père Le Lay" avait une réputation pour démontrer ces "saintes fureurs" a St Pierre!

Tout de même, certains forts esprits osèrent lutter contre l'entraînement général. Dès 1935, le Père de Broglie (que de grands jésuites à cette époque !) refusait « cette antithèse mystérieuse, inconnue à saint Thomas, que d'aucuns aiment à mettre entre notre personne et notre individu » (La Personne au-dessus de tout, RSR., fév. 1935). (…) De valeureux opposants poursuivirent la lutte contre le « maritainisme » durant la Seconde Guerre mondiale, l'abbé Meinvielle en Argentine, Charles De Koninck au Canada, puis en France le Père Le Lay, spiritain, qui me fit partager ses saintes fureurs en 1950... Tout cela aboutit à une accusation à Rome même, dans la Civilta Cattolica, sur la fin du pontificat de Pie XII. Puis l'esprit humain connut l'éclipse que l'on sait, et les choses en restèrent là. (…)

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Sam Fév 26, 2011 12:41 am 
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Le Père André OZON est décédé le 3 mars 2006 à la Martinique.
Il a consacré ses jeudis au Patronage de la Mie de Pain et ses vacances à l’animation
de la Colonie « les Frasses » dans le Jura.
DÉCÈS

Source: http://www.miedepain.asso.fr/offres/fil ... 6549_2.pdf

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André Lafargue
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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Ven Fév 25, 2011 7:53 pm 
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LES CLOCHERS DE SPM

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Ven Fév 25, 2011 7:51 pm 
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Homélie lors de la messe des obsèques du Père Simon Légasse

Nous publions ici l'homélie du P. Philippe Bachet, gardien du couvent des Capucins à Toulouse, lors de la messe des obsèques du Père Simon Légasse le 31 décembre 2009.

Toulouse, 31 décembre 2009

http://toulouse.catholique.fr/rubriques ... on-legasse

On pourrait s'étonner des deux textes de l'Écriture choisis pour les obsèques du P.Simon. Il faut rappeler ici que notre confrère a été toute sa vie au contact du Nouveau Testament et qu'il a particulièrement étudié les Évangiles et notamment le Procès de Jésus qui a eu un très grand succès.

Il s'est également penché très sérieusement sur saint Paul dont il a aussi écrit un itinéraire peut-être moins connu mais toujours dans une ligne historico-critique qui ne l'a jamais quitté même s'il n'ignorait pas les nouvelles orientations de la recherche exégétique. Le jeune homme riche a été sa première grande expérience de chercheur et d'interprète de l'Écriture.

En effet le texte que nous venons de lire a fait l'objet de sa thèse défendue à Rome. Pourquoi ce jeune homme riche l'a fasciné au point d'en faire l'objet de sa recherche. Au fond, je pense qu'il retrouvait là son propre itinéraire : le Christ propose et l'homme dispose. Le Christ a aimé ce jeune homme et lui a proposé un défi. Pourquoi me demande-tu ce qui est bon : tu connais les commandements et si tu les suis, tu fais ce qui est bon.

Toi, Richard, tu as découvert le Christ, tu as été dans une bonne institution religieuse à Ustaritz. Tes parents ont voulu pour toi une bonne éducation et ils t'ont envoyé du côté de Bayonne où tu avais de la parenté, en particulier cette tante que plusieurs années plus tard tu allas trouvé à bicyclette jusqu'à Auterive et où tu revins complètement épuisé mais heureux. Et un jour, tu as ressenti dans ton cœur l'appel du Seigneur.

Tu as répondu "oui" mais ce "oui" avait besoin d'être habité de ton expérience et de ta recherche. Alors, comme étudiant, alors que tu n'hésitais pas dès les années 50 a écrire des messes en français du côté de Bègles tout en approfondissant ton extrême compétence du grégorien et ta connaissance du clavier, car tu aimais la musique, tu voulais surtout découvrir la source et ton intelligence avait soif de savoir et de connaître. Aussi l'approfondissement de l'Écriture devenait naturellement ton champ de travail et te voilà attelé aux langues anciennes mais aussi aux langues modernes parce qu'il fallait lire les commentaires étrangers et notamment les commentaires allemands si percutants et si en avance à l'époque de tes études.

Et ce jeune homme riche t'a fasciné. En effet, entrant dans l'ordre des Capucins, c'est à la suite de François, du poverello d'Assise que tu avais pris racine dans ton engagement religieux et tu savais que la richesse rendait difficile l'accès à la découverte du message évangélique. Mais tu étais gêné par une interprétation à l'époque habituelle : ce texte du jeune homme riche ne pouvait concerner que la vie religieuse et non pas celle du chrétien habituel. Et voilà que la pointe de ta réflexion va renverser cette idée reçue.

Dans ton travail tu a prouvé que Jésus ne s'adresse pas ici à un groupe particulier, qu'il ne s'adresse pas spécifiquement à ses disciples mais qu'il s'adresse à tout homme et femme de bonne volonté qui veut vivre de la vie du Christ, c'est à dire dans un véritable amour pour l'autre. Or la richesse rend la démarche extrêmement difficile : le jeune homme s'en va car il avait de grands biens. Au jour de ta profession, tu avais renoncé à la richesse mais il fallait que cette réalité ne soit pas réservé à ton cas personnel.

En scrutant le texte du jeune homme riche, tu nous indiquais tout le parcours du Christ né pauvre dans une famille sans renom et mort nu sur la croix, tu nous montrais que le Christ avait parcouru le chemin et que son invitation était faite pour tous ceux qui voulait vraiment découvrir la vraie richesse, celle du coeur, celle qui permet de construire une véritable fraternité. Et si le Seigneur t'a invité à sa table le lendemain de Noël, il y a là comme un signe que ton intuition était bien la bonne.

Ta vie, tu nous l'a montré à nous qui t'avons côtoyé tant d'années, était certes une vie de chercheur, de travailleur mais une vie profondément fraternelle et attentive aux uns et aux autres.

Tu savais que la vraie richesse se trouvait dans ces rapports avec tes confrères, avec tes collègues, avec tes étudiants pour lesquels tu passais de longues heures de préparation.

Quel bonheur pour tous ceux qui ont profité de tes cours toujours d'une grande rigueur et d'une grande clarté. Mais tu laissais toujours une question en suspens, une interrogation : si tu veux, tu peux encore aller plus loin. Comme pour le jeune homme, tu laissais la porte ouverte.

La vraie richesse tu savais aussi la faire partager lorsque tout simplement tu te rendais chaque matin chez les sœurs franciscaines de l'avenue Jean Rieux, lorsque tu étais appelé comme confesseur ou directeur spirituel, lorsque telle ou telle communauté te demandait pour une retraite ou une intervention. Tu te rendais disponible. La vraie richesse, celle que Jésus a proposé au jeune homme riche et bien la richesse du partage, la richesse d'une recherche jamais épuisée parce qu'elle vient du plus profond du cœur.

Je pense que ce passage de Matthieu peut résumer une grande part de ton itinéraire spirituel. Le second texte que nous avons entendu est celui de Paul dans l'épitre aux Corinthiens, autre texte tu as médité et travaillé. Dans ce passage, une phrase nous paraît particulièrement forte : "Vous êtes le Corps du Christ et membres chacun pour sa part". Oui, chacun a sa place dans la grande famille du Christ. Simon tu as compris parfaitement ce texte.

Tu savais avoir eu la chance de réaliser un parcours de chercheur mais cela ne l'empêchait pas d'être cet aumônier attentif et tout particulièrement lorsque tu pris en charge l'aumônerie de l'EPHAD de Rangueil. Tu nous rapportais de truculentes expériences avec ces religieux, religieuses et prêtres âgés.

Certes tu n'aimais pas les effusions ni les célébrations trop longues mais tu ne manquais jamais de rencontrer ceux qui le demandaient. Tu étais aimé et apprécié. Je l'ai bien ressenti lorsque toi-même tu fus admis à La Cadenne. On avait un grand respect pour toi.

Ton parcours de chercheur t'as fait rencontrer les livres et l'on sait ta passion pour la bibliothèque : celle du couvent que tu as entretenue toute ta vie et dont tu as classé les ouvrages par auteurs et par thèmes, celle de la Bibliothèque de l'Institut Catholique dont tu fus le bibliothécaire apprécié après Monseigneur Martimort : là encore un travail solitaire mais combien efficace, un service pour les chercheurs et tous ceux qui veulent consulter.

Sur ton bureau les livres et les revues s'entassaient sans cesse tandis que crépitait l'ordinateur que tu avais adopté après les antiques machines à écrire le français et le grec.

Tu étais là, petite main, membre efficace du corps du Christ. Lors de notre changement de lieu en 2000, tu fus très affecté par la nécessité de réduire la bibliothèque.

Mais tu fis le nécessaire pour sauver l'essentiel : une partie à la Bibliothèque Universitaire du Mirail, une partie à l'Institut Catholique et une partie dans nos archives et notre bibliothèque provinciale. Certes nous ne pouvons pas ignorer que cette dispersion fut une grande épreuve. Là encore, tu fis preuve de l'esprit de pauvreté du jeune homme.

Enfin, ta contribution à l'exégèse par tes nombreuses publications et tes commentaires de l'évangile de Luc et de Marc et celui avorté par deux fois de Matthieu, montrent à quel point ton travail méthodique et besogneux, ne voulant si possible ignorer aucun des argumentaires proposés par tes collègues, était significatifs d'une rigueur scientifique indéniable, n'ignorant jamais les questions en suspens.

Cela pourtant ne t'empêchait d'être le serviteur de la liturgie, notamment dans notre chapelle, et l'on se régalait de tes courtes homélies si bien charpentées et toujours agrémentées d'une pointe d'humour que l'on attendait.

Et malgré ton travail, tu n'as jamais refusé les charges que t'on demandé tes confrères : gardien de nombreuses années, définiteur, vicaire provincial.

Là encore serviteur du corps du Christ. Tant d'années vécues avec toi Simon qui avait toujours voulu gardé ton nom de religieux, tant de souvenirs aujourd'hui qui reviennent au fond du cœur qu'il n'est pas possible de tous les dire aujourd'hui.

Comme gardien de notre communauté, j'ai dû prendre il y a un an et demi un décision très difficile, mais je sais que tu l'a compris et tu m'as aidé dans cette décision. Ton état de santé était trop grave et il fallait partir. Là encore, ce fut le détachement, ce fut la dernière étape, celle que n'avait pas pu faire le jeune homme riche mais que toi tu fus capable de faire.

Merci Simon, merci de ton cœur, merci de ta vie pour nous tes confrères qui t'avons côtoyé tant d'années. Que le Seigneur t'accueille dans sa lumière toi qui l'a souvent cherché dans le doute et le questionnement mais qui n'a jamais failli à l'idéal de ta jeunesse. Tu es resté fidèle, entre dans la joie de ton Maître.

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André Lafargue
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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Ven Fév 25, 2011 10:17 am 
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PIERRE GERVAIN N EST PEUT ETRE PAS DANS LES ANNALES ... IL N ETAIT PAS COPAIN AVEC LE PERE
MARTIN CAR IL A FAIT DE LA POLITIQUE APRES LA GUERRE ... ALORS CA N A PAS PLU A MARTIN
QUI LUI A DEFENDU DE DIRE LA GRAND MESSE A SAINT PIERRE ET IL ETAIT PUNI A FAIRE LA MESSE
DE 0600 ... MESSE BASSE ET PAS D HOMELIE ... :lol:

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ALAIN G.DEMINIAC


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Ven Fév 25, 2011 10:13 am 
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Bob a écrit:
Est ce que le pere Favereau etait parent avec Jacques et Alain Favereau?
:?

Bob


FRERE ... :wink:

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ALAIN G.DEMINIAC


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Ven Fév 25, 2011 10:12 am 
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LE PERE OZON S APPELAIT ANDRE ... :wink:

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ALAIN G.DEMINIAC


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Ven Fév 25, 2011 9:49 am 
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oui celui au milieu derriere ... :nod:

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ALAIN G.DEMINIAC


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Ven Fév 25, 2011 7:54 am 
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Image

André Hebditch serait sur cette photo de Jésuites a l'Ile Maurice? lequel? Celui derrière?

http://www.jesuites.com/communautes/pre ... aurice.htm

Hebditch André est formateur en Écriture Sainte à l'École de Théologie et de Sciences Humaines.

Reponse de Victoria

derrière celui qui a la chemise ,blanche ,au milieu ,victoria

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Arlette Hacala Folquet


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Ven Fév 25, 2011 12:28 am 
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Frère Simon Légasse

âgé de 83 ans.


http://www.freres-capucins.fr/Frere-Simon-Legasse.html

Le frère Simon LEGASSE est décédé au Domaine de la Cadène à Toulouse, le 29 décembre 2009 à 8 heures.

Né le 8 juin1926 à St PIERRE (St Pierre et Miquelon), Richard LEGASSE est entré au noviciat des Capucins à Carcassonne le 13 janvier1946 où il a émis ses premiers vœux le 16 janvier 1947.

Il a poursuivi ses études à Bègles et à Toulouse. Il a fait profession solennelle le 2 Février 1950 et a été ordonné prêtre le 29 mars 1952.

En 1952, il a rejoint notre Collège international à Rome et séjourné deux ans à l’ École Biblique de Jérusalem. De 1956 à 1961, il a été professeur d’Ecriture Sainte à Hirsingue et de 1961 à 1965 au séminaire diocésain de Toulouse.

En 1965 il devenu professeur de Nouveau Testament à l’Institut Catholique de Toulouse jusqu’en 1996. A travers ses nombreuses publications, commentaires d’évangiles et d’épîtres, ses articles, il laisse le témoignage d’un professeur d’une grande rigueur scientifique, attentif à la formation de ses élèves.

Au service de la province capucine de Toulouse, il a été gardien durant plusieurs triennats du couvent de Toulouse, membre conseil provincial, vicaire du provincial durant deux triennats en 1964 et 1982.

Il laisse le souvenir d’un frère affable, heureux de rendre des services dans les paroisses environnantes.

Durant de longues années, il a été aumônier dans des communautés de religieuses (clarisses) et à la Maison de long séjour de Rangueil avant de bénéficier de ses services dans ses nouveaux locaux à La Cadène à Toulouse où il est décédé.

« Ce que nous avons contemplé, ce que nous avons entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous »1 Jn.(liturgie du 29/12)

Voir sa bibliographie aux Éditions du Cerf

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André Lafargue
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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Ven Fév 25, 2011 12:20 am 
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André Hebditch serait sur cette photo de Jésuites a l'Ile Maurice? lequel? Celui derrière?

http://www.jesuites.com/communautes/pre ... aurice.htm

Hebditch André est formateur en Écriture Sainte à l'École de Théologie et de Sciences Humaines.

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 11:21 pm 
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le même que le tiens ,André ! de St Pierre ,il y avait les pères, ?? Laloi , Légasse Richard , André Hebdich , peut-être qu'ils sont déjà nommés !victoria

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Arlette Hacala Folquet


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 11:14 pm 
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Histoire de l'église de Miquelon

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 11:12 pm 
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C'est quoi le prénom du père Ozon siouplait? merci!

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 5:42 pm 
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IL Y A EU AUSSI LE PERE OZON ... ;-)

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 3:27 pm 
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Dede a écrit:
:up: Marie-Ray! Les infos sont disponibles sur Internet mais c'est un vrai casse-tête de les répertorier!

Préfets apostoliques.

* 1841 – 1853 Amator Charlot
* 1853 – 1866 Jean-Marie Le Helloco
* 1866 – 1892 René Le Tournoux
* 1892 – 1899 Ange Louis Tibéry
* 1900 – 1915 Christophe Légasse
* 1916 – 1922 Joseph Oster 1845 – 1935
* 1922 – 1933 Charles Joseph Heitz 1861 – 1944
* 1933 – 1945 Adolphe Poisson 1863

SOURCE




une autre liste complémentaire :

Mgr Girard, préfet apostolique (1766-1766)
Mgr Julien-François Becquet, préfet apostolique (1767-1775)
Mgr de Longueville, préfet apostolique (1788-1793)
Mgr Ollivier, préfet apostolique (1816-1842)
Mgr Amateur-Jean Charlot, préfet apostolique (1842-1853)
Mgr Le Helloco, préfet apostolique (1853-1867)
Mgr Christophe-Louis Légasse, préfet apostolique (1899-1915)
Mgr Giuseppe Oster, préfet apostolique (1916-1922)
Mgr Charles-Joseph Heitz, préfet apostolique (1922-1933)
Mgr Raymond Henri Martin, préfet apostolique (1945-1945)
Mgr François Maurer, préfet apostolique, puis vicaire apostolique (1966-2000)
Mgr Lucien Fischer, vicaire apostolique (2000-2009)
Mgr Pierre Gaschy, vicaire apostolique (2009-)

_________________
Dieu est tout sauf incroyable. Guy Lévêque


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 2:09 pm 
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Père GERVAIN Auguste (34-56)

Image

http://stilan.free.fr/defunts/cadefun.htm

Le Père Auguste GERVAIN décédé à Clichy (92), le 17 juin 2000, âgé de 85 ans Né : 14.11.14, St-Pierre (975). Profes : 08.09.37, Orly. Prêtre : 05.07.42, Chevilly AFFECTATIONS - FRANCE : Châtenay-Malabry, vicaire (43-45). GABON : Saint-Pierre de Libreville, vicaire, puis curé, puis vicaire (45-56) ; Mouila, curé (57-58) ; Saint-André, Direction des OEuvres (58-64) ; Supérieur principal (60-66) ; Procureur du diocèse (68-72) ; Saint-André, curé (72-89), vicaire général (77-89). FRANCE : Chevilly, retraite (89-00)
A SAINT-PIERRE, les Gervain ont été, génération après génération, pilotes, capitaines au long cours, marins de haute mer. C'est ainsi qu'Auguste a commencé une vie professionnelle, d'autant plus tôt que, peu après sa naissance, son père est mort en mer, au début de la guerre de 1914. Comme son père, Auguste fut pilote, naviguant par tous les temps, et le temps est rarement beau dans ces parages.

Il a entendu alors l'appel de Dieu pour des horizons plus vastes, l'appel de la vie religieuse et la mission dans notre congrégation. Le Canada aurait été relativement proche, mais il a fait ses études secondaires en France, à Sées et à Saint-Ilan. Il dut s'initier à la vie sacerdotale en métropole, comme vicaire, pendant deux ans, à ChâtenayMalabry. Il y ronge son frein. Désireux de partir au plus vite pour l'Afrique, il n'attend même pas que la guerre soit terminée pour se mettre en route vers le Gabon, malgré les risques qu'il prenait en naviguant sur des mers infestées de sous-marins allemands.

Mgr Tardy l'accueille à Libreville et le place à Saint.Pierre, avec le père René Lefebvre. Après un court intermède à Mouila, dans le sud, le P. Gervain est toujours resté à Libreville. Tour à tour vicaire, curé, puis vicaire et conjointement procureur du diocèse, chef de chantier pour tant de constructions paroissiales : écoles, chapelles, presbytères... Compétent, organisé, infatigable, il abattait un travail énorme, sans presque jamais se départir de son calme, de sa persévérance obstinée. Certains sont parvenus à le mettre en colère, peu à le faire changer d'avis, à le décourager, personne.

A la paroisse Saint-Pierre, c'était en 1958, le jeune prêtre diocésain Ferdinand ANGUILE arriva comme vicaire. Bien en avance sur son temps, le père Gervain prit l'initiative d'intervertir les rôles. Le vicaire devint curé et le curé vicaire. L'entente resta tellement harmonieuse que, 32 ans durant, ils continueront à collaborer étroitement et le jeune abbé devenu archevêque prendra son ancien curé comme vicaire général.

Le Père Gervain est resté 44 ans au Gabon. Ce qu'on retiendra peut-être comme l'essentid, c'est son accueil toujours chaleureux, une permanente disponibilité pour se mettre au service de tous les besoins de ceux au milieu desquels il vivait.

Toujours basé à Libreville, il n'en a pas moins parcouru les routes du Gabon, soit pour visiter les chantiers qu'il animait, soit pour encourager ses confrères, quand il fut supérieur principal, de 1960 à 1966.

En 1989, bien à regret, le père dut quitter le Gabon pour de graves problèmes de santé. Il pensait pouvoir les surmonter et revenir. Il a même fait une tentative : un retour d'un mois... Puis ce fut Chevilly : quelque onze années. Il y fut heureux, nonobstant les infirmités. Toute sa vie, dans cette retraite et ses inévitables peines, est restée de fidélité à son église gabonaise, dans la bonne humeur, la prière et l'acceptation sereine.

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André Lafargue
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UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 1:53 pm 
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IL Y A AUSSI PLUS PRES DE NOUS LE PERE GEORGES BRIAND - AUGUSTE ET PIERRE
GERVAIN ... ;-)

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UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 1:24 pm 
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Est ce que le pere Favereau etait parent avec Jacques et Alain Favereau?
:?

Bob

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 1:42 am 
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UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 1:11 am 
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ORDINATION DE MGR PIERRE-MARIE GASHY

Ordination épiscopale de Mgr Pierre-Marie Gaschy

Saint-Pierre-et-Miquelon
11 octobre 2009

R.F.O.

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André Lafargue
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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 12:29 am 
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Le Père Jean CARDINAL,
1891-1947


Fils de Laurent Cardinal et d'Honorine Marc, Jean François naquit le 6 octobre 1891 au village de Lavallot dans la commune de Guipavas. Il fit ses classes primaires à Guipavas, ses études secondaires à Lesneven et obtint son baccalauréat ès lettres.

Venu à Chevilly, il y fit son noviciat et prononça ses premiers vœux le 28 octobre 1911. Il commença alors sa préparation en vue du sacerdoce, mais dut accomplir son service militaire en 1912-1913. Le Père Berthet, directeur de Chevilly, note à son sujet: "Parti pour le service en octobre 1912, s'y est comporté de manière très fidèle à sa vocation. A fait du bien autour de lui. Très attaché à sa congrégation, n'a cessé de travailler intelligemment à son recrutement. vraiment apostolique." Mobilisé pour la guerre, le P. Berthet disait de lui en décembre 1914: "A la guerre il s'est révélé plein de foi et de courage. Il envisage les dangers et les sacrifices avec une sérénité toute surnaturelle."

Le 12 novembre 1915, un aumônier militaire écrivait au Père Benoît, supérieur provincial : " Je passais hier dans les tranchées, quand on apporte sur un brancard un sergent qui venait d'être grièvement blessé à la tête d'un éclat d'obus ; il ne pouvait parler ; comme je lui suggérais quelques pieuses pensées et l'invitais à faire un acte de contrition, "Oh, celui-là, dit un des brancardiers qui le portaient, c'est un vrai petit saint !" J'appris alors que ce blessé était novice du Saint-Esprit, du nom de Cardinal, très aimé de tous et considéré comme un type accompli de religieux-soldat."

Le 16 novembre, l'aumônier écrivait : "On considère le cher blessé comme sauvé. Son casque l'a préservé d'un coup qui sans lui eut été mortel, l'opération du trépan a très bien réussi. Hier déjà, le blessé avait reconnu un de ses camarades venu pour le voir, mais le délire l'avait bientôt repris ; aujourd'hui au contraire, comme je lui parlais de Chevilly et lui citais quelques noms de Pères que j'ai l'honneur de connaître, il m'a parlé de lui-même du Père Berthet, et de vous, mon Révérend Père. Il m'a chargé de vous rassurer, de vous dire qu'il serait bientôt guéri ; puis il s'est assoupi ; mais ses infirmiers, deux prêtres de Quimper qui le soignent admirablement, étaient tout heureux de voir que la mémoire lui revenait."

Le sergent Cardinal fut cité à l'ordre de la Division "Excellent sous-officier, très courageux, toujours volontaire pour les missions périlleuses. Chargé des travaux de défense du secteur de sa compagnie, a été blessé très grièvement au moment où il visitait un endroit particulièrement dangereux." La médaille militaire lui fut accordée. Réformé n° 1, il revint à Chevilly poursuivre sa préparation au sacerdoce et à la vie religieuse dans les communautés.

Il réussit cet effort de réadaptation, et fut ordonné prêtre le 19 avril 1919. Désireux d'assumer sa vocation missionnaire, il obtint de rejoindre le Gabon en novembre 1919. Sa santé ne lui permit que de séjourner un an à Donghila. Revenu en France, il accepta volontiers d'assurer le ministère sacerdotal à St-Pierre-et-Miquelon, et y séjourna douze années, de 1922 à 1934. Après un congé et des soins médicaux à Brest, il fut affecté à la communauté de Bordeaux. Affecté au Foyer du Marin, il y assura durant quatre ans le service spirituel des marins, milieu particulier qu'il avait déjà connu et aimé à St-Pierre-et-Miquelon.

Malgré son désir de mission lointaine, sa santé ne lui permit plus de quitter la France. Revenu à Chevilly, il eut une syncope au moment de célébrer la messe, le 4 novembre 1946. Son organisme usé par les violences de la guerre et l'ardeur au travail, fit tomber sa tension dangereusement. Le 9 février 1947, le Frère infirmier le trouva inanimé : son cœur s'était arrêté, pour lui permettre de rejoindre le Seigneur bien-aimé auquel il avait consacré toute sa vie.

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André Lafargue
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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Jeu Fév 24, 2011 12:08 am 
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:up: Marie-Ray! Les infos sont disponibles sur Internet mais c'est un vrai casse-tête de les répertorier!

Préfets apostoliques.

* 1841 – 1853 Amator Charlot
* 1853 – 1866 Jean-Marie Le Helloco
* 1866 – 1892 René Le Tournoux
* 1892 – 1899 Ange Louis Tibéry
* 1900 – 1915 Christophe Légasse
* 1916 – 1922 Joseph Oster 1845 – 1935
* 1922 – 1933 Charles Joseph Heitz 1861 – 1944
* 1933 – 1945 Adolphe Poisson 1863

SOURCE

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Mer Fév 23, 2011 2:08 pm 
QUARTIER MTR 2ieme Classe

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bravo ! Dédé, félicitations pour ce remarquable travail !
très très intéressant !
M.Ray


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Mer Fév 23, 2011 9:24 am 
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No problem Victoria! :*

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Mer Fév 23, 2011 9:15 am 
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toutes mes excuses ,pas bien réveillée ,je n'ai pas eu l'esprit de vérifier sur l'autre page !...victoria

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Arlette Hacala Folquet


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Mer Fév 23, 2011 8:41 am 
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viewtopic.php?p=14710#p14710

On ne la pas oublie - en fait il est le premier! Sur la premiere page!


Pour info a ceux qui ne sauraient pas - les pages s'affichent en groupes de 50 messages - il faut cliquer sur les pages précédentes!

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Mer Fév 23, 2011 1:59 am 
AMIRAL

Inscription: Sam Fév 13, 2010 6:59 pm
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Localisation: Saint pierre et miquelon
Georges L H ,me signale que nous avons oublié le père Casimir Le Gallo né à Meslan ,en Bretagne ,il a participé à l'inventaire de la flore avec MR Mathurin Le Hors ,est ce que Dédé ,tu aurais des infos sur lui ? victoria

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Arlette Hacala Folquet


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Mar Fév 22, 2011 8:23 pm 
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Merci a Jean-Pierre pour les six photos que j'ai ajoutées aux biographies!
Peres Palussiere - Lux - Douabin - Heudes - Soucy et Pichon
:up:

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Mar Fév 22, 2011 8:39 am 
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Rue Antoine SOUCY

Image
Photo - J-P D

SOURCE: http://www.grandcolombier.com/wp-conten ... quelon.pdf
Localisation : de la place des Ardilliers à l’aéroport.
Né le 1er février 1915, il fut ordonné prêtre le 19 mars 1943. Curé de la paroisse
de novembre 1970 au 15 septembre 1971, date de sa mort, Antoine Soucy a
été apprécié de toute la population par son dynamisme et son dévouement auprès
des jeunes. C’était un homme plein de caractère et de personnalité et un éducateur de
talent. Il avait su se faire aimer de tous les jeunes avec lesquels il avait organisé une
véritable dynamique de groupe. Le catéchisme était pour lui un véritable apprentissage
de la vie tout court où il amenait les jeunes à découvrir les vraies valeurs de l’-
homme juste, honnête et responsable. Il fut également à l’origine de la création de
l’A.T.A.M. : Association touristique et artisanale de Miquelon.

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André Lafargue
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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Mar Fév 22, 2011 8:30 am 
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Dede a écrit:
Le Père Léon VAULOUP,
décédé à Paris le 10 janvier 1932,
à l’âge de 47 ans.



Léon Vauloup naquit le 9 août 1884, à Saint-Ouen-le-Brisoult, dans l’Orne, au diocèse de Séez. Dès sa première enfance, il montra de grandes inclinations pour la piété. Il n’entra pourtant qu’à l’âge de seize ans au Petit Séminaire de la Ferté-Macé. Il semble qu’il ait eu toujours à souffrir de cette initiation tardive au culte des belles lettres. Sa mémoire manquait de souplesse, et les difficultés qu’il trouva dans ses études lui firent douter de lui-même. Il garda toujours de sa première formation une certaine rusticité de manières, compensée d’ailleurs par un jugement pratique et une aptitude à tourner les difficultés, auxquels ceux qui l’ont connu dans sa jeunesse aimaient à rendre hommage.

Le service militaire qu’il fit à Paris, de 1905 à 1906, le mit en relations intimes avec deux de nos scolastiques. MM. Lamendour et Grandin, dont l’influence acheva de le décider à se faire missionnaire dans notre congrégation, projet qu’il nourrissait déjà de longue date.

Il entra au noviciat d’Orly et y fit profession le 28 février 1908.
À la consécration à l’apostolat il reçut son obédience pour le vicariat apostolique de Loango. Mgr Dérouet, le destina à la nouvelle mission de Notre-Dame du Mont-Carmel de Mourindi. Le P. Georges Patron et le P. Joseph Bonneau venaient de fonder cette station avec l’aide du F. Eucaire, menuisier, et du F. Louis, religieux indigène, chargé des plantations.

Le P. Vauloup se mit avec ardeur à l’étude de la langue Yaka et, à l’aide d’un catéchisme élémentaire, composé par le P. Le Scao, en dialecte varama, il se mit à évangéliser les Varamas et les Voungous, qu’il visitait presque tous les mois, et chez qui il compta bientôt près de quatre cents chrétiens.

Quand la guerre éclata, le P. Vauloup fut mobilisé sur place. On le chargea un instant de l’instruction militaire d’un contingent de recrues indigènes, puis il fut mis en sursis d’appel et put donc se livrer tout entier à son apostolat.

Il se donna à ses ouailles avec tant d’ardeur, qu’il lui fallut regagner la France pour cause de santé, en 1918. Il était si fatigué, qu’en cours de route il fallut le débarquer à Conakry et lui permettre d’attendre qu’une amélioration de son état général le mît à même de poursuivre son voyage. Malgré cela, il fut remobilisé à son retour, le 29 septembre 1918, et vécut sous l’uniforme militaire jusqu’au 7 février 1919, après quoi il fut mis de nouveau en sursis jusqu’à la date de sa démobilisation.

Nous empruntons le reste de cette notice au bulletin, le Foyer paroissial, organe officiel de la préfecture apostolique de Saint-Pierre et Miquelon, où il devait passer le reste de ses jours.
« Après un long repos dans sa famille, le P. Vauloup s’embarqua, en octobre 1920, pour Saint-Pierre et Miquelon, champ d’apostolat moins dur que celui d’une mission d’Afrique. Mgr Oster, le préfet apostolique, le nomma curé de la quasi-paroisse de Miquelon.


« Pendant les onze années de son séjour, tout dévoué aux intérêts des âmes, le P. Vauloup consacra ses loisirs à l’agriculture. À force de patience et d’industrie, le curé réussit à faire entrevoir à son peuple de nouvelles ressources en dehors de celles fournies par la pêche, ressources dues aux cultures vivrières et aux pâturages. Le Gouvernement apprécia ces efforts et, en février 1927, nomma le P. Vauloup Chevalier du Mérite agricole.

« Au mois d’avril 1930, le P. Vauloup tomba malade et dut encore rentrer en France. Il rejoignit son poste à Miquelon en janvier 1931, mais il fut repris du mal qui l’avait terrassé dix-huit mois auparavant. Il put néanmoins retourner en France par le courrier du 14 novembre.

« On lui découvrit, à la radiologie, un abcès cancéreux au cerveau. À brève échéance c’était, si on n’opérait pas, la paralysie du cerveau avec d’atroces souffrances. Mis au courant de son état, le cher malade fut d’avis de laisser tenter l’opération qui eut lieu le samedi 9 janvier, dans la soirée ; mais le père était trop affaibli. Il reçut l’extrême-onction le lendemain, dimanche et mourut ce même soir, 10 janvier, vers onze heures. » -
BG, t. 35, p. 694.


INFORMATION COMPLÉMENTAIRE (QUE MARCEL CONNAIT SUREMENT)

SOURCE: http://www.grandcolombier.com/wp-conten ... quelon.pdf


Rue du Père VAULOUP
Localisation : lotissement du Cap blanc, allant de la route des îles de la Madeleine,
(ex « route du phare), vers le sud et passant, notamment, devant les propriétés
Charles-Antoine Mahé et Michel Detcheverry.
Ce prêtre fut une figure marquante dans la petite communauté de Miquelon
entre 1920 et 1931. Pour l’évoquer, il suffit de reproduire ici les nombreux extraits publiés par le journal « Foyer Paroissial » de l’époque.
27 mars 1924 - : Dans la tempête, - Une violente tempête de neige qui s'est
abattue sur la région, dans la soirée de jeudi, 27 mars, a manqué d'être fatale au Père
Vauloup, curé et à l'instituteur, M. Bonin. Tous deux revenaient de la Pointe-au-Cheval, vers 5 heures, quand ils furent surpris par la tourmente.
Après des difficultés inouïes, les deux cavaliers étaient arrivés, vers 8 heures,
du côté de l'étang en face du bourg. M. Bonin voyant que le Père le suivant difficilement, lui cria que les maisons étaient proches et qu'il allait chercher du secours.
Avertis par M. Bonin - celui-ci était arrivé exténué - quelques hommes se
mirent aussitôt en route pour aller chercher le Père. La tempête faisait rage, empêchant de se faire entendre et éteignant la plupart des fanaux. On ne retrouva pas le Père à l'endroit où l'avait laissé son compagnon.
De son côté, le Père Vauloup était descendu de cheval. Croyant avoir retrouvé,
lui aussi, le bon chemin, il avait essayé de se remettre en route, mais trompé par
l'obscurité, aveuglé par la neige, il avait pris la direction opposée de la dune et du
phare. Après de longs tâtonnements, épuisé, il était tombé et avait perdu connaissance.
Pendant ce temps, des groupes d'hommes parcouraient la plaine dans tous
les sens, mais sans résultat. Ce ne fut que le lendemain matin, au petit jour, qu'on
aperçut le cheval : près de lui on trouva l'infortuné curé, couché sur le dos, la tête nue, les yeux ouverts, sans connaissance. Il avait passé la nuit sous la pluie glaciale qui avait succédé au poudrin...
On le ramena au presbytère distant de 500 mètres à peine. Le Dr Lafargue
donna les premiers soins; le coeur battait encore faiblement, plusieurs doigts des
mains et des pieds semblaient être gelés; les yeux aussi avaient souffert.
Dès 7 heures, la télégraphie sans fil avait annoncé la nouvelle à St-Pierre. M.
Borotra, maire de Miquelon, alors présent au chef-lieu, fit diligence pour faire mettre
sous pression le vapeur ST-PIERRE. Une heure après, Mgr Heitz s'embarqua, en
même temps que la Mère supérieure des Religieuses.
A midi, le bateau arrivait à Miquelon, après une assez dure traversée. Le Père
Vauloup était toujours sans connaissance. Mgr se mit en devoir de lui donner l’extrême
Onction. C'est alors que le Père fit un signe; il avait reconnu Monseigneur, et
des larmes lui vinrent aux yeux, Spectacle impressionnant, qui fit pleurer ceux qui
étaient là.
A partir de ce moment, un mieux sensible se déclara et la parole revint bientôt.
On comprit, après quelques explications données, que le Père, sans un miracle, aurait
succombé. Il est vrai, tout danger n'était pas écarté, en particulier du côté des yeux et des doigts. Mais on voulut espérer, pour bientôt, un rétablissement complet. Ajoutons que, dès l'annonce d'une amélioration, les paroissiens de Miquelon s'étaient fait un pieux devoir d'assister à une messe d'action de grâce qu'eux-mêmes avaient demandée.
P.S. - Huit jours se sont passés, le Père Vauloup est sur pied, après une
convalescence aussi rapide que complète qui a frappé d'étonnement ses paroissiens.
(Origine F. P. 1925 p. 59)
Ces évènements, relatés à l’origine dans le « Foyer Paroissial » furent repris
dans le SPM bulletin en 1980. L’article a suscité une mise au point de la part de Mme
Bonin, dans ce même hebdomadaire : n° 19 en date du 24 mars 1980 :
« Je viens de lire dans votre Bulletin un récit intitulé « dans la tempête »,
extrait du Foyer Paroissial d’avril 1924. Je suis heureuse de trouver là l’occasion de
vous donner une exacte relation des faits. A cette époque, mon mari avait 24 ans, et,
pour se rendre à la Pointe au Cheval, il montait une bête très vigoureuse qui l’aurait
vite ramené à Miquelon s’il avait été seul. Par contre, le Père Vauloup, beaucoup plus
âgé, fatigué en outre par le jeûne qu’il s’imposait durant le Carême et dont la monture
ne valait pas grand’chose était en état d’infériorité dès le départ de la ferme. Il fallait à chaque instant que mon mari revienne sur ses pas pour le remettre dans le bon chemin et la tempête s’intensifiait rapidement. Ils avaient parcouru environ les trois quarts du chemin quand une violente rafale enleva la casquette du Père Vauloup. Mon mari alors lui donna la sienne et je veux insister sur son geste qui sauva sans doute la vie de son compagnon et qui menaça la sienne, car sa coiffure maintenait aussi le col de son tricot et il se retrouva en pleine campagne, tête et cou nus, dans la fureur des
éléments. Il continua néanmoins de revenir en arrière quand il perdait de vue le cheval
et son cavalier. Après avoir, sans le voir, longé le « Grand Étang » - il n’y avait pas de
route à cette époque - ils arrivèrent enfin sur la Plaine. Mais où se trouvaient-ils exactement? On ne voyait pas à deux mètres et tout se confondait dans la même blancheur.
Avançant droit dans le vent, à demi aveuglé par le « poudrin » mon mari se
trouva soudain devant une palissade qu’il reconnut - c’était celle du pré appartenant à
la Morue Française. S’ils pouvaient tenir quelques minutes encore ils étaient sauvés.
Mais ses forces l’abandonnaient et il sentait le sommeil précurseur de l’engourdissement fatal le gagner peu à peu. Une fois de plus, il fit appel à ce qui lui restait d’énergie et revint vers l’endroit où il venait de laisser le Père Vauloup. Celui-ci n’y était plus !
Son cheval, las sans doute de lutter vent debout, avait changé de direction et son cavalier épuisé l’avait laissé faire ... Leur seule chance de salut à tous deux était que
mon mari revienne au plus vite à Miquelon chercher du secours. Et c’est un homme titubant de fatigue, les cheveux hérissés de neige et de glace que je vis apparaître dans le corridor. Des amis qui m’encourageaient durant cette affreuse soirée se précipitèrent aussitôt dans le bourg pour donner l’alarme et avertir le Docteur LAFARGUE qui vint donner ses soins au rescapé. La suite vous la connaissez et le dévouement de la population Miquelonnaise qui, dans la neige d’abord et sous la pluie ensuite, passa la nuit sur la « plaine » pour ne retrouver le Père Vauloup qu’au petit matin »
Signé : Henriette Bonin

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UNREAD_POSTPosté: Mar Fév 22, 2011 12:11 am 
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INSULARUM S. PETRI ET MIQUELONENSIS

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UNREAD_POSTPosté: Mar Fév 22, 2011 12:08 am 
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Histoire succincte de la présence Catholique dans les îles

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UNREAD_POSTPosté: Mar Fév 22, 2011 12:02 am 
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Marie Andrew Edwards, age 22 was interred in a German prisoner of War Camp in France.

Cette jeune femme de Lawn est entrée dans les ordres après avoir passe un moment a St Pierre. Elle était venue a St Pierre travailler a l'age de 16 ans et avec l'aide des sœurs de St Joseph de Cluny était devenue bonne sœur. Elle fut envoyée par les Allemands pour travailler dans un camp de prisonniers de guerre.

November 16, 1941
Newfoundland Nun Interred in German Prison Camp


Mr. and Mrs. Andrew B. Edwards of Lawn, Placentia Bay, Newfoundland wrote Cluny McPherson, Assistant Commissioner of the Red Cross, St. John’s on 16 November 1941 informing the Red Cross that their daughter Marie Andrew Edwards, age 22 was interred in a German prisoner of War Camp in France.
Catholic Cadet Corp. St.Bon's
Mary Andrew Edwards: was born in Lawn, Placentia Bay, September 2, 1918. She was the daughter of Andrew Edwards and Nora (Picco) Edwards. She received her early education in Lawn and at age sixteen she went to work in St. Pierre et Miquelon. (Source: 107-15-8)

After a few years in St. Pierre et Miquelon she felt the calling to religious life, this she confided to her confessor who got her in contact with the St. Joseph of Cluny Sisters, a teaching order of nuns at St. Pierre. The sisters paid her way to France, where she entered the order of St. Joseph of Cluny as a Novitiate. On entering she stated her preference to be a missionary sister. Upon being accepted into the congregation she took the name Sister Therese du Christ Roi. She left St. Pierre et Miquelon 19 September 1938 going to the Mother House at Paris.

After the Nazis victory over France in 1940, Sister Therese, her name in religious life and four hundred nuns from different congregations were rounded up and sent to Prisoner of War Camps. She was in a particularly difficult position, as a Newfoundlander, she was carrying a British passport.


POW CAMP

During one period the commander of the POW camp, a Catholic, allowed the nuns to have Mass celebrated by priests and bishops who were also prisoners of war there. Sister Therese and two other sisters of the order were allowed to make their Consecration to God and pronounce their Religious Vows there in the camp itself.

At this stage of the war the Allies were bombing the area of the POW Camp and they were in severe danger. The Swiss Red Cross investigated the camp as many of the priests and nuns were very sick, so they insisted that the sisters be sent to a healthier camp. This was done.

When she was liberated she was sent to Africa for six years after which she was recalled to France. After a few months in France she was sent to New Caledonia.

After twenty three years there she was allowed home to visit parents and family members, after which she returned to the mission. She did this a few times in the ensuing years and at one time her and her sister Nora came home together.

Mary Andrew Edwards died in 1997.

Her sister Nora (in the convent she was known as Sister Joseph de Notre Dame) also joined the religious order of the Sisters of St. Joseph of Cluny. During the war years, Nora was working in a mission in Chandernagore, India. As of August 2007, Nora was living in a seniors home in Newport, Rhode Island.

For more information on this and other related subjects contact the Archives of the R.C. Archdiocese. www.stjohnsarchdiocese.nf.ca

Other “Archival Moments” will be posted at this site on a regular weekly basis. If you have friends or colleagues who would like to receive these "archival moments" please send us their e mail address or forward this moment to them from your desk!!

Larry Dohey
Archives of the Roman Catholic Archdiocese of St. John’s
P.O. Box 1363
St. John’s, NL
A1C 5M3
709-726-3660
E-mail: archives@nf.aibn.com

We hope that you have enjoyed this archival moment

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UNREAD_POSTPosté: Lun Fév 21, 2011 11:42 pm 
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VINCENT CHOPART

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UNREAD_POSTPosté: Lun Fév 21, 2011 11:33 pm 
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Le Père Pierre LUCAS,
1884-1961


Image

Pierre Lucas naquit à Questembert le 17 août 1884. Il parla dès sa jeunesse de son désir de vie missionnaire, mais ses parents et ses éducateurs lui conseillèrent de poursuivre ses études au petit séminaire de Ploërmel et au grand séminaire de Vannes. Ilne put réaliser son rêve qu'après son service militaire. Il prononça ses premiers vœux en 1905, reçut l'ordination sacerdotale le 5 avril 1908, et fit sa consécration à l'apostolat en juillet de la même année.

Il fut très heureux d'être affecté aux missions du Gabon. Ses premiers postes furent, dans la région de Libreville, Boutika et Donguila. Son âme romantique affectionnait cette vie "sur les grandes rivières avec quelques enfants et une pirogue, passant d'un village à un autre village, parlant à tous, souriant à tous, même quand je sentais le plus besoin de pleurer. Quelle belle vie !!! " Affecté ensuite à, l'intérieur dans la mission de Ndjolé il se lia d'amitié avec son supérieur le P. Tardy. Il y resta jusqu'en 1921.

Ce fut ensuite deux intermèdes à Haïti et à St-Pierre et Miquelon, pour revenir encore à sa demande au Gabon, où il eut encore la chance d'avoir à Ndjolé le P. Neyrand comme supérieur, et Mgr Tardy comme évêque. Les difficultés pour lui vinrent des filaires, ces petits vers filiformes qui colonisaient son corps, et qui l'obligèrent à revenir définitivement en France en 1945.

Reçu dans la maison de repos de Grasse, il y assura diverses aumôneries, y célébra son jubilé sacerdotal en 1957. C'est à Misserghin qu'il rendit son âme à Dieu, le 10 novembre 1961, à l'âge de 77 ans.

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Le Frère Ronan, Jean BRELIVET,
1864-1905


Jean Brélivet est né à Locronan le 11 décembre 1864. Son père était couvreur de paille, et possédait trois autres garçons après Jean. Celui-ci fit ses études primaires au village, et tenta à 17 ans de faire son noviciat chez les Frères des Ecoles chrétiennes à Quimper. Mais sa santé ne le lui permit pas. Il vint alors à Langonnet, recommandé par son recteur, M. Abéguilé, et le vénérable chanoine Coadou, du chapitre de Quimper. C'était au mois de septembre 1881. Après l'émision de ses premiers vœux, à la fête de St Joseph 1884, il fut employé au collège de Langonnet, en qualité de surveillant. Après ses vœux de cinq ans en 1887, il fut envoyé à Saint-Pierre et Miquelon, puis à la Trinidad, en Amérique du Sud, où il consuma ses douze dernières années dans le dévouement à ses fonctions et le plus complet esprit de sacrifice.

A sa mort, le 11 septembre 1905, le journal catholique de Port d'Espagne fit mention du Frère Ronan : " Durant ces cinq dernières années, il fut spécialement chargé des plus jeunes élèves du collège. On peut dire que rien ne lui coûtait, lorsqu'il s'agissait de leur instruction religieuse, et de leur bonne préparation aux études subséquentes et à l'accomplissement de leurs obligations plus sérieuses de l'avenir. Ce qui le pressait par dessus tout, c'était le désir de remplir sa charge dans la perfection, par le complet oubli de lui-même et un zèle qui ne connaissait pas de bornes.

Trois mois avant sa mort, le F. Ronan fut terrassé par la tuberculose, il dut cesser tout travail et garder l'infirmerie. Il est mort saintement, comme il a vécu, le 21 septembre 1905. Il avait 40 ans. Jamais il ne fut plus vrai de dire : " Bienheureux ceux qui meurent dans le Seigneur "

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UNREAD_POSTPosté: Lun Fév 21, 2011 11:27 pm 
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Le Père Alain STRULLU,
1900-1988
décédé à la Guadeloupe, le 20 décembre 1988, à l'âge de 88 ans.

Le Père Alain Strullu est né le 15 mai 1900 à Plozévet. Il fit ses études à l'école des Petits Clercs de Saint-Joseph qui se trouvait alors à Suse, en Italie. Il fit ensuite son noviciat et sa profession le 17 septembre 1923 à Orly. l'ordination sacerdotale lui fut conférée trois ans plus tard, à Chevilly, le 28 octobre 1926, par Monseigneur Le Hunsec. Il sera donc prêtre durant 62 ans.

Lors de la consécration à l'apostolat, il reçoit son obédience pour la Guadeloupe. Le 26 septembre 1927, le jeune missionnaire débarque dans ce pays qu'il va apprendre à connaître et à aimer. Alain sera surtout un homme de la Grande-Terre : il est successivement vicaire à Saint-Pierre-Saint-Paul de 1927 à 1930, au Moule de 1930 à 1932, et à Sainte-Anne de 1933 à 1934.

Après un congé en France, il part pour 12 ans à Saint-Pierre et Miquelon de 1935 à 1947.

Lorsqu'il revient en Guadeloupe, il assure son service aux Grands-Fonds à partir de Sainte-Anne où il réside de 1947 à 1950. Ensuite il est nommé curé des Mangles et de Petit-Canal de 1950 à 1960, puis curé des Mangles pendant sept ans, et enfin desservant de Blanc-het à partir de 1968.

A l'exception de son séjour à Saint-Pierre et Miquelon, le Père Strullu a exercé son apostolat en Guadeloupe pendant 50 années de sa vie sacerdotale : une somme de dévouement au service de l'Evangile dans ce pays ; c'est pourquoi nous lui manifestons notre grande reconnaissance et l'assurance de nos prières fraternelles.

Notre confrère a été un prêtre et un religieux profondément attaché à, l'église, et ce sont de tels sentiments qui lui ont toujours permis de surmonter les difficultés rencontrées lors de l'évolution qui s'est dessinée à la suite du Concile. L'obéissance et la confiance en l'action de l'Esprit Saint, toujours présent et agissant, lui ont fait approuver les changements positifs apportés par Vatican II. Il souhaitait en particulier que les jeunes fassent avancer l'église qui est en Guadeloupe en y prenant davantage toute leur place.

Ces derniers temps il a manifesté un grand intérêt en ce qui concerne la. nouvelle "Règle de Vie spiritaine" issue du Chapitre général de 1986. Il a aimé la Congrégation à laquelle il a toujours voulu rester fidèle Il a toujours eu le souci de réaliser vraiment sa vocation.

On peut dire que le Père Strullu a aimé intensément : il a aimé la Guadeloupe où il s'est dépensé sans compter, il a aimé la Congrégation au sein de laquelle il a voulu être un membre fidèle et actif. Enfin il a aimé l'église parce qu'elle est le Christ toujours présent au milieu des siens.
Charles-Henri Grégoire

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UNREAD_POSTPosté: Lun Fév 21, 2011 11:23 pm 
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Le Père Frédéric HEUDES
décédé le 28 novembre 1994, à Saint-Pierre, âgé de 80 ans,
inhumé à Miquelon, le ler décembre


Image Image
Photo J-P D

Né : 03.05.14, ile-aux-Marins (St-Pierre-et-Miquelon) ; Profès : 09.09.33, Neufgrange ; Prêtre 09.04.40, Ferndale (Etats-Unis).
AFFECTATIONS : Ministère en Auvergne (42-45) ; Professeur et vicaire à Saint-Pierre (45-56); Rédacteur à l'Agence Internationale Fides, Rome (56-76), Retiré, «claustré, ministère en Auvergne (76-85) ; Vicaire à St-Pierre (85-86) , Curé de Miquelon (86-94).

La vie spiritaine de Frédéric Heudes a commencé très tôt il avait dix ans quand il est venu de Miquelon à Allex. Pendant sept ans, non sans quelque chagrin secret, il resta dans les écoles apostoliques, et ne revit pas les siens, vu la distance, pendant les congés scolaires. "Dura lex..." Tôt commencé, l'itinéraire spiritain se poursuit dans l'originalité : le scolastique, envoyé comme professeur en Amérique du Nord, y continue ses études théologiques. Entre le 5 et le 9 avril 1940, il prononce les vœux perpétuels et reçoit en urgence la tonsure et tous les ordres sacrés, pour s'embarquer vers la France où, devant la progression allemande, à peine entré en caserne à Versailles, il est replié vers le Midi. En juillet, à Agde, on le démobilise. Fin de formation à Chevilly, puis affectations provisoires en Auvergne (paroisse ou enseignement).

En 1945, sur un chalutier, il retourne à Saint-Pierre. Là encore, il est professeur et vicaire. Sa vie spiritaine redeviendrait elle "normale" ? Voilà qu'en 1956 il est affecté à Rome auprès de la Sacrée Congrégation de la Propagande, comme rédacteur de langue française à l’Agence Fides. Cela durera vingt ans. Journaliste romain « pensionné », religieux trop déshabitué de la vie de communauté, asthmatique contraint de surveiller sa santé, il demande alors son exclaustration. Le diocèse de Clermont, où il a des amis, l'accueille. Pendant huit ou neuf ans il va prêter main-forte le dimanche en paroisse, et retrouver en semaine son vieux métier de. professeur ou sa passion pour l'art et pour les timbres de collection.

En 1985, Mgr Maurer, en crise de personnel, sollicite son concours au service de Saint-Pierre, puis de Miquelon. Le Père Heudes va achever là, dans l'archipel de sa naissance quitté trop tôt, mais comme curé de Miquelon, de façon très classique, une existence un peu paradoxale. Il a marqué son passage dans la paroisse par le souci appliqué et persévérant de la beauté du chant et des cérémonies, par des travaux de réfection et de décoration de son église, par sa bonne humeur et l'aisance dans ses relations amicales.
Robert POCIIET


J-P aurais tu une ou deux photos du Père Heudes?

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UNREAD_POSTPosté: Lun Fév 21, 2011 11:18 pm 
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Comment la communauté du Saint-Esprit est-elle devenue congrégation missionnaire?

Les premières œuvres, extérieures au séminaire, acceptées par M. Bouic, consistent encore en la direction de séminaires : celui de Meaux, puis celui de Verdun. Grignon de Montfort, de son côté, trouve au Saint Esprit bien des aides pour ses missions intérieures. Mais c’est l’abbé de l’Isle-Dieu, grand aumônier du roi pour les colonies, qui va faire sortir de France la congrégation. Plusieurs prêtres, formés au séminaire du Saint Esprit et recrutés par lui, étaient partis en mission au Canada, au séminaire de Québec d’abord, puis dans un travail de première évangélisation ou d’accompagnement pastoral des colons français en Acadie. L’abbé de l’Isle-Dieu les tient en grande estime. Ces prêtres, par solidarité avec les Acadiens, sont souvent impliqués dans la guerre franco-anglaise du 18ème siècle, ainsi que dans le « grand dérangement », comme on appelle, en ce temps-là, l’exil et la déportation des Français du Canada. Un certain nombre d’Acadiens se réfugient alors dans les îles Saint-Pierre -et- Miquelon, en 1763. L’abbé de l’Isle-Dieu, qui servait d’intermédiaire entre le roi et la Propagande, suggère de confier ces îles à la congrégation. Cela se réalise effectivement et M. Becquet, successeur de M. Bouic, est chargé, en 1766, de proposer un Préfet apostolique. Il lui envoie ensuite des prêtres du séminaire. C’est le premier territoire confié à la congrégation. A partir de ce moment-là, M. Becquet prend le titre de supérieur général.

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UNREAD_POSTPosté: Lun Fév 21, 2011 11:14 pm 
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Le Père Marcel Gérard
1889 - 1946


Il est né le 24 mars 1889 dans le Ier arrondissement et fut baptisé à Saint-Etienne-du-Mont. Après ses études primaires et secondaires dans les Vosges, il entra au grand séminaire de Saint-Dié.

Profès à Chevilly le 3 octobre 1909, il fit ensuite son service militaire à Gérardmer. Prêtre en 1914, il fut immédiatement mobilisé, participa aux combats avec le 170 R.I., prisonnier à Douaumont en 1916, il ne sera libéré qu'en 1919. Son apostolat connut deux champs d'action fort différents : en premier lieu l'Afrique centrale à Bangui de 1920 à 1935, puis le ministère paroissial à Saint-Pierre-et-Miquelon de 1936 au 20 mars 1946, date de sa mort par crise cardiaque et emphysème.

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UNREAD_POSTPosté: Lun Fév 21, 2011 9:59 am 
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le père Gérard décédé ,à St Pierre ,je n'étais pas bien vieille ,je le revois exposé à la sacristie de la chapelle! ...victoria

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Arlette Hacala Folquet


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UNREAD_POSTPosté: Lun Fév 21, 2011 9:43 am 
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IL Y A EU AUSSI LE PERE LALOI- LE PERE HEUDE -

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UNREAD_POSTPosté: Lun Fév 21, 2011 9:38 am 
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IL Y A EU AUSSI MGR LEGASSE -

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UNREAD_POSTPosté: Lun Fév 21, 2011 12:10 am 
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ÉGLISE ANGLICANE A SPM

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 10:56 pm 
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ANTOINE NIBEL - PAGE 11

Voici, avant de vous quitter par le papier, une phrase
récemment prononcée à la télévision par C. Baretti, elle
vaut pour moi un programme de vie : « C’est le respect qui
nous fait devenir humains ».

Antoine NIbel!

JE VIENS DE DÉCOUVRIR QUE LE PÈRE ANTOINE ÉTAIT A WOLXHEIM OU JE SUIS ALLÉ CETTE ANNÉE! - dommage j'aurais bien voulu le revoir !

http://catho04.cef.fr/decouvrir/secteur ... roisse.htm

Au revoir et merci père Antoine !

L’aumônier de Lou Seren, le père Antoine Nibel, a quitté notre beau ciel de Provence pour les cieux de son Alsace natale. Au service des résidents de la maison de retraite « Lou Seren » et de la communauté de nos chères sœurs Trinitaires depuis quatre ans, il avait aussi rendu de nombreux services à notre communauté paroissiale. Il était en particulier conseiller spirituel du Mouvement chrétien des retraités ainsi que du Mouvement œcuménique pour la défense des droits de l’homme, contre la torture et la peine de mort dans le monde (ACAT).

Ce que l’on sait moins c’est que le père Antoine était un hébraïsant distingué et qu’il donnait même des sessions d’hébreu lors de séminaires en France. Le père avait une très vaste culture, et aussi une façon originale de l’exposer. Son accent alsacien très typique surprenait toujours nos oreilles provençales ! Grand marcheur devant l’Éternel, le père priait beaucoup en marchant. Chaque matin au lever du jour, il parcourait jusqu’à douze kms en méditant, pour mieux se tenir éveillé, disait-il ! Pas mal à près de quatre-vingts ans !

Nous lui souhaitons encore de longues marches sous le regard du Seigneur. Nous nous réjouissons aussi d’accueillir bientôt, en janvier prochain, son successeur, qui sera aussi comme lui un religieux de la communauté des pères Spiritains.

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 10:47 pm 
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MSGR PIERRE GASCHY

http://encyclo.voila.fr/wiki/Pierre_Gaschy

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 10:42 pm 
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R.P. Jean-Jacques
BOEGLIN
C.S.Sp.

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- Responsable de la pastorale
Originaire de Michelbach-le-Haut (diocèse de Strasbourg), le père BOEGLIN est né le 05 octobre 1937. Entré dans la Congrégation du Saint-Esprit, il y fait ses premiers
voeux en 1957. Il suit sa philosophie et sa théologie à Mortain, à Fribourg (Suisse) et à Chevilly, de 1957 à 1966. Entre temps, il s'acquitte de 18 mois de service militaire, notamment en Algérie.
Ordonné prêtre le premier juillet 1965 à l'Ecole des Missions de Blotzheim, il enseigne au séminaire de jeunes de Saverne de 1966 à 1969.

Le père BOEGLIN est titulaire d'une licience de Lettres Modernes et d'Allemand grâce à son cycle d'études à Strasbourg de 1969 à 1972.
Curé de la Paroisse Saint-François à Brazzaville de 1972 à 1977, il prend ensuite la fonction d'Aumônier de l'Ecole Normale de Colmar de 1977 à 1983.

De 1983 à 1993, le père devient vicaire de la paroisse de Saint Pierre et Miquelon et adjoint de Mgr François Maurer.
Après une année sabatique à Paris à l'Institut Catholique, le père BOEGLIN a rejoint la ville de Rome où il est successivement secrétaire général francophone à la maison généralice des spiritains (de 1994 à 1999) puis curé de la paroisse Santa Brigida di Svezia (de 1999 à 2005).

Depuis la rentrée universitaire 2005-2006, le père BOEGLIN a rejoint le Conseil des directeurs du Séminaire Pontifical Français où il occupe entre autres fonctions celle d'archiviste.

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 10:37 pm 
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LES SPIRITAINS AUX ILES ST PIERRE ET MIQUELON

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 10:22 pm 
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CHARLES HEITZ


Father Charles Joseph Heitz †
Deceased
Prefect Emeritus of Iles Saint-Pierre et Miquelon
Events
Date Age Event Title
22 Mar 1861 Born Mulhouse, France
1 May 1886 25.1 Ordained Priest Priest
9 Nov 1922 61.6 Appointed Prefect of Iles Saint-Pierre et Miquelon
1933 71.7 Resigned Prefect of Iles Saint-Pierre et Miquelon
8 Sep 1944 83.4 Died Prefect Emeritus of Iles Saint-Pierre et Miquelon

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 9:16 pm 
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Dede nous devons te feliciter pour cette page. Bravo.

Nous avons tous de notre generation connu et cotoye a differents degres les pretes ou soeurs du fait de leur important enrollement dans les activites de jeunesses (Coeurs Vaillants, Jeanettes, Scouts et Guides).

Pour ma part les deux pretes que j'ai le mieux connus sont le Pere Heuberger avec les Coeurs Vaillants (plusieurs annees) et le Pere Palussiere avec les scouts (un an incluant un camp a Cheticamp).

Pour Palussiere les contacts se sont faits plus frequent apres le deces de notre fille Carol en 1972.
Il venait assez souvent nous visiter et bien sure prendre son petit Whisky et parfois restant pour le diner.
J'aimais le questionner par exemple sur la raison et le pourquoi de notre existance, d'ou l'on vient, ou allons nous et pourquoi.

Il semblait tres sure de ses convictions, sans jamais cependant m'avoir convaincu.

Pour Heuberger, l'article dit qu'il n'aimait pas parler de la periode de sa vie avant sa vie de Prete. Eh bien il m'avait raconte pas mal sur le temps passe comme ouvrier dans une fabrique de chocolats par exemple.
C'est vrai qu'il avait beaucoup d'imagination pour les jeux. Tous les Coeurs Vaillants, incluant Alain peuvent en temoigner.

Encore, Dede, tres bon travail ici :clap:


Bob

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Robert Huby.
Yarmouth Nova Scotia.


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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 8:59 pm 
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le père Lelai ,je ne sais pas comment ça s'écrit ? dans les années 1946 ???victoria?

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Arlette Hacala Folquet


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 7:44 pm 
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Le Père Jean HEUBERGER

Décédé à Haguenau le 15 novembre 2005, à l'âge de 80 ans.

Né: 22/09/25, Mulhouse. Profès: 08/09/50, Cellule. Prêtre: 02/10/55, Chevilly
AFFECTATIONS : FRANCE : St Pierre et Miquelon (1956-1971, vicaire); Blotzheim (1971-1990, ministère, accueil); Saveme (1990-2005).

Né dans une famille profondément attachée aux valeurs chrétiennes, Jean a passé son enfance entre Mulhouse, Bâle et village du Sundgau: Bisel où il se sentait en famille. Citoyen suisse, il échappe au service militaire et travaille un temps dans une usine de confiserie à Mulhouse. Il n'aimait pas parler de cette période dont il gardait un souvenir très mitigé. Mulhouse a donné à la Congrégation plusieurs vaillants spiritains ; sur l'avis de l'un d'eux, Jean a pris contact avec notre école de Blotzheim. Après quelques années passées à St.Ilan il entre au noviciat de Cellule.
Ordonné prêtre, il reçoit son affectation pour St Pierre et Miquelon. Sur les quinze années passées dans cet archipel, Jean n'était pas très bavard. Vicaire chargé de la catéchèse des enfants, il n'a pas trouvé grand épanouissement. Il parlait par contre avec joie des bonnes séances de patinage qu'il partageait avec les jeunes du lieu. En 1971, usé par la maladie nerveuse qui l'éprouvait, il est rentré à Mulhouse dans sa famille. C'est là que le Père Marcel Boetsch, mulhousien lui aussi, l'a retrouvé.
La communauté de Blotzheim lui fit bon accueil. Marcel Boetsch, supérieur, et Charles Distel, directeur, l'ont rapidement intégré dans la marche de la maison. Jean n'a jamais été chargé d'une classe ; discrètement il était présent aux enfants ; sa vie de prière, le rayonnement de sa piété lui attiraient la confiance de nombreux jeunes. Il était devenu le confesseur le plus demandé. Il savait aussi inventer des jeux de tout genre, posant parfois des problèmes au directeur lorsque, bien avant quelle soit mise sur le marché, il avait inventé la planche à roulettes. Après quelques genoux écorchés, l'oukase est tombé : "Père Jean vous me rangez ça vite fait." Vers la fin de l'année 1989 un petit séisme s'abattit sur la communauté de Blotzheim ; l'école, avec le Château, allait passer dans la main d'une équipe de laïcs. Pour l'école, ce fut la solution la plus judicieuse, d'autant plus qu'une excellente équipe de professeurs avaient rejoint l'établissement ; pour la communauté, ce fut une épreuve.
Jean avec le Père Richard Rémond et le Frère Célestin, arrive à Saverne. Rude changement. La maison St Florent est une maison d'accueil, beaucoup de gens passent pour des réunions, des célébrations. Jean se joint à l'équipe qui fait la permanence, passe des heures au confessionnal et, pour se délasser, s'installe rapidement un atelier de bricolage dans les vastes sous-sols de la maison. Ainsi passeront les quinze années à St Florent : années de services en communauté, années de service pastoral dans les nombreuses communautés de religieuses, années au service du sacrement de la réconciliation dont il était devenu le symbole.
Jean nous a quittés un soir pour une simple hospitalisation ; en route, le Seigneur est venu le cueillir pour son Royaume où il a dû rentrer comme le bon serviteur le soir
après une longue journée de travail.
Jean-Paul Karrer

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 2:42 pm 
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IL Y A EU AUSSI LE PERE HEUBERGER ... LE PERE SOUCY .... ;-)

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 2:39 pm 
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Dede a écrit:
Tu vois Alain - Les avis sont partages concernant le Père Lavole! :wink:


ET IL SE TROUVE AU PARADIS .... JE ME DEMANDE CE QU EN PASSE MAMAN ANITA ... ::hahaha::

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 2:01 pm 
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JEAN-MARIE ROGER TILLARD

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http://www.anglicanjournal.com/nc/news- ... -1194.html

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Tu vois Alain - Les avis sont partages concernant le Père Lavole! :wink:

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 1:07 pm 
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Le Père Adolphe POISSON,
1887-1966

Le P. Poisson est né à Craôn, le 11 août 1887. Il fit toutes ses études dans les établissements de la congrégation. Après le baccalauréat, il entra au noviciat en 1907. Il accomplit son service militaire de 1908 à 1910. Ordonné prêtre en 1913, il était reconnu comme un &&scolastique exemplaire, d'une vertu éprouvée, d'un bon caractère et d'une intelligence plus qu'ordinaire, faisant l'édification de tous ses confrères." Il fit sa consécration à l'apostolat le 12 juillet 1914. Ce fut alors la guerre. Mobilisé de 1914 à 1919, il fut l'objet de trois citations, fut décoré de la croix de guerre et promu sous-lieutenant.

Sa vie sacerdotale fut surtout consacrée aux œuvres d'enseignement, d'abord en France, durant quatre ans, à Cellule puis à Langogne. Mais son vrai champ d'apostolat furent les îles de SaintPierre et Miquelon, où il fut successivement, de 1925 à 1945, curé, directeur du collège, et enfin Préfet apostolique.

Comme Mgr Grimault à Dakar, Mgr Poisson à Saint-Pierre-et-Miquelon dut donner sa démission, à la demande du gouvernement français, pour avoir opté pour l'opposition aux troupes de la France Libre du général de Gaulle.


Le Père Poisson fut ensuite affecté au Canada, comme maître des novices au Lac-au-Saumon, puis directeur du grand scolasticat à Montréal. Il y est mort subitement, le 15 janvier 1966, dans sa soixante-dix-neuviùme année.

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André Lafargue
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Le Père Yves LAVOLé,
1861-1941


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Yves Lavolé est né à Bihilic en Meslan le 26 octobtre 1861. Son père était charpentier et laboureur. Yves fit son école primaire chez l'instituteur de Meslan, puis commença le latin chez l'instituteur de Priziac. Le P. Cado Picarda, son cousin, fut son professeur de sixième à Langonnet, et l'attira dans la congrégation. Il fut ordonné prêtre le 28 octobre 1889 à Grignon d'Orly, et y fit profession le 15 août de l'année suivante.

Sa première affectation fut le petit scolasticat à Seyssinet, comme professeur, puis secrétaire de l'Archiconfrérie de St-Joseph, de 1890 à 1897. Un décollement de la rétine de l'œil droit l'obligea à un repos d'une année. Il fut ensuite envoyé à Bordeaux pour le ministère paroissial, puis appelé à la maison mère pour diverses aumôneries.

Affecté à St-Pierre-et-Miquelon de 1916 à 1931, puis à la Martinique de 1932 à 1939, il sut comprendre et aimer ces milieux différents, et se donner de tout son cœur, à tous, et surtout aux plus pauvres. Jouissant d'une bonne santé, il fut très actif en actions, en paroles orales et en paroles écrites. Original, il utilisait facilement les vers, et même les acrostiches. A son départ de St-Pierre-et-Miquelon en 1931, le Préfet apostolique disait de lui : " Malgré ses excentricités - et peut-être à cause d'elles chez beaucoup de gens simples -mais aussi à cause de son dévouement, le P. Lavolé était aimé."

Quand il eut 78 ans, il prit sa retraite à Misserghin (Algérie), et trouva le Paradis, le 6 juillet 1941, dans sa 80e année.

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André Lafargue
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Le P. Jean PAYEUR,
de la Province de France, décédé à la Martinique le 12 août 1938,
a l'âge de 33 ans, après 7 ans et Il mois de profession.


NDLR: Il n'est jamais venu a St Pierre....

Le 16 août 1938, un câblogramme de la Martinique annon­çait à la Maison-Mère la disparition du P. Payeur, professeur de sciences au collège de Fort-de-France, victime d'un acci­dent de montagne. Quelques jours plus tard, dans une longue lettre que nous reproduisons plus loin, le P. Arostéguy, curé du Lorrain, donnait sur l'accident les seuls renseignements recueillis jusqu'à ce jour. La disparition demeura mysté­rieuse, et la montagne garde jalousement son secret.

Jean, Charles, Antoine Payeur était né le 22 juillet 1905, à Lemberg, diocèse de Metz. Quelques mois après sa naissance, sa famille vint se fixer dans la petite ville industrielle de Sarreguemines, où son père, le Dr Payeur, exerce la méde­cine avec un talent qui lui a justement valu la confiance et l'estime de ses concitoyens. Il espérait que son fils lui succé­derait dans cette carrière, et, dans ce but, lui fit faire de fortes études au lycée de Sarreguemines, puis à l'Université de Strasbourg.

Mais le jeune homme avait d'autres goûts, ou plutôt, la Providence avait d'autres desseins sur lui. Comme le dit le R. P. Schneider alors supérieur de Neufgrange et confident du jeune homme :

« Dès son jeune âge, il se sentit dégoûté du monde et attiré vers une vie de solitude, de mortification et de prière: Il ne se sentait nul goût pour la carrière médicale, n'eut pas d'ar­deur pour les études qui y préparent, et échoua à l'examen qui en ouvre l'accès. »

C'est alors qu'il fit connaître au R.P. Supérieur de Neuf­grange son désir d'entrer dans la Congrégation. Afin d'éprouver sa constance, le Père lui conseilla d'attendre encore et de bien étudier sa vocation. Docile, le jeune homme attendit. Il avait obtenu une petite place au bureau météo­rologique de Strasbourg. C'est de cette ville que, le ler août 1929, après une année de prière et de réflexion, il sollicitait son admission dans la Congrégation :

« Après des études secondaires qui m'ont fait obtenir le baccalauréat, j'ai fait quelques études scientifiques à l'Uni­versité, puis j'ai obtenu un emploi de petit fonctionnaire. Apprenant par diverses lectures le manque actuel de prêtres, surtout dans les pays de mission, le désir du Sacerdoce, déjà éprouvé au sortir du lycée, s'est réveillé en moi, et.. dans l'espoir que je pourrai encore m'y conserver, j'ai consulté le B. P. Supérieur de Neufgrange qui m'a engagé à solliciter mon admission dans la Congrégation. » Cette demande fut agréée, et, en septembre 1929, le jeune homme entrait au Noviciat des Clercs. Un abord plutôt froid et des manières assez gauches ne prévenaient pas en sa faveur; il gagnait à être mieux connu, car on s'apercevait bien vite que cet extérieur cachait une âme généreuse, d'une solide piété et ardemment désireuse de se donner complètement à Dieu. « J'ai senti, écrivait-il alors, que Dieu demandait de moi plus que ce que je pouvais faire dans le trop étroit champ d'action que m'offraient les oeuvres d'apostolat laïque. Je voulais surtout contribuer à cette oeuvre de la Propagation de la Foi que je voyais si nécessaire et avançant cependant trop lentement par suite du manque d'ouvriers. C'est ce manque d'ouvriers qui me donne l'espoir qu'en entrant dans une Congrégation missionnaire, je trouverai toujours une petite place où je puisse travailler utilement à la Vigne du Père de famille. Maintenant, après avoir pris contact avec la vie religieuse et appris à connaître la Congrégation, je suis prêt à y faire ma Profession, si vous me jugez digne d'y être admis. »

Il fut admis et prononça ses premiers vœux le 8 septembre 1930, au Noviciat d'Orly.

Puis ce furent les études théologiques au grand scolas­ticat de Chevilly. Ces années s'écoulèrent normalement, marquées par les étapes successives des différents Ordres qui l'acheminèrent vers le Sacerdoce. Il fut ordonné prêtre, le 7 octobre 1934; le 31 mars précédent, il avait eu le bonheur de se donner définitivement à Dieu par l'émission des vœux perpétuels. Le 7 juillet 1935, il se consacrait à l'apostolat et recevait son obédience pour la Martinique, comme pro­fesseur de sciences au collège de Fort-de-France. Son rêve était enfin réalisé : la carrière apostolique s'ouvrait devant le jeune missionnaire qui partit joyeusement rejoindre le poste que lui assignait l'obéissance, et dans lequel il entrevoyait un long avenir de dévouement à Dieu et aux âmes.

Les débuts au collège furent laborieux. Comme tout mis­sionnaire le P. Payeur ne tarde pas à rencontrer la souffrance, compagne obligée de tout apostolat. Aux souffrances phy­siques d'un climat qui soumit ses nerfs à de rudes épreuves, vinrent s'ajouter les souffrances morales de se voir incompris de ses jeunes et bouillants élèves! Sous les tropiques, la men­talité des jeunes est bien différente de celle de nos collégiens de France ! Les tempéraments ne purent s'accorder, et après trois pénible, années de tentatives infructueuses pour s'adapter à ce milieu, le Père tourna ses regards vers un autre champ d'action. La Préfecture apostolique de Saint-Pierre et Miquelon demandait un professeur de sciences pour le collège de Saint-Pierre; on choisit le P. Payeur.

La date de son départ étant fixée, le Père voulut terminer son séjour à la Martinique par quelques randonnées intéres­santes à travers cette île si justement dénommée « la perle des Antilles ». Il désirait surtout faire l'excursion de la mon­tagne Pelée et tenter de recueillir des observations scienti­fiques sur son volcan. C'est durant cette excursion que se produisit le tragique accident qui lui coûta la vie. Nous lais­sons la parole au P. Arostéguy, plus qualifié que tout autre pour nous renseigner,

Voici ce qu'il écrivait, le 19 août 1938, aux parents du cher disparu, si cruellement éprouvés.

« Lorrain, le 19 août 1938.
« Cher Monsieur,
« Chère Madame,
« L'année dernière, au mois de septembre, lors d'un petit séjour à Neufgrange, un heureux hasard m'a conduit chez vous, et nous avons longuement parlé de votre cher fils, qui, pendant ses vacances, avait passé plusieurs semaines au presbytère du Lorrain.

« Je ne me doutais pas, qu'un jour, j'aurais le douloureux devoir de vous donner des nouvelles de votre fils. De la Mai­son-Mère, rue Lhomond, on vous aura sans doute transmis le câble expédié de la Martinique par Mgr Lequien, le 13 août. Dans quelle horrible anxiété, ne devez-vous pas attendre quelques renseignements. J'aurais tant voulu qu'ils vous consolent. Vous avez perdu un fils, nous avons perdu un bon prêtre, un religieux exemplaire, un charmant confrère.

« Vous savez que le P. Payeur devait s'embarquer par la prochaine occasion pour se rendre à Saint-Pierre et Mique­lon, via New-York. Ce changement, nécessité par le besoin d'un professeur de sciences à Saint-Pierre et Miquelon, solu­tionnait à la satisfaction générale quelques petites difficultés. Votre fils était un professeur, plein de science, possédant sa matière, travaillant avec dévouement; mais la discipline avec nos bouillants petits créoles, fils du pays du chaud soleil, demande une patience assez grande, persévérante, bien méritoire. Le climat débilitant accentue les nervosités. De là, des incompréhensions, des frictions qui n'ont aucune gravité, mais qui rendent la vie quotidienne entre professeurs et élèves un peu houleuse.

« Votre fils a reçu, plutôt joyeusement, l'ordre de la Maison-Mère de se rendre à Saint-Pierre et Miquelon. Il avait fait tous ses préparatifs, tout en rendant des services très appréciés pour le ministère de la cathédrale, à Fort-de­France. Il avait demandé les deux dernières semaines pour faire ses adieux aux confrères, agrémentés de quelques excur­sions - il tenait beaucoup à celle de la Montagne Pelée.

« Très méthodique, il avait noté son itinéraire, jour par jour, heure par heure. Le jeudi 11 août, il était au Morne Rouge, lieu de villégiature, 600 mètres d'altitude, au pied du Mont-Pelé. Mgr Lequien y est actuellement pour ses vacances. Votre fils parle de l'excursion, que seul, le lende­main, il voulait faire, en partant de Saint-Pierre, pour l'ascen­sion du Mont Pelé. Tous cherchèrent à l'en dissuader, en lui disant de se faire accompagner au moins d'un Noir connais­sant la montagne. Très personnel dans ses idées, votre fils s'entêta.

« Le lendemain, à Saint-Pierre, au bord de la mer ( 6 km. du Morne Bouge) il demanda au P. Curé, après sa messe, un déjeuner un peu plus copieux que d'habitude, et à 7 heures, avec un morceau de pain, quelques bananes, et une boite de sardines, il partit, seul, malgré les nouvelles observations du Curé. Il voulait sans doute être plus libre, pour son itiné­raire, ses haltes, ses observations, les photos à prendre...

« Il ne faut rien exagérer : une pareille excursion ne pré­ sente pas des dangers imminents. Mais il faut toujours craindre le mauvais temps le brouillard, les crues subites, les éboulements, les glissades, les chutes qui, au milieu des amoncellements fantastiques de rochers, des crevasses, des précipices, peuvent être mortelles.

« Le Père, après un parcours de quelques kilomètres au bord de là mer, remonte le cours de la Rivière-Blanche (un petit torrent). C'est par là que, lors des éruptions de 1929, dévalèrent les nuées ardentes sortant du cratère volcanique redevenu dangereusement actif après vingt-sept ans de calme. Ces nuées de température très élevée (2 ou 3.000 de­grés) avec les cendres, les bombes volcaniques ont fait de la vallée de la Rivière Blanche un paysage de ravages, de mort, de désolation fantastique, d'un effet indescriptible : sable, cendres, chaos de rochers, avec falaises et crevasses. Pas un brin d'herbe, de végétation; une chaleur torride; quand il pleut, des inondations subites avec le torrent qui s'élance n'importe où, fouillant les terres, et changeant à ne pas s'y reconnaître la configuration du sol; avec le soleil, une réver­bération aveuglante avec des nuages de cendres soulevés par le vent.

« L'ascension du Mont Pelé par cette voie se fait couram­ment, même par des touristes non entraînés, parce que très intéressante et très impressionnante.

« Le Père a suivi ce chemin, a dû atteindre un petit obser­vatoire assez haut perché, bâti par un volcanologue de renom, a dû passer par les « sources chaudes ». Des prome­neurs l'ont vu à 10 heures. Des excursionnistes prétendent l'avoir reconnu à 3 heures du soir s'engageant dans une direction dangereuse et lui auraient fait signe de revenir en arrière. Mais l'ont-ils réellement aperçu? La soirée passe, la nuit vient.

Le P. Vénard, curé de Saint- ierre, très inquiet, ne peut prendre aucun rensei­gnement, car il est 7 heures du soir, il y eut un orage d'une vio­lence inouïe avec des trombes d'eau, qui pendant plusieurs heures couvrirent la montagne.

« Le lendemain, de bonne heure, le P. Curé réunit quatre hommes connaissant bien la montagne, les envoya en auto, pour arriver plus vite à l'endroit des recherches. Les pro­priétaires les plus importants des flancs de la montagne furent alertés... Le samedi soir, toutes les recherches n'avaient donné aucun résultat. Tous les postes de gendar­merie furent prévenus. D'ailleurs dans tout le nord de l'Ile voisinage de la montagne, la triste disparition était rapide­ment connue,

« Le lendemain dimanche, l'abbé Charneau, curé du Pré­cheur, devança l'heure de la messe et avec 25 hommes, habi­tués de la montagne, fit des recherches toute la journée. Le P. Gallot, curé du Morne-Rouge, dit un mot en chaire, et beaucoup d'hommes do bonne volonté (une centaine croit-­on) se mirent en route. Le dimanche soir et toute la journée du lundi, 15 jeunes gens du Cercle Ouvrier de Fort-de-France, habitués aux excursions de la montagne tirent également des rccherches, Le lundi, le F. Jacques, professeur du Séminaire­ Collège, passa toute la journée en recherches avec quatre hommes.

« Le lundi soir, Mgr Lequien, par càble avait annoncé, a la Maison-Mère, la disparition du pauvre Père. Les recherches continuèrent le mardi et les jours suivants, car partout il y a eu grosse émotion, et riches et pauvres, nous demandaient à chaque instant si le Père était retrouvé.

« La montagne meurtrière. a gardé, jalousement son secret. Le livrera-t-elle un jour?

« Pendant toutes ces angoissantes journées, ma pensée s'est souvent portée vers vous, à Sarreguemines.... et je n'étais pas le seul.

Combien de femmes du peuple qui m'ont dit : « Et les pauvres parent ? »

« En bon religieux et missionnaire, le bon P. Payeur avait dit adieu à tout ici~bas, et avait tout sacrifié pour son idéal... Le Bon Dieu l'a sûrement déjà récompensé. La grande peine est pour ceux qui restent.

« Croyez bien que les confrères de votre fils, tous ses amis compatissent à votre grande douleur. Recevez les condo­léances en leur nom et en mon nom personnel.

« Mgr Lequien fera probablement célébrer un service solen­nel à Fort-de~France, la semaine prochaine, lors de la retraite annuelle des prêtres séculiers. Un autre sera célébré au Collège à une date ultérieure. Selon les Constitutions de notre Institut, la communauté du disparu fera célébrer neuf messes et le district trente messes.

« La semaine prochaine, quand j'irai à Fort-de-France, je choisirai dans les effets de votre cher fils, les souvenirs per­sonnels que certainement vous attendez.

« Le P. Payeur devait s'embarquer le 17 août pour New­York. Ses journées du 13-14-I5 août étaient méticuleusement distribuées, par avance, heure par heure, pour aider ses confrères pour les confessions, prédications, messes, pour un jubilé et une retraîte de Première Communion.

« Je suis à votre entière disposition pour tous les renseigne
ments et pour tous les services que je pourrais vous rendre. Père B. AROSTÉGUY.
La disparition du P. Payeur ajoute un nom de plus à la liste, si longue déjà, des victimes du volcan.

Nous avons entendu dire que la Rivière Blanche, torrent qui dévale de la montagne, avait rejeté sur ses rives une chaussure et une partie du cordon du Père, mais son corps n'a pas été retrouvé.

Nous espérons qu'au ciel il continue de prier pour cette Martinique qui désormais lui sera d'autant plus chère, qu'elle a été pour lui la terre des souffrances et du suprême sacrifice.

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André Lafargue
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Le Père Jean PICHON
décédé le 23 juin 2000 à l'abbaye de Langonnet âgé de 89 ans

Né . 28. 10. 10, à Gourin (56) Pi-ofès : 24.10.29, à Orly Prêtre : 01.08.37, à Langonnet

Image
Photo J-P D

AFFECTATIONS :
St-Pierre-et-Miquelon. - St-Pierre, vicaire (38-47); Miquelon, curé (47-61).
GUADELOUPE - Pointe-à-Pitre vicaire (62-63); Blanchet directeur (63-66); Terre-du-Haut, curé (66-75).
France - Le Faouët, prêtre auxiliaire (75-88) Retraite - Langonnet (89-00)

Le P. Jean Pichon est né dans un foyer de trois enfants. Les deux garçons, François et Jean, élevés par leur maman, prendront la même orientation de vie : ils seront spiritains. Mais la comparaison entre les deux s'arrête là. Autant le premier était dynamique, entraîneur, et sera économe entreprenant à St-Micliel, tutaiit le second était marqué par le calme, une indifférence apparente à l'égard des biens de la terre, de sa tenue, de ce que l'on pouvait penser de lui.

Envoyé à St-Pierre-et-Miquelon en 1938, il y travaillera 23 ans, dont 14 dans l'isolement de Miquelon. Que nous disait-il de ces 23 ans, au terme de sa vie ? Un Oh ! d'exclamation, qui s'en remettait à un autre regard, à un autre jugement, - et ensuite l'histoire d'une baleine qui avait osé affronter les rivages rocheux de St-Pierre. Il se livrait peu, bien que sociable. Content de son sort, de caractère aimable et charmant, il aimait la paix et gardait son calme !

En 61-62, Jean suit à Paris une aimée sabbatique, heureuse transition pour cet homme qui a vécu dans l'horizon un peu réduit des rochers de St-Pierre. Il s'eiisuivra une affectation nouvelle : cri 1963, il est dirigé vers la Guadeloupe.

Revenu à 65 ans dans sa terre d'origine, il est l'auxiliaire du curé du Faouët, 14 ans durant. Il y sera apprécié : doux et peu exigeant de tempérament, il s'accommode aisément des services qu'on peut lui demander.

Enfin en 1989, il rejoint définitivement l'Abbaye, pour y prendre sa retraite. Il s'y fait remarquer par sa sérénité, son sourire toujours apparent, sa douceur. Sa mort est la mort que peut souhaiter un vieillard de 90 ans : paisible, conscient jusqu'au bout, recevant le sacrement du passage un quart d'heure avant la fin et entouré d'affection, sans angoisse, et sans peser sur les autres.

Nous garderons le souvenir d'un sourire qui s'en va, d'une vie qui se termine comme une lampe s'éteint lentement après avoir consumé toute son énergie. Allons, Jean, il y a de la place pour les doux dans le Royaume !
Pierre Loubier

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 12:24 pm 
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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 12:22 pm 
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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 12:13 pm 
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LES SPIRITAINS DE DEVAIENT PAS PLUS L AIMER QUE LES PIEDS ROUGES ... ::hahaha::

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 11:22 am 
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C'est le site des spiritains qu'il faut remercier - J'ai pas trouvé le Père LaVolee.

Avis aux lecteurs - Je suis prenant de photos de ces personnes si vous en avez pour agrémenter les messages.

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 10:49 am 
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DEDE TU AS OUBLIE LE MEILLEUR LE BON CURE TANT AIME DES PIEDS ROUGES LE
PERE LA VOLEE ... :wink:

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ALAIN G.DEMINIAC


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 3:53 am 
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Localisation: Seine et Marne France
J'ai tout lu, et, j'y ai appris plein de choses. Il y a des prêtres dont j'ignorais jusqu'à l'existence. Intéressant. Beau boulot DD

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Claude Verreaux Lafargue


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 1:20 am 
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Localisation: Saint pierre et miquelon
Grand travail ,Dédé,et très intéressant :vague: victoria !

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Arlette Hacala Folquet


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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 12:54 am 
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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 12:21 am 
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JE ME SUIS PERMIS DE RÉPERTORIER CES INFORMATIONS AFIN DE CONTRIBUER UN PETIT PEU A LEUR PRÉSERVATION

J'espère que le wemestre du site me pardonnera!

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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 12:13 am 
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LE F. EUGÈNE DEVENA
DE LA PROVINCE DE France
décédé à N.-D. de Langonnet, le 28 février 1909
Not Biog. IV p.33-40


Notre tout modeste dessinateur, peintre et sculpteur, le F. Eugène Devena, doit être compté parmi les successeurs modernes des pieux artistes du bon vieux temps, dont le talent gravait de merveilleux poèmes religieux sur le bois et sur la pierre ; tout comme ses devanciers, il est parvenu, lui aussi, en bien des endroits, à faire crier : « Gloire à Dieu 1 » par le bois insensible et par la froide pierre. Laborieuse vie d'artiste, admirable vie de religieux à raconter.

Vocation, Noviciat

Eugène Devena était né, le 21 avril 1836, à Clairvaux, chef-lieu de canton du département du Jura. Il acquit en cette petite ville une solide instruction primaire.

De bonne heure, le désir de la vie religieuse s'implanta dans l'âme de ce jeune chrétien, car, en août 1850, il arrivait comme postulant à l'abbaye du Gard. Le maître des Novices Frères était, à l'époque, le R. P. Delaplace, qui rend ainsi témoignage à son ancien disciple : « Comme j'étais chargé du Noviciat des Frères, lors de son entrée à N.-D. du Gard, je trouvai en lui un tout jeune homme, presque encore enfant, - il avait quatorze ans et quelques mois - plein de simplicité et de candeur.

Sous une apparence assez réservée et peu expansive, on trouvait en lui un bon fonds de piété et d'esprit de foi. Il respectait beaucoup les Pères, à cause du caractère sacré dont ils sont revêtus. Ses vues, ses conversations, ses lectures montraient qu'une bonne vocation religieuse l'avait amené à N.­D. du Gard. Il était fidèle observateur de la Règle.

Pendant son Noviciat, il fut placé à la cordonnerie ; mais, tout en faisant ou raccommodant des chaussures, il songeait à autre chose : le dessin. Il s'y exerçait seul ; et, comme il avait pour cet art une vraie aptitude, la divine Providence, secondant ses aspirations, le mit à même de se perfectionner dans cette partie ; ce qui lui permit de se rendre bien utile, sous ce rapport, dans plusieurs de nos maisons d'éducation.

Comme tous ceux qui ont connu le vénérable Père, le F. Eugène était heureux et fier de l'avoir vu plusieurs fois et de s'être entretenu avec lui, quand il venait pour affaires, ou pour se reposer, à N.-D. du Gard. Et je ne crois pas me tromper, en disant que ce pieux souvenir n'a pas été sans un heureux effet sur toute la conduite du bon Frère. »

A cette conclusion souscriront, sans aucun doute, tous ceux qui, en s'édifiant de la vie du F. Eugène, ont scruté les mobiles de ses actes et cherché le ressort caché qui lui a donné l'énergie nécessaire à leur accomplissement.

Après le Maître des Novices, interrogeons une des « jeunes têtes » de 1850 : le cher F. Dosithée Contoz. Il va nous raconter quelques scènes de la vie de famille de ce temps-là. « Le F. Eugène, dit-il, est un confrère que j'ai toujours estimé, à cause de son esprit religieux. Depuis son entrée au Gard, je l'ai vu faire des efforts pour pratiquer la vertu et combattre les petits défauts de la nature. Ainsi, par exemple, il était très impressionnable ; un rien suffisait à l'émouvoir : défectuosité d'artiste, qui sert bien le talent, pourvu qu'elle soit modérée de façon convenable. La Communauté des Frères d'alors profita, bien des fois, de l'impressionnabilité du jeune homme pour lui infliger certaine petite taquinerie : « Faisons piquer un soleil au F. Eugène », se disait-on tout bas, en récréation... Le moyen employé afin d'obtenir ce résultat était très simple, toujours le même et pourtant infaillible : l'un de nous n'avait qu'à lancer quelque parole de plaisanterie directement à l'adresse du Frère... immédiatement la figure de l'interpellé devenait toute rouge.. et la bande des conjurés partait d'un immense éclat de rire ! ... Eh bien, - fait digne de remarque - je n'ai jamais vu le F. Eugène- se fâcher ou se mettre de mauvaise humeur à l'occasion de cette farce. D'autres l'auraient supportée, deux ou trois fois, peut-­être, puis, auraient, au moins, témoigné le désir qu'on la leur épargnât désormais, lui se contentait, chaque fois, de rattraper promptement son calme ordinaire.

A cette époque, sans dédaigner les compliments, le F. Eugène préférait n'en pas recevoir. Lorsqu'il avait fait une paire de souliers au Vénérable P. Libermann, ou au R. P. Ignace, en guise de signature , il enjolivait les semelles de dessins variés. Cela lui attirait quelques félicitations ; le sourire silencieux et un peu contraint avec lequel il les accueillait, semblait montrer que le jeune artiste aurait préféré ne pas les tendre.

Certaines oppositions, mises à la vocation du F. Eugène par parents, obligèrent les Supérieurs à prolonger son noviciat jusqu'en 1853. Il put alors se lier à la Congrégation.

Les débuts artistiques sur... semelles de chaussures, continue le F. Dosithée, arrivèrent à la connaissance du R. P . Frédéric Le Vavasseur, lui apprenant les aptitudes du F. Eugène pour le dessin et autres arts connexes. En homme avisé, le Père appela ce jeune talent à Paris, en 1854, afin de lui permettre de fréquenter un atelier de sculpture et de moulage. M. Eugène Schwindenhammer se chargea de lui apprendre les secrets du dessin et de la peinture.

Les périples d'une vie d'artiste .

Grâces à ses aptitudes spéciales et à son travail persévérant, dès 1855, le F. Eugène possédait suffisamment la technique des arts auxquels il s'exerçait, pour voler de ses propres ailes pour travailler seul. Aussi, les Supérieurs l'envoient d'abord à Saint-­Ilan, où il exécute des moulages à la chapelle de l'établissement.

En 1857, on le fait passer à Langonnet, où l'attendent de nombreux travaux de sculpture, dans les deux chapelles. Il est également chargé d'une classe, à la colonie agricole de Saint-Michel-­en-Priziac.

Depuis sept ans, le F. Eugène brûlait du désir d'émettre les voeux perpétuels et de se donner ainsi définitivement à la Congrégation. Chose singulière. il avait vu, plusieurs fois, remettre à plus tard son admission, sans s'expliquer les motifs de ces délais. Ce fut l'une des grandes peines de sa vie. Enfin, il obtint, comme de haute lutte, l'autorisation si désirée. Le 29 septembre 1863, il prononçait ses voeux perpétuels, à l'abbaye de N.-D. de Langonnet.

En 1864, on fait venir le F. Eugène à Chevilly, où il s'agit de transformer un manège en chapelle. Trois années durant, il donne à cette entreprise sa bonne part de dévouement et de savoir-faire artistique.

En 1867, le Frère quitte la communauté du Saint-Coeur de Marie pour celle de Blackrock, en Irlande, qui veut faire décorer la chapelle de son beau collège. Le Bulletin de cette maiSon (1er semestre 1868), après avoir décrit cette chapelle, ajoute ces mots (qui donnent une idée du travail fourni par le Frère) : « Les divers ornements, tels que le dossier des stalles, la dentelle superbe qui orne l'arête séparant le choeur du sanctuaire l'autel avec ses flèches, dont la principale s'élève à une hauteur de 21 pieds, les 200 chapiteaux, les cadres des stations du chemin de croix, la belle guirlande de feuilles d'acanthe qui court le long de la corniche : tout cela est le travail du F.Eugène, que le T. R. Père a bien voulu nous envoyer. »

En 1869, notre artiste passe à Cellule, où se trouve une chapelle neuve à décorer. Il pousse fiévreusement le travail, aidé par le F. Ignace. « À la cérémonie de bénédiction de l'édifice, par Mgr de Charbonner, le 12 novembre 1870, au-dessus de l'autel était exposé à tous les regards un tableau du Saint Sauveur, oeuvre non sans mérite du F. Eugène », dit le bulletin de la communauté. Il lui faut payer bon prix ce surmenage : la variole tombant sur l'établissement, le décorateur est l'un des plus durement malmenés. En 1871, on le trouve professeur de dessin, au collège de Langonnet.

L'année suivante, le F. Eugène est choisi comme l'un des fondateurs du collège de Saint-Pierre et Miquelon. Embarqué le 27 novembre 1872 à l'île de Ré, sur le bateau marchand « Victor-Eugène », il met soixante-quinze jours pour parvenir à destination !... tout le temps voulu afin d'apprécier successivement : tempêtes prolongées, calmes plats, coups de vent, froid intense, chaleur accablante, et un bout de mai de mer... tout cela avec le régime peu confortable d'un navire de commerce ! Au collège de Saint-Pierre, le Frère a un cours de français, des cours de dessin et des « surveillances diverses », euphémisme exprimant à la perfection qu'il n'a pas une minute de libre dans la journée. Ses confrères, du reste, sont dans le même cas. Du moins, pour se reposer et se distraire, on avait d'agréables vacances.

Après les prix, au mois d'août 1874, il accompagne le P. Stoll dans une excursion apostolique à la baie Saint-Georges, sur la côte de Terre-Neuve, et fait le catéchisme aux enfants de ce pays. L'année suivante, le F. Eugène utilise son temps de vacances, en l'employant à l'ornementation de l'église Saint-Pierre. Sur la demande de M. l'abbé Le Tournoux, supérieur ecclésiastique, il installe une niche pour la statue de la Sainte Vierge, au fond de la chapelle qui lui est dédiée. Notre bonne Mère y apparaît au milieu d'une auréole de nuages qui semblent descendre des cieux avec elle. Ce travail, estimé des habitants comme des étrangers, donne un nouveau relief à l'église. Il a été découvert au public, le dimanche 19 septembre

Malgré des succès personnels, obtenus par leur dévouement et leur activité poussés au-delà des limites ordinaires, les membres de l'Institut, employés dans l'oeuvre du collège de Saint-Pierre constatèrent vite que cet, établissement ne pourrait être conservé par la Congrégation... Le F. Eugène rentra en France en 1876, et fut placé au nouveau collège de Merville, avec cours de dessin, cours d'anglais, classe de français et des surveillances, de quoi l'occuper bellement, pendant deux ans...

En 1878, on l'enlève momentanément au professorat, afin de J'employer à la décoration de la chapelle du Saint-Esprit, à Paris. Ici, le F. Dosithée va nous faire connaître quelques membres de la famille du F. Eugène : « Il avait à Paris un frère nommé Cyrille, de quelques années plus âgé que lui. out engagé qu'il fût dans le mariage, ce brave Cyrille menait presque la vie d'anachorète au milieu de la capitale ; il travailla quarante-cinq ans dans la môme maison 1 Après quoi, ses patrons lui constituèrent une petite retraite bien gagnée par d'aussi bons et loyaux services. Pendant vingt-cinq ans, il soigna sa belle-soeur clouée au lit par une infirmité. La fille de M. Cyrille Devena, artiste comme son oncle, travaillait au compte de plusieurs magasins, peignant des images et des souhaits de nouvel an. Le F. Eugène se faisait une distraction d'aller voir ces excellents parents, àl'occasion, entre deux exercices. J'avais aussi mes entrées; chez ce bon Cyrille et je. le, quittais toujours, édifié. J'ai toujours cru que l'existence de ce foyer si ardent d'amour de Dieu, au sein de cette petite famille,, était due aux entretiens et aux bons exemples répandus chez eux par le P. Eugène. M. Cyrille Devena est mort, comme un saint, quelques mois avant son frère cadet. »

En 1880, le F. Eugène est placé au collège de Rambervillers, que la Congrégation vient d'accepter. Décidément, le digne Frère est estimé - par ses supérieurs - homme à produire bonne impression et à, donner l'impulsion profitable à un oeuvre qui commence puisque, pour la troisième fois, il figure parmi les fondateurs d'une maison d'éducation. Dans cette maison, le Frère cumule les fonctions de professeur de dessin :de surveillant des externes et de sacristain. Bien entendu, tout le temps qu'il peut « économiser » est employé à l'ornementation de la chapelle, par le ciseau ou les pinceaux. En 1888, lorsque le collège de Rambervillers est transféré à Épinal, le Eugène fait encore partie du personnel enseignant de cette maison nouvelle. La décoration de la grande chapelle et des eux oratoires de l'établissement lui fournit, comme toujours, simple besogne supplémentaire.

En 1896, voici le F. Eugène transféré à Cellule, où on le charge du petit magasin de papeterie et de librairie de l'établissement, jusqu'à la fermeture de la maison, en 1903. C'est là cette même année, à la fin de la retraite présidée par le P. Grizard, que le bon F. Eugène eut la joie de célébrer son cinquantenaire de profession religieuse. Pour la circonstance, malgré la tristesse qui envahissait tous les coeurs à la pensée la suppression du Séminaire, Pères et Frères, réunis ensemble au repas du soir, fêtèrent, en prose et en vers, le vénéré jubilaire tout étonné, dans sa profonde modestie, qu'on t songé à lui. L'année suivante, il est attaché à la communauté de Seyssinet, qui se transporte à Suse, en Italie. Le vieil artiste reprend, encore une fois, son ciseau et ses pinceaux, n de rendre à la chapelle de l'ancien couvent italien, son tique beauté, pour que les Clercs de Saint-Joseph puissent, dans cette enceinte restaurée embellie, chanter plus facilement et plus pieusement, les louanges du Seigneur... Le 4 octobre 1905, le digne Frère quitte Suse pour venir se reposer Langonnet. Il avait vaillamment gagné sa retraite. Comme plusieurs de ses devanciers du moyen âge, il venait finir ses jours au vieux « "moustier"

Coup d'oeil sur la vie religieuse du F. Eugène

Oserons-nous maintenant raconter la vie intérieure du religieux, dont nous venons de voir les travaux d'art et le dévouement professoral ? Cette entreprise ne serait-elle pas d'une témérité présomptueuse ? Contentons-nous d'effleurer le sujet...

F. Eugène Devena reconnaissait avoir reçu de la munificence divine des grâces de choix. Aussi, craignait-il constamment n'y pas répondre de façon assez digne, par une conduite trop peu sainte... De grandes peines, intérieures l'accompagnèrent dans toutes les Communautés auxquelles il appartint successivement. . D'où provenaient ces peines et souffrances? A peu près toujours de petits malentendus non expliqués, de réclamations omises. Le Frère, très doux et patient de son naturel, timide et craignant de demander des explications inopportunes, ne disait rien, lorsque quelqu'un lui adressait un reproche peu fondé, on lui confiait une besogne qui le surchargeait trop : il mettait cela au nombre des choses à. supporter silencieusement... Telle fat la cause de nombreux mérites, amassés par le F. Eugène, qui sut posséder son âme dans la patience et la paix, au milieu de ses tribulations... Il avait une tenue remarquablement pieuse à la chapelle : comme partout ailleurs, il y gardait une simplicité digne, aisée, en la revêtant d'un recueillement joyeux, reflet visible de son respect profond et de son amour plein de bonheur, à l'égard de l'Hôte du Tabernacle... Durant trois ans et quatre mois, à Langonnet, que de visites prolongées au Très Saint Sacrement ! Respectons le secret de ces communications multipliées entre le Maître et le serviteur...

Pendant qu'il suivait avec exactitude les exercices communs, sans maladie spéciale, les forces du F. Eugène Devena s'en allaient lentement. C'était la lampe perdant peu à peu l'aliment qui la faisait briller. Vers le commencement du carême une fluxion de poitrine fut la dernière secousse qui accéléra le départ pour l'autre vie. Ayant reçu les sacrements et l'indulgence de la bonne mort, en pleine connaissance, le F. Eugène Devena nous quittait doucement et pieusement le 28 février 1909.
L . DEDIANNE.

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UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 12:10 am 
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Le Père Yves MORVAN,
1872-1933


Yves-Marie Morvan naquit à Quimper le 12 mars 1872. Son oncle maternel, l'abbé Paul Branquet, fut professeur à Pont-Croix et recteur du Relecq-Kerhuon ; ses deux frères furent prêtres, et l'une de ses deux sœurs religieuse. Lui-même eut le grand avantage, en sa première enfance, d'être remarqué pour sa belle voix par l'abbé Le Borgne, alors jeune vicaire à la cathédrale de Quimper. Après ses classes primaires, il entra en apprentissage dans l'atelier d'un tapissier. Mais la vue d'un Père spiritain le décida à demander les premières leçons de latin et à entrer au petit séminaire. Une faute de discipline le fit quitter Pont-Croix pour St-Pol-de-Léon en juillet 1883. Et en septembre de la même année il était admis à Langonnet !

Sa nature exubérante et son imagination ardente le privaient parfois en partie du contrôle rigoureux de ses actes, qui, après avoir exalté son esprit et entraîné sa volonté, le laissaient exposé au désanchantement et au découragement. C'est ce qui va expliquer le curieux déroulement de sa vie.

Après sa philosophie à Langonnet, il entreprit la théologie à Chevilly. Pour vérifier le sérieux de sa vocation, il lui fut demandé une année de surveillance au lycée d'épinal. Or il mérita les plus grands éloges de son supérieur, le P. Roserot, qui termina son appréciation en constatant : "En somme, c'est le meilleur scolastique que nous ayons eu depuis longtemps dans la surveillance." En fait, son caractère sensible était capable d'un tel effort, pourvu que l'effort ne durât pas. C'est à Braga, au Portugal, qu'il fit profession le 6 janvier 1898, et c'est dans la cathédrale de Quimper qu'il fut ordonné prêtre le 25 juillet 1899. Le P. Morvan voyait ainsi ses rêves accomplis ; il allait être missionnaire à barbe et à grande barbe.

Sa première obédience le dirigea sur l'Angola. Après une année passée à Malange, il eut à participer à la fondation de la mission de Moussouco, dont il eut la direction de 1901 à 1905. Durant son congé dans son pays natal, il obtint un certain succès par ses conférences missionnaires. Il repartit ensuite dans sa mission de Moussouco, mais ne réussit pas à se réadapter ; il cherchait une diversion dans des récits de voyages, ou des essais de drames en vers, car il maniait le vers français avec une grande souplesse.

Revenu en Europe, il passa une année à Gentinnes (Belgique), puis une année à la paroisse bretonne de Paris. Après un temps de repos et de maladie à Langonnet, il assura un ministère de quinze mois en Guadeloupe, un autre de dix mois dans l'île Maurice, puis un autre à la Réunion. Il revint à Langonnet pour cinq années, puis obtint de partir à St-Pierre et Miquelon où il tâcha de se rendre utile durant deux ans.

Enfin il reprit sa place à Langonnet, occupé de travaux manuels dans le parc et la communauté, où il pouvait reprendre son ancien métier de tapissier pour réparer des matelas et rembourrer des fauteuils. Il y est décédé le 12 janvier 1933, à l'âge de 60 ans.

Le P. Valy, supérieur de Langonnet, écrit de lui : "Le bon Dieu aura béni ses ardents désirs, et les aura récompensés. La communauté garde de lui le souvenir d'un excellent confrère, bon et charitable, et d'un bon religieux

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Le Père Joseph DUMONT,
1859-1931

Joseph Dumont est né le 2 décembre 1859 à Condé-Folie. L'abbé de Brandt, curé de la paroisse inspira au jeune garçon le désir de se faire missionnaire. Il le fit recevoir à l'école apostolique d'Amiens tenue par les Pères Jésuites. C'est là qu'à la voix apostolique du Père Horner, le jeune Dumont résolut, de concert avec six de ses condisciples, d'entrer dans la congrégation du Saint-Esprit, pour travailler au salut des Noirs.

Il arriva à Langonnet le 8 août 1875 et prit l'habit en juin de l'annee suivante. Il y acheva ses études secondaires et sa philosophie. Après trois mois de théologie, il obtint d'être envoyé à Cellule pour y mûrir sa vocation : il se trouvait trop jeune pour avancer aux Ordres. On lui confia la classe de sixième et la surveillance des moyens, et il s'en acquitta fort bien. Après une année de théologie, on l'envoya de nouveau deux ans au collège de Merville. Revenu à Chevilly, il fut alors ordonné prêtre le ler novembre 1885 et fit sa profession religieuse le 29 août 1886.

Sa première obédience fut de retourner à Merville, où il avait déjà bien servi. Il y remplit pendant 17 ans les fonctions de préfet de discipline et de professeur de mathématiques, jusqu'au jour de la fermeture de l'établissement par ordre du Gouvernement, le 28 décembre 1903. Il fut ensuite chargé de l'organisation matérielle du petit scolasticat de Gentinnes, en Belgique.

Quand l'installation fut à peu près terminée, le P. Dumont reçut enfin sa destination pour les pays d'outre-mer. Il fut affecté en août 1905, à la nouvelle communauté de la Gâtineau, au Canada, où il travailla deux ans. Après un séjour en France, il rejoignit les îles de Saint-Pierre-et-Miquelon pour un ministère pastoral de dix années de 1912 à 1922. Ce fut ensuite la Martinique. Il y fut affecté comme professeur de Fort-de-France. Malgré ses 63 ans, il avait encore gardé l'ardeur de sa jeunesse. Il fournit encore ainsi quatre années de bon travail dans cet établissement.

Revenu définitivement en France, on lui conseilla de se rendre à Misserghin, sous le beau ciel d'Algérie. Mais le cher Père était à bout. Il dut bientôt se résigner à garder la chambre. Le 30 décembre 1931, il remit son âme vaillante entre les mains de Dieu.

Les nombreuses condoléances envoyées par les élèves de Merville à leur ancien directeur, attestent l'influence profonde qu'il avait exercée sur leur jeunesse.

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