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 Sujet du message: Re: HISTOIRE RELIGIEUSE SPM
UNREAD_POSTPosté: Dim Fév 20, 2011 12:09 am 
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Le Père Joseph DUMONT,
1859-1931

Joseph Dumont est né le 2 décembre 1859 à Condé-Folie. L'abbé de Brandt, curé de la paroisse inspira au jeune garçon le désir de se faire missionnaire. Il le fit recevoir à l'école apostolique d'Amiens tenue par les Pères Jésuites. C'est là qu'à la voix apostolique du Père Horner, le jeune Dumont résolut, de concert avec six de ses condisciples, d'entrer dans la congrégation du Saint-Esprit, pour travailler au salut des Noirs.

Il arriva à Langonnet le 8 août 1875 et prit l'habit en juin de l'annee suivante. Il y acheva ses études secondaires et sa philosophie. Après trois mois de théologie, il obtint d'être envoyé à Cellule pour y mûrir sa vocation : il se trouvait trop jeune pour avancer aux Ordres. On lui confia la classe de sixième et la surveillance des moyens, et il s'en acquitta fort bien. Après une année de théologie, on l'envoya de nouveau deux ans au collège de Merville. Revenu à Chevilly, il fut alors ordonné prêtre le ler novembre 1885 et fit sa profession religieuse le 29 août 1886.

Sa première obédience fut de retourner à Merville, où il avait déjà bien servi. Il y remplit pendant 17 ans les fonctions de préfet de discipline et de professeur de mathématiques, jusqu'au jour de la fermeture de l'établissement par ordre du Gouvernement, le 28 décembre 1903. Il fut ensuite chargé de l'organisation matérielle du petit scolasticat de Gentinnes, en Belgique.

Quand l'installation fut à peu près terminée, le P. Dumont reçut enfin sa destination pour les pays d'outre-mer. Il fut affecté en août 1905, à la nouvelle communauté de la Gâtineau, au Canada, où il travailla deux ans. Après un séjour en France, il rejoignit les îles de Saint-Pierre-et-Miquelon pour un ministère pastoral de dix années de 1912 à 1922. Ce fut ensuite la Martinique. Il y fut affecté comme professeur de Fort-de-France. Malgré ses 63 ans, il avait encore gardé l'ardeur de sa jeunesse. Il fournit encore ainsi quatre années de bon travail dans cet établissement.

Revenu définitivement en France, on lui conseilla de se rendre à Misserghin, sous le beau ciel d'Algérie. Mais le cher Père était à bout. Il dut bientôt se résigner à garder la chambre. Le 30 décembre 1931, il remit son âme vaillante entre les mains de Dieu.

Les nombreuses condoléances envoyées par les élèves de Merville à leur ancien directeur, attestent l'influence profonde qu'il avait exercée sur leur jeunesse.

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André Lafargue
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Le Père Gabriel MARNAS,
1892--1959


Le P. Gabriel Marnas naquit le 14 novembre 1892 à Saint-Etienne, place Chavanelle, et reçut le baptême à l'église Notre-Dame. Il était l'aîné de trois garçons, qui tout trois devinrent prêtres et spiritains. Le père, employé de commerce et membre très actif des cercles catholiques, sut inculquer à ses enfants sa foi profonde et son amour du prochain. Il mourut en 1924 sans avoir eu le bonheur de voir aucun de ses fils prêtre. La mère, Jeanne Ravel, originaire de Saint-Chamond, partagea jusqu'en 1944 les peines et les joies de ses trois fils. La plus grande douleur fut sans doute le décès de Jean, son second fils, missionnaire à Madagascar, revenu mourir en France à 29 ans. Marius, le plus jeune, demanda et obtint, en 1945, sa sécularisation pour entrer dans le clergé du diocèse du Puy, en Haute-Loire.

Gabriel fit ses études primaires chez les Frères de Saint-Just-sur-Loire, et ses études secondaires au pensionnat de Valbenoîte, chez les Pères Maristes. Après son baccalauréat, il entra comme comptable dans une maison d'alimentation en gros, puis devint, pendant quelque temps, clerc de notaire. C'est là certainement qu'il a pris cette assurance dans l'emploi des termes de droit et de finance qu'on a toujours admiré en lui. Il fait son service avec la classe 1912, puis surgit la guerre. Il est lieutenant. Il connaîtra Verdun et d'autres fronts. Mais en 1915 ce sera un captivité longue et pénible en Allemagne.

Durant cette captivité, Gabriel Marnas fit la connaissance d'un spiritain, le P. Yves Le Roy. Cette amitié déclencha la vocation sacerdotale et religieuse de Gabriel. Après son rapatriement, en février 1919, le lieutenant Marnas fit encore six mois de service à Saint-Etienne. Libéré définitivement le 24 août, il entra au noviciat de Neufgrange, dirigé par le P. Lithard. Et c'est le 27 octobre 1920 à Orly, nouvellement ouvert, que Gabriel Marnas devint spiritain.

A Chevilly, sa santé ébranlée par la captivité motiva son envoi au Canada, où il fit sa théologie, prononça ses vœux perpétuels et fut ordonné prêtre par Mgr Emard, archevêque d'Ottawa, le 12 mars 1927. Un bref séjour en Europe, lui permit de revoir les siens à Saint-Etienne et de dire sa première messe dans sa paroisse natale.

En janvier 1928, il repart au Canada, où pendant quatre années il se livrera à un ministère de prédication très intense. Il passera ensuite deux ans dans la petite île de St-Pierre-et-Miquelon. Sa santé de nouveau l'arrêtera. Il lui faut d'urgence rentrer en France. Pendant un an, l'état de ses nerfs ne lui permit pas de célébrer la messe. Tout en résidant à St-Etienne, près de sa vieille mère, il verra régulièrement à Lyon les docteurs Biot et d'Espiney, qui parvinrent à l'améliorer.

En 1939, le P. Marnas a 47 ans. Mobilisé à l'Arsenal de Roanne, il demande à partir au front ; il sera prisonnier dans les Flandres et après quinze mois de captivité, il sera rapatrié comme ancien combattant. En 1943, le P. Marnas travaillera, tantôt seul, tantôt en collaboration avec d'autres confrères, pendant une bonne dizaine d'années dans l'œuvre des Orphelins-Apprentis d'Auteuil, soit aumônier soit directeur, à Sannois, à Restigné, à Oullins, à Villaine-Palaiseau. Il ne se plaisait pas également partout, mais partout il a donné la mesure de son dévouement et de son savoir-faire.

En 1954, il fut affecté à la communauté de Bletterans dans le Jura, pour la prédication, la direction des âmes, peut-être aussi le recrutement... En fait, il se con~acra surtout à la prédication des retraites dans nos communautés, et ailleurs, comme à Riom, St-Etienne, Montfort, Tours, l'abbaye de Puypéroux dans la Charente, et à Angoulême pour deux retraites sacerdotales. Parallèlement à cet apostolat auprès du clergé, le P. Marnas avait accepté les récollections des religieuses. Ces relations commencées dans les retraites se prolongeaient parfois dans des correspondances, car il était un directeur spirituel très apprécié.

Le 22 octobre 1958, il célébra sa dernière messe, car dans la matinée une grande crise cardiaque nécessita son transport à l'hôpital de Lons-le-Saulnier. Ce furent trois mois de souffrances, de prières et de résignation parfaite. Ses funérailles, le 5 février 1959 furent émouvantes. La présence de Mgr Flusin, évêque de Saint-Claude, de deux Vicaires généraux, d'une quarantaine de prêtres, de beaucoup de religieuses et d'amis, montre l'estime qu'on avait pour le cher Père.

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Le Père Pierre LUCAS,
1884-1961


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Pierre Lucas naquit à Questembert le 17 août 1884. Il parla dès sa jeunesse de son désir de vie missionnaire, mais ses parents et ses éducateurs lui conseillèrent de poursuivre ses études au petit séminaire de Ploërmel et au grand séminaire de Vannes. Ilne put réaliser son rêve qu'après son service militaire. Il prononça ses premiers voeux en 1905, reçut l'ordination sacerdotale le 5 avril 1908, et fit sa consécration àl'apostolat en juillet de la même année.

Il fut très heureux d'être affecté aux missions du Gabon. Ses premiers postes furent, dans la région de Libreville, Boutika et Donguila. Son âme romantique affectionnait cette vie "sur les grandes rivières avec quelques enfants et une pirogue, passant d'un village à un autre village, parlant à tous, souriant à tous, même quand je sentais le plus besoin de pleurer. Quelle belle vie !!! " Affecté ensuite à, l'intérieur dans la mission de Ndjolé il se lia d'amitié avec son supérieur le P. Tardy. Il y resta jusqu'en 1921.

Ce fut ensuite deux intermèdes à Haïti et à St-Pierre et Miquelon, pour revenir encore à sa demande au Gabon, où il eut encore la chance d'avoir à Ndjolé le P. Neyrand comme supérieur, et Mgr Tardy comme évêque.
Les difficultés pour lui vinrent des filaires, ces petits vers filiformes qui colonisaient son corps, et qui l'obligèrent à revenir définitivement en France en 1945.

Reçu dans la maison de repos de Grasse, il y assura diverses aumôneries, y célébra son jubilé sacerdotal en 1957. C'est à Misserghin qu'il rendit son âme à Dieu, le 10 novembre 1961, à l'âge de 77 ans.

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LE F. MATTHIEU LINGG
(Notices Biog. III p. 95-99)
décédé à N.-D. de Langonnet le 2 avril 1907.


Deux jours après le Y. Sabbas, le 2 avril, mardi de Pâques 1907, s'éteignait pieusement à N.-D. de Langonnet, un troi­sième Frère, comme les deux précédents de nationalité alle­mande, qui, plusieurs années avant la guerre, s'était attaché à la Congrégation et à -ses oeuvres et leur, a rendu d'importants services en Europe et dans les Missions. Nous voulons parler du bon F. Matthieu, dans le monde Franz-Joseph Lingg.

Né à Beuren, Wurtem­berg, le 2 mai 1832, il se présenta au noviciat de N.-D. du Gard en octobre 1854 : il avait alors 22 ans. Le noviciat fut peu après transféré à St-Ilan, et c'est là qu'il fit la profes­sion religieuse, le 14 septembre 1856. Il renouvela ses vœux pour cinq ans à X.-D. de Langonnet, le 25 du même mois 1859, et prononça ses, voeux perpétuels cinq ans plus tard, jour pour jour, le 25 septembre J864, dans la même communauté, entre les mains du R. P. Collin. Tous les supérieurs, appelés en ces circonstances à se prononcer sur l'admission du F. Matthieu lui adressent des éloges, pour son esprit de dévouement à ses ,fonctions, de régularité religieuse, de piété, d'attachement à sa vocation et à, la Congrégation. Sur, ce dernier, point, il se fit même, en différentes circonstances, le bon conseiller et le ferme appui de ceux qu'il voyait en butte aux tentations ions d'incon­stance et de découragement. Il a été assez heureux pour arrêter sur le penchant de l'abîme plus d'un de ses confrères qui lui doivent aujourd'hui, après Dieu, le bonheur de la persévérance dans leur saint état.

Quand il vint au noviciat, il savait faire quelques travaux de menuiserie, un peu de jardinage. On voulut plutôt l'utiliser comme cuisinier, et de fait telle a été sa fonction dans les diverses communautés où il a passé. Mais comme il se sentait d'abord peu expert dans l'art culinaire, on ne vit aucun inconvénient à l'envoyer prendre quelques leçons à la cuisine du château de St-Ilan. Mais il en vit lui de très graves à devenir l'élève d'une jeune cuisinière. Bien vite il demanda son éloignement, et il fut exaucé.

Sur ses vives instances pour quitter St-Ilan, le F. Matthieu fut appelé à Paris en 1866, et nommé cuisinier de la Maison du Noviciat des Frères à Mons-Ivry. Il avait le caractère gai, les traits de ses répliques peu limés comme du reste l'ensemble de ses façons; il parlait un français de sa composition, émaillé de drôleries et de quiproquos qui amusaient les bons novices et en amusèrent bien d'autres dans la suite. La mitre était pour lui la marmite sur la tète de l'évêque; envoyé acheter des huitres, il demanda au marçhaud, ahuri, un demi-cent de Jésuitres ; les Cochinchinois étaient pour lui les Cochons Chinois. On riait, et il laissait rire.

En 1868, il demande à partir pour les Missions, et il est envoyé en Sénégambie. Mais il ne fallut pas longtemps pour constater qu'il n'était pas fait pour les climats tropicaux. Le pauvre Frère dépérissait si misérablement qu'il présenta bientôt aux fièvres et cachexies africaines une proie facile, une victime sans résistance. Il fallut rentrer en France dès 1869; et après des soins reçus à Paris, la santé et les forces revinrent suffisantes pour que les supérieurs pussent l'envoyer à la communauté de la Ste-Famille, en la cité de Toulon. Il y était fort heureux, enchanté de se dévouer à toutes les oeuvres pauvres qui étaient là notre apanage. C'est là que la guerre franco-allemande l'a trouvé. En sa qualité de fils aîné de veuve, il avait été exempté du service militaire. Mais il était Allemand, et dans le trouble de 1'époque, sa qualité de religieux d'une part, sa nationalité de l'autre, attirèrent 1’attention des énergumènes. Il fut arrêté et mis sous les verrous, en la compagnie de son compatriote, le F. Donat, Wurtembergeois comme lui. Contre le P. Suillaud fut pris un arrêté qui lui donnait 24 heures pour quitter Toulon et le département du Var. Les FF. Matthieu et Donat virent se prolonger leur peu agréable détention du dimanche soir 2 au jeudi 6 octobre 1870. Ils sont alors conduits à la frontière suisse. Le F. Matthieu se rend de là dans sa famille, et après y avoir passé deux à trois semaines, il gagne la communauté de Marienthal. Au mois d'août 1871, les deux Frères rentrent à Paris avec le R. P. Burg. L'orage était passé.

Dès le 19. juin, le F. Matthieu avait écrit au T. R. Père pour lui demander à retourner à Toulon. « Je vous demande, disait-il, de me rappeler bientôt en France. Je resterai à votre service à Paris jusqu'à ce que je puisse rentrer à Toulon. Quoique les Français à Toulon n'aient pas été trop polis à mon égard, je les aime quand même, et j'aime bien être avec eux. »

Le F. Matthieu rentra en France, demeura une vingtaine de mois à Paris et fut envoyé à St-Pierre et Miquelon. Notre Congrégation y dirigeait alors un collège communal, et aidait M. l'abbé Le Tournoux dans le ministère paroissial. Le F. Matthieu fut chargé de tout l'intérieur de la communauté, cuisine, réfectoire, conciergerie, etc. Cette multiplicité d'occupations n'était pas sans l'agiter bien fort. « Ma tête, écrit-il, est souvent plus en feu que mon fourneau, qui ne marche pas bien non plus. » Il tint pourtant son poste de 1873 à 1876, où le F. Eugène le ramena en France. Après un séjour de quelques mois à la Maison­-Mère, il est envoyé à St-Ilan, où il reste jusqu'à la date du 21 mai 1887. Le noviciat des Pères vient de s'établir là Grignon, et le F. Matthieu en est nommé cuisinier. De 1888 à 1892,11 est au Bois-d'Estaires. Cependant, en 1892, les portes de l'Allemagne se rouvrent à notre Congrégation qui s'établit à Knechtsteden, avec un personnel de nationalité germanique le F. Matthieu figure sur la liste, et va occuper jusqu'en 1900 les fonctions de chef cuisinier.

Cependant le bon Frère a vieilli sous le harnais; il sent ses forces défaillir. Il demande à prendre sa retraite dans la communauté de N.-D. de Langonnet. Là, il utilisera ses dernières forces, tantôt à la cuisine par vocation, tantôt à la menuiserie par mode de délassement.

En septembre 1906, on célèbre à Langonnet ses noces d'or. Les grands scolastiques, qui prennent alors leurs vacances dans cette communauté, se chargent de tous les frais de la fête. Dans l'adresse de félicitations, « on remercie le vénéré Jubilaire d'avoir si efficacement contribué aux travaux des Missionnaires, en soignant leurs santés par une bonne et fortifiante cuisine, une cuisine d'un demi-siècle ».

Après cette suprême fête de la terre, il ne lui restait plus qu'à se préparer aux fêtes du ciel. De fréquentes et opiniâtres révolutions d'asthme l'avaient fort épuisé, lorsque vint l'abattre l'épidémie de grippe qui étendit ses ravages par toute la France, en cet hiver de 1906-1907. Nous empruntons le récit de ses derniers moments à une lettre adressée à son frère par le P. Simon, qui le veillait en sa dernière nuit, celle du lundi au mardi de Pâques :

Au Confiteor de la prière du soir, le pieux malade passa en revue tous les péchés de sa vie pour en demander encore par­don au Bon Dieu, et je lui renouvelai l'absolution. Puis il se reposa quelque temps, mais sans dormir. Je lui suggérai alors les invocations à Jésus, Marie, Joseph, qu'il répéta à plusieurs ,reprises, appelant à son secours son patron saint Joseph, et lui demandant de lui obtenir la grâce d'une bonne mort. Je détachai l'image du Saint Coeur de Marie suspendue au-dessus de son lit, et je lui dis : « Reconnaissez-vous cette image ? - « Oui, dit-il, c'est ma Mère - et il la baisa tendrement. Je lui remis son chapelet, et j'en commençai la récitation, en l'invi­tant à s'unir à moi de coeur. Il le fit avec bonheur. Puis, croyant qu'il reposait, je cessai et me retirai quelque temps. Mais, à mon retour, il me dit en souriant qu'il continuait son chapelet, Il a toujours en cette excellente dévotion particulièrement à coeur, à côté de la dévotion au chemin de la Croix, dont il parcourait deux fois le jour les douloureuses stations. De même il entendait chaque jour trois ou quatre messes, passant d'une chapelle à l'autre, où il savait qu'on les célé­brait. Rien ne l'eût fait se priver de la communion quoti­dienne. Cependant, vers le milieu de la nuit, le moribond de plus en plus affaibli ne répondait plus aux invocations pieuses que je lui suggérais. Je lui répétai encore ce qu'il disait si fréquemment durant sa vie: « Voici le Bon Dieu qui vous appelle : à la volonté du Bon Dieu! » Il fit un dernier signe d'assentiment. Je lui donnai une dernière absolution et me mis en devoir de dire les prières des agonisants, à la fin desquelles je perçus encore quelques faibles soupirs, puis régna le silence de la mort. Il était 4 heures du matin. Je pus annoncer le trépas à tous les Pères de la communauté, qui allaient monter à l'autel et qui purent ainsi dire la sainte messe pour le cher et regretté défunt.

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Le Père Albert DAVID,
1872-1939.


Né à Chênedouit, le 26 décembre 1872, dans une famille de paysans, Albert David perdit son père lors de sa sixième année ; sa mère perdit aussi ses trois autres enfants : Albert resta seul avec sa mère, qui, bonne chrétienne, regarda sa vocation comme un bienfait du ciel.

Après l'année de philosophie scolastique à Langonnet en 1891-1892, il poursuivit ses études à Rome et obtint le titre de docteur en théologie, et fit ensuite une année d'études à l'École Biblique de Jérusalem.

Ses fonctions dans l'enseignement le fit voyager de Rome à Chevilly et à Paris ; puis au Canada et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Il assura en France de nombreuses aumôneries. Il rédigea enfin le gros volume de l'Histoire de l'Abbaye de Langonnet, à l'occasion de son 8e centenaire. Il est mort à l'hôpital de Limoux (Aude), le 29 novembre 1939.

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Le Père Louis PAYEN,
1834-1880


Le P. Louis Payen, né à Cressensac le 28 février 1834, se prépara au sacerdoce au petit séminaire de St-Riquier et au grand séminaire de Beauvais. Prêtre du diocèse le 29 mai 1858, il exerça son ministère comme curé du Mesnil-St-Firmin, près de Breteuil. A son entrée dans la congrégation, il reçut d'excellents témoignages de son évêque qui le vit partir avec regret. Attiré dans la congrégation par sa dévotion au SaintCœur de Marie, il fit profession à Chevilly, le 29 août 1869.

Sa première obédience le plaça à Langonnet comme professeur de lettres. Malgré la difficulté du passage du ministère paroissial au service de l'enseignement, il s'est toujours montré comme un religieux excellent, régulier, obéissant, plein de charité et d'affabilité à l'égard de tous ses confrères. Aussi obtint-il le suffrage de tous pour son admission aux vœux perpétuels dans la congrégation, après ses trois années révolues. Il fut alors envoyé au ministère paroissial des îles de St-Pierre et Miquelon en 1872. Son supérieur, le Père Oster, nota que l'arrivée du P. Payen fut pour tous les habitants comme la date d'un renouvellement de foi et de piété ; si bien que lors du Jubilé de 1875 son zèle fut couronné d'un succès bien consolant. Il savait aussi recevoir les marins venus pour la pêche à la morue, et les entourer de soins délicats quand ils étaient hospitalisés dans l'île.

Muté à la Martinique en 1876, il se dévoua avec son dévouement habituel àFort-de-France, mais une maladie, résistante à tous les remèdes, devait l'amener au sacrifice de sa vie, le 11 décembre 1880.

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Le Frère Joseph-Frédéric ROLLAND,

1889-1963


Joseph Rolland est né à Picquigny, le 13 février 1859, dans une famille chrétienne de 10 enfants, dont le père était Receveur de l'Enregistrement àSeclin (Nord). En 1911, Joseph et deux de ses frères tentèrent leur chance au Canada. C'est là qu'il connut la congrégation, à St-Alexandre de la Gâtineau. Mais il dut faire son service militaire et la guerre, soit 7 années de vie militaire avant de se présenter au noviciat des Frères à Chevilly.

Profès le 5 mai 1921 sous le nom de Frère Isidore, il fut, une année, professeur au collège de St-Pierre-et-Miquelon, puis 9 ans au Canada comme jardinier et cultivateur à St-Alexandre.
Image

En 1933, il devint horticulteur à Misserghin, en Algérie. Revenu en France, il remplit ses fonctions de jardinier à Allex. C'est dans cette communauté que le "bon Joseph" comme on l'appelait dans sa famille, remit sereinement son âme au Seigneur qu'il a servi toute sa vie.

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Le Père Camille BACHMANN
décédé à Wihr-au-Val (68), âgé de 79 ans, le 20 octobre 1999


Né : 23 07 20, Luttenbach (68). Profès : 20 11 40, Piré. Prêtre : 08 07.45, Chevilly
AFFECTATIONS Neufgrange : professeur (46-47) ; Blotzheim, professeur, vicaire à la paroisse (47-50) Saverne, rédaction, diffusion, expédition de l'Echo (50-60) Ministères di-vers Est, curé à Wasserbourg (60-83) et à Natzwiller. Retraite active : à Wihr-au-Val

CAMILLE BACHMANN est né dans la vallée de Munster, à Luttenbach, où son père était chef de gare. Ordonné prêtre en 1945, il fut professeur dans les écoles de Neuf-grange, puis de Blotzheim. Dès ses jeunes années d'activité, il vivait sa différence, sachant se mettre à l'écoute des jeunes et leur proposer une éthique qui n'était pas forcément celle des autorités plutôt rigides de ce temps-là. Placé ensuite à Saverne, il fut, dix années durant, directeur de l'Echo des Missions et "recruteur". Avec sa mobylette qui roulait parfois jusque tard dans la nuit, il allait dénicher de nouveaux abonnements à l'Echo et susciter des vocations : bien des missionnaires sont partis pour l'Afrique grâce à lui.

En 1960, l'abbé Johner, vicaire épiscopal pour la vallée de Munster, lui proposa un remplacement à Wasserbourg. Le provisoire dura vingt-trois ans. Dévoué à sa paroisse, il rénova son église, s'occupa beaucoup des jeunes, introduisit avant l'heure le sacrement de la réconciliation collective. En bleu de travail, il se mêla aux paysans de ces montagnes pour créer avec eux un syndicat de plantation de petits fruits (fraises, framboises, myrtilles), qu'il proposa sur bien des marchés locaux.

Après le décès du P. Weigel, il accepta d'aller le remplacer à Natzwiller. Il y resta trois ans, sans y trouver le bonheur. Fatigué et malade, sur les conseils de ses amis, Camille se reti-ra alors dans la maison paternelle, à Wihr-au-Val. Ce ne fut pas pour se reposer, car il allait donner le coup de main demandé là où on l'appelait : paroisses voisines ou même lointaines, comme celles de Steinenstadt ou de Schliengen en Allemagne, ou encore à l'aumônerie de la maison de soins et de repos de l'Altenberg.

Il fut aussi botaniste et herboriste, connaissant les vertus des plantes, et nulle herbe de sa vallée ne lui était inconnue. Correspondant de "L'Alsace", de "L'Ami du peuple" et du "Paysan du Haut-Rhin", il savait par ses articles communiquer son savoir et son amour de la nature, tout en s'intéressant à l'histoire locale. On se rappelle telle savoureuse émission culi-naire parmi bien d'autres interventions à la radio ! Il fut aussi à plusieurs reprises l'heureux remplaçant de Mgr Maurer dans le lointain archipel de St-Pierre-et-Miquelon, unique terre de mission que ce missionnaire a pu fouler.

La même église de Wihr-au-Val qui il y a quelque quatre ans célébrait avec faste ses 50 ans de prêtrise, célébra son retour à Dieu devant une foule de confrères, d'amis, d'anciens paroissiens, dont le P. Camille avait été souvent le confident et le conseiller. On y rappela les qualités de ce prêtre toujours si proche des gens : " homme de cœur, discret, au regard plein d'affection et de respect pour les autres, sachant toujours rester à leur écoute ", " prêtre dont les sermons simples étaient pleins de sagesse ".

Il repose à présent au cimetière de son village natal.
D'après Hubert HOFF
Repris et adapté d'un article de Hubert Hoff (ancien de Blotzheim) paru dans l'Alsace du 9/11/99

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Le Père Georges TOUQUET,
1866-1943


Né à Bailleul le 28 décembre 1866, Georges Touquet fit ses études secondaires à Merville et opta pour la congrégation du Saint-Esprit. Profès en 1898, il fut ordonné prêtre à Chevilly en 1899.

Homme de bonne volonté et désireux de bien faire, il eut souvent à souffrir de sa santé et ne put être affecté dans les pays chauds qu'une fois en Haïti de 1904 à 1906. Il fut par contre curé de St-Pierre-et-Miquelon de 1912 à 1920. Sa spécialité fut plutôt l'économat : à Mesnières, à Paris, à Chevilly et à Ruitz. Il fut aussi aumônier à Limours une année de 1925 à1926. Il prit sa retraite à Langonnet en 1936 et y mourut paisiblement le 25 mars 1943, à 75 ans.

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Le Père François LEBOURHIS,1912-1998

Né au Faouët le 2 janvier 1912, François fut baptisé le jour même, et grandit auprès de ses parents parlant breton, dans une grande et belle ferme. Avec son frère Pierre, de peu son aîné, il fut confié aux bons Pères de Langonnet, qui se chargèrent de le mener jusqu'au baccalauréat, qu'il obtint à Cellule. Ses années de grand scolasticat furent prolongées par une année de service militaire et une autre année de surveillance à Cellule.

Avec le groupe des diacres qui devaient être ordonnés prêtres en octobre 1939, il passait les vacances à Langonet, quand, le 24 août, son supérieur, le Père Jaffré, apprenant que la mobilisation générale était imminente, prit sur lui d'avancer l'ordination. Grâce à la présence dans les environs de Mgr Jean, évêque en Haïti, qui était alors en congé chez les siens, l'ordination sacerdotale eut lieu le 26. Seule la famille des deux frères Le Bourhis et leur mère purent être présentes à la cérémonie : Le Faouët est si près de Langonnet !

Aussitôt parti comme maréchal des logis, il fut démobilisé en juillet 1940. Il eut alors la douleur de perdre sa mère, mais la Providence permit qu'il fût auprès d'elle et pût l'assister dans ses derniers moments.

Nommé professeur à Landudec, puis économe à St-Ilan, il apprit àêtre heureux au service des jeunes. Il eut deux fois à partir en mission : une fois en Casamance de 1950 à 1955, comme directeur du petit séminaire, et une autre fois à St-Pierre-et-Miquelon comme vicaire général de 1972 à 1978. Mais c'est en France qu'il exerça surtout son apostolat : dans le Jura, il se montra un "recruteur" très apprécié ; à Marseille, il fut délégué des œuvres Pontificales Missionaires ; à Langonnet, il fut, six ans, un supérieur dynamique.

A l'infirmerie de Chevilly, il étonnait tout le monde par sa piété envers Ste Thérèse et par sa douceur rayonnante. Le 23 mars au matin, la sœur infirmière, entrant dans sa chambre, eut la surprise de voir qu'il venait de partir sans bruit pour le pèlerinage auquel il se préparait chaque jour. Il avait 86 ans.

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Le Père Gustave Le Gallois,
1885-1961.

Il est né le 4 novembre 1885 à Saint-Lô, dans une famille chrétienne qui donna à l'Église plusieurs de ses enfants : son frère Albert l'avait précédé chez les spiritains et mourut au Cameroun ; leur neveu Joseph Le Gallois fut curé-doyen de Saint-James.

Après le collège à Saint-Lô, Gustave poursuivit les études cléricales à Chevilly, à Fribourg et à Rome. Docteur en Théologie et licencié en Droit canon, ordonné prêtre à Rome le 21 décembre 1912, il fit sa consécration à l'apostolat le 29 juin 1914.

Il désirait l'Afrique comme champ d'apostolat ; c'est sur les champs de bataille de France et des Balkans qu'il eut d'abord à s'exprimer. Il le fit à sa manière personnelle : ardeur, discipline, dévouement de tous les instants. Blessé à Verdun, il termina la guerre comme capitaine, deux fois cité à l'ordre de l'année, orné de 21 décorations, dont la croix de guerre et la légion d'honneur à titre militaire.

Il mena ensuite son apostolat religieux de la même manière, prêt à tout dans la docilité à ses supérieurs : professeur à Chevilly et à Rome, curé à Misserghin, aumônier des œuvres de Mer, curé à Saint-Pierre-et-Miquelon, supérieur du collège et du district de Saint-Alexandre au Canada, pour terminer à la Martinique, curé et journaliste, de 1929 à sa mort le 27 mai 1961. Il avait le charisme du commandement et il l'utilisait ; tout devait chez lui et chez les autres marcher militairement. Ce fut un bourreau de travail qui, sous un aspect bourru, cachait une âme sensible et délicate.

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Le Père Charles CORNU,
1893-1972.


Né à Lisieux le 24 février 1893, Charles Cornu était le dixième d'une famille de 15 enfants. Il fit ses études secondaires dans sa ville natale et ses études philosophiques à Bayeux. Il commença le noviciat à Langonnet et le termina à Chevilly, où il fit profession le 29 août 1920. Prêtre en 1923, il fit sa consécration à l'apostolat, l'année suivante.

D'abord directeur du postulat des Frères à Langonnet en 1924, il est nommé successivement maître des novices-frères en 1927 à Chevilly, directeur à Cellule en 1931, directeur du collège St-Pierre-et-Miquelon en 1934, maître des novices-frères à Saint-Alexandre au Canada en 1935, puis de nouveau à Langonnet en 1939.

Il a été par la suite aumônier à Saint-Michel et à Bligny, supérieur à Bordeaux et directeur au triennat des Frères à Chevilly en 1946.

En 1947, il part à la Guadeloupe. De retour en France en 1958, il occupera encore plusieurs postes d'aumônerie. C'est en octobre 1969, qu'il vient prendre sa retraite à Chevilly. C'est là, à l'infirmerie, que Dieu l'a rappelé à lui, le mardi matin 9 mai 1972, à l'âge de 79 ans.

Spirituel formé par le Saint Esprit et les écrits de Libermann, poète, musicien, il était, quoique de santé fragile, toujours prêt à rendre service. A 75 ans, par exemple, il écrit au responsable de sa communauté : "La mère supérieure du pensionnat vient de me demander d'accompagner trois religieuses et six grandes élèves qui doivent faire ce qu'on appelle un camp liturgique. La paroisse choisie est située à 30 km de Vienne. Le curé qui vient d'en prendre possession est un prêtre du Prado que j'ai connu en Guadeloupe. Les religieuses et les élèves disposeront d'une ancienne école libre pour s'installer, faire la cuisine, et surtout grouper les enfants, préparer les cérémonies et les chants. Pour ma part, j'assurerai les homélies et l'harmonium, tandis que le père curé jouera le rôle de célébrant. J'aurai ainsi l'impression d'être quelque peu utile."

Il avait toujours demandé au Seigneur de pouvoir travailler jusqu'au bout. Il a été exaucé ... même durant sa retraite à Chevilly.

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Le Père Jean-Marie LELEUXHE,
1891-1933

Le P. Le Leuxhe est né au Faouët, le 23 juin 1891. A 15 ans, en septembre 1906, il entra à l'école des Petits Clercs de St-Joseph à Suse. Il y fut atteint d'une méningite, dont il ressentit les suites toute sa vie. Malgré tout, il resta admirablement fidèle à sa vocation.

Il fit profession à Chevilly le 5 octobre 1913. Mobilisé en février 1917, il fut réformé en février 1918 pour endocardite. Désireux de travailler pour la congrégation, il fut affecté à St-Pierre et Miquelon, où il resta quatre ans à la satisfaction de tous. Doutant de sa vocation, il ne renouvela pas ses vœux, tout en continuant à travailler dans la congrégation, à St-Michel de Priziac, puis dans l'œuvre d'Auteuil, sous la direction du P. Brottier.

Pour demander au ciel des lumières sur son avenir, il fit un pèlerinage à Lisieux et s'entretint avec la sœur de sainte Thérèse, qui l'encouragea à persévérer dans sa vocation initiale. Il fit ensuite un pèlerinage à pied, qui dura trois mois, jusqu'à la grotte de Lourdes. Il revint alors dans la congrégation, et refit son noviciat en 1927.

En 1931, on lui confia la classe de septième à l'école apostolique de Ruitz, dans le Pas-de-Calais. Il y déploya tous ses talents, dans l'éducation des élèves et le ministère dans les paroisses voisines. Avec ses confrères il était bon, aimable, toujours courtois ; on aurait désiré le garder longtemps à Ruitz où il réussissait si bien. Il est mort subitement, sans agonie, le 23 avril 1933, âgé de 41 ans.

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Le Père Louis PALUSSIERE,
1905-1992


Image
Photo J-P D

NDLR: Je garde un très bon souvenir du Père Palus avec qui j'ai eu bien des discussions assez "poussées" quand il essayait tant bien que mal de me faire voir les choses a sa façon et d'accepter aveuglement des leçons de cathe que je questionnais en lui posant des questions assez costaud! ... Je crois l'avoir bien frustré! A tel point qu'un jour il s'exclama... en remontant ses lunettes... André André t'es un bon garçon... dommage que tu n'aie pas la Foi! :wink:

Né à Angers le 18 novembre 1905, Louis Palussière fit ses études secondaires au petit séminaire de Beaupréau avec plus d'enthousiasme que de dispositions intellectuelles. Profès à Orly en 1927, prêtre à Chevilly en 1934, on le juge affable, dévoué, zélé, légèrement scrupuleux. Un peu léger, c'était de son âge. Un fond de naïveté..., ceux qui l'ont connu vieil homme ne s'en étonneront peut-être pas.

A-t-il souhaité au scolasticat une obédience en Afrique ou en Amérique latine ? En fait, il fut désigné pour Saint-Pierre-et-Miquelon. Il s'y plut et jamais n'a envisagé de changer, tant il s'est attaché à l'archipel (n'oublions pas Langlade et l'Île aux Marins qui était devenu son unique référence.

Avec fougue, il assure le ministère paroissial, mais s'intéresse tout particulièrement aux jeunes gens : les élèves du collège, les scouts qu'il mène chaque été vers le Canada, et les enfants du catéchisme. Il fut surtout professeur au collège, ou catéchiste, avec une élocution claire, un peu précieuse. Il chantait bien aussi.

Il sympathisait volontiers, et son dévouement était apprécié, malgré des distractions devenues légendaires, et où sa vue basse, une ouïe déficiente, un brin de désordre n'étaient pas pour rien. Son zèle très grand, aurait pu le lancer dans la nouveauté, au détriment des activités régulières et indispensables, dans la conduite d'un établissement d'enseignement. Mais les supérieurs veillent !

Sa vie familiale fut traversée par deux drames : d'abord la mort de ses parents écrasés par les bombes dans leur petite maison d'Angers, à la Pentecôte 1944. Puis, le décès accidentel de sa sœur religieuse, vieillie et affaiblie sur le plan mental. Il avait souhaité mourir là-bas... Ce fut Chevilly : pendant sept ans, il fut le témoin tenace de St-Pierre, et le lien de tous les Saint-Pierrais résidant en métropole. À sa naissance au ciel, il était dans sa quatre vingt septième année.

(D'après l'allocution de l'abbé CHACUN, son camarade de cours et unique survivant.)

VOIR ICI AUSSI

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Le Père Jean Hyernard, 1911-1972.

Né à Cherbourg, le 3 septembre 1911, élève de l'Institut SaintPaul, il passa le baccalauréat et entra au noviciat en 1930. Il prononça ses vœux de vie religieuse le 3 septembre 1931, à Orly. Durant ses études théologiques, il fut affecté à Saint-Pierre-et-Miquelon de, 1936 à 1938, comme professeur au collège Saint-Christophe. Prêtre à Langonnet le 26 août 1939, il fut employé en France de 1941 à 1945.

Affecté, après la guerre, en Oubangui-Chari, il mena sa vie missionnaire àsa manière ardente et généreuse : à Ippy, Bambari, Bangui et AgoudouManga, alliant, au ministère pastoral, le journalisme, le développement agricole et la rencontre des musulmans.

Le 29 mai 1972, il répondait à une lettre du Père Godard, Vicaire provincial de France : "Cher Père, merci très sincère de votre petit mot au reçu du N'3 de mes Échos de la Savane, merci des compliments que je transmets àmon frère aîné et aux religieuses de Saint-Sauveur-le-Vicomte qui assurent l'impression et la diffusion. Merci encore plus pour des remarques qui témoignent de votre intérêt et m'incitent à vous y répondre... J'ai envoyé le dernier numéro au P. Redureau. Si Dieu le veut il nie prépare la relève, de cela l'espérance ne me manque pas ; j'ai surtout à être dans la patience et la docilité au Saint-Esprit. Il me semble en effet que la chance qui m'a été donnée est beaucoup plus qu'une aventure originale, un recyclage en profondeur, dans l'esprit foncier du Père Libermann et de la théologie traditionnelle de la Mission. J'ai lu et copié avec ferveur la lettre de Mgr Bernard à ses prêtres. Le prochain Écho de la Savane vous dira quelle est ma philosophie du gratuit dans l'union à Dieu. Voilà pour aujourd'hui, et encore mon plus sincère merci pour l'attention que vous voulez bien me prêter, en vrai supérieur qui suit son monde ; vous savez par expérience combien cela soutient le missionnaire dans sa bataille."

Quelques jours après, le Père Hyemard est mort, à 60 ans, d'un accès cardiaque à Bambari, le 30 juin 1972 ; en s'affaissant, il dit simplement "Mon Dieu..." et entra dans la béatitude éternelle. Sa dépouille mortelle repose au cimetière de la communauté de Bambari.

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Le Frère Sénier Ledos

NDLR: Lulu a une photo formidable du Frere Senier! Je vais essayer de la retrouver!

Il est né à Les Chesnays, le 26 octobre 1885. Après sa profession, il est affecté à Saint-Alexandre de la Gatineau, au Canada, où il est chargé de la ferme.

En 1914, il est appelé sous les drapeaux. Il se signalera par son courage de brancardier, ce qui lui valut de nombreuses décorations dont il restera fier toute sa vie. De 1919 à 1930, on le retrouve à la ferme de Saint-Alexandre. Il vient ensuite à Saint-Pierre-et-Miquelon, où la charge de sacristain lui est confiée. Profondément religieux, il a vraiment le zèle de la maison de Dieu ; il assiste à toutes les messes et remplit sa fonction avec beaucoup de méthode et d'autorité. Très actif, il fait aussi du jardinage et assure la propreté de la maison.

A plus de 80 ans, les épreuves s'accumulent. Son pas devient chancelant ; il tombe, s'abîme une jambe et un bras et progressivement devient grabataire. A cet homme si actif et personnel, l'inactivité pèse terriblement. Id demande au Seigneur de le prendre; mais il dut attendre jusqu'à sa 93* année pour entrer dans sa maison, le 10 juin 1978.

Humblement, il avait demandé que la congrégation ne lui rédige aucune notice biographique. Il nous pardonnera d'avoir fouillé dans les archives pour vous donner ces quelques renseignements. Nous avons aussi découvert une lettre qui disait : "Notre Patriarche à la barbe fleurie laisse à l'île de Saint-Pierre le souvenir d'un religieux fidèle, Frère universellement dévoué ; très glorieux poilu de 1914-1918, il fut honoré de nombreuses citations et décorations et, en 1973, de la Légion d'honneur à titre militaire."

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Le Père Jean DECKMYN,
1912-1988

Jean Deckmyn naquit le 7 mai 1912 à Malo-les-Bains. Il fait ses études à Dunkerque et à Lille, et entre au noviciat en 1932. Après la philosophie à Mortain, il part en 1936 à St-Pierre-et-Miquelon pour accomplir un stage de formation de deux ans. La déclaration de guerre en 1939 l'obligera à se rendre aux Etats-Unis, à Ferndale, pour achever ses études théologiques de 1940 à 1943. C'est là qu'il sera ordonné prêtre. L'apprentissage de la langue anglaise lui rendra service plus tard à Saint-Martin.

En novembre 1943, il arrive en Guadeloupe, où il travaillera 43 ans. Pendant 7 ans il occupera des postes à Saint-Anne, Morne-à-l'Eau et St-Louis de Marie-Galante. Pour raison de santé, il dut revenir en métropole de 1950 à 1952.

Ce sera ensuite le retour à la Guadeloupe. D'abord au collège de Blanchet ; puis à Capesterre de Marie-Galante en 1953, Le Moule, Douville, Gosier, et St-Martin en 1978.

Sa santé déclinant, il sera affecté comme aumônier à l'hôpital Beaupertuy de Pointe-Noire, en Guadeloupe, en 1986. Visitant chaque jour les malades, il sut se faire apprécier. Son sourire et son affabilité lui conquirent aussi les médecins et les infirmiers. Deux ans après, le 19 mai 1988, il mourut lui-même dans cet hôpital, âgé de 76 ans.
P. Charles-Henri Grégoire

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Le Père Jean-Marie LETOURNEUR,
1902-1968.


Il est né à Vimoutiers le 4 décembre 1902. En 1913, la rencontre du jeune Père Grandin éveilla en Jean-Marie Letourneur le désir de devenir spiritain. Après ses études secondaires au petit séminaire de Sées, il commença son noviciat à Orly le 29 septembre 1921. Quelques mois plus tard, des accidents nerveux l'obligèrent à rentrer à Vimoutiers. Il dut attendre jusqu'en 1925 la possibilité de revenir au noviciat. LL fit profession le 8 septembre 1926. Ses malaises eurent pour effet de lui inspirer une dévotion filiale vraiment exceptionnelle envers le Vénérable Père Libermann, victime, lui aussi, d'accidents nerveux.

Sa santé continuant à donner des inquiétudes, ses supérieurs l'envoyèrent au Canada, au collège de Saint-Alexandre-de-la-Gatineau, où il fit tout son scolasticat de philosophie et de théologie. Il fut ordonné prêtre à Ottawa, le 14 juin 1930.

De 1931 à 1936, il fut affecté à la mission de Saint-Pierre-et-Miquelon. Il y exerça un apostolat fructueux, découvrant des vocations sacerdotales et religieuses, et manifestant des talents d'organisation et de compétence financière vraiment remarquables, ce qui attira sur lui l'attention des supérieurs de la maison mère. Il fut alors affecté une année à la procure générale, rue Lhomond, sous la direction du Père Salomon.

En 1937, il fut envoyé à Rome et remplit, deux années durant, les fonctions d'économe au Séminaire Français. Il apporta de notables améliorations dans les aménagements intérieurs du séminaire, et fit l'acquisition d'un vaste terrain de culture maraîchère, via Aurelia, qui assura le ravitaillement du séminaire pendant les années de guerre.

Mobilisé, il connut, comme beaucoup, la drôle de guerre, à Sceaux d'abord, puis ailleurs, jusqu'au jour où il fut fait prisonnier et expédié d'abord àStrasbourg, puis au Stalag VII A, en Autriche, où il prit en main la vie religieuse du camp, organisant les offices, prêchant, catéchisant tous les jours. Démobilisé en 1941 au titre d'aumônier, il rentra en France et fut envoyé à Cellule, en zone libre.

L'année suivante, Mgr Le Hunsec qui l'honorait de sa confiance, le nomma procureur général. Il s'installa à Fribourg en Suisse, d'où il pouvait avoir contact avec les missions spiritaines d'Afrique et d'Amérique. La guerre terminée, il remplit ses fonctions à Paris, avec autorité et compétence de 1945 à 1962. Il rénova presque entièrement les locaux vétustes de la maison mère, à commencer par la magnifique chapelle, et entreprit les déplacements nécessaires pour les divers établissements de la congrégation. Sa santé en souffrit. C'est pourquoi, au chapitre de 1962 qui élut Mgr Marcel Lefebvre comme supérieur général, il offrit sa démission et prit sa retraite à Chevilly.

Une fois terminés les divers travaux qui lui avaient été demandés, il se consacra avec application et grand bonheur à la rédaction de 9 cahiers sur l'histoire de l'enfance, de l'adolescence, de la jeunesse et de la conversion du Père Libermann, totalisant 1347 pages dactylographiées. Il espérait encore plusieurs années de travail consciencieux et persévérant pour mener son œuvre à bonne fin.

Le bon Dieu en avait décidé autrement. Le Père Letourneur est mort le 12 décembre 1968, ayant gardé sa lucidité jusqu'au bout et accueillant la mort avec sérénité. Il repose maintenant dans le cimetière de la communauté de Chevilly, avec tous ses frères spiritains qui attendent l'heure de la résurrection glorieuse " et vitam venturi saeculi. Amen "

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Le Père Jean TROADEC,
1909-1975


Fils d'Hervé Troadec et de Marie Jeanne Saillour, cultivateurs à Penfrat en Plougourvest, le Père Troadec naquit le 13 février 1909. Après ses classes primaires, il resta deux à la ferme pour seconder ses parents, et obtint d'eux de venir à 16 ans à Saint-Ilan à l'école des vocations tardives.

Profès en 1929, il fut envoyé deux ans comme enseignant à St-Pierre-et-Miquelon, où il donna pleine satisfaction. Prêtre en 1937 à Chevilly, il reçut son obédience l'année suivante pour les missions du Cameroun.

Reçu à Douala par Mgr Le Mailloux, il est adjoint au Père Pérono en décembre 1938, pour la formation d'une nouvelle mission à Logbikoy. En septembre 1939, les deux missionnaires sont mobilisés. Un abbé camerounais vient les remplacer. A leur retour, les Pères entreprennent la construction de la maison d'habitation définitive. Mais bientôt le P. Pérono, qui ne s'était jamais ménagé au travail, tombe malade et doit partir pour Douala. Il y meurt le 30 avril 1942. Le P. Troadec continue seul. Pendant quelques mois, le Frère Materne lui tient compagnie et termine la case d'habitation. Après quelques mois de vie solitaire, le P. Troadec a de nouveau un confrère, le P. Paquette. Mais à Samba, le P. Gabriel Krummen-acker tombe malade : le P. Troadec doit assumer la direction de cette importante mission... On lui parle d'un intérim de six mois : il y reste trois ans. Le P. Troadec rentre alors en France. A son retour, il revient à Logbikoy et reste encore une année solitaire, jusqu'à l'arrivée d'un jeune confrère. La région avait été sérieusement travaillée, au point de vue apostolique, par le P. Pérono. Ces dernières années, le nombre des chrétiens n'avait pas considérablement augmenté. En 1947, lors de la fondation de la mission de Bisseng, 1.500 des paroissiens y ont été rattachés. Logbikoy gardait encore 53 postes de catéchistes, avec 3.494 chrétiens et 1.761 catéchumènes.

Revenu en France, le P. Troadec fut ensuite affecté à l'oeuvre de Misserghin en Algére et y resta dix années. Pour des raisons de santé, il dut prendre sa retraite à Langonnet en 1968, puis à Piré en 1970. Revenu à Langonnet en 1974, il devait y décéder le lendemain de son anniversaire le 14 février 1975, à l'âge de 66 ans.

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Mgr François MAURER
Vicaire apostolique de Saint Pierre et Miquelon
décédé à Wolxheim, le 5 avril 2000, âgé de 77 ans

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Né : 08.05.22, Bernardvillé (67). Profès : 02.10.42, Cellule
Prêtre : 15.02.48, Chevilly. Évêque : 31.05.71

Regard bleu, perçant, sourire avenant sur les lèvres, voix puissante, François Maurer avait le teint rouge vif et l'accent alsacien prononcé des vignerons de Bernardvillé. Il a suivi depuis 1932 le parcours régulier de nos petits ou grand scolasticats, bousculé parfois par les événements de la guerre.

Le 5 octobre 1948, il débarque à Saint-Pierre : « J'y suis venu par obéissance, j'y suis resté par amour... Moi aussi je souhaitais l'Afrique. Mais, me rencontrant un jour dans les couloirs du Séminaire, le supérieur général me dit : 'Vous, un Alsacien, vous supporterez le froid !' Je compris que mon sort était fixé ! » Il y restera cinquante ans...

Enjoué, s'intéressant à tout et à tous, toujours en quête de quelque nouvelle entreprise, il a déployé dans mon petit pays (242 km , 7 000 habitants), un zèle digne des premiers spiritains de notre histoire, débarqués dès 1763 dans notre archipel, après d'épiques traversées de l'Océan. Il n'avait pas pour autant le pied marin ; à peine franchie la rade, le mal de mer lui blanchissait le nez ! A l'hilarité générale !

Il fut d'abord professeur et directeur au collège Saint-Christophe. Un vrai maître de jeunesse, exigeant pour lui-même, exigeant pour les autres, amoureux des camps de vacances dans les îles voisines, arpentant la « montagne » en tous sens avec les jeunes; herboriste, jardinier - le plus beau jardin du pays, où il travaillait d'arrache pied aux premières heures du matin : « Mon parloir », disait-il, car on y venait le consulter ou se faire aider discrètement. (Sa générosité, tant dans les îles qu'à l'extérieur, fut proverbiale).

François était un authentique disciple du P. Libermann, dont il citait de mémoire les paroles essentielles. Toute son action apostolique émanait de son 'union pratique avec le Seigneur', entretenue par une intense vie de prière et une offrande joyeuse de lui-même à l'Esprit Saint. Il a toujours manifesté une piété d'enfant envers le Saint Cœur de Marie. Il a parsemé nos îles de statues mariales diverses auprès desquelles il multipliait les pèlerinages.

Dix-huit ans plus tard, il demande à nouveau à partir pour l'Afrique. Pas de dialogue à l'époque : la réponse est sa nomination comme quinzième préfet apostolique des îles ! En 1970, Rome érige l'archipel en vicariat. Le père Maurer en devient le premier évêque. Quatorze prêtres religieux saint-pierrais sont alors présents dans tous les continents, et une quarantaine de religieuses saint-pierraises. Lui n'aura, pour l'aider dans son ministère, que deux prêtres et deux séminaristes stagiaires et quelques religieuses de Saint-Joseph !

« Monseigneur », - ainsi l'appelle-t-on désormais, - va donner durant trente ans d'épiscopat, toute sa mesure d'apôtre. Ministère paroissial de curé avec ses engagements les plus variés, visites aux malades, dans la brume ou dans la neige (il fut un homme de compassion), promoteur et défenseur de l'enseignement catholique, dont il restera directement responsable (ce qu'on lui a parfois reproché), bâtisseur ou rénovateur d'écoles, de chapelles, d'églises, favorisant un culte populaire adapté aux orientations de Vatican II... Monseigneur déléguait peu ; omniprésent, il tenait le gouvernail fermement. Des photos célèbres l'ont représenté à la tête d'un mouvement social avec les autorités locales, lors des conflits de pêche avec le Canada. Quand il s'agissait de défendre les siens, il s'élançait à l'abordage ! Son nom est inscrit dans l'histoire de l'archipel.

Une terrible maladie l'a terrassé aux alentours de ses 75 ans. Ce fut son « ultime croix rédemptrice », comme il disait, qu'il a portée sereinement, encourageant lui-même ,eux qui l'entouraient... « Je veux mourir comme Jésus, en souffrant pour mon peuple ... Mon coeur restera dans les îles. Je continuerai, par la prière, à les rassembler auprès de Dieu... Père, sauve-les tous, que nul ne se perde ! ... Au royaume de l'Amour, il n'y aura que l'Amour »... Il me souffle à l'oreille : « Alphonse, quand tu parleras de moi aux gens de là-bas, dis-leur de ma part que ma dernière parole pour chacun et chacune aura été, comme toujours, celle de la sainte espérance ». Le 5 avril 2000, il « entrait dans la vie ».
Alphonse Gilbert


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Le Père Prosper LITZLER,
décédé à Wolxheim-Canal, le 29 juin 1964,

à l'âge de 77 ans et, après 53 années de profession.
BPF n° 133 p.509-511

Le P. Litzler naquit à Oberdorf, dans le Haut-Rhin, le 25 mai 1887. Il fit profession à Neufgrange, le 21 septembre 1910, fut ordonné prêtre à Knechtsteden, le 10 octobre 1914, et c'est à Fribourg qu'il fit sa Consécration à l'apostolat, le 1er août 1915.

Il fut d'abord, durant quelques années, professeur à Saverne (19181925), puis à Neufgrange (1925-1926). Son premier poste hors de France fut à Saint­Pierre-et-Miquelon, comme vicaire, de 1927 à 1929. Et c'est ensuite qu'il arriva à la Guadeloupe.

La Providence a ménagé à ce bon Alsacien la satisfaction de venir mourir dans son pays natal et d'y reposer. Mais c'est la Guadeloupe qui a bénéficié de toute son ardeur apostolique. Certes, quelques-uns, de son vivant, avaient, en parlant de lui, un sourire amusé; mais mieux on le connaissait, plus on l'estimait.

Sa tenue était toujours très soignée, avec, parfois, une pointe de recherche; mais très pénétré de la dignité du sacerdoce, il ne concevait pas qu'un prêtre puisse s'exhiber en tenue négligée, et il aurait considéré. comme une faute de n'avoir pas une tenue digne, respectable même.

Ce même souci du beau, du bien, se retrouvait dans sa prédication. Certes, tous les confrères n'appréciaient pas ses sermons « trop longs » et. d'un style solennel, gente éloquence sacrée. Mais là encore, cette façon de faire venait de ce qu'il voulait transmettre avec autorité et majesté la Parole, de Dieu. Un style plus direct et un sujet traité en partant davantage de la vie même du peuple eut sans doute été préférable, mais cette faiblesse ne vient-elle pas de la formation qu'il a reçue et de sa méthode de travail ? Car c'est bien d'un travail qu'il s'agissait, et d'un rude travail! C'était. admirable de le voir, dès le lundi matin, commencer la composition de son sermon pour le dimanche suivant: il cherchait de tous les côtés dans sa bibliothèque, et au besoin empruntait quelque livre, fouillait l'Ami du Clergé, prenait un morceau par ci, une idée par là, agençait, pesait, taillait, recoupait, raturait, recommençait; bref, c'était un vrai travail qui durait parfois jusqu'au samedi. Logiquement parlant , on dira qu'avec d'aussi grands efforts une autre méthode lui aurait donné de bien meilleurs résultats; peut-être. Mais ce ne sont pas les plus beaux morceaux de littérature qui donnent les meilleurs résultats apostoliques. Que chacun fasse tout son possible, à l'exemple du P. Litzler, et le Seigneur donnera la fécondité qu'il jugera à propos.

Pour les cérémonies religieuses et le chant, le même trait essentiel de son caractère tranchait avec autant de vigueur. Ceux qui le jugeaient de l'extérieur souriaient de la pompe qu'il aimait à donner aux cérémonies et de la solennité traînante de son chant, excessivement traînante sur la fin de sa vie. Ne disait-on pas, en blaguant, qu'il mettait cinq minutes, montre en main, pour. chanter une préface ! Mais ce qu'il convient de retenir, c'est cette volonté de célébrer avec toute la dignité qu'impose la Majesté de Dieu.

Autre aspect caractéristique du P. Litzler, c'était son attachement au service des jeunes. Il fut l'un des promoteurs de l'évangélisation des jeunes Guadeloupéens par les mouvements de jeunesse, selon la méthode de son temps. Il fut &ailleurs décoré par le Préfet Ravail, en 1954, pour services rendus, de la Médaille de Sport P. S. F. La raison profonde de cette ardeur, c'est que, toute sa vie, il s'est efforcé d'être le Bon Pasteur, selon ce qu'il avait longuement médité dans l'Évangile. Il s'appliquait à connaître chacune de ses ouailles, et ses efforts sur ce point étaient favorisés par une excellente mémoire. Repassant, vingt ans après, dans une paroisse où il n'avait séjourné qu'un an, il connaissait encore par son nom plus d'un paroissien ... !

Et c'est cette même ardeur apostolique qui l'a maintenu au travail jusqu'au bout. Usé par l'âge, de santé précaire, ne pouvant plus assurer un ministère paroissial, il avait demandé un emploi moins chargé, et il fut tout heureux d'être placé comme aumônier. Mais là encore, ce n'était pas un poste de tout repos. Il assurait le service d'une clinique et de deux hôpitaux répartis sur quelque deux kilomètres d'une rude montée. Sans calculer, sans y prêter attention, il s'est donné de tout son coeur à ce nouveau ministère, lui consacrant toutes ses forces de plus en plus chancelantes. C'est seulement lorsqu'un épuisement total l'eut terrassé qu'il laissa la place à un autre.

En 1954, il avait été nommé Doyen d'honneur et placé comme socius de l'archiprêtre à l'église-cathédrale de la« paroisse de Saint-Pierre et Saint-Paul à Pointe-à-Pitre. C'est en la fête des saints Apôtres Pierre et Paul qu'il s'éteignit à Wolheim-Canal, le 29 juin 1964. Et c'est maintenant un grand sourire de charité et de bonheur qui répond dans l'assemblée des Saints à l'évocation du Père Prosper Litzler.

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Père Armand LUX
Décédé à Strasbourg le 24 avril 2002, à l'âge de 78 ans.

Né : 29/07/24, Saverne. Profès : 4/10/43, Recoubeau. Prêtre : 18/06/50, Rome.

Image
Photo: J-P D

AFFECTATIONS :
HAITI : Port-au-Prince (50-60).
FRANCE : Saverne (60-65) ; St Pierre et Miquelon (65-70).
LA REUNION : Rivière des Galets (70-73).
FRANCE : Ministères divers (74-84) ; Neufgrange (1984-2002)

Le Père Armand André LUX, d’une famille de 7 enfants, habitait à Saverne dans la rue de l’Oignon où naquirent 7 prêtres entre 1930 et 1950. Proche de l’îlot du Moulin, il connaissait la maison du P. Libermann et son histoire. Son père était comptable et sa maman faisait les travaux ménagers. Armand est entré dans l’école apostolique de Neufgrange en 1934 et a suivi la filière spiritaine dans une période perturbée : Saverne, Cellule, Saverne, Allex (via la Suisse) Il fait son noviciat à Recoubeau et après sa Profession religieuse et sa philosophie à Langonnet, il fait sa licence en théologie à Rome et y est ordonné prêtre.

Dès sa 1ère affection, il se consacre à l’enseignement, au collège St Martial où il enseignait en classe de 4ème. Armand se souciait autant de la formation humaine des jeunes que de leurs études. Il faisait son travail avec intelligence. En 1959, il reviendra définitivement de Haïti : jusqu'en 1965, il enseignera à Saverne et sera administrateur des paroisses de Waldolwisheim, de La Petite Pierre et de Petersbach, où il avait hérité d’une situation très difficile. Il y a assuré un ministère de réconciliation pour lequel Mgr Weber lui a été très reconnaissant. De 1965 à 1970, il a assuré un ministère paroissial à Miquelon où il a restauré l’église. Pour de nombreux services rendus, on lui a décerné la médaille du mérite national. De 1971 à 1973, il changera encore une fois d’horizon et sera affection à l’île de Réunion.

De retour en France, il reprend immédiatement du service à Seltz. Mais commencent ses ennuis de santé. Il passe 3 mois de convalescence chez sa sœur Annie. Puis (74-84) il est affecté à Keskastel, Harskirchen, et Sarrewerden, avec son frère Lucien. On leur confie ces 3 paroisses ainsi que 4 églises mixtes, si bien que Mgr Elchinger s’en étonnait et leur disait en plaisantant : "mais vous avez un petit diocèse à vous deux !". Le 13 octobre 1982, il a dû subir un double pontage à Strasbourg. Usé, sa santé ne lui laissera plus de répit. Il se retire à Neufgrange en 1984. Sa grande discrétion s’est peut-être accentuée à cause de son état de santé. En avril 98, il subit une 2è opération à cœur ouvert à Nancy. En avril 2000, il fête son jubilé d’or sacerdotal et, en septembre, il fait même un pèlerinage à Banneux. En mai, il est hospitalisé à Sarreguemines où l’on détecte une tumeur cancéreuse et une leucémie qui le fatiguent beaucoup. Le 16 janvier 2002, est hospitalisé à Strasbourg où il terminera ses jours. Il était particulièrement assisté de sa sœur Annie, de ses neveux ainsi que de notre confrère Pierre Laurent. Le personnel soignant était admirable de dévouement. C’est avec un calme et un courage remarquable, qu’il a vécu son chemin de Pâque. Lucide sur son état, il se confiait au Seigneur à travers ses souffrances, sereinement il s’abandonnait entre ses mains, le 24 avril.
D'après la présentation de Pierre-Marie GASCHY

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P. Joseph CADORET
Annales du Diocèse de Port-Louis, par Mgr Joseph Mamet 1916 – 1926 ; p. 153


Il est né le 08 /06 / 1853, à Mencon, Morbilhan (diocèse de Vannes) ; premiers vœux à Chevilly le 27 / 08 / 1882 ; Vœux perpétuels à chevilly, le 26 / 08 / 1888 ; Ordonné diacre à Paris le 11 / 06 / 1881 et prêtre à Chevilly, le 28 / 10 / 1881 ; Il a travaillé à Maurice du 09 / 09 / 1897 à sa mort, le 20 / 01 / 1924 ; il est enterré à Ste Croix

Dans la matinée (20 janvier 1924), mort à Saint-Jean du R.P. Joseph Cadoret C.S.Sp., emporté par une crise d'urémie . Le lendemain de Noël les premiers symptômes avaient paru et le Père avait été transporté de sa cure de Rivière-Sèche à celle de Saint-Jean.

Il était né à Mendon, dans le Morbihan, diocèse de Vannes, le 8 juin 1853 . Il commença ses études primaires à l'école de la ville épiscopale et les acheva au petit scolasticat de Notre Dame de Langonnet . Entré chez les Pères du Saint-Esprit en décembre 1871, prêtre le 28 octobre 1881, admis aux vœux en 1882 . il partit alors pour Saint-Pierre-et-Miquelon .

La Congrégation y avait fondé un collège en 1873 : il fut attaché à cet établissement pendant dix ans . Dans le courant de 1892 le gouvernement français résolut de chasser de cette vieille colonie les spiritains, qui la desservaient depuis 1816 . Mais en même temps, aux religieux qui consentiraient à rester comme prêtres séculiers, des postes avantageux étaient promis . Le Père Cadoret fut de ceux qui refusèrent même de prêter l'oreille à pareilles propositions . Le collège ferma, presque tous les Pères s'en allèrent - pour vingt ans seulement : la nouvelle combinaison marcha si mal que Paris se vit forcé de réinstaller la Congrégation en 1912 .

Du froid et des brouillards de Saint-Pierre-et-Miquelon le Père Cadoret passa à la chaleur des îles tropicales de l'Océan Indien .

Il est curé de Saint-Bernard à la Réunion en 1892-1893, missionnaire à Mayotte en 1893-1894, à Nossi-Bé en 1895-1897 .

Maurice l'accueillit le 9 septembre 1897 . Successivement vicaire à Rodrigues, 1897-1898, à Saint-Jean, 1899-1900, à Pamplemousses, 1900-1904, il devint curé de Chemin-Grenier en février 1904 . Il allait le rester dix-huit ans - avec une interruption de six mois, octobre 1909-avril 1910, pour un congé en France .

Assez tôt après son retour se déclara une pénible infirmité . Négligée, elle empira graduellement, au point de nécessiter enfin une sérieuse intervention chirurgicale . En avril 1922 il dut quitter sa paroisse . Toute la Savanne le regretta ; il jouissait d'une popularité universelle . On admirait fort son zèle, son désintéressement, son inépuisable charité ; autant peut-être appréciait-on sa jovialité, son dédain des conventions mondaines, la rondeur pittoresque de son langage aussi bien en chaire, que dans la vie courante .

Le 6 mai(1922) il partit pour la France ; il revint le 8 janvier 1923 . Mais il ne montrait plus la vigueur et l'entrain d'autrefois . Si l'opération subie l'avait définitivement débarrassé de sa très gênante incommodité, elle le laissait amoindri ; le poids de la vieillesse, qu'il avait porté allégrement jusqu'alors, maintenant l'alourdissait : manifestement, ses soixante-dix ans lui pesaient . Néanmoins, il reprit du service : à Montagne-Longue de janvier à mai (1923), puis à Rivière-Sèche, où il remplaça le R.P. Kiffer C.S.Sp .

Il est mort sous le harnais, donnant un exemple admirable de renoncement et d'attachement au devoir .

Sa personnalité se trouve fort bien définie dans ces dernières lignes d'une notice nécrologique parue dans Le Cernéen. « Original à ses heures, timide en tout temps, le Père Cadoret vivait délibérément loin du mouvement de notre île . Il lui fallait l'intimité des relations continues pour qu'il se livrât avec toutes les spontanéités d'une bonhomie très enjouée qui ne tourna jamais cependant au détriment de la dignité ecclésiastique . Aussi connut-il parmi nous de précieuses sympathies qui lui sont restées fidèles jusqu'à la dernière heure et le suivront dans la tombe » .

Si dégarnis sont nos cadres qu'un successeur ne peut lui être donné : la paroisse de Rivière-Sèche, avec ses 4,500 catholiques restera vacante . De Mahébourg le R.P. de Boucherville C.S.Sp. viendra y dire la Messe un ou deux dimanches par mois ; du Centre-de-Flacq le Chanoine Frésia répondra aux appels de malades qui l'atteindront .

Le Père Joseph CADORET, 1853-1924
Par le P. LE MAILLOUX

Joseph Cadoret est né à Meucon le 6 juin 1853, de Jacques Cadoret et Anne Ehamio, bouchers de profession. Né dix ans après Félix Cadoret, il suivit l'exemple de son frère aîné et devint spiritain. Prêtre à Chevilly le 28 octobre 1881, il fit sa consécration à l'apostolat le 27 août 1882.

Sa première affectation le conduisit en Amérique du Nord dans les îles de St-Pierre et Miquelon. Il y resta dix ans : professeur, vicaire, puis curé.

La seconde partie de sa vie missionnaire fut consacrée aux îles de l'océan indien : curé de St-Bemard à la Réunion ; deux ans de ministère à l'île de Mayotte dans les Comores ; deux ans vicaire à l'île de Nossi-Bé proche de Madagascar; et enfin à l'île Maurice, où il exerça son ministère pendant 26 ans : à Chemin-Grenier et à la Rivière-Sèche. Il est décédé, à 70 ans, le 20 janvier 1924, au presbytère de St-Jean Quatre-Bornes. L'évêque de Maurice, Mgr Murphy, fit son éloge : "La vie du P. Cadoret fut une vie pleine de mérites devant Dieu, et pleine de fruits apostoliques, dans les missions les plus malsaines de Maurice. Nous n'avons aucun doute que le divin Maître l'ait bien accueilli dans son Royaume.

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Le Père Alfred MULLER
décédé le 31 mai 1984, à Wolxheim, à l'âge de 76 ans


Le Père Alfred MULLER est né le 4 avril 1908 à Ingersheim (68) dans une famille profondément chrétienne. Une de ses sœurs est religieuse chez les Soeurs de la Charité.

Dès l'âge de 12 ans, le jeune Alfred se sent attiré par la vocation missionnaire. Il entre à l'École des Missions de Blotzheim où il fait partie des tout premiers élèves de l'école apostolique qui venait d'être ouverte. De -ces premiers élèves de Blotzheim ne vivent plus que les Pères Charles Baumgarten (à Colmar), Jean-Baptiste Gur (à Wolxheim) et Henri Haegy (Ile Maurice). Après Blotzheim, c'est Saverne pour les études secondaires. Il entre au noviciat des Pères du Saint-Esprit à Orly en 1927 et fait sa profession le 8 septembre 1928. Mortain, pour les études philosophiques, et Chevilly, pour les études théologiques, études interrompues par trois années de surveillance et de professorat à Saint-Pierre-et-Miquelon. Il est ordonné prêtre à Chevilly le 3 octobre 1936 et fait la consécration à l'apostolat le 4 juillet 1937.

Sa première affectation fut le Cameroun, dans le Vicariat apostolique de Yaoundé où il a passé 22 ans. On le trouve successivement dans les missions d'Obout, de Lomié, de Nkol-Avolo, de Messa (6 ans), d'Akono où il est professeur au petit séminaire, de 1949 à 1958, et enfin dans la mission de Nkomotu.

C'est en 1959 qu'il rentre en France pour être économe à Allex pendant 1 an. Se sentant de nouveau en forme, il demande de repartir en mission. Sa santé ne lui permet plus de retourner en Afrique. Il va alors dans les Iles de Saint-Pierre et Miquelon qu'il connaissait, et y reste 5 ans comme curé de Miquelon.

Fatigué, il revient en France pour soigner sa santé. Il s'adonne alors à des ministères divers à Bordeaux, à Cellule (économe) et enfin comme aumônier dans des Maisons de Cure, à Cernay (68), à Pont-à-Mousson (54) et enfin à Marienbronn (67).

Épuisé, rongé par un mal implacable, ayant beaucoup de mal à marcher, il se retire définitivement à Saint-Léon de Wolxheim en 1982 où il meurt le 31 mai 1984, jour de l'Ascension.

Le Père Alfred a connu beaucoup de misère dans sa vie et il en a soulagé beaucoup. D'un tempérament gai et affable, d'un contact facile, il était toujours disponible pour venir en aide à ceux qui souffraient. Il nous laisse le souvenir d'un prêtre et d'un missionnaire zélé, tout donné à Dieu et aux âmes les plus pauvres.
Eugène HUGEL

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Le Frère Pierre LE TIEC
décédé à Langonnet, le 19 janvier 2000, âgé de 98 ans

Né : 22.12.01, à Saint-Pierre. Profès : 09.09.34, à Chevilly
AFFECTATIONS Approximativement :
Chevilly (34-35); Ruitz (36-37); Mortain (38); Piré (39); etc.
Mortain (44-47); Chevilly (47-52); Rue Lhomond (52); Cellule (53-56)
Maulévrier (56-66 et 70-71); Langonnet (67-69); Saint-Ilan (72); Mortain (73)
Retraite active : Langonnet, depuis 1974

Le Frère Pierre Le Tiec est né le 22 décembre 1901 à St-Pierre dans l’archipel de St-Pierre-et-Miquelon. Il fait ses études primaires à St-Pierre, de 1909 à 1917, puis devient maçon. A l’époque, il a la réputation du meilleur maçon de l'île. Il laisse un barrage sur l'étang du Goéland. Dans les années 30, le Père Charles Heitz, préfet apostolique, l’encourage à demander son entrée dans la Congrégation. Le Frère lui en gardera une grande reconnaissance. Il vient à Chevilly où il fait son noviciat et émet ses premiers voeux suivis du triennat. Dès 1936, commence pour lui un véritable tour de France de nos maisons spiritaines, un parcours de disponibilité encore jamais vu. Suivons-le, guidés par ses notes.

« Je ne sais pas, dit il, si j’ai quelquefois été affecté à une maison, parce que j'ai toujours été en déplacement d'une maison dans une autre pour y faire des travaux de bâtiment. En 36, j'étais à Chevilly, puis à Ruitz. Revenu à Chevilly en 37. En 38, on m’envoie à Mortain avec une équipe de frères pour refaire un bâtiment au dessus de la sacristie et y aménager deux salles de classes. Entre-temps, la guerre est venue. On m’envoie à Piré pour faire des travaux nécessités par l’arrivée des novices-clercs. En 1940 : rue des Pyrénées, Maison Provinciale, - pour aider aux travaux en cours. Retour à Piré. En 1944, à la libération, je reviens à Mortain pour rouvrir le scolasticat.

En 1947, je suis allé passer quelques mois à St-Pierre-et-Miquelon.

En 48, je suis revenu à la Maison Provinciale, pour construire un garage ; puis je travaille du 19 mai au 9 août à Chevilly, pour ensuite retourner à la Maison Mère, travailler au dallage de la chapelle jusqu'au 6 octobre. Retour quelques semaines à la Maison Provinciale pour le local des Annales Spiritaines, puis Chevilly pour le hangar de la ferme, et enfin Paris pour terminer le local des Annales.

- 7 février 49 : Bletterans. - 16 décembre : Maison Provinciale. - Début 50 : construction d’un étage sur le garage à la Maison Provinciale ; ensuite, Chevilly, jusqu’au 4 décembre. D'où l’on m'envoie à Bletterans.

9 août 52 : revenu à Chevilly pour terminer la porcherie du Père Coste. - 27 novembre : Cellule, pour la construction de la sacristie. - 18 mars 54 : retour à la rue des Pyrénées, pour un 2e garage. - 28 mai : retour à Chevilly, pour une cabine de transfo. - 12 octobre : Piré, pour refaire l’étable. - 6 juin 55 : Maulévrier, pour divers travaux. - 22 février 57 : Langonnet. - 8 juillet 58 : Mortain. - l0 juillet 60 : Piré, pour construction d'un hangar. - 4 octobre : Langonnet, pour divers travaux.- 24 octobre 64 : revenu à Saint-Ilan. - 26 août 65 : toiture de la chapelle à Langonnet et travaux à St-Michel.

8 avril 67 à 8 avril 68 : congé à St-Pierre-et-Miquelon.
Mai 68 à octobre 69 : Maison Mère. - 20 octobre : Maulévrier. - en 70 : du 21 mai au 2 septembre, toiture de Saverne. - 2 septembre : retour à Maulévrier... - 5 juin 73 : Saint-Ilan, réparation de la chapelle. - 9 octobre : Mortain, remise du jardin.... »

Le 21 mai 1974, à 72 ans, il prend sa retraite à l’Abbaye de Langonnet ; mais il attendra ses 90 ans pour dire qu'il arrête de monter sur les toits.

En somme : un frère que les responsables des communautés se disputent en raison de sa compétence, de ses qualités humaines, de sa bonne humeur, sans toujours lui donner les moyens de réaliser, ni lui renvoyer les bonnes appréciations sur son travail.

Devant cet impressionnant tableau de services, qu’admirer le plus : la compétence professionnelle, la disponibilité au service des autres, le sens sportif, ou la foi mise à l’épreuve par l’itinérance continuelle ? Pierre Le Tiec devait compter beaucoup sur lui-même. Pas étonnant qu'il ait une structure physique, morale et spirituelle si solide ! Il ne savait pas s'arrêter! Pas étonnant qu'il puisse vivre la solitude, exigeant pour le travail, et trouvant difficilement un compagnon à sa mesure. Il y en eut un : le Frère Gerlacus.

En résumé, il a passé de communauté en communauté, témoignant de la foi enracinée en lui depuis le rocher de St Pierre, témoignant de sa fidélité à Dieu à travers la prière et le travail comme lieux de sanctification. Ora et labora, telle pratiquement aurait pu être sa devise, s’il avait songé à en prendre une. Et ainsi, il a passé en faisant le bien.

Alors, Seigneur, tu peux lui dire : Entre dans une maison que tu n’auras pas construite ni aménagée, mais que j’ai bâtie pour toi et tes frères et où tu seras à l’aise pour me louer dans la joie du face à face que tu as désiré.
Pierre Loubier

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Le Père Émile HAAS
décédé a Wolxheim, le 4 juillet 1988, à l'âge de 79 ans


Le Père Émile Haas est né le 7 novembre 1908 à Mulhouse, dans une famille où la Congrégation était fort bien connue. En effet, son oncle maternel, le Père Charles Heitz, devenu plus tard Préfet Apostolique de Saint-Pierre et Miquelon, était spiritain, et sa propre sœur est entrée chez les Sœurs Missionnaires du Saint-Esprit et a pris le nom de Soeur Marguerite-Marie. C'est tout naturellement que le jeune Émile a songé à devenir, lui aussi, missionnaire et est entré au Petit Scolasticat de Suse, dans le nord de l'Italie.

En 1927, le voici au noviciat d'Orly où il fait sa profession religieuse le 8 septembre de l'année suivante. Le cycle des études le conduisit successivement à Mortain de 1928 à 1930, pour la philosophie, et à Chevilly, pour la première année de théologie. Au cours des vacances de 1931 que les scolastiques prennent à Langonnet, il est appelé un matin par le Directeur, et ce dernier lui demande s'il accepterait de partir pour trois ans à Saint-Pierre et Miquelon. Un temps de réflexion lui est laissé avant de pouvoir donner une réponse. Pour Émile, il est évident que ce séjour outre-mer va retarder son ordination de trois ans. A midi, son choix est connu :"C'est tout réfléchi; j'obéis !" et le soir même, il part dire au-revoir à ses parents tout surpris. Sa mère se montre peu enthousiaste, mais Émile manifeste déjà la disponibilité dont il fera preuve plus tard.

Nous sommes en 1934; après trois années de travail à Saint-Pierre et Miquelon, notre confrère rentre a Chevilly pour poursuivre ses études, et le 24 janvier 1937, il reçoit l'ordination sacerdotale. Le 4 juillet suivant, il fait sa consécration à l'apostolat.

Dans une lettre en date du 18 février 1987 à l'intention de Monseigneur Jean ZOA, Archevêque de Yaoundé, qui fêtait son jubilé épiscopal, Émile retraçait les différentes étapes de son ministère : "Il a juste 50 ans, j'avais été désigné pour me rendre au Cameroun. J'y ai célébré ma première messe à Douala le 29 septembre 1937. Affecté à Mvolyé, puis à Nsimalen ... envoyé au début de la guerre à Doumé, puis Medzek avec le Père François Pichon de 1940 à1946, Mfumasi de 1946 à 1948, Nkol Avolo 1950 à 1965, Nkomotou 1965 à 1986 ..."

Ses confrères ont toujours été frappés par sa capacité d'écoute des gens venus lui exposer leurs problèmes. Après la grand'messe du dimanche, il pouvait rester à entendre les palabres jusqu'à deux heures de l'après-midi, sans élever la voix. Mais chacun avait pu s'exprimer et souvent la paix revenait dans les foyers.

Après 49 ans et demi de vie missionnaire au Cameroun, Émile doit rentrer en France; il se retire alors à Wolxheim. En janvier 1987, lors de son jubilé sacerdotal, une de ses nièces lui dit -"Mission accomplie, mais pas terminée." Elle lui suggère de se joindre à Sainte Thérèse de Lisieux par ses prières et toutes sortes de bonnes oeuvres, afin de continuer à semer la bonne Parole partout où la nécessité se fait sentir. Et le Père Haas conclut sa lettre à Monseigneur ZOA en ces termes : Il Cela me semble l'unique conclusion valable. " C'est précisément ce qu'il a fait jusqu'à ce jour du 3 juillet 1988 où il a reçu sa dernière obédience pour la Maison du Père.
Jean CRIAUD

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Le Père Léon VAULOUP,
décédé à Paris le 10 janvier 1932,
à l’âge de 47 ans.


Léon Vauloup naquit le 9 août 1884, à Saint-Ouen-le-Brisoult, dans l’Orne, au diocèse de Séez. Dès sa première enfance, il montra de grandes inclinations pour la piété. Il n’entra pourtant qu’à l’âge de seize ans au Petit Séminaire de la Ferté-Macé. Il semble qu’il ait eu toujours à souffrir de cette initiation tardive au culte des belles lettres. Sa mémoire manquait de souplesse, et les difficultés qu’il trouva dans ses études lui firent douter de lui-même. Il garda toujours de sa première formation une certaine rusticité de manières, compensée d’ailleurs par un jugement pratique et une aptitude à tourner les difficultés, auxquels ceux qui l’ont connu dans sa jeunesse aimaient à rendre hommage.

Le service militaire qu’il fit à Paris, de 1905 à 1906, le mit en relations intimes avec deux de nos scolastiques. MM. Lamendour et Grandin, dont l’influence acheva de le décider à se faire missionnaire dans notre congrégation, projet qu’il nourrissait déjà de longue date.

Il entra au noviciat d’Orly et y fit profession le 28 février 1908.
À la consécration à l’apostolat il reçut son obédience pour le vicariat apostolique de Loango. Mgr Dérouet, le destina à la nouvelle mission de Notre-Dame du Mont-Carmel de Mourindi. Le P. Georges Patron et le P. Joseph Bonneau venaient de fonder cette station avec l’aide du F. Eucaire, menuisier, et du F. Louis, religieux indigène, chargé des plantations.

Le P. Vauloup se mit avec ardeur à l’étude de la langue Yaka et, à l’aide d’un catéchisme élémentaire, composé par le P. Le Scao, en dialecte varama, il se mit à évangéliser les Varamas et les Voungous, qu’il visitait presque tous les mois, et chez qui il compta bientôt près de quatre cents chrétiens.

Quand la guerre éclata, le P. Vauloup fut mobilisé sur place. On le chargea un instant de l’instruction militaire d’un contingent de recrues indigènes, puis il fut mis en sursis d’appel et put donc se livrer tout entier à son apostolat.

Il se donna à ses ouailles avec tant d’ardeur, qu’il lui fallut regagner la France pour cause de santé, en 1918. Il était si fatigué, qu’en cours de route il fallut le débarquer à Conakry et lui permettre d’attendre qu’une amélioration de son état général le mît à même de poursuivre son voyage. Malgré cela, il fut remobilisé à son retour, le 29 septembre 1918, et vécut sous l’uniforme militaire jusqu’au 7 février 1919, après quoi il fut mis de nouveau en sursis jusqu’à la date de sa démobilisation.

Nous empruntons le reste de cette notice au bulletin, le Foyer paroissial, organe officiel de la préfecture apostolique de Saint-Pierre et Miquelon, où il devait passer le reste de ses jours.
« Après un long repos dans sa famille, le P. Vauloup s’embarqua, en octobre 1920, pour Saint-Pierre et Miquelon, champ d’apostolat moins dur que celui d’une mission d’Afrique. Mgr Oster, le préfet apostolique, le nomma curé de la quasi-paroisse de Miquelon.


« Pendant les onze années de son séjour, tout dévoué aux intérêts des âmes, le P. Vauloup consacra ses loisirs à l’agriculture. À force de patience et d’industrie, le curé réussit à faire entrevoir à son peuple de nouvelles ressources en dehors de celles fournies par la pêche, ressources dues aux cultures vivrières et aux pâturages. Le Gouvernement apprécia ces efforts et, en février 1927, nomma le P. Vauloup Chevalier du Mérite agricole.

« Au mois d’avril 1930, le P. Vauloup tomba malade et dut encore rentrer en France. Il rejoignit son poste à Miquelon en janvier 1931, mais il fut repris du mal qui l’avait terrassé dix-huit mois auparavant. Il put néanmoins retourner en France par le courrier du 14 novembre.

« On lui découvrit, à la radiologie, un abcès cancéreux au cerveau. À brève échéance c’était, si on n’opérait pas, la paralysie du cerveau avec d’atroces souffrances. Mis au courant de son état, le cher malade fut d’avis de laisser tenter l’opération qui eut lieu le samedi 9 janvier, dans la soirée ; mais le père était trop affaibli. Il reçut l’extrême-onction le lendemain, dimanche et mourut ce même soir, 10 janvier, vers onze heures. » -
BG, t. 35, p. 694.

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Le Père François MICHEL,
1906-1962

C'est le 2 juillet 1906, en la fête de la Visitation de Notre-Dame, à qui il devait vouer une si grande dévotion, que naquit François-Marie MICHEL, au pays de Kéruon, à quelques kilomètres du grand port de Brest. Le papa était "dans la marine" et avait bourlingué un peu sur toutes les mers ; la maman une authentique maman bretonne.

François était le benjamin. Il aimait à raconter avec quelle insistance sa mère lui disait : "Si tu savais, mon petit "Fanch," comme maman serait heureuse si le bon Dieu voulait te prendre à son service, et faire de toi un prêtre." Le petit François grandit, et un beau jour des années 1918-1919, il quitta tout, car le Seigneur l'appelait. Le voyage fut long... pensez donc ! Le train ne devait s'arrêter qu'en pleine Auvergne, pour atteindre Cellule, alors école apostolique, avant de devenir le noviciat des clercs.

Le premier soir, c'est près de Notre-Dame de la vocation, qu'anciens et nouveaux étaient réunis pour la prier, lui confier leur vocation et chanter son cantique : "Elle nous aime et nous sourit des cieux." Le bon père Blériot, ancien supérieur de Braga (Portugal) et de Gentinnes (Belgique), présidait aux destinées de la maison. Le corps professoral était déjà réputé et devait l'être davantage encore les années suivantes. Alors comme aujourd'hui, les vocation bretonnes étaient nombreuses ; l'élève François MICHEL ne fut pas trop dépaysé, car parmi les Finistériens il y avait son cousin germain Henri Lavanant. Ils ne pouvaient se douter que quarante ans plus tard ils se retrouveraient aux Antilles, l'un comme supérieur du séminaire-collège de Fort-de-France, l'autre, comme supérieur de celui de Basse-Terre.

Les études secondaires terminées, ce fut le départ pour le noviciat d'Orly et la prise de soutane. A la fin du noviciat, le jeune abbé MICHEL fut désigné pour un "stage" au collège de St-Pierre-et-Miquelon, puis ce fut le service militaire en Afrique du Nord, la philosophie à Mortain et la théologie à Chevilly. En 1934, il était ordonné prêtre : le rêve du fils et de la mère était réalisé.

L'apostolat du père MICHEL peut se diviser en trois temps :
A Landudec, il resta une dizaine d'années. Comme il les aimait ses petits gars! Les pères Gayet et Bélec pourraient nous dire tout le bien qui s'y fit, comment peu à peu l'école du village se vida au profit de celle des pères. Survint la guerre en 1939 : soucis, démarches, camps de prisonniers d'où il réussit à s'évader, mais où il avait attrapé cet ulcère dont il devait souffrir toute sa vie.

En 1946, il fut désigné pour St-Pierre-et-Miquelon. Ce n'était pas pour lui déplaire : il en avait gardé un excellent souvenir et allait retrouver ses anciens élèves dont beaucoup occupaient des postes importants. Il fut reçu dans l'enthousiasme. Douze ans durant il fut curé de Saint-Pierre et pro-préfet apostolique, sans compter la direction du chant, car il était musicien dans l'âme.

En 1958, il rentra en France pour un congé bien mérité. Celui-ci terminé, il fut désigné pour la Guadeloupe, où il arriva en 1959. Reçu avec joie par le père Bélec à Pointe-à-Pitre, il fut maître de chapelle à la grande église. Cela dura quelques mois, et un jour, Son Excellence lui demanda s'il accepterait la direction du séminaire-collège. "Monseigneur, dit-il, ne me demandez pas si je serais content d'aller au séminaire ; dites-moi d'y aller, et j'irai." Il y alla ; la désignation fut heureuse. Par sa bonté, son calme, sa patience, son habitude des enfants, il gagna l'estime générale. Pour tous, il était "le bon père MICHEL"

Malgré ses nouvelles fonctions, il aimait beaucoup le ministère paroissial, et acceptait toujours de rendre service ; parfois même, il y avait contestation entre deux promesses, car il ne savait pas refuser. Sermons de fêtes patronales, journées des vocations, retraites, remplacements, l'ont fait connaître et estimer dans tout le diocèse, y compris les lointaines dépendances.

Cependant, certaines paroisses le voyaient plus souvent, on ne saurait s'en étonner. Aux Mangles, il y avait l'ancien de St-Pierre-et-Miquelon, le père Strullu ; à Sainte-Anne, il y avait l'ancien de Landudec, le père Gayet ; à Capesterre, il y avait l'abbé Saint-Félix, et à Terre-de-Bas sa population, ses marins qui lui rappelaient Saint-Pierre et avec lesquels il liait volontiers conversation, souhaitant pour eux des méthodes nouvelles pour leur rude métier. Cette vie calme, sans bruit, lui plaisait beaucoup. Il avait une âme franciscaine : il aimait la conversation de l'agneau et de sa mère ; Rex, le bon chien, compagnon de ses sorties, au Cap pour la marche, à L'Anse-à-Dos pour le bain ; il aimait "biquette" qui venait manger dans sa main, et il avait fabriqué une petite maison transportable pour les petits lapins.

Au début de l'année 1962, son ulcère, son vieux compagnon comme il disait, devint plus méchant. Dans la nuit du 29 au 30 mars, il sentit comme un déchirement, eut la force de se lever et d'aller au réfectoire chercher de la glace.

Entendant du bruit, le père Le Pautremat accourut, le trouva prostré et gémissant. Le père économe téléphona au docteur Julan qui arriva tout de suite : il était un peu plus de quatre heures. Soins, piqûres, et, bien qu'il s'en défendit, départ pour la clinique, où dès son arrivée, il fut opéré d'urgence. Tout se passa bien.

Il rentra à la clinique le mardi 10 juillet pour la deuxième opération qui devait lui donner une nouvelle jeunesse. Il fut opéré le 12, l'opération semblait réussie. Le vendredi, il se réveilla souriant. Le samedi matin, il était si bien que la sœur lui disait : "On ne croirait vraiment pas que vous venez d'être opéré." Le soir, tout à coup, il dit à la mère : "Je ne me sens pas bien du tout." Le dimanche, on lui fit une transfusion, et l'on gardait un peu d'espoir. Le lundi, deuxième transfusion sans aucune réaction. Quand on le coucha dans sa chambre, il ébaucha le signe de la croix, mais, arrivée au font, sa main retomba. Le mercredi, peu après l'angélus du soir, pendant que près de lui deux de ses confrères disaient les prières des agonisants, il rendait son âme à Dieu. Il avait 56 ans et 16 jours. Son souhait fut exaucé : ne pas être longtemps malade pour ne pas gêner.

Les funérailles furent grandioses malgré la pluie. Elles eurent lieu au milieu d'un grand concours de peuple, de deux évêques et de plus de quarante confrères tant religieux que séculiers, de religieuses de toutes congrégations, de quelques élèves et de leurs parents. Dans son allocution, Monseigneur Gay insista sur la bonté du cher père MICHEL, sur le vide que laissait son départ, et sur l'urgence de susciter des vocations.

De nombreuses lettres vinrent de Bretagne, du Midi, de St-Pierre-et-Miquelon, des Etats-Unis, à l'occasion de sa mort. On est frappé de leur unanimité à célébrer les qualités humaines du père :

"Le père MICHEL était si bon, c'était vraiment le bon pasteur." "En lui nous perdons le meilleur conseiller ; qui dira ses bontés ?" "Il ne pouvait passer à côté d'une souffrance sans essayer d'y porter secours." "Sa bonté, sa douceur, son calme, ont été une révélation et une leçon pour nous."

Cher père MICHEL, vous voilà désormais dans la maison du Père, parce que vous fûtes tout à son service. Vous qui avez été si bon, obtenez-nous la bonté ; c'est une forme de la charité... et Dieu est Charité
. Jean-Baptiste Lahondès

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UNREAD_POSTPosté: Sam Fév 19, 2011 11:19 pm 
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Le Père Jean-Marie DOUABIN,
1912-1999


Image
Photo J-P D

Né à Le Chatellier le 15 août 1912, Jean Douabin a vécu son enfance dans le milieu agricole. Fils de cultivateurs du pays de Fougères, il a mis la main, très tôt à la charrue, comme beaucoup de jeunes de son âge, à cette époque. Il a même été commis de ferme; il est d'ailleurs resté lié avec la famille qui l'a employé. Derrière la charrue, il pensait à son avenir. Il avait entendu parler des Pères du Saint-Esprit. Après réflexion, il se décida à entrer dans la congrégation, comme Frère, à raison de son âge et de ses études écourtées.

Après un temps de formation, il fit profession en 1934 et fut envoyé à StPierre-et-Miquelon comme instituteur, de 1938 à 1956. Ceux qui l'ont connu dans cette fonction gardent un excellent souvenir de son enseignement et de sa rigueur toute bretonne.

En 1956, il rentre à Paris, rue des Pyrénées, alors maison provinciale, et ensuite à la rue Lhomond. Affecté aux Archives générales et passionné de photo, Jean Douabin s'investit dans le "micro-film" des documents ; il découvre ainsi toutes les richesses des écrits de Poullart des Places et du P. Libermann. Des cantines entières de documents le suivront quand Mgr Maurer, évêque de Saint-Pierre-et-Miquelon l'appela au sacerdoce -. il appréciait en effet la valeur spirituelle du Frère André-Marie, et savait qu'il avait dans sa jeunesse pensé au sacerdoce. Or Miquelon manquait cruellement de prêtres, deux curés venant de décéder coup sur coup !

C'était une aventure : il s'y engagea avec le consentement généreux des supérieurs. A un âge avancé, il avait quelque soixante ans, il suivit une formation théologique complète à Chevilly, et fut ordonné prêtre en 1974. De retour à St-Pierre-et-Miquelon, il sera vicaire à la cathédrale, puis curé à Miquelon.


En 1988, il rentre définitivement en France, et prend sa retraite à Piré. Il assurera un peu de ministère à Amanlis, la paroisse voisine. Il a eu la joie d'avoir, pas très loin de chez lui, sa famille qui souvent venait le visiter.

Les derniers mois, il soufflait beaucoup, au point qu'on l'appelait "Vulcain", et plaisamment il répondait : "Quand vous ne m'entendrez plus souffler, c'est que je serai mort." Ce qui n'a pas manqué d'arriver, après un cour séjour à l'hôpital, le 20 octobre 1999, à l'âge de 87 ans.
La communauté de Piré.

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UNREAD_POSTPosté: Sam Fév 19, 2011 11:18 pm 
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JE ME SUIS PERMIS DE RÉPERTORIER CES INFORMATIONS AFIN DE CONTRIBUER UN PETIT PEU A LEUR PRÉSERVATION

J'espère que le webmestre du site me pardonnera!

12.1 Le Père Casimir Le Gallo
botaniste .


http://www.spiritains.org/


Le père Casimir Le Gallo est né à Erdeven, dans le Morbihan le 25.06.1906. Ordonné prêtre le 01.10.1933, il est nommé pour Saint Pierre et Miquelon, mais il est retenu quelques mois comme professeur au Canada, au collège St Alexandre. De 1935 à 1946, il est à St Pierre, avant de retourner quelques années comme vicaire au Canada. En 1951, il est affecté à la Guadeloupe, où il est un temps curé de Lorient, dans l'ile de Sainte Barthélémy, puis professeur au Séminaire. Ensuite,il sera curé de plusieurs paroisses.

Partout où il est passé, le père Le Gallo, en plus de ses activités pastorales, s'est livré avec ardeur et compétence aux études et recherches en botanique. Il a étudié en particulier les mousses, les algues, les lichens, et les merchantiacées. Quatre cahiers de ses travaux et récoltes sont conservés au Museum de Paris; et une espèce lui a été dédiée:" la diplasio lejeunea galloana".

Il a écrit également de nombreuses contributions scientifiques dans des publications du Canada: Son œuvre principale est "Esquisse générale de la flore vasculaire des iles Saint Pierre et Miquelon", suivi d'un complément sur les algues, publiée en 1945. En 1951, il publie "Florule Bryologique des iles Saint Pierre et Miquelon" suivi en 1952 de "A travers les iles de la Madeleine". La même année est édité "Florule de la Vallée Natapédia", "Florule de l'ile Marguerite", "Lichens des iles St Pierre et Miquelon".
En 1955, après quelques années à St Barthélémy, il publie " Additions to the flora of St Barthélémy. The bariffean floresteur", suivi en 1957 de "Myrtus orbicularis", endémique des petites Antilles du Nord.
Le père Le Gallo va aussi entreprendre d'écrire la vie de plusieurs botanistes qui l'ont précédé: A. Calmette, P. Allorge, G. Dismer, A. Duss, autre spiritain, M. Le Hors. En tout, c'est 27 publications (livres ou articles) que le père laissera à sa mort, à Langonnet, en Bretagne, le 22.06;1976
P. Roger Tabard, archiviste général adjoint

"Un herbier appartenant au père Casimir Le Gallo a été déposé à l'Herbier de l'Université Louis Pasteur dans les années 1970. Il a été trouvé dans la Maison Saint-Léon à Wolxheim C'est dans cette maison que le père Le Gallo a passé quelques mois en convalescence et y a laissé une partie de son herbier. Il s’agit d’une partie de l’Herbier du père Casimir La Gallo, célèbre botaniste des Antilles " - (Note sur l'Herbier de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg)

Le Père Casimir LE GALLO, 1906-1976

Fils d'Emile Le Gallo et d'Ambroisine Géhanno, Casimir est né à Erdeven, le 25 juin 1906. Il fit ses études secondaires à Cellule de 1919 à 1925. Entré au noviciat d'Orly, il y fit profession le 8 septembre 1926, et émit ses vœux perpétuels à St-Ban en 1931. Il fut ordonné prêtre à Chevilly, le 1er octobre 1933.

En 1934, sa première obédience fut pour St-Pierre-et-Miquelon, mais il fut retenu quelques mois comme professeur au collège Saint-Alexandre (Canada) et ne débarqua finalement à St-Pierre qu'en 1935. Il y demeura jusqu'en 1946, puis fut vicaire à St-Edmond du Lac-au-Saumon (Canada) jusqu'en 1950.

En 1951, il fut affecté à la Guadeloupe, où il est successivement curé à St-Barthélémy de 1951 à 1956, professeur au petit séminaire de Blanchet de 1956 à 1958, curé de Vieux-Fort de 1958 à 1966, et vicaire à Pointe-à-Pitre de 1966 à 1970.

Le P. Le Gallo, outre ses activités pastorales, se livra avec ardeur et compétence aux études et recherches en botanique. A St-Pierre, à Miquelon, à la Guadeloupe, à St-Barthélémy, à la Désirade, en Guyane, il fit de nombreuses études sur les mousses, les algues, les lichens, les hépatiques et les marchantiacées. Quatre cahiers sur ces travaux et récoltes sont conservés au Muséum de Paris et une espèce lui a été dédiée : la diplosia galloana.

Il a écrit également de nombreuses contributions littéraires et scientifiques dans plusieurs publications du Canada, et a laissé une remarquable "Esquisse de la flore de St-Pierre-et-Miquelon."

Rentré en congé en 1970, le P. Le Gallo s'apprêtait à repartir en Guadeloupe, lorsqu'il fut atteint d'une gangrène, qui nécessita l'amputation d'une jambe. D'abord en convalescence à Wolxheim, il gagna Langonnet en 1973. Il y est décédé le 22 juin 1976, à 70 ans.

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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Jeu Oct 21, 2010 10:28 am 
SECOND MAITRE
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Augustine vous avez raison la vie c' est pas mal non plus, mais avec de la verdure et du soleil c'est moins triste,c'est ça être dans les vignes du Seigneur, c est ce qui manque dans notre cimetière nous c' est vraiment la colline aux sanglots, enfin nous quand on y va on peut rester des heures à regarder la mer c'est autre chose
merci pour la photo du cimetière ou repose le père Palussière qui lui aussi a marqué son passage parmi nous
mais avec le temps tout s en va c 'est normal c'est la vie

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Pierre-Marie Cloony - ::moto


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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Jeu Oct 21, 2010 9:02 am 
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Inscription: Ven Fév 12, 2010 7:43 pm
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Bien content de te savoir en pleine forme!

Barvo pour l'exam Augustine...

Je cours au travail... juste le temps de mettre les photos en question!
Bises a tous de nous deux!

http://www.cheznoo.net/paroissecatholiq ... _2010.html

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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Jeu Oct 21, 2010 6:27 am 
MATELOT
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Dédé,

Tu pourrais agrémenter un peu le sujet de Mgr. !
Celui-ci, est un peu tristounet avec toutes c tombes :'(
Il y a un nouvel Évêque à SPM qui, il me semble, fait son petit bonhomme de chemin...... ;-)
Il y a de superbes photos sur son site où il célèbre la fête des Marins, si tu trouves
un p'tit moment, (comme tu es un experts,) tu pourrais les partager ici !
Moi, j'sais pas trop comment faire, et comme j'ai pas trop le temps....
Allez, je retourne à mes corvées, demain école !! Gros bisous Augustine :hai:


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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Dim Oct 17, 2010 5:21 pm 
CAPITAINE DE CORVETTE
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c'est tres joli et bien net de voir toutes ces tombes avec les memes fleurs, ca donne moins fouilli que des tombes de toutes sortes et des fleurs toutes deparraillees, et aussi cela fait un tres beau fond d'etre enterre aux pieds des vignes comme Mgr Maurer.

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Brydie Drake


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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Dim Oct 17, 2010 4:21 am 
AMIRAL
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Il ne reste plus qu'a demander au maire de faire un cliché !
Ici Bas le Cimetière du Pére Palussiere

###########SERGIO########## ::trefle


Fichiers joints:
Commentaire: CIMETIERE DE CHEVILLY-LARUE
14 400 Habitants

CIMETIERE DE CHEVILLY-LARUE.jpg
CIMETIERE DE CHEVILLY-LARUE.jpg [ 35.67 Kio | Vu 12285 fois ]

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<<Serge Mahé>>
<<Freiburg-Allemagne>>


C'est De l'Enfer Des Pauvres Que Naît Le Paradis Des Riches!
<VICTOR HUGO>

http://www.google.fr/search?q=sergio975


Dernière édition par sergio le Lun Oct 18, 2010 3:28 am, édité 1 fois.
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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Sam Oct 16, 2010 8:01 pm 
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BONJOUR DEDE

RECTIFICATION DE LAURENT BRIAND - PEUT ÊTRE PEUX TU LE POSTER POUR CEUX QUE
ÇA INTÉRESSE

MERCI ET BONNE SOIRÉE

ALAIN

Concernant le Père Palussière, il est enterré à Chevilly-Larue en banlieue parisienne, dans le petit cimetière de l'ancien séminaire des pères du Saint-Esprit, qui est maintenant devenu une maison de retraite pour les prêtres de cette congrégation. Sa tombe est la première à gauche en rentrant. Y sont enterrés également, les pères LeBouris et Auguste Gervain.

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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Sam Oct 16, 2010 10:28 am 
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Peut-être qu'Augustine nous fera qqs cliches un de ces jours - Elle est bien OQP ces jours - ci! Coucou Augustine!

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André Lafargue
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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Sam Oct 16, 2010 10:21 am 
AMIRAL
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NORMALEMENT IL DEVRAIT Y ETRE .... :?:

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ALAIN G.DEMINIAC


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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Sam Oct 16, 2010 10:15 am 
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Au fait je n y ai pas pense mais j'aurais pu chercher pour voir si le Père Palussiere est lui aussi enterre au même endroit!!!

Il se faisait tard... et je me suis perdu dans les vignes du Seigneur avec ma 207! lol

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André Lafargue
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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Ven Oct 15, 2010 2:10 pm 
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VILLE OU SE TROUVE LA MAISON DE RETRAITE DES PERES DU SAINT ESPRIT

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André Lafargue
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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Ven Oct 15, 2010 1:27 pm 
AMIRAL
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Et moi qui croyais qu'il était a Turkheim, Car il a un neveu Jean pierre Anselm,qui est pâtissier dans ce village...
On c'est rencontré a Sundhoffen au restaurant de la Carpe,car le proprio de ce resto était un ami de classe de Jean Pierre...
Et par la suite quand je descendais des Vosges on s'arrêtait chez lui pour un Café,et une Friandise...
P'ett que je vais trouver une photo ???

#####SERGIO##### ::trefle

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C'est De l'Enfer Des Pauvres Que Naît Le Paradis Des Riches!
<VICTOR HUGO>

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 Sujet du message: Re: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Ven Oct 15, 2010 9:08 am 
AMIRAL
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MERCI DEDE ...

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 Sujet du message: MONSEIGNEUR MAURER
UNREAD_POSTPosté: Jeu Oct 14, 2010 8:11 pm 
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Comme promis voici une série de photos prises au cimetière ou est enterré Monseigneur Maurer. Comme je vous l avait signalé c'est grâce a l'aide précieuse de notre copine Augustine ( et de TomTom!) que Lynn et moi avons pu retrouver sa tombe! Je sais que ces photos feront plaisir a bien du monde sur le caillou qui ont en parlé a Anita!

Il doit être bien heureux au pied de ses vignes natales!


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