NOUVEAU PETIT COLOMBIER.COM

FORUM COMMUNAUTAIRE DES ILES SAINT PIERRE ET MIQUELON ET DE LEUR DIASPORA
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 Sujet du message: Re: OISEAU BLANC - RECHERCHES
UNREAD_POSTPosté: Sam Nov 07, 2015 12:28 pm 
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 Sujet du message: Re: OISEAU BLANC - RECHERCHES
UNREAD_POSTPosté: Ven Nov 06, 2015 6:24 pm 
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Je n'ai pas entendu parler de l'Oiseau Blanc depuis longtemps. Bernard Décré ne communique plus? Quelqu'un est-il informé de ses intentions ? Son blog est devenu un panneau publicitaire.
Je suppose que ses sponsors ont réalisé l'idéalisme du bonhomme.

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 Sujet du message: Re: OISEAU BLANC - RECHERCHES
UNREAD_POSTPosté: Jeu Mar 26, 2015 5:20 am 
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CQFD....... :wink:

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Claude Verreaux Lafargue


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 Sujet du message: Re: OISEAU BLANC - RECHERCHES
UNREAD_POSTPosté: Mer Mar 25, 2015 8:56 pm 
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Encore un bobard " nous avons vérifié, le courant du Labrador a pu amener les morceaux d'aile de SPM à Portland" ....
Faux , le Labrador plonge en profondeur sous le gulf stream, en surface une épave dérive vers le NNO , et dans le sens des vents de SO dominants.


Fichiers joints:
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 Sujet du message: Re: OISEAU BLANC - RECHERCHES
UNREAD_POSTPosté: Mar Mar 24, 2015 4:41 pm 
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VOILA CE QUI SE PASSE QUAND ON MET LA CHARRUE AVANT LES BŒUFS!

Des bonnes intentions basées sur du folklore ne permettent pas de conserver la VÉRITÉ HISTORIQUE!

C'est comme cela qu'on se fait torpiller!

http://loiseaublanc.over-blog.com/artic ... 41486.html

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André Lafargue
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 Sujet du message: Re: OISEAU BLANC - RECHERCHES
UNREAD_POSTPosté: Lun Aoû 11, 2014 3:16 pm 
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Concernant mes réticences sur l'opération Oiseau Blanc nous disposons de nos textes depuis le printemps 2009, il est intéressant de les relire.

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 Sujet du message: Re: OISEAU BLANC - RECHERCHES
UNREAD_POSTPosté: Mer Aoû 06, 2014 10:09 pm 
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TROISIEME PARTIE

Le « témoignage-clé », de Gabriel Briant « dit Gaby »

...et pour reprendre la formule latine (page 112) « testis unus testis nullus », traduisons, « un témoin unique est un témoin sans valeur ». Le témoignage de Lechevallier vient d'être détruit. Passons donc à celui de Briant, « qui a le mérite de -bétonner- ses déclarations ». A une « poignée de milles à l'est » du doris de Lechevallier se trouve la goëlette l'Armistice, encalminée. » (Note : donc dans les parages de la péninsule de Burin). Cette « vieille goëlette » dit-on d'abord avant de corriger en parlant plus exactement d'un trois-mâts, était partie soixante-trois jours plus tôt de Granville, chargé à barrotter de boissons qui transiteraient par Saint-Pierre avant d'être livrées à l'Amérique sèche. « Le 9 mai, vers 9 h 15, en direction du large, un violent bruit se produit. Ce n'est pas un bruit qu'habituellement on entend sur la mer : bruit provenant du combat d'un espadon avec une baleine, baleine frappant l'eau avec sa queue, orque sortant de l'eau à la verticale et se laissant tomber à plat sur la mer, lame d'étrave d'un vapeur... » C'est tout ? Et c'est Briant, un simple novice qui parle comme un vieux loup de mer, habitué à ce genre de phénomènes ? D'un château de sable que la mer s'apprête à emporter on veut faire une forteresse de béton ! Bon sang, faut arrêter de nous prendre pour des lapins de trois semaines !

« L'Armistice », capitaine Plessix, soit-disant encalminée au large de la péninsule de Burin à Terre-Neuve est entrée au port de Saint-Pierre le 6 juin 1927, près d'un mois plus tard. Avouons que ça fait long pour une si courte distance, sachant les vents qui régnaient dans la région. A la rame, deux simples pêcheurs auraient mené leur doris en moins de 24 heures sur ce trajet. Disons aussi qu'en ce printemps de 1927, le navire ne venait pas de Granville mais de Cadix et qu'il ne transportait pas de boissons, mais du sel servant à la conservation du poisson. Bon, gobons encore une fois et livrons-nous à l'examen du rôle d'équipage de « L'Armistice » : le capitaine est bien Plessix, mais pas de Gabriel Briant à bord, pas même comme passager clandestin ! En 1927, pas de trace de cet énergumène dans les listes des mouvements des marins des quartiers métropolitains ayant fait escale ou navigué à Saint-Pierre-et Miquelon ! Faut-il encore concéder ce petit détail ?

Ce gargouillou de Gaby Briant a-t-il jamais navigué sur « L'Armistice » ? N'a-t-il pas effectué une traversée de deux mois entre Granville et Saint-Pierre ? Etait-il baudry à ce point ? Non, il n'était pas menteur à ce point : il a fait un voyage sur « L'Armistice ». Sa traversée entre Granville et Saint-Pierre a duré près de deux mois, cinquante-trois jours en fait..

Ses glorieux presque deux mois de traversée sont accrédités à partir d'un autre document : un rapport de mer déposé au greffe du Tribunal de Première Instance de Saint-Pierre et Miquelon, qui permettrait le cas échéant de couvrir la responsabilité du capitaine ou de ses armateurs auprès des assureurs si des avaries étaient constatées au navire ou à la cargaison. Le voici in-extenso :

« Je soussigné Plessix, Charles, capitaine du trois-mâts Armistice jaugeant 188 tonneaux armé à Granville, l'équipage se composant de huit hommes appartenant à la Société des Pêcheries de France, déclare :
Avoir quitté Granville le 26 avril (Note : je supprime l'année pour le suspens) à 11 heures du matin à destination de Saint-Pierre & Miquelon avec un complet chargement de marchandises diverses. Le navire en parfait état de navigabilité, les pompes bien franches, muni de tout le matériel de rechange nécessaire.
Du 16 au 20 avril, vents variables en force et direction dominant de la partie Est.
Du 20 avril au matin au 22, essuyé à la cape un coup de vent de NE à l'Est d'une grande violence, la mer est très grosse, le navire donne des coups d'acculage formidables qui le fatiguent énormément et la pompe accuse de 14 à 15 minutes d'eau dans certains quarts. Le temps embellit dans la nuit du 21 au 22 et nous relevons la cape dans la matinée du 22.
Jusqu'au 28 avril, vents variables en force et direction en général de l'Est à l'Ouest par le Nord. Du 28 au 29 avril, un coup de vent excessivement violent de la partie Nord. Le navire et le gréement fatiguent beaucoup. Au cours d'une visite dans les soutes arrières, constate l'existence d'une petite voie d'eau autour de la louve du gouvernail. Les formes du bateau ne permettant pas d'y remédier.
Du 29 au 15 mai vents variables en force et direction de NW au SW par l'Ouest.
Du 15 au 17 mai, le temps devient mauvais et à grains de pluie, grêle et vent très violents du NNW au WSW par l'W, la mer est très grosse et le navire fatigue beaucoup. La voie d'eau ne semble pas augmenter mais la pompe accuse jusqu'à 32 minutes d'eau par quart. Le 16 à midi 30 un très fort paquet de mer embarque par le travers à tribord et écrase le doris saisi sur le petit panneau, à 14 heures la vis du gouvernail se déboite de son palier AR, mis en cape pour réparation de fortune, termine le 17 au matin et fait route à 10 heures.
Du 18 au 24 mai, vents variables en force et direction du SW au NW par l'W, mer houleuse. Dans la soirée du 21 le temps devient mauvais, de nombreux paquets de mer embarquent et le navire donne de violents coups d'acculage. Au cours d'une ronde dans les soutes AR constate que la voute à tribord se soulage au coup d'acculage de 1 à 5 centimètres et qu'une autre voie d'eau s'est déclarée par tribord AR. Fait un calage entre les aiguilles portées par la barre d'arcasse et un barreau du pont avec des bouts de bordé et des coins. Plusieurs coutures font eau mais il ne peut y être remédié vu les formes de l'arrière. Visite du calage à tous les quarts.
Le 23 au cours d'une ronde à l'AR constate que les voies d'eau ont pris une importance sérieuse par suite des violents coups d'acculage que donne le navire à chaque instant. Craignant que la situation ne devienne subitement dangereuse je décidai immédiatement d'alléger l'arrière du navire chargé en lourd par 60 tonnes de charbon. A 22 heures après avoir défoncé la cloison séparant les soutes AR de la cale, commence le transfert d'environ 7000 kilogs de charbon de l'AR dans le gaviau du poste de l'équipage. Termine le lendemain 24 à 14h30. Pompe toutes les heures de 10 à 15 minutes. Après cette opériation constate qu'il vient beaucoup moins d'eau, le navire ayant tombé sur nez et le tangage est beaucoup plus doux.
Du 25 mai au 2 juin, rien de particulier (vents de NW à l »W). Le 3 à 7h30 le paquebot « Ile de France » nous signale comme G.46o44W. A 15h15 signale au paquebot « Cleveland » de Hambourg que tout allait bien à bord.
Le 6 juin rencontre de 5 heures du matin à 16h25, 10 icebergs dont 8 très volumineux, position approchée L-42 44, 8NG-48 36, 2W. Du 7 au 12, vents de force et de direction variables (E à W par le Sud).
Le 13 à 7h30, aperçu les îles Saint-Pierre & Miquelon au N22E à environ 15 ou 18 miles. Du 14 au 15, louvoyé dans l'Ouest des îles, brume assez épaisse.
Le 19 à 9 heures, recueilli un matelot du navire portugais « Ilhaveusse-2 » (sic) en dérive depuis 5 jours. Le 16 même temps, à 8 heures, prié un patrouilleur anglais de nous signaler à Saint-Pierre. A 20h50, entendu et relevé Galantry au N30W. Le 17 à 9h20 le pilote monte à bord, manoeuvre sur ses indications et mouillé en rade de Saint-Pierre à 10h30. A 14 heures, un remorqueur vient nous prendre et avec l'assistance du pilote nous entrons au Barachois où nous terminons l'amarrage à 15 heures.
En raison des avaries constatées et de la grande fatigue éprouvée par le navire, je fais dès maintenant toutes réserves quant aux avaries qui pourraient ultérieurement être constatées tant au navire qu'à la cargaison.
Tel est mon rapport que je certifie sincère et véritable, me réservant le droit de l'amplifier si beoin est.
Bord, Saint-Pierre & Miquelon, le 17 juin 1929. »

Non-non, ce n'est pas une faute de frappe : mil neuf cent vingt-neuf. Il s'agit bien de la traversée effectuée par Gabriel Alphonse Briant sur « L'Armistice », DEUX ANS après la tentative de l'Oiseau Blanc. Cet inscrit provisoire à Granville sous le n°8, embarqua le 4 avril 1929 et débarqua à Saint-Pierre le 30 juillet de la même année. S'il fallait s'appuyer sur un autre type de document pour constater l'absence de ce témoin-clé en 1927, il suffira de consulter les listes des mouvements des marins des quartiers métropolitains ayant fait escale à Saint-Pierre : pas de Gaby Briant, ni en 1927, ni en 1928. Seulement en 1929.

Gabriel Briant, témoin-clé n° 2 ? Non, pas témoin-clé. J'y vois plutôt un clown, grande gueule voulant s'auréoler : « Moi aussi, j'ai fait Terre-Neuve... On a mis deux mois à aller là-bas... » et le bouquet final : « J'ai entendu l'Oiseau Blanc... ». Extrapolerions-nous beaucoup en disant que, les sangs tournés par cette dure traversée, il se fait débarquer à Saint-Pierre, de peur d'affronter l'océan au retour ? Les marins n'avaient rien à prouver lit-on dans « L'enquête vérité » : « Eux, ce qui les intéressait, c'était les faits, rien que les faits ». Les marins n'avaient rien à prouver non, mais il ne manquait (et il ne manque toujours pas) pas de fabulateurs voulant dorer un blason qu'ils ne méritaient pas. Reprenons donc la locution de « L'Enquête » : « testis unus testis nullus ». Alors là, c'est « testis nullus » à bloc !

Epaves d'avion récupérées sur nos côtes.

Le Journal local « Foyer Paroissial » (édition de mars-avril 1928), dont on peut lire la version numérisée sur le site de L'Arche (Musée et Archives de la Collectivité Territoriale), indique en effet deux découvertes de débris effectuées sur le rivage de Miquelon et de Langlade. « S'agit-il d'un avion ? Le mardi, 6 mars, une commission est partie de Saint-Pierre par le Dangeac pour faire sur place une enquête au sujet d'une épave charriée par la mer sur la côte de Langlade et recueillie par M. Capendéguy dans l'anse du ruisseau Debon. Cette épave -bois léger recouvert d'une toile qui devait être probablement de teinte bleu-ciel- mesure environ 1 m 60. On pense qu'il s'agit d'un morceau de carlingue d'avion. Nous apprenons qu'une épave de même nature a été trouvée à Miquelon. Par ordre de M. le Gouverneur, ces débris ont été ramenés à Saint-Pierre, puis confiés au vapeur Skipper pour être envoyés aux Etats-Unis. Là sera continuée l'enquête afin de découvrir, si possible, le constructeur de l'appareil, ce qui permettrait d'avoir la solution à l'énigme. »

Pourquoi avoir envoyé sur le proche continent des éléments qui pourraient, pourquoi pas, avoir appartenu à l'Oiseau Blanc, disparu près d'un an plus tôt ? Eh bien parce qu'on ne croit pas qu'il s'agisse de débris lui appartenant. On pense à un aéronef de la région. Le bruit et la rumeur enflent d'ailleurs : d'un bout d'épave de 160 cm, une quantité incroyable d'éléments aurait été récupérée. Ce choix de l'expédition des débris vers l'Amérique nous est révélé par un échange de courrier entre le gouverneur local et le consul français Gaboury à Halifax :

⁃ de Consul à Gouverneur, Halifax, 8 mars 1928 : « Le bruit court ici annonçant que sept cents vis ont été enlevées d'un aéroplane trouvé par un indigène de Langlade (...). Réponse confirmation immédiate serait appréciée.
⁃ Du même au même, Halifax, 23 mars 1928 : « Three airmen contend parts received are possibly remains of seaplane float with insufficient indications to verify same entirely professor Munro technical college contends it may be remains of Dawn lost last falls will you allow me to send parts over to american Consul here so that there can be sent to manufacturer of Dawn asking him to report. Fully to you contents of inquiry. »
⁃ (NDLR). “Trois aviateurs prétendent qu’il est fort probable et sans pouvoir le confirmer a 100% faute d’indices précis pour le vérifier, que les pièces reçues proviennent d’un flotteur d’hydravion (stop) Le professeur Munro du collège technique postule qu’il pourrait s’agir de morceaux du « Dawn » qui a disparu a l’automne dernier (stop) Me donnerez-vous l’autorisation de faire suivre ces pièces au Consulat américain ici afin de les envoyer a la manufacture Dawn pour les examiner et soumettre un rapport complet qui vous sera remis dans son intégralité pour clore l’investigation. «

L'organisation des recherches sur place.

Toujours selon Ben et Mongaillard : « L'enquête sur place s'est faite au minima. Le 13 mai, soit quatre jours après le crash de l'Oiseau blanc, l'administration locale envoie le remorqueur « Dangeac » explorer la côte sud de Terre-Neuve ». Au passage, on essaie de nous faire gober que ce remorqueur « est passé du côté de la pointe de Galantry, là où l'Oiseau blanc s'est vraisemblablement abîmé » (page 170). Pourquoi là et pas ailleurs ? Dans la baie, dans l'ouest de Miquelon ou Langlade ? En vérité, il n'y a aucune raison pour que le remorqueur passe dans l'un de ces secteurs puisqu'aucun témoignage n'est rapporté, sur la vision ou le bruit d'un aéroplane dans une seule de ces zones.

Qu'est-ce que ce « minima » ? Pour la première fois, le 12 mai, le gouverneur du territoire a envoyé à Paris un télégramme indiquant que « Semble établi avion Nungesser a survolé lundi matin Harbour Grace, Baie Conception. J'envoie remorqueur explorer Baie de Plaisance ». Le consul de France à Terre-Neuve télégraphie le 13 mai : « Gouvernement me signale d'après information reçue magistrat Harbour Breton que son moteur aéroplane y aurait été entendu Lundi. Si le croyez utile navire recherchant aviateurs Placentia bay pourrait être invité étendre investigations Fortune bay. » Tout un échange de missives s'ensuivront entre les deux interlocuteurs : les régions Fortune Bay et Hermitage Bay seront explorées par le Dangeac. Les receveurs des Douanes de l'ensemble de ces zones seront invités par leurs autorités à se livrer à des recherches et à assister le Dangeac en cas de besoin... Entre-temps, le 16 mai 1927, le gouverneur Bensch fait parvenir le télégramme suivant à Havas New-York : « Renseignements rapportés par remorqueur Dangeac habitant Swift Current extrémité Nord Ouest baie Plaisance chassant 13 milles ouest a entendu avion lundi 9 mai vers 6 heures du soir. Renseignements laissent redouter atterrissage territoire Nord Fortune bay. » Vous lisez bien, pas à 8 ou 9 heures du matin, mais bien à 18 heures... Erreur de frappe au moment de la rédaction de la missive ? C'est possible. Le télégramme de Bensch au Consul général de France à Montréal du 23 mai 1927 reprend ce témoignage sans pour autant confirmer l'heure : « Prière donner gouvernement canadien renseignements suivants : « Remorqueur envoyé par Gouverneur Saint-Pierre a exploré côte sud de Terre-Neuve. Passage avion signalé 9 mai Harbour Grace et 13 milles ouest de extrémité nord baie Placentia. Région Ermitage bay, Despaire bay aucune trace passage. Recherches paraissent devoir circonscrire Nord Fortune bay. » Le navire a également prospecté dans ce secteur, ainsi que le mentionne le télégramme du consul à St-Jean au gouverneur, du 25 mai : « Recherches navire Dangeac nord Fortune bay et des autorités terre-neuviennes côte sud infructueuses ». Il ne fait pas de doute qu'avec un tel déploiement d'enquêteurs maritimes ou terrestres, les témoins visuels ou auditifs du passage d'un aéroplane depuis Harbour Grace jusqu'à l'extrémité de la péninsule de Burin se seraient manifestés en grand nombre. L'avion s'est-il dirigé vers la mer et du coup on ne comprend pas que des pêcheurs côtiers terre-neuviens n'aient pas rapporté de témoignage. S'est-il enfoncé dans les terres, non peuplées et passant ainsi inaperçu ?

Quelque temps plus tard, le 13 juin, l'hydravion « Jeanne d'Arc » amerrit dans le barachois, à la recherche des infortunés aviateurs. C'est un événement qui créé une véritable sensation car un aéroplane, rapporte le journal Foyer Paroissial, était « jusqu'ici inconnu à Saint-Pierre ». Cette nouveauté, cette primeur, bien réelle est pourtant controversée, sans aucune preuve, dans « l'Enquête vérité », page 169 : « Avant ça la rade de Saint-Pierre n'avait jamais vu d'engins volants d'aussi près, hormis ceux, très discrets, des bootleggers et des garde-côtes américains ».

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UNREAD_POSTPosté: Lun Aoû 04, 2014 10:14 am 
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DEUXIEME PARTIE

Une époque particulière.

« Il faut se plonger dans le contexte si particulier de l'époque, celui de la prohibition » (page 110). Eh oui, pour dire la vérité, il faut se replonger dans le contexte, mais en se documentant, pas en rapportant des coups d'bouts. Pas de « climat malsain » ainsi qu'on voudrait le faire croire, de « règlement de comptes armé entre contrebandiers, ce qui était monnaie courante dans le secteur en 1927 (…) redoutant la vengeance de la mafia » ; « Ces derniers mois, les seuls engins volants à montrer le bout de leur nez appartiennent aux trafiquants d'alcool ou aux gardes-côtes américains qui pourchassent ces derniers ». Puis, page 160, « Al Capone... vient relever les compteurs » ; « Tripatouillage à grande échelle », page suivante ; « Les officiels ont le coup de tampon facile. Il faut dire que douaniers, gendarmes et fraudeurs appartiennent souvent aux mêmes familles. On peut ainsi voir sur des photos d'époque gendarmes et douaniers locaux se retroussant ensemble les manches pour aider, tels des dockers en uniforme, au déchargement des caisses sur le port » (page 162) ; « Micmac hors-la-loi devenu une aubaine économique ». Bis repetita : « Dans ce contexte très particulier, les décideurs de l'archipel n'ont pas véritablement envie que l'on se déplace de métropole pour rechercher les aviateurs. Oui, le risque est, en effet, élevé de mettre le nez dans des combines guère flatteuses... négoce immoral ». Puis, encore, les gouverneurs locaux, Bensch et son successeur Juvanon, ne souhaitaient pas d'enquête, « craignant d'avoir les inspecteurs français sur le dos... ». « Sur l'île de tous les débordements, on canarde pour trois fois rien, pour un mot à peine plus haut que l'autre ou un regard accusateur » (page 173). « … contrebandiers et forces de l'ordre se livraient une guerre sans merci » (page 180). « Il y a eu de la magouille, c'était magouille sur magouille ! » (page 181). Finalement à en croire tout çà, on pourrait tourner un film. Je vois d'ici le titre : « Les Corruptibles de Saint-Pierre »... C'est peut-être d'ailleurs en projet ?

Tissu de bêtises ? Tapis de mensonges ? Pas du tout, c'est le fruit d'une « Enquête » ! Une vraie de vraie : une « Enquête vérité » ! Saint-Pierre-et-Miquelon, prosternes-toi ! On dévoile ton histoire au grand jour : celle dont tu n'a jamais voulu parler, parce que tu en as honte, entendu raconter parce que tu es sourd et que tu refuses de voir parce que tu es aveugle. Changes tes armoiries ! En lieu et place du blason représentant tes origines normandes, bretonnes et basques, illustres ces trois faces de singes qui se masquent la bouche, les oreilles et les yeux !

Grrr... Soyons sérieux ! C'est comme si l'on venait nous dire qu'à l'époque de l'affaire Néel, à la fin des années 1880, on s'éventrait à qui mieux mieux dans les chaumières locales. Est-ce que pendant la prohibition ça flinguait réellement à tout berzingue chez nous ? A coups de mitraillette à camembert par exemple ? Non. Tout comme dans les décennies passées, des marins en goguette se mettaient des branlées ou s'escarmouchaient à l'arme blanche, du genre couteau à piquer la morue. Mais au cours de cette période faste, un grec naturalisé américain du nom de Makris, subrécargue du fraudeur « Côte Nord », descendit un autre étranger dans un bar de la ville et réussit contre toute attente à se débiner. Un gendarme déclaré un peu trop pointilleux, prenant un autre étranger pour un contrebandier tentant de débarquer en douce de l'alcool nuitamment (pour éviter le paiement des taxes d'importation), le blessa mortellement. C'est tout. Reconnaissons toutefois une recrudescence d'infractions à la circulation routière (camions, traîneaux et charrettes utilisés pour le transport d'alcools) et aux mauvais traitements envers les animaux (surcharge de poids, défaut d'utilisation de chambrière). C'était malgré tout, une époque particulière. L'activité dans la ville était intense, de jour comme de nuit. Le sommeil des habitants était régulièrement troublé par l'utilisation intempestive des avertisseurs sonores des bootleggers partant à l'aventure ou revenant d'une opération réussie, ce qui n'était pas très fin de leur part car ils se signalaient ainsi aux potentiels délateurs à la solde des Etats-Unis.

Inutile de dépouiller des tonnes d'archives, tel qu'affirmé dans le bouquin, pour soutenir que le commerce d'alcool était tout ce qu'il y avait de plus légal à partir de Saint-Pierre et Miquelon. Les exportateurs de vins, de champagnes et autres cognacs métropolitains y trouvaient aussi leur compte. Les fabricants de whiskys anglais et écossais s'en frottaient l'alambic. Les producteurs d'alcool canadiens se faisaient d'énormes matelats de billets verts. Le territoire percevait un droit sur chaque litre importé et emmagasiné localement. Pas question pour un navire mouillant dans le port de conserver sa cargaison à bord (entrepôt flottant), en attendant d'être appelé à la livrer en haute mer ou sur les côtes américaines. Débarquer sa cargaison et l'entreposer localement était obligatoire, la conserver sous forme d'entrepôt flottant était interdit. Sauf cas de force majeure (avaries) dument constaté, le navire était invité à repartir sous peine d'une forte amende, donc, pas de « coup de tampon facile », Bensch y veillait scrupuleusement et ses douaniers n'avaient pas intérêt à agir contre ses directives même s'il n'était pas totalement sûr de leur loyauté. Il y eut bien des fuites d'informations au bénéfice du gouvernement des Etats-Unis par un agent des Douanes locales et d'un télégraphiste qui semblaient mener un train de vie que leur seul salaire ne permettait pas (pas très smarts non plus ceux-là). Bensch y remédia : « En 1926 (Note : courrier au ministre du 13 juin 1927), je fus saisi de plaintes d'exportateurs me signalant que les autorités américaines étaient avisées du départ de chaque bateau fraudeur quittant le port de Saint-Pierre, avec la nature exacte de leur cargaison. Mes soupçons se portèrent sur un agent des douanes, originaire de la Colonie, je le signalais à son chef ; il partit alors en congé en France, les indiscrétions cessèrent. Je fis tous mes efforts pour me débarrasser de ce douanier et le faire affecter à une autre colonie, je ne pus réussir. A son retour, je l'ai mis en service à Miquelon où il n'a absolument rien à faire, mais où il ne peut être nuisible... ». Les contrebandiers n'essayèrent-ils pas de se procurer des pièces émanant des douanes locales qui leur permettraient de montrer patte blanche ? Oui, dit Bensch, mais pas à Saint-Pierre et Miquelon. « Le 31 mai 1924, le Chef du service des Douanes, après une conversation avec moi, me précisait dans un rapport que 1 600 000 caisses de whisky destinées à Saint-Pierre n'y étaient jamais venues, et que certainement pour être remboursés de la caution versée au départ de Glasgow, les exportateurs devaient produire de faux certificats (…) Des fraudes nouvelles m'ayant été signalées en décembre 1924, je pris la décision de viser moi-même tous les passeports de douane et actuellement encore, pas un passeport de douane n'est donné sans ma signature (…) Notre agent consulaire à Halifax me signala en juillet de la même année que des run-runners (sic) essayaient de se procurer ma signature pour la contrefaire (…) Par le dernier courrier, j'ai reçu la lettre (…) de notre chargé d'Affaires de France à Washington, relatant que sur le navire anglais « Vinces » saisi sur les côtes américaines, il a été trouvé divers cachets des autorités douanières de la Colonie. Tous ces cachets et signatures sont grossièrement contrefaits. Le cachet de cire porte le mot « custom » au lieu de « douane »... Nous devrions donc parler de magouilles à l'échelle internationale et non pas à l'échelon local.

Je ne crois pas avoir vu, en plus de trente ans d'observation des collections de photographies de l'époque de la Prohibition, un seul cliché figurant un douanier ou un gendarme aidant à la manipulation de caisses d'alcool dans notre port. Ces gars n'auraient pas gardé leur poste bien longtemps, d'autant plus qu'ils avaient autre chose à faire et qu'il y avait suffisamment de débardeurs pour effectuer ce travail.

Les gouverneurs Bensch et Juvanon avaient-ils à craindre la venue d'inspecteurs ? Pas du tout, puisque, encore une fois, le commerce était légal et que les ministères concernés (Colonies, Affaires Etrangères, et autres) étaient parfaitement au courant de la situation. D'ailleurs, Bensch n'hésita pas à informer ses supérieurs qu'à l'occasion d'un voyage qu'il programmait en métropole, il allait se rendre personnellement auprès des producteurs de champagnes afin de les pousser à s'embarquer plus encore dans l'aventure économique en accordant des crédits à plus long terme aux importateurs locaux. Ses ministres de tutelle lui ont-il répondu de rester sur son caillou ? Non, le commerce français s'en porterait très bien. Les vendangeurs, les bouilleurs de cru et les manoeuvres de nos chais en seraient aux anges. Allez couché le chômage économique ! A tantôt les aides financières de l'Etat destinées à compenser ici des ressources naguère insuffisantes ! Eh oui, la France approuvait ce commerce. D'ailleurs, l'inspection Gayet, réalisée en 1930 en est la preuve. En voici quelques extraits : « Le décret du 18 avril 1922 a autorisé l'importation à Saint-Pierre et Miquelon des whiskys et genièvres d'origine étrangère, sous réserve que la réexportation de ces alcools sur la Métropole et les colonies françaises est et demeure interdite. Ce texte a assuré la fortune de la Colonie. Le décret du 29 juillet 1926 autorise dans les mêmes réserves, l'importation des alcools dits trois-six, d'origine étrangère. (…) La statistique de la navigation ne fait pas état des navires fraudeurs (vedettes rapides de moins de 100 tonneaux utilisées principalement pour l'exportation de l'alcool depuis environ 3 ans), pour éviter des demandes de renseignements des Etats-Unis, j'ai suggéré (Note : suggestion mise en pratique), dans le rapport sur la Douane, de publier une statistique officiellement limitée aux navires de plus de 100 tonneaux, ce qui exclura, en fait, les fraudeurs et laissera à une publication traditionnelle son caractère de sincérité, du moins partiellement. (…) Conclusion : J'estime en définitive que la situation maintenue à Saint-Pierre par le Gouvernement français depuis la prohibition américaine n'est pas en opposition avec le droit international. Dans l'ensemble nos règlements de police et de douane sont appliqués aux contrebandiers avec une bienveillance certaine mais que l'on ne peut qualifier de complaisance. La contrebande a apporté une richesse inespérée au budget qui a pu réaliser des grands travaux ».

Que dire de ces morutiers de l'archipel qui « ont toujours -histoire de faire bonne figure- lignes, filets et paniers à portée de main, mais, qu'on ne s'y trompe pas, leurs fûts amarrés sur le pont renferment bien, dissimulé sous une couche de poissons, le précieux breuvage ! » (page 160) ? A ben dame ! Nous voici avec des goëlettes chargées d'alcool utilisant des filets en lieu et place de lignes de fond ! A croire que sans TSF, en attendant un hypothétique rendez-vous avec un client américain, les pêcheurs trompaient l'ennui en pêchant quelques morues entre deux parties de belote, histoire de camoufler leur véritable activité. « Ho, Marius », c'est du très mauvais Pagnol !

Que dire du « canotier offert par le plus célèbre des gangsters (dont...) une petite minorité d'autochtones, qui ne sont pas fiers de ce passé, garantissent qu'il n'est jamais venu ». ? Pourquoi, serions-nous « fiers » ou pas de ce passé ? Qui peut garantir que ce mafieux soit venu ici ou non ? Ce temps fait partie de notre histoire : je ne connaît nul autochtone qui le renie. Si cela se trouve, une centaine de canotiers que l'on affirme avoir été portés ou donnés par Capone sont présentés de par le Monde. Je suggère aux propriétaires du bar « Le Joinville » à Saint-Pierre de se procurer un vieux bicorne, de le mettre dans une montre avec un portrait du prince de Joinville accroché au-dessus et de laisser planer le doute sur son origine. Au fil du temps, il ne manquera pas de benêts pour croire qu'il en était le légitime propriétaire et qu'il en a fait cadeau lors de son passage (bien réel celui-ci) dans l'archipel.

Ah, la belle époque que celle de la Prohibition ! Abâtardis que nous étions, nous avons eu l'opportunité de voir apparaître ici « Les jolies filles de Terre-Neuve, d'origines irlandaises (…) Elles s'y précipitent » comme des choses à vendre, « pour épouser les riches garçons de Saint-Pierre, léguant un peu de rousseur aux descendants. Et donc, contribuant, grâce à leurs gènes, au renouvellement et à la mixité de la population ». (page 163). « Chayayaye ! », dirait le grand-père Mahé, « Coup de pied là-dedans ! ». Pour les non initiés : Pfff ! Cela mériterait un bon coup de socque dans l'oignon !

La présence des Coast-guards américains à proximité de l'archipel.

A la requête du gouvernement américain, l'ambassade de France à Washington avait demandé que lui soit signalés les mouvements du port de Saint-Pierre, dans le but, bien évidemment, de contrôler les navires partant vers ses côtes et se livrant à la contrebande d'alcool. Le gouverneur local tergiversa, en rendit compte au ministère et fit connaître en retour à notre ambassadeur que les mouvements étaient publiés au Journal officiel de la colonie et donc librement consultables. Trois ans avant l'inspection Gayet, reprenons le télégramme envoyé par le Ministère des Colonies au gouverneur le 24 juin 1927 : « Transmettre demande Etats Unis relative liste tous navires ayant touché Saint-Pierre depuis début année. Signale diplomatie inconvénients fournir de semblables renseignements. Envoyez néanmoins par poste (Note : voie lente donc) pour éviter reproches Etats-Unis entraver répression fraude rapport donnant si c'est possible indications demandées. » Ponctuellement, le gouverneur répondra à des demandes précises sur les entrées ou les sorties de bâtiments dûment identifiés par les autorités américaines,... avec quelques semaines de retard. En attendant cette collaboration, est-ce la raison pour laquelle des navires douaniers de l'Oncle Sam vinrent patrouiller au large de Saint-Pierre et Miquelon ? Probable. Cependant cette présence indésirable dans ce secteur ne fut rapportée qu'à une seule époque : pas en mai ni en juin, mais à la mi-juillet 1927 ! Allez donc nous faire croire que les Américains recherchaient l'épave de l'avion qu'ils y auraient abattu deux mois après coup ! On laisse aussi planer le même doute sur la raison de la présence d'un autre garde-côtes américain au large de Miquelon en septembre 1927. Miquelon n'est pas Galantry, tout en sachant déjà (page 222) que par « un télégramme à en-tête des coast-guards daté du 18 août 1927 » on annoncerait la découverte d'une paire d'ailes d'avion pouvant correspondre à l'Oiseau Blanc « au sud de Boston, à 800 kilomètres de l'archipel français ».

Ces patrouilles au large de Saint-Pierre feront l'objet d'un télégramme codé, envoyé par Bensch au ministère le 17 juillet 1927 sous le n° 72. Si quelqu'un en a la traduction, merci de la faire connaître : « Aeriginabo Vocolchiate Salicale Charag Choixior Ahogadizas Cantoniera Scomodo Racrucible Waclena Clog Wacrismara Voconsegna STOP Comazas Colchiate General lave Fachiodi Collazo Butterfly Cratibus Wacirsaca STOP Corcheaba Cizanero Xacaucalis Wacrucible STOP Wacupisco Cargamon Cinten Cocherem STOP Chiodone Scutator Macuocevo Corrumpo Ciotola. Signé : Bensch ».

Qu'est-ce qui nous fait penser que ce message indique la présence des gardes-côtes dans les parages ? Le télégramme du 28 juillet suivant, envoyé par le gouverneur à Paris : « Suite 72. Cinq gardes-côtes stationnent toujours autour Saint-Pierre. Brume intense a gêné leur surveillance... » Le message daté du 7 août indique que tout est rentré dans l'ordre : « ...Tous gardes-côtes américains partis... ». En réponse au télégramme chiffré 72 du 17 juillet, le ministère avait déjà répondu le 19 juillet par code : « Connectant coador xacorrogam concursar acacoco wacummim ceretta cretam cent daconviero commund confoedo condyloide chora crematuros clepses cornido wacozzaste wacorrega clog cadidam cabalizada clinati ». Vu la suite des évènements, on pourrait penser (j'utilise le conditionnel, car ce n'est pas prouvé), que le premier message télégraphique (72) informe le ministère de la présence des gardes-côtes amerloques au large de Saint-Pierre et que la réponse pourrait contenir des éléments indiquant que le navire de la Marine nationale, la « Ville d'Ys », viendrait faire un petit tour dans le secteur, histoire de montrer le pavillon français et défendre ses intérêts.

On a pu remarquer en même temps que la présence des gardes-côtes américains, au large de Saint-Pierre, « la présence d'une bouée surmontée d'une flamme rouge (…) Pourquoi les Américains font-ils flotter un tel objet ? Quel intérêt ces intrus ont-ils à marquer ainsi l'océan . On n'a jamais vu de bouée servant à épier les bootleggers ! Et si c'était la localisation de l'amerrissage fatal, la zone où les Américains ont mené des recherches pour recueillir en catimini l'épave de Nungesser et Coli ? ». (page 215). Et, si cette marque a vraiment existé, si c'était tout simplement un point mouillé par eux pour éviter d'intervenir dans nos eaux territoriales ou tout bonnement une bouée de balisage d'un haut-fond de nos côtes posée par nos agents des phares et balises en remplacement d'une fixe ayant été retirée pour être nettoyée, ou étant partie en dérive ?

Et on remet çà : les archives américaines rapporteraient des exercices de tir dans la région à cette époque et tout de suite il faut en conclure à la bavure : les gardes-côtes auraient pris l'Oiseau blanc pour un contrebandier. C'est du grand n'importe quoi ! Exercice de tir ? C'est très possible. Même la marine nationale française procédait à ce genre de manoeuvres dans le secteur, en tirant sur des icebergs ou de vieilles barriques par exemple. Ce type d'entraînement sera finalement reconnu dans « l'Enquête » pages 216-217 lorsqu'il est dit qu'à la suite du naufrage du « Titanic » les vaisseaux de la « Ice Patrol » décaniquaient les icebergs à coups de canon pour éviter qu'ils ne représentent un trop grand danger pour la navigation.

« Nous pensons que Monsieur le gouverneur a fait une très mauvaise interprétation des événements. Il a péché par naïveté. Ces bâtiments, débarquant en force durant deux mois, n'étaient pas tous là pour faire reculer la prohibition comme il le croit. Certains étaient probablement mandatés pour tenter de récupérer les ultimes traces de l'Oiseau blanc. Si c'est le cas, ils ont bien caché leur jeu. Car Emile Bensch ne s'en est jamais douté une seconde. Il faut dire aussi, sans vouloir lui manquer de respect, qu'il n'appartenait pas non plus à l'élite de l'élite de la nation. » (pages 218-219). Pas deux mois de présence de garde-côtes, trois semaines (consécutives ?) en juillet-août et une apparition furtive d'un jour à Miquelon en septembre... Quant à l'interprétation des qualités de Bensch, il est vrai que la Métropole ne nous a pas toujours envoyé ses élites, officiels ou pas.

R.G.


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UNREAD_POSTPosté: Sam Aoû 02, 2014 8:07 pm 
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Je crois savoir que notre Ben court après un nouveau lièvre médiatique, un tour du monde en avion léger....exit ....l'oiseau blanc ? En tout merci à RG de chercher à établir des faits.

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 Sujet du message: Re: OISEAU BLANC - RECHERCHES
UNREAD_POSTPosté: Sam Aoû 02, 2014 6:37 pm 
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Le Gratteur Albinos : contre-vérités.

PREMIERE PARTIE

Nous sommes témoins ces dernières années de tout un battage médiatique organisé autour de la recherche du moteur de l'avion « Oiseau Blanc », perdu en 1927 et de l'épave du chalutier local « Ravenel », sombré corps et biens en 1962. Cette chasse aux débris a apparemment débuté avec le cadeau d'un bouquin de Clive Cussler, offert à Bernard Decré, que l'on nommera ici tout simplement « Ben ». A la lecture de l'ouvrage, Ben a une révélation et se lance dans une enquête à la Tintin, genre « Le Secret de la Licorne ». Mais sa quête n'est pas une B.D. Le narval de terre, c'est de la roupie de sansonnet. Plus sérieusement qu'Hergé et ses petits mickeys, il veut prouver coûte que coûte que Nungesser et Coli ont bien traversé l'Atlantique en mai 1927 et qu'ils se sont abîmés à un jet d'élingue au large de Saint-Pierre et Miquelon. N'étant pas londonnien, c'est sans pipe à la bouche ni loupe à la main qu'il agit et, comme il n'habite pas Moulinsart, il n'est accompagné d'aucun morceau d'anon fumé.

Mettons de côté la recherche de l'épave du Ravenel : médiatiquement, elle n'intéresse que la population locale et c'est très certainement à celle-ci de s'en préoccuper si tant est que cela représente encore un intérêt pour elle. Penchons-nous plutôt sur les conclusions de notre enquêteur concernant l'Oiseau Blanc. Il prend pour éléments de base ne souffrant aucune contradiction deux témoignages-clé : celui de Pierre-Marie Lechevallier, dont on rapporte qu'il aurait entendu un bruit sourd étant en pêche près des côtes de Saint-Pierre le 9 mai 1927, et celui de Gabriel Briant, qui a assuré avoir entendu un son indescriptible au large de la péninsule de Burin à Terre-Neuve le même matin du 9 mai. Ben croit dur comme fer à ces déclarations : habillé de rouge et la houppe au vent, il écume les archives des deux bords de l'Atlantique et la mer à bord du « Zéphir ». Il prend des notes en pagaille et les confie à Vincent Mongaillard, un journaliste d'investigation qui se charge d'en réaliser un produit d'imprimerie : « L'oiseau blanc, l'enquête vérité » !

Je ne suis pas journaliste mais un tout petit peu investigateur. Pour entreprendre, ou reprendre une enquête, il semblerait naturel de s'assurer dès le départ de la véracité des témoignages sur lesquels on fondera ses théories, même si les témoins-clé sont partis à Ouest. « L'oiseau blanc, l'enquête vérité » n'est pas basée sur ce principe. Elle plonge cette belle aventure dans un parfum délétère : on n'y relève que des sous-entendus de complots, d'intrigues, de destructions volontaires d'indices et même de secrets d'Etat...

« Les cadavres de Nungesser et Coli ont pu très bien être pris pour des victimes de règlements de comptes qu'il fallait absolument enfouir sous terre car risquant de devenir vite embarrassantes. (…) dans un endroit forcément tenu secret... » ; « Dans ce contexte, les corps sans vie faisaient presque partie du décor. On enterrait les victimes sans certificat de décès ou, quand on savait bien monnayer les complicités, avec de faux documents » (Page 235).
« Secret... Cachoterie... Affaire classée » (page 103) ;
« Redoutant la vengeance de la mafia » ((page 111) ;
« Jardin secret »(112) ;
« Messages confidentiels et souvent mystérieux, parfois glissés dans la poche de l'un de nous... » (page 147) ;
« Clairement on a essayé de mettre le couvercle sur la marmite ». Les gouverneurs « n'ont jamais été loquaces sur l'Oiseau blanc avec leurs supérieurs, craignant d'avoir les inspecteurs français sur le dos. Ceux-ci étaient susceptibles de s'intéresser, en plus du cas de Nugesser et Coli, aux activités de l'archipel et de balancer moults détails sur la contrebande » (pages166-167) ;
« Dans le Journal officiel, nulle trace de création d'une commission spéciale à ce sujet ni la nomination de membres devant l'intégrer afin de faire toute la lumière sur cette disparition (…) Est-il allé au bout de sa mission ? Quelles ont été ses conclusions ? C'est un mystère. Impossible de mettre la main sur ce rapport, ni même de savoir s'il a existé un jour.» (page 167) ;
« De quoi devenir parano, non ? » ; « Sans tomber dans la paranoïa ». (Pages 214, 233).
« Il est très curieux de constater que tous les rapports et notes (...) sont absents pour les années 1927 et 1928. Comme tous les documents sensibles de l'archipel à l'époque, ils ont été sans doute brûlés. Généralement quand un dossier pouvait être gênant, on disait qu'il avait été victime d'un incendie ou qu'il avait été perdu, précise, un sourire en coin, Rodrigue Girardin,... » pages 167-168...

Tiens bon l'père, c'est quoi l'tableau là ?... Puisque je suis nommé, je déclare que ce n'est pas la vérité et que je ne me ferai pas le témoin passif de cette déformation de propos. Sans trahir le secret professionnel, j'ai bien dit quelque chose sur l'absence d'informations dans les archives locales, mais pas seulement pour cette époque.

Précisions : à la suite de l'incendie du Service des Archives de la Collectivité Locale (aujourd'hui Territoriale) en mars 1992, de nombreux documents sont partis en cendres ; d'autres, plus ou moins abîmés, ont été récupérés, classés et sont communicables dans le respect de la loi de 2008. Depuis ce sinistre, des agents de divers services administratifs, parce qu'ils pensent que toutes les archives « anciennes » ont disparu dans ce désastre, déclarent de bonne foi qu'on ne peut plus rien retrouver. Si des documents existent encore dans leurs dépôts, soit certains ne savent pas où les rechercher, soit ils n'en ont pas envie et peuvent, parfois, assurer que ces pièces avaient été versées et que par conséquent, elles ont été brûlées en 1992. Mais, ai-je aussi déclaré à Ben, la copie de la correspondance du Gouverneur, ou les procès-verbaux du Conseil d'Administration de la Colonie auxquels il fait référence pourraient se retrouver aux Archives Nationales, en France métropolitaine. Faut chercher l'père !

Sans esprit de publication ni volonté de nuire à l'épopée de l'Oiseau Blanc, je vous propose une analyse de quelques arguments avancés dans le livre et vous pourrez dresser votre propre constat car, qui n'entend qu'un son n'entend qu'une cloche. Je ferai donc le bourdon en utilisant la tchatche de chez nous mais que l'on ne se méprenne pas, il ne s'agit pas d'une passe d'armes vengeresse envers qui que ce soit. « Il nous faut rétablir la vérité, toute la vérité, rien que la vérité » (page 123). Bon, je lève la main droite, je déclare « Je le jure » et j'y-go, en toute objectivité.

Tel qu'indiqué plus haut, à Saint-Pierre, le premier témoin-clé retenu est Pierre-Marie Lechevallier. Il y est né le 7 juillet 1894, de François et d'Elisa Guyon. Il semble avoir passé toute son existence rue Sadi-Carnot (ex-Granchain, aujourd'hui Amiral Muselier, à proximité du Monument aux Morts), avec une vue imprenable sur le barachois, la butte et le phare de Galantry et les eaux baignant le sud de l'île de Saint-Pierre. Pierre-Marie ne se maria jamais et n'eut jamais l'occasion de se déclarer à l'état-civil pour la reconnaissance d'un enfant issu de ses oeuvres. C'est dire qu'il était, jusqu'à la fin de sa vie, en septembre 1974, vieux garçon.

Si ce petit pêcheur habite effectivement le secteur en 1927, on pourrait en déduire que son échouage se situait, au fond du barachois, cette anse profonde délimitée en arc de cercle par la pointe aux Canons au nord-est et la pointe à Bertrand au sud-est. L'abandon progressif par les grandes compagnies de pêche des considérables étendues de terrain en périphérie du barachois devaient permettre l'installation de saillages en lieu et place des cales et quais industriels. Leurs droits primitifs d'occupation temporaire sur le domaine maritime seront en effet supplantés par l'industrie côtière à l'aide du doris motorisé. De son domicile surplombant cet abri naturel, Lechevallier pourrait toujours avoir à l'oeil son embarcation hissée au sec sur des madriers à l'aide de son cabestan, éventuellement sur sa saline qui abritait son matériel de pêche et sur les prises qu'il pouvait y avoir entreposé. A l'instar des autres pêcheurs de l'anse à Rodrigue en bordure de la rade, ou des pointes et anses Bertrand et Philibert, voire même de l'Alumette, toutes situées dans la partie Est de Saint-Pierre, ou de l'Ile-aux-Chiens, il pêchait dans le sud de Saint-Pierre en empruntant la passe du suet. De nombreux fonds de pêche existent dans le secteur, qui sont des endroits de prédilection pour la morue : le « Suet », le « Petit-suet », la « Caserne », les « Grappins »,...

C'est sur ce dernier fond qu'on nous rapporte Lechevallier pêchant le lundi 9 mai 1927 « à deux milles au sud du port de Saint-Pierre » dans son doris baptisé du nom de « Canada ». Il avait quitté, nous dit encore « L'enquête vérité », page 99 et suivante, le port vers 5 heures du matin, « le temps est idéal. Mais en milieu de matinée, il se gâte très sérieusement. Une couche de brouillard flotte à quelques mètres à peine au-dessus de l'océan. Le vent est nul, la mer totalement lisse. Le poisson se montre généreux. (…) En fin de matinée, alors qu'il est debout dans son canot en train de veiller sur ses lignes (…) il est intrigué par un bruit lointain venant de l'est. Le bosseur infatigable interrompt son labeur et tend l'oreille... ». Boum, Paf ou Pif : bruit de collision, « avec des craquements comme une benne qu'on décharge à la mer (…) Un fracas indescriptible que l'on ne peut oublier quand, comme notre trentenaire, on a l'ouïe fine. Le pêcheur ne voit absolument rien à cause du brouillard. C'est le silence complet. Jusqu'à ce que son labrador (Note : en remplacement de « Whisky » tel que nommé dans le bouquin, appelons-le «Ach-à-bas»), alors endormi en rond sur le capot protégeant le moteur de la barque traditionnelle de Saint-Pierre, se redresse brutalement sur son arrière-train, aboit et hurle à la mort... »

Il est navrant qu'un plaisancier du dimanche Pascal trouve que le temps se gâte très sérieusement parce que la brume tombe et que le vent soit nul, mais bon, c'est romancé. Il n'est donc pas étonnant que Lechevallier ne soit pas revenu à fond de train la caisse sur le port, de peur de se perdre puisqu'on a dit page 99 qu'un compas lui suffisait pour se diriger, comme tous les autres pêcheurs aussi aidés par la montre. S'il a bien entendu les fâmeux bruits, pas besoin de mettre une taoïnssée à Ach-à-bas, qualifié de « furie », page 101. On nous dit ensuite qu'il est resté sur zone encore trois bonnes heures puis qu'il est rentré à bon port dans l'après-midi avec « deux gros paniers de morues ». Dit donc ! Deux mannes de morues ! Ce n'est pas ce qu'il est convenu d'appeler une bonne marée, déjà assurée en matinée. La sardine qui bloque le port de Marseille en somme. Bon, allez,...c'est encore la romance.

Pas un autre pêcheur n'est visiblement ou audiblement présent dans le secteur, car aucun témoignage ne vient ajouter foi à celui de Lechevallier. Lui seul et son chien ont entendu l'impact, le chien ne pouvant qu'aboyer, il ne nous reste que son maître comme bougonneur. Dieu sait pourtant que les pêcheurs côtiers, surtout mariés et pères de famille avaient tout autant, sinon plus que lui, besoin de gagner leur croûte puis de mettre, s'il était possible, du « beurre dans les épinards » (page 100), (à condition d'avoir d'abord des épinards), particulièrement s'il faisait beau : calmasse et brumasse.

Le gars ne dit rien en arrivant à terre, mais dans les années qui suivent, il dépile en masse : auprès de Clém Vallée, des excursionnistes vers l'anse à Henry et enfin de Djoe Lehuenen. L'Homme qui a entendu un bruit en mer et qui a soit-disant mis une branlée à son chien qui aboyait à la mort en ne comprenant pas son comportement le 9 mai 1927, aurait dorénavant laissé ses lignes par brume masquée puis, comme un pêcheur en étang, il aurait fait des ronds dans l'eau pour revenir au compas sur le fonds qu'il avait abandonné. A croire qu'il pêchait l'éperlan à la gaule et au bouchon visibles de loin, au Caillou Poulain dans l'étang de Savoyard par exemple...

Question météo, le responsable des observations, bien qu'il puisse être chargé d'un autre travail administratif (écritures), n'en devait pas moins relever les phénomènes 3 fois par jour. Il n'est pas question qu'il ne mette le bout du nez à la fenêtre que pour rapporter que le vent est plus ou moins fort, qu'il fait plus ou moins froid ou que le ciel est plus ou moins couvert. Non, le gars fait des relevés à 7 heures, à midi et à 19 heures. Entre-temps, rien cependant ne permet à quiconque de se prononcer sur le temps.

D'après les relevés, en ce 9 mai 1927,
⁃ la température varie de +4 au minimum à +5 au maximum ;
⁃ le vent est noroît, de 12 à 15/mètres seconde ;
⁃ sur une échelle de 0 à 10, la nébulosité est relevée à 0, c'est-à-dire : Clair.
⁃ pas de remarque particulière quant à la brume, des nuages, de tempête, etc. Le 9 mai donc, que ce soit à 7 heures, à midi ou à 19 heures, le ciel est clair et le vent de noroît de près de 30 noeuds ou 54 km à l'heure. Pas de brume, pas de calme plat et, vraisemblablement, en raison des vents assez forts, pas de sortie en mer pour les doris.

Le lendemain, 10 mai, les vents de noroît sont toujours assez forts, de 13 à 15 mètres par seconde, le temps est clair. Toujours pas de sortie possible. Visiblement une deuxième marée de cabanne.

Le 8 mai par contre, le temps était brumeux avec pluie, visibilité nulle. Sur l'échelle de 10, elle est de 9 à 10 toute la journée, les vents sont faibles de la partie nordé, 4 m/s le matin (8 noeuds/14 km/h), fraîchissant à 5 puis passant à 9 m/s dans l'après midi (17 noeuds ou 32 km/h). Pas de quoi gêner un pêcheur en doris, mais alors les aviateurs étaient encore loin de nos côtes.... Est-ce en ce jour que Lechevallier a cru entendre un bruit sourd faisant penser à une collision, un impact, (un bruit de moteur d'avion rapporté par Lehuenen) ? Nous savons que certains bootleggers possédaient des vedettes rapides équipées de moteurs d'avion...

La seule journée de calme plat relevée au cours de la première quinzaine de mai est le 3 avec un vent de suroît 1 m/s avec brume le matin jusqu'à 7 heures, se renforçant à 5 m/s entre 7 et 12 heures.

Les conditions météorologiques évoquées par Lechevallier en cette journée du 9 ne coïncident donc absolument pas avec la réalité. Clém Vallée, puis Djoe Lehuenen rapportent son témoignage, Emile Pério le reprend avec emphase et le publie dans « Carrefour des Grands Raids ». A eux trois, ils en font une vérité absolue, « L'enquête Vérité » rive le clou et le décrète témoignage-clé à toute épreuve. Près d'un siècle plus tard, on va dénicher des hommes qui ont entendu « notre témoin capital » (page 105) : le neveu ; un « ex-avocat » ; une « voisine » qui discutait par dessus la palissade et qui « l'entendait souvent (...) évoquer ce -crash- ». « Jojo (...) qui lui faisait ses courses dans les dernières années de sa vie » (page 106) et enfin, un nonagénaire, dont le « gendre » a aiguillé les enquêteurs sur la piste de l'incroyable version Lechevallier. Comptine au lèvres entre deux cafés, cet honorable vieillard vient ajouter un témoignage choc à tous ceux qui veulent « bétonner » la légende : Lechevallier a aussi entendu crier !

Qu'une chanson en hommage à la perte des aviateurs soit en vogue ici après l'évènement, cela est possible, probable même. Par esprit patriotique, à posteriori, un doris local sera même baptisé « Oiseau Blanc ». Deux voisins directs de Lechevallier et « Jojo » se souviennent parfaitement avoir entendu sa version : à maintes reprises, il a déclaré bien plus tard, qu'au moment de la tentative des aviateurs, il avait entendu un bruit anormal en mer, étant en pêche avec son chien de Terre-Neuve comme seul compagnon. Qu'à la suite de ce son étrange, son chien s'était mis à aboyer et que ce n'est que quelques jours après la nouvelle de la disparition de Nungesser et Coli qu'il lui avait semblé qu'il pouvait y avoir rapprochement. « Cet homme n'était pas un menteur », assure-t-on. Par contre, un autre habitant du quartier dira que ce gars-là était à moitié fou. Et on exhume encore un dernier témoin : un gamin de neuf ans à l'époque (aujourd'hui décédé et qui n'allait visiblement pas à l'école en ce lundi) se rappelant avoir entendu « à plusieurs reprises, un avion qui tournait derrière Galantry, en plein brouillard, puis comme une explosion » ! (page 115). Il faut croire qu'il n'existait alors que deux habitants n'étant pas atteints de surdité à Saint-Pierre et à l'Ile-aux-Chiens et que les gardiens du phare et de la sirène de Galantry piquaient un spell entre 9 heures et 10 heures du matin !

Admettons contre toute réalité que ce jour-là la brume soit à couper au couteau et qu'il n'y ait pas un pet de vent : Lechevallier était-il en mer ?

Etant donné que toutes les archives locales n'ont pas brûlé dans l'incendie de 1992, il nous reste un certain nombre de matricules d'inscrits, qu'ils soient provisoires, définitifs ou hors-services. Nous possédons encore les registres, parfois partiels, des armements et désarmements locaux, des longs-courriers ou de bâtiments pêcheurs métropolitains. Ces documents nous permettent de réaliser un « tir croisé » si l'on peut dire, non pas de « Coast Guards » mais de « Truth Guards ». Voyons tout d'abord la matricule des inscrits définitifs, classe à laquelle appartenait Lechevallier à l'époque. Avant la Première Guerre Mondiale, notre homme est embarqué matelot. Sans faire un historique de sa carrière maritime, plaçons le premier jalon en 1913 à l'aide de la matricule des inscrits définitifs classée au service d'archives de la collectivité territoriale sous la cote SC 1455. Il réalise les campagnes de pêche 1913 et 1914 comme matelot sur le doris « Rose n° 2 ». Le 3 février 1915, il embarque avec le contingent local sur le vapeur « Chicago » à destination du Hâvre pour être incorporé au 1er dépôt des équipages de la Flotte à Cherbourg. Il est ensuite versé au dépôt de Toulon en avril 1916 puis participe aux croisières de protection des convois vers le Canada du 20 juillet 1916 au 11 juin 1918 avant d'embarquer sur le « Démocratie » jusqu'au 13 juillet 1919. A cette date, il obtient une permission et regagne Saint-Pierre le 27 août de la même année. Il travaille sans aucun doute à terre car il ne réembarque à la petite pêche que le 2 mai 1921 comme matelot sur le doris « Martin Pêcheur » jusqu'au 27 avril 1922. En septembre 1923, il est matelot du doris « Jeanne » jusqu'en janvier 1924. Au printemps de la même année c'est sur le doris « Adèle » qu'il navigue, toujours comme matelot, jusqu'au 24 avril 1926. Etrangement, aucun mouvement de navigation n'est porté à son bénéfice de ce jour au 16 août 1929, date à laquelle il arme le doris « Canada n° 1 ». Pour nous assurer de ce « trou » dans sa navigation et croiser les informations, consultons les registres de désarmements de 1927 et de 1928. Quelques rôles sont manquants (pas plus d'une dizaine), mais Lechevallier ne figure à aucun de ceux qui sont toujours conservés. S'est-il absenté de l'archipel pour aller naviguer ailleurs ? S'il avait navigué en France, il n'aurait pas manqué de faire valider ce temps au bénéfice de sa pension. Tout comme aujourd'hui, le temps de navigation permet au naviguant de toucher une retraite proportionnelle. A-t-il tenté sa chance au Canada voisin pendant cette période ? Etant inscrit, pour s'absenter de son quartier et partir en France ou à l'Etranger, il lui était nécessaire d'obtenir un permis d'absence, mais il ne figure pas dans les listes d'enregistrement, parfaitement tenues à jour par l'Administration.

Il n'était donc pas en mer en ce 9 mai 1927. Envisageons une hypothèse plus plausible : du printemps 1926 à l'été 1929, il travaille localement à terre en profitant de l'embauche et des bons revenus qu'offrait alors la Prohitition. Ce salaire assuré lui permettrait de finir d'économiser afin d'acheter son propre doris et de devenir patron, ce qu'il a réalisé en 1929. Tout comme les véhicules terrestres, les embarcations possèdent un numéro d'immatriculation attribué dès la mise en circulation. La matricule des bâtiments du commerce fait état de la première inscription de son doris, « Canada n° 1 », le 16 août de cette année 1929. Son numéro est le 5458, il est équipé d'un moteur de 3 chevaux et son échouage se situe effectivement au Barachois, tel qu'envisagé plus haut. Il restera par la suite propriétaire d'un doris, toujours baptisé du nom de « Canada » jusqu'en juillet 1942 alors qu'il passe dans la catégorie des hors-services.

(SUITE BIENTOT!)
R.G.


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UNREAD_POSTPosté: Mer Mar 05, 2014 7:23 pm 
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j'ai effectivement déjà lu cet article.

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UNREAD_POSTPosté: Mar Mar 04, 2014 5:52 pm 
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MEME SI ON ECHOUE IL Y AURA BIEN UNE MEDAILLE DANS LES FONDS DE TIROIR DE L ELYSEE ... ::hahaha::

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UNREAD_POSTPosté: Mar Mar 04, 2014 5:15 pm 
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Beaucoup de bruit, pour vendre du rêve et surtout du papier et de la pellicule. Pas le moindre début de preuve, et un tissu d'incohérences. Il n'y a que le chauvinisme français pour défendre ces énormes sornettes.
L'histoire de Pierre-Marie Le Chevallier via Clème Vallet, via Jo Lehuénen et via Émile Pério c'est tout de même une base de travail qui ne mérite pas l'appellation de témoignage. L'homme qu'à vu l'homme qu'à vu l'homme qui n'a même pas vu l'ours..... ça peut enchanter les poètes, ça devrait déranger les esprits rigoureux.
PM Lechevallier aurait dit : ...le vent est nul, la mer est calme, le brouillard est très dense (Émile Pério Carrefour des grands raids) or les relevés météos du jour à Saint-Pierre font état de vents de N-O avec bonne visibilité.
Qui s'est inquiété de vérifier que les gardes-côtes américains, ou canadiens ou anglais, n'avaient aucuns avions dans la région en mai 27 qui puisse inquiéter les bootlegger. Combien même ils en auraient eu, si le brouillard était dense ils ne risquaient pas de voler, de voir ou d'être vus.
Qui peut prétendre qu'une épave flottante puisse dériver de SPM jusqu'au Maine, contre les vents dominants et le golf stream.

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UNREAD_POSTPosté: Mar Mar 04, 2014 2:50 pm 
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http://www.mathurin.com/article3230.html

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UNREAD_POSTPosté: Jeu Jan 23, 2014 10:03 pm 
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Question de la semaine Emission du jeudi 23 Janvier 2014

La question cette semaine portait sur les recherches de l'Oiseau Blanc et du Ravenel.

http://saintpierremiquelon.la1ere.fr/em ... di-et-deux

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UNREAD_POSTPosté: Jeu Jan 16, 2014 7:21 pm 
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UNREAD_POSTPosté: Mer Jan 15, 2014 5:09 pm 
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Toujours l'évocation du brouillard, alors que les relevés météo mentionnent des vents de N-O. Et le coup du noyer, ça c'est un scoop. sans même connaître la date de la photo. Tout cela manque singulièrement de rigueur : enquête vérité?

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UNREAD_POSTPosté: Mer Jan 15, 2014 1:49 pm 
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On a tiré sur "L'Oiseau Blanc"…

Nungesser et Coli ont-ils été les premiers à traverser l'Atlantique? Bernard Decré, lui, en est certain et apporte de nouvelles preuves.



L'énigme de L'Oiseau Blanc bientôt résolue? Bernard Decré en est convaincu. Ce "touche-à-tout" passionné d'aventure et d'aviation, enquête depuis sept ans sur la disparition des Français Charles ­Nungesser et François Coli, partis de Paris pour traverser l'Atlantique à bord de leur biplan en 1927. Ces derniers mois, il a rassemblé de nouveaux éléments et reconstitué le parcours des deux pionniers qui ont ouvert la voie des airs entre la France et le continent américain, et dont l'extraordinaire aventure mériterait, selon lui, d'entrer dans les annales de l'aviation.

En novembre, il s'est rendu au siège de la Fédération aéronautique internationale (FAI), à Lausanne, où il a déposé un dossier pour demander l'homologation de la traversée des deux pilotes français. Il y retournera en février pour y apporter un complément d'enquête : des "pièces à conviction" ainsi qu'une lettre de recommandation paraphée notamment par l'aéro-club de France et le musée de l'Air du Bourget. "Il faut réhabiliter nos pilotes", martèle Bernard Decré.

Aventuriers perdus, héros oubliés, Nungesser et Coli avaient décollé douze jours avant que Charles Lindbergh n'entre dans l'Histoire en réussissant la première traversée de l'Atlantique en avion sur son Spirit of St. Louis. Ils ne sont jamais arrivés à New York, où ils avaient prévu d'amerrir devant la statue de la Liberté. D'après les investigations de Bernard Decré, ils se seraient retrouvés à court de carburant après avoir traversé, au large de Terre-Neuve, une tempête extraordinaire qui les aurait énormément ralentis, et auraient décidé de se poser dans les eaux de Saint-Pierre-et-Miquelon, alors plaque tournante du trafic d'alcool en pleine période de la prohibition.
Bootleggers et gardes-côtes américains en ligne de mire

"J'ai la certitude qu'ils se sont fait tirer dessus, à deux reprises au moins, après avoir passé Terre-Neuve", révèle aujourd'hui Bernard Decré. En juin dernier, à Saint-Pierre-et-Miquelon, un habitant de l'archipel lui a confié qu'il n'apprendrait rien ici sur la disparition de L'Oiseau Blanc, car "tout le monde connaît la famille de bootleggers qui a tiré sur l'avion". Par ailleurs, Bernard Decré a pris connaissance en novembre d'un enregistrement qui lui a été remis par Geneviève de Marcy, nièce de Charles Nungesser, et sur lequel Marcel Jullian, qui a lui aussi enquêté sur la disparition de L'Oiseau Blanc, révèle s'être entretenu par téléphone avec un témoin important, décédé avant qu'il ait pu le rencontrer. Matelot de la goélette L'Armistice, partie de Granville (Manche) chargée d'alcool, cet homme assurait que L'Oiseau Blanc les avait survolés. "Il lui a même dit qu'il avait vu les deux pilotes se pencher au-dessus d'eux avant que l'avion ne soit pris pour cible par des gardes-côtes américains", raconte Geneviève de Marcy, qui avait rappelé Marcel Jullian le lendemain munie d'un dictaphone pour lui faire répéter ce qu'il lui avait confié.

"C'est un peu la faute de Nungesser", tempère Bernard Decré, rappelant que son blason sur les flancs de l'avion – une tête de mort encadrée de deux tibias et un cercueil dans un cœur noir – pouvait prêter à confusion. Il a été néanmoins troublé en découvrant que l'amiral Billard, commandant d'un patrouilleur des gardes-côtes américains, le Modoc, était alors en contact constant avec un membre républicain du Congrès, Hamilton Fish III, mécène de Columbia, l'un des trois avions américains dans les starting-blocks à Roosevelt Field pour tenter la toute première traversée de l'Atlantique. "America must be first in the air…", proclamait-on alors.
"Le radiateur de l'avion a certainement été touché"

Le 9 mai 1927, le Modoc se trouvait au cap Race, à la pointe sud de Terre-Neuve, à l'entrée de la baie des Trépassés, où L'Oiseau Blanc est passé dans la matinée, selon les calculs de Bernard Decré. Ce jour-là, dans le livre de bord du Modoc, une simple inscription, tapée à la machine : "Exercices de tir". Un peu plus loin, dans la baie de Sainte-Marie, un habitant de Saint-Joseph, dont le témoignage avait alors été consigné, avait vu passer L'Oiseau Blanc et une traînée de fumée blanche. "Le radiateur de l'avion a certainement été touché", décode Bernard Decré, pour qui les aviateurs, héros de la Première Guerre mondiale, n'ont pas pour autant été victimes de ces tirs mais plutôt du brouillard en cherchant à amerrir à moins de 2 milles de Saint-Pierre-et-Miquelon. Engourdis par le froid et plus de 30 heures de vol, abrutis par le bruit assourdissant du moteur de 450 chevaux et enserrés dans un brouillard épais, les deux aviateurs n'ont certainement pas réussi à poser L'Oiseau Blanc avec son immense hélice dans une bonne position, ni trouvé la force de s'extirper de l'appareil.

Dans un petit musée privé de l'île aux Marins, Bernard Decré, qui publiera le 12 février L'Oiseau Blanc, l'enquête vérité, aux éditions Arthaud, a retrouvé un cliché non daté qui l'a interpellé : sur le quai du port de Saint-Pierre, un cadavre vient d'être repêché, vêtu d'une combinaison semblable à celles que portaient les aviateurs de l'époque. Une nouvelle piste à explorer…

Christel De Taddeo -

http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-diver ... anc-647964

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UNREAD_POSTPosté: Mar Jan 14, 2014 9:19 pm 
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BONNE NOUVELLE

Le navire hydrographique de la Marine Nationale "LAPLACE" sera en mission à Saint Pierre et Miquelon l'été prochain pour les recherches de l'Oiseau Blanc et du "Ravenel"
Le Laplace (A 793) est un bâtiment hydrographique de la Marine nationale,
c'est-à-dire un bateau à vocation scientifique dont la mission principale est la recherche d'obstruction et la vérification des chenaux en métropole, afin d'obtenir une cartographie précise des fonds et des obstacles qui s'y cachent. Il participe ainsi à la surveillance des fonds marins. Habitués à sillonner les côtes françaises, les bâtiments hydrographiques sont souvent déployés à l'étranger, dans le cadre d'accord de coopération.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Laplace_%2 ... aphique%29

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http://www.ambafrance-es.org/france_esp ... t&art=3321

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UNREAD_POSTPosté: Mar Jan 14, 2014 12:33 pm 
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L’oiseau Blanc : la piste de tirs sur l’avion

En pleine période de la Prohibition, l’avion de Nungesser et Coli pourrait avoir coulé au large de Saint-Pierre et Miquelon, à la suite de tirs qui l’auraient atteint.

Et on reparle de l'Oiseau Blanc.

«On a tiré sur l'Oiseau Blanc», c'est le titre choc de l'article publié hier par le Journal du Dimanche.

L'hebdomadaire revient sur les derniers éléments apportés Bernard Decré, qui enquête depuis 7 ans sur la disparition de l'avion de Nungesser et Coli, probablement au large de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Et selon Bernard Decré, plusieurs témoignages concordants tendraient à prouver que l'avion aurait fait l'objet de tir au large de Terre Neuve, de la part des gardes côtes, ou de bootleggers. C'était en effet la pleine période de la prohibition.

Cette fois, on se demande en tout cas si l'énigme ne pourrait pas être bientôt résolue… récit de Martin Baumer


Bernard Decré revient dans l'archipel le 20 mai prochain pour reprendre les recherches du moteur de l'oiseau blanc et du chalutier Ravenel. Cette fois il devrait être aidé par un navire océanographique. Le passionné d'aviation vient d'écrire un livre pour faire le point sur ses recherches et il demande à la fédération internationale aéronautique de valider la traversée de Nungesser et Coli au vue de nouveaux éléments qu'il vient de leur confier comme il l'explique à Patrick Caillet.

http://saintpierremiquelon.la1ere.fr/20 ... 00229.html

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UNREAD_POSTPosté: Dim Jan 12, 2014 8:36 pm 
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De mieux en mieux dans le délire, maintenant ce ne sont plus les disciples d'Al Capon, mais les gardes-côtes américains qui auraient avec certitude descendu l'Oiseau Blanc sur ordre de Washington.
Vous noterez au passage l'association incongrue du verbe au conditionnel avec le terme certitude. Le complot suggéré par le JDD, laisse entendre qu'un membre du Congrès aurait piloté la destruction intentionnelle de l'oiseau blanc depuis Washington. Les conditions à réunir pour réussir une telle opération étaient pour le moins hasardeuses.
1) Connaître la route de l'Oiseau Blanc : impossible pas de radio à bord.
2) Disposer d'un navire Garde-Côte à l'instant T qui croise cette route.
3) S'assurer de la complicité du capitaine des officiers et du silence de tout l'équipage.
4) Avoir le temps de mettre le dispositif en place secrètement en 30 h à une époque où les communications n'étaient pas faciles.
5) Assumer le risque que l'attaque échoue. (Nungesser avait fait ses preuves dans l'art d'échapper aux tirs ennemis).
6) Et Pierre-Marie Le chevalier aurait entendu les balles siffler.
Je veux bien croire dans le chauvinisme patriotique de l'amiral américain, mais je vois mal un militaire de ce rang se lancer dans une opération reposant sur la nécessité de croiser la route de Nungesser, alors que rien ne permettait de le situer ni dans le temps ni dans l'espace.
Rappelons que l'enjeu de la traversée, le prix Orteig récompensait une traversée entre New-York et Paris dans l'un ou l'autre sens et non pas une traversée quelconque de l'atlantique. Dès 1919, deux autres tentatives, moins célèbres, avaient été couronnées de succès. Entre le 8 et le 31 mai 1919, un équipage de la marine américaine avait fait la traversée entre Jamaica Bay, près de New York, et Plymouth en hydravion, en plusieurs étapes (dont une étape centrale entre le Labrador et les Açores). Leur hydravion était un NC-4 Navy-Curtiss. Du 14 au 15 juin 1919, un équipage britannique avait ensuite fait la première traversée en un seul vol. Le capitaine John Alcock et le lieutenant Arthur Brown étaient partis de Saint-Jean à Terre-Neuve (actuellement au Canada) pour se poser à Clifden en Irlande, au terme d'un vol de 3 630 km, effectué en 16 heures et 12 minutes. Leur avion était un bombardier Vickers Vimy de la Première Guerre mondiale.

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UNREAD_POSTPosté: Dim Jan 12, 2014 5:32 pm 
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"On a tiré sur l'Oiseau Blanc", selon Bernard Decré

Le Journal du Dimanche y consacre une page aujourd’hui. L’hebdomadaire revient sur les dernières preuves apportées par Bernard Decré qui enquête depuis sept ans sur la disparition, pense-t-il, au large de Saint-Pierre et Miquelon de l’avion de Nungesser et Coli.

Nungesser et Coli ont-ils été les premiers en 1927 à traverser, l'Atlantique, quelques jours avant Charles Lindbergh ? C'est la thèse défendue depuis plusieurs années par Bernard Decré qui tente de retrouver l'épave de "L'Oiseau Blanc", dans les eaux de Saint-Pierre et Miquelon.

Des tirs ?

D'après le JDD, Bernard Decré dit avoir de nouveaux éléments qui montreraient que les deux aviateurs français se sont fait tirer dessus au moins à deux reprises, après leur passage au dessus de Terre-Neuve.
Les explications de Martin Baumer, journaliste à Radio Outre-mer 1ère.

http://www.la1ere.fr/2014/01/12/tire-su ... bject_map=[521884964577072]&action_type_map=[%22og.likes%22]&action_ref_map=[]

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UNREAD_POSTPosté: Mer Nov 27, 2013 6:51 pm 
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A tous et en particulier à nos amis de Saint-Pierre et Miquelon:
loiseaublanc.over-blog.com

http://loiseaublanc.over-blog.com/artic ... bject_map=[1374639109453298]&action_type_map=[%22og.likes%22]&action_ref_map=[]

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UNREAD_POSTPosté: Dim Nov 03, 2013 10:13 am 
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Je l'ai regardé une deuxième fois, avec grand intérêt; Les reportages et les témoignages des personnes de l'époque sont irremplaçables. À ce sujet on peut constater que le ton employé dans les interview est typique de la première moitié du siècle, on le retrouve dans les films sur SPM (maire Daguerre, Georges Lefèvre etc..). On constate aussi que les témoignages du type Lechevallier sont multiples. À ce sujet je n'exclus pas que notre Pierre-Marie fut un peu médium et qu'il ait eu un flash, au moment du crash sans que l'Oiseau Blanc soit à proximité. Il ne manque pas dans l'histoire de témoignages sérieux de ce type de vision. Ça expliquerait qu'il en fut très troublé mais qu'il n'ait pas osé en parler pendant longtemps.
La probabilité du crash à bout du carburant n'est pas grande car il était prévu voler une quarantaine d'heures.L'Oiseau Blanc pourrait donc avoir volé du 8 mai, 1h 18 (heure SPM) au 9 mai 10h soit moins de 33h à une vitesse sol estimée à 130km/h, franchissant environ 4300km. C'est bien la distance à vol d'oiseau Paris-SPM. Comme il faisait des vents de N-O à SPM le 9 au matin, Nungesser aurait eu vent arrière, temps clair et une réserve de 10h de vol en franchissant SPM. Probabilité de crash faible.
On pourrait penser c'est le contournement par le nord de la dépression rencontrée dans la seconde moitié de l'atlantique qui non seulement a rallongé la route mais les a considérablement ralenti. Des vents contraires de 50km/h, produiraient : (15h X 130km/h= 1950km)+(15h X 80km/h =1200) = 3150km. Le 9 mai à 9-10h du matin L'oiseau blanc pouvait très bien être à 1000km de SPM.

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UNREAD_POSTPosté: Sam Nov 02, 2013 8:02 pm 
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J'ai regardé le reportage sur Arte....très intéressant, passionnant. Mais nous ne sommes pas beaucoup plus avancés. L'Oiseau Blanc peut s'être écrasé n'importe où entre Cheznoo, Terre Neuve et l'Amérique. Les témoignages se valent. On s'y perd en conjectures...Et comme les Ricains n'ont aucun intérêt à retrouver cet avion...because Lindbergh.

D'un autre côté, le Lightning de St Ex. était recherché dans les Alpes et également, dans la Baie des Anges (entre St Raphaël et Toulon) Alors qu'il s'était abîmé plus près de Marseille à quelques brasses seulement de la petite île de Riou. Luc Vanrell, (et son père avant lui) avait déjà plongé sur le Lightning sans l'avoir identifié. Tout espoir n'est peut-être pas perdu pour L'Oiseau Blanc......qui vivra verra.

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Claude Verreaux Lafargue


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UNREAD_POSTPosté: Jeu Oct 31, 2013 5:58 pm 
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Merci Gaby :up: . J'ai collé un post it sur l'écran de télé, j'peux pas l'louper.

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UNREAD_POSTPosté: Jeu Oct 31, 2013 8:34 am 
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SUR ARTE samedi 2 11H25 (PARIS) REDIFFUSION DE L'EXCELLENTE ENQUÊTE D'ARTE SUR L'OISEAU BLANC.

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UNREAD_POSTPosté: Jeu Oct 17, 2013 11:26 pm 
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UNREAD_POSTPosté: Mer Oct 16, 2013 2:44 pm 
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merci Gaby. C'est sympa.

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UNREAD_POSTPosté: Mer Oct 16, 2013 12:54 pm 
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Ok justemoâ.

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UNREAD_POSTPosté: Mar Oct 15, 2013 4:37 pm 
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Gaby.....si tu y penses toi, tu ne pourrais pas nous le rappeler la veille de la diffusion, s'il te plait. Car moi je suis certaine de passer à côté.

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UNREAD_POSTPosté: Mar Oct 15, 2013 4:33 pm 
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Qui sait ??????? un jour peut-être Bernard Decré écrira -t-il quelque chose comme le bouquin que je suis en train de lire << St-Exupéry l'ultime secret >> En tout cas, c'est passionnant.................Qui vivra verra !

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UNREAD_POSTPosté: Mar Oct 15, 2013 2:16 pm 
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Essaie:
http://www.arte.tv/guide/fr/042507-000/ ... autoplay=1

C'est dommage de louper ce reportage.
Il repasse sur Arte le 2 novembre à 11h 25(heure de Paris)

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UNREAD_POSTPosté: Lun Oct 14, 2013 11:43 am 
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Impossible visionner sur Arte - Non disponible a partir du Canada! :devil:

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UNREAD_POSTPosté: Lun Oct 14, 2013 10:47 am 
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Reprises des recherches de l’Oiseau Blanc avec l’aide de Safran

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http://www.aerobuzz.fr/spip.php?article3556

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UNREAD_POSTPosté: Lun Oct 14, 2013 9:36 am 
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Enfin un reportage objectif, dont Arte a le secret. Les relevés météo qui attestent de beau temps avec des vents de NO à SPM viennent sérieusement ébranler le témoignage Lechevallier. Je ne suis pas d'accord avec le doute émis sur le maintien du beau temps. Les relevés météo sont faits toutes les 4heures, avec du NO le ciel clair est stable.

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UNREAD_POSTPosté: Dim Oct 13, 2013 9:19 pm 
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https://www-secure.arte.tv/playerv2/ind ... autoplay=1

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UNREAD_POSTPosté: Ven Oct 11, 2013 9:46 pm 
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Rediffusion sur ARTE du documentaire "MYSTERE DE L'OISEAU BLANC" samedi 12 octobre

http://loiseaublanc.over-blog.com/artic ... 91397.html

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UNREAD_POSTPosté: Mer Sep 04, 2013 3:13 pm 
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"LA RENTREE" pour l'Oiseau Blanc
Après une campagne de trois semaines à Saint Pierre et Miquelon fort bien organisée avec le concours de SAFRAN et la venue d'Erik Lindbergh, les media ont contribué à remettre à leur juste place nos héros: Charles NUNGESSER et François Coli, mais il reste encore beaucoup de travail.....
http://loiseaublanc.over-blog.com/artic ... 72576.html

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UNREAD_POSTPosté: Mar Juil 23, 2013 7:48 pm 
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9 mai 1927 Disparition de Nungesser et Coli


Le 9 mai 1927, Français et Américains apprennent avec consternation la disparition des aviateurs Charles Nungesser et François Coli dans leur tentative d'effectuer la première traversée de l'Atlantique Nord sans escale.

http://www.herodote.net/9_mai_1927-even ... 270509.php

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UNREAD_POSTPosté: Mar Juil 23, 2013 7:05 pm 
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PHILFOU a écrit:
Transat aérienne pour le navigateur Raphaël Dinelli

L'initiative

Tout porte à croire aujourd'hui que les deux aviateurs français Nungesser et Coli se sont abîmés au large de Saint-Pierre-et-Miquelon en mai 1927, réussissant à traverser l'Atlantique quelques jours avant Lindbergh.


Tout ? Rien
Réussissant ? Ah ca c'est vrai :

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UNREAD_POSTPosté: Mar Juil 23, 2013 4:06 pm 
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Ce projet n'est pas sans intérêt mais en faire un article 2 ans à l'avance (et tenir ce délai sera difficile) relève du marronnier. Je ne vois pas l'intérêt d'aller coller des panneaux solaires sur les ailes d'un avion qui dans le meilleur des cas ne pourra jamais transporter rien d'autre que ses propres panneaux. La comparaison avec Eiffel tient moins bien debout que la tour parisienne qui faisait appel à des techniques de construction éprouvées depuis longtemps. L'audace du projet n'était qu'esthétique.
On ne sait pas de quel type est la pile à combustible envisagée, si elle était révolutionnaire, elle trouverait d'abord des applications terrestres et maritimes.
Eraole et l'Oiseau Blanc sont des vecteurs d'événementiel. Vous me direz le Vendée Globe aussi, mais les bateaux utilisés sont depuis longtemps sortis des cartons.

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UNREAD_POSTPosté: Mar Juil 23, 2013 1:40 pm 
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Transat aérienne pour le navigateur Raphaël Dinelli

L'initiative

Tout porte à croire aujourd'hui que les deux aviateurs français Nungesser et Coli se sont abîmés au large de Saint-Pierre-et-Miquelon en mai 1927, réussissant à traverser l'Atlantique quelques jours avant Lindbergh. Un exploit que Raphaël Dinelli entend bien renouveler avec succès en juin 2015. Il prévoit d'effectuer un vol dans l'autre sens à bord d'Eraole, un petit avion hybride totalement électrique, précurseur de l'aviation légère du futur.

Au terme de ce qui s'annonce comme le premier vol transatlantique « décarboné », le marin a déjà prévu d'atterrir au Bourget, après un parcours de 4 000 kilomètres, à la clôture du prochain salon aéronautique. « Ce sera un vol historique de quarante heures en solitaire, à 113 km/h et 10 000 pieds d'altitude (3 050 m). » La date prévue n'est pas choisie au hasard : le 21 juin correspond au solstice d'été, « la journée la plus longue dans l'hémisphère nord ». De quoi espérer alimenter en énergie les capteurs solaires qui tapissent les ailes et le fuselage de l'avion expérimental.

Reconverti à l'aviation, le navigateur de 45 ans aux quatre Vendée Globe, installé aux Sables-d'Olonne, en Vendée, est un passionné enthousiaste et volontaire. Il s'était déjà illustré en 2008 sur un bateau laboratoire n'utilisant pas d'énergie fossile.

Depuis 2007, il dirige la fondation Océan Vital qu'il a créée, afin de mettre en application les solutions technologiques s'appuyant sur les énergies renouvelables, notamment dans les constructions bioclimatiques et l'éolien. Outre le soutien de la Fondation Nicolas-Hulot et de la Région des Pays de la Loire, son projet aérien est porté par un groupement d'entreprises, l'Icam et l'École centrale de Nantes.

« Faire avancer une idée ! »

Spécialisé dans la recherche appliquée sur les matériaux composites, le pôle de recherche ECM2, à Nantes, a labellisé l'appareil biplace. « Un cinquième du projet, qui sera lancé en 2014, est pour le moment financé. En France, on tergiverse toujours alors que nous avons largement les moyens de faire techniquement aussi bien que tout le monde. »

Le propos de Raphaël Dinelli est volontiers offensif à l'égard des sceptiques de tous poils. « Pour construire la Tour Eiffel, il a fallu promettre de la démonter après l'Exposition universelle de 1889. Maintenant, six millions de visiteurs se précipitent tous les ans devant cette révolution mécanique. Quand on est trop en avance, il faut de la volonté pour faire avancer une idée ! »

Entièrement réalisé en carbone, Eraole a les lignes d'un biplan futuriste. Il puisera un quart de son énergie électrique dans ses batteries au lithium alimentées par quarante-trois mètres carrés de cellules photovoltaïques, les trois quarts restants de l'énergie étant produits par une pile à combustible.

Camille GUILLEMOIS.

http://www.ouest-france.fr/region/paysd ... 2_actu.Htm

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UNREAD_POSTPosté: Mer Juil 10, 2013 12:37 pm 
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Aviation Week, par Pierre Sparaco,
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UNREAD_POSTPosté: Ven Juil 05, 2013 9:44 pm 
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UNREAD_POSTPosté: Lun Juil 01, 2013 1:07 pm 
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http://loiseaublanc.over-blog.com/artic ... 25785.html

http://www.aeromorning.com/chroniques.php?ch_id=1437

Nungesser et Coli - 24-06-2013
La réhabilitation historique peut-être à portée de la main.

C’est tout à la fois l’histoire de deux héros de l’aviation française des années vingt et celle d’un chercheur acharné aujourd’hui bien décidé à faire éclater la vérité : à bord de leur biplan Levasseur baptisé L’Oiseau Blanc, Charles Nungesser et François Coli auraient bel et bien traversé l’Atlantique, d’est en ouest, en mai 1927, plusieurs jours avant l’exploit de Charles Lindbergh. Et Bernard Decré, chercheur infatigable, entend le prouver.
Son combat est bien connu et il y a maintenant près de 5 ans qu’il défraye la chronique. Et peut-être est-il sur le point d’atteindre son but, sans intention quelconque de réécrire l’histoire. Tout le monde est heureusement d’accord sur l’essentiel, à savoir que Lindbergh est et restera à tout jamais le vainqueur incontestable de l’Atlantique nord. Nungesser et Coli, en effet, ont échoué dans la mesure où ils ne sont jamais arrivés vivants à destination. Plus personne n’a entendu parler d’eux après leur décollage du Bourget, le 8 mai 1927, à 5 h 51. Ils ont été vus pour la dernière fois à 6 h 04, au-dessus d’Etretat, alors qu’ils volaient, lourdement chargés, à 200 mètres d’altitude. Mais le silence qui a suivi ne signifie évidemment pas pour autant qu’ils soient tombés en mer avant d’atteindre l’Amérique du Nord.
Tout au contraire, les indices se multiplient, des preuves semblent à portée de la main et Bernard Decré, sans se risquer à crier victoire, se sent tout près du but. Il voudrait, tout simplement, rendre à Nungesser et Coli ce qui leur est dû. Et c’est dans le Maine, et à proximité Saint-Pierre et Miquelon qu’il espère trouver la preuve irréfutable de ce succès. Solitaire en un premier temps, le combat est désormais encouragé de toutes parts et bénéficie notamment du mécénat du groupe Safran et de l’aide de trois ministères, ceux de la Défense, de la Culture et des Outre-Mer.
Cette obstination est remarquable. En effet, avant Bernard Decré, d’autres spécialistes ont échoué, à commencer par le Tigar américain, The International Group for Aircraft Recovery, celui-là même qui ne désespère pas de retrouver la trace de la célèbre aviatrice Amelia Erhard. Reste le fait que la tâche est immensément difficile : après plus de trois quarts de siècle, seul le moteur Lorraine-Dietrich (d’un poids de 450 kg) pourrait être retrouvé au fond de l’eau. Ou «deux ailes blanches» qui auraient été repêchées et conservées à l’époque.
A peine arrivé au Bourget, Lindbergh avait demandé des nouvelles de ses collègues français : «have we got news from Nungesser and Coli ?». Son petit fils, Erick Lindbergh, encourage Bernard Decré à poursuivre ses patientes recherches et, récemment, a jeté à la mer une gerbe de fleurs, là où les aviateurs pourraient avoir disparu. Ils auraient été vus ou entendus à Terre-Neuve par une quinzaine de témoins, un pêcheur, Gaby Briand, les aurait entendus depuis sa goélette, des bribes d’informations apparaissent dans les archives des Coast Guards, etc. «On est en plein roman policier, c’est une histoire extraordinaire», répète Bernard Decré, entre deux visites aux archives nationales américaines de Washington ou à celles des DOM-TOM d’Aix-en-Provence.
Les calculs ont été refaits à l’infini. Les réservoirs de L’Oiseau Blanc contenaient 4.025 litres d’essence et le Levasseur, volant à 70% de sa puissance, consommait 100 litres à l’heure, pour une vitesse de croisière de 160 à 165 km/h. Il était donc parfaitement capable d’atteindre son but. A-t-il été victime d’une panne ? A-t-il été abattu parce que, en pleine prohibition, il aurait été confondu avec un avion de fraudeurs d’alcool ?
Bernard Decré a ravivé notre curiosité. On lui souhaite d’autant plus sincèrement d’arriver à ses fins.
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UNREAD_POSTPosté: Ven Juin 28, 2013 7:46 pm 
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In any case, it’s a beautiful story. Déjà racontée par Émile Pério dans son livre<<Carrefour des grands raids>> il y a 30 ans.

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UNREAD_POSTPosté: Jeu Juin 27, 2013 4:40 pm 
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La presse américaine s'intéresse de très près à l'Oiseau Blanc:

http://loiseaublanc.over-blog.com/artic ... 57614.html

http://www.nytimes.com/2013/06/25/world ... =all&_r=1&

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UNREAD_POSTPosté: Sam Juin 15, 2013 7:05 pm 
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Je l'ai regardé en direct sur France 2. Beaucoup d'éléments intéressants, mais rien de vraiment concret. Decré ne prouve rien, et comme L'Oiseau Blanc n'a pas atteint N.York, ça ne change en rien l'exploit de Lindbergh.

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UNREAD_POSTPosté: Sam Juin 15, 2013 6:37 pm 
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http://www.france5.fr/c-dans-l-air/soci ... 1481237582

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UNREAD_POSTPosté: Jeu Juin 13, 2013 4:49 pm 
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UNREAD_POSTPosté: Lun Juin 10, 2013 4:10 pm 
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L'exploit d'Alcock et Brown est d'autant plus sensationnel qu'ils disposaient d'une mécanique beaucoup moins évoluée que celles disponibles en 1927. Pour eux on sait vraiment quelle a été leur traversée, et curieusement Bernard Decré, n'en dit pas un mot. Le document des gardes cotes US ne prouve rien du tout, contrairement à ce que l'on veut faire croire, en 1927 il y avait déjà eu beaucoup d'avions dans le ciel américain, beaucoup se crashaient, un bout d' aile retrouvé avait peu de chance d'appartenir à l'Oiseau blanc. Les courants et les vents dominants poussant vers le nord, la thése de BD fait supposer que Nungesser aurait atteint le Maine ce qui exclut le passage funeste à SPM. Il suffirait de reprendre les relevés météo de la côté américaine de mai 27 pour démontrer que la dérive supposée était impossible.

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UNREAD_POSTPosté: Lun Juin 10, 2013 1:26 pm 
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NON, Lindbergh n’a pas réussi le premier vol transatlantique

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/ ... -le-137116

Avec une remarquable constance et, au choix, un mépris assumé de la vérité historique ou une rare incompétence, les journalistes, toutes stations confondues, continuent d’affirmer que Lindbergh a réussi la première traversée de l’Atlantique en avion, ce qui est rigoureusement faux. Dernier en date, un chroniqueur d’Europe 1 dimanche matin...
Au matin de la finale des Internationaux de Paris opposant Rafael Nadal à David Ferrer, un « professionnel » d’Europe 1 est venu préciser à l’antenne qui était ce Roland Garros dont le nom a été donné au célèbre complexe de tennis de la Porte d’Auteuil et dont bien peu de nos compatriotes connaissent l’histoire. Une louable initiative à la mémoire de ce grand pilote qui a marqué l’histoire de l’aviation en devenant le premier à réussir la traversée de la Méditerranée le 23 septembre 1913 avant de périr en combat aérien le 5 octobre 1918, moins de six semaines avant la signature de l’Armistice.

Tout naturellement, le journaliste d’Europe 1 a ensuite rappelé ces autres grandes dates de l’aviation qu’ont été la première traversée de la Manche par Louis Blériot le 25 juillet 1909 et la première traversée de l’Atlantique par Charles Lindbergh les 20 et 21 mai 1927. À ce détail près que l’Américain n’a pas été le premier à réussir la traversée entre les deux continents : cet exploit avait déjà été accompli par deux pilotes britanniques, John William Alcock et Arthur Whitten Brown, six ans avant Lindbergh ! Et cela dans un contexte nettement plus périlleux.

Cet exploit, réalisé à bord d’un bombardier biplan Vickers Vimy les 14 et 15 juin 1919 dans des conditions dantesques, je l’ai relaté en juin 2010 dans un article intitulé Justice pour Alcock et Brown ! Pour mémoire, rappelons que les deux hommes ont décollé de Terre Neuve sur un terrain bosselé préparé pour l’occasion, avec pour objectif la ville de Galway dans l’ouest irlandais. Au terme d’un vol marqué par le brouillard, le givrage des commandes et, à plusieurs reprises, des pertes brutales d’altitude jusqu’à frôler les flots de l’Atlantique, Alcock et Brown, en limite de carburant, ont dû atterrir en urgence à quelques dizaines de miles de Galway : un atterrissage pour le moins chaotique dans une tourbière du Connemara proche de Clifden, le nez du Vickers se fichant dans le sol spongieux sous le regard ébahi d’un paysan.
Impossible de ne pas éprouver d’émotion en contemplant la stèle commémorative érigée à quelques centaines de mètres de la tourbière historique de Derrygimlagh dans le décor sauvage du Connemara. Impossible également de ne pas éprouver d’irritation à l’encontre de ces journalistes qui persistent à occulter leur prodigieux exploit. Charles Lindbergh aurait même été devancé par Charles Nungesser et François Coli aux commandes de L’oiseau blanc si les deux pilotes n’avaient disparu en mer tout près de Saint-Pierre-et-Miquelon le 8 mai 1927. La découverte d’un document des garde-côtes attestant de ce fait a, durant quelques jours en novembre 2010, fait la Une de tous les médias écrits et audiovisuels sur un thème unique : « À quelques jours près, Lindbergh aurait été devancé par les pilotes français ». Cocorico ! Le 12 novembre, je dénonçais cette hystérie mensongère dans un article intitulé Aviation : l’imposture ! Pauvres Alcock et Brown, à juste titre respectés et régulièrement fêtés en Irlande et au Royaume-Uni, mais condamnés à l’oubli dans notre pays.

Charles Lindbergh a certes accompli, dans des conditions difficiles, un exploit remarquable les 20 et 21 mai 1927 aux commandes de son Spirit of Saint Louis en reliant New York à Paris. Et de fait, il a été le premier homme à réussir la traversée de l’Atlantique nord en solitaire. Qui plus est, la distance qu’il a parcourue est nettement supérieure à celle du vol d’Alcock et Brown huit ans plus tôt : 5808 km contre 3630 km. Lindbergh n’en a pas moins été devancé dans la liaison entre les deux continents. Cerise sur le gâteau pour les deux britanniques, leur vol a constitué la première traversée transatlantique aéropostale : Alcock et Brown étaient en effet porteurs de 197 lettres qui ont toutes été distribuées à leurs destinataires après avoir été acheminées à Londres et avoir reçu une oblitération spéciale.
En 2010, j’écrivais ceci : « Pourquoi la mémoire populaire n’a-t-elle retenu de l’aventure transatlantique sans escale que l’exploit de Lindbergh ? À cela différentes raisons, parmi lesquelles : 1) la liaison directe, et symboliquement très forte, entre New York et Paris ; 2) un patronyme de pilote qui résonne aux oreilles comme un accord musical parfait ; 3) un superbe nom de baptême pour un avion très vite devenu mythique ; 4) un triomphe planétaire consacré par une colossale parade dans les rues de Manhattan. Sans oublier le tragique enlèvement, cinq ans après la traversée, du fils aîné des Lindbergh, retrouvé mort deux mois et demi plus tard malgré le paiement de la rançon. Un évènement dont le retentissement mondial remit en lumière Lindbergh en achevant d’occulter les exploits de ceux qui l’avaient devancé. »

Trois ans se sont écoulés mais, avec la complicité des journalistes, rien n’a changé : Lindbergh reste, à juste titre, au pinacle tandis que le duo Alcock-Brown demeure enfoui dans les malles poussiéreuses du grenier de nos mémoires.

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UNREAD_POSTPosté: Lun Juin 10, 2013 10:46 am 
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UNREAD_POSTPosté: Mar Juin 04, 2013 7:35 pm 
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Hommage à Nungesser et Coli

Ce vendredi 31 mai, le Député a participé à l’hommage aux aviateurs français NUNGESSER et COLI, dont l’avion « L’Oiseau Blanc » se serait abîmé à quelques brassées au large de l’Ile-aux-Marins en mai 1927 lors de leur tentative de traversée de l’Atlantique.

Un hommage d’autant plus émouvant que c’est Erik LINDBERGH (petit-fils de Charles LINDBERGH) qui a lancé en mer la gerbe en présence notamment d’élus et de représentants des autorités locales, de Jean-Paul HERTEMAN, le président de la société SAFRAN qui finance les recherches organisées par Bernard DECRÉ, et une vingtaine de journalistes de la presse nationale et internationale.

LIRE LA SUITE

http://annickgirardin.net/2013/06/04/ho ... r-et-coli/

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UNREAD_POSTPosté: Mar Juin 04, 2013 4:16 pm 
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Hommage en mémoire de Nungesser et Coli - L'Oiseau Blanc

Album photo de l'hommage à Nungesser et Coli, 1er juin 2013, Saint-Pierre-et-Miquelon. En présence de Erik Lindbergh (petit-fils de Charles Lindbergh), de Jean Paul HETERMAN Président du Groupe "SAFRAN" et de Patrice LATRON, Préfet de Saint-Pierre et Miquelon.

Photos de Jean Christophe L'ESPAGNOL

http://loiseaublanc.over-blog.com/artic ... 75760.html

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UNREAD_POSTPosté: Mar Juin 04, 2013 12:40 pm 
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UNREAD_POSTPosté: Mar Juin 04, 2013 8:01 am 
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Reprises des recherches de l’Oiseau Blanc avec l’aide de Safran

Pour Bernard Decré, il ne fait plus aucun doute que Nungesser et Coli ont réussi à atteindre l’Amérique du Nord, le 9 mai 1927. Il en a acquis la certitude dans les archives des Coast Guards américains. Il lui reste à le prouver en remontant à la surface des débris de l’Oiseau Blanc ». Une campagne de recherche en mer est en cours à Saint-Pierre-et-Miquelon.

LA SUITE


http://www.aerobuzz.fr/spip.php?article3556

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UNREAD_POSTPosté: Lun Juin 03, 2013 7:04 pm 
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Le 20 heures du 3 juin 2013 à 28 Mn 38

http://videos.tf1.fr/jt-20h/2013/le-20- ... 78432.html

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UNREAD_POSTPosté: Lun Juin 03, 2013 4:33 pm 
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Je viens de voir un reportage sur le sujet, au journal de 20h de TF1 de se soir (lundi 3 juin 2013)
Allez voir sur le replay

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Morgan GUILLOUT


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UNREAD_POSTPosté: Lun Juin 03, 2013 4:29 pm 
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L'oiseau blanc, Decré et St Pierre et Miquelon au 20 H ce soir sur TF1

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Claude Verreaux Lafargue


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UNREAD_POSTPosté: Lun Juin 03, 2013 10:54 am 
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Gaby a écrit:
Le journaliste du Parisien parle de l'Oiseau blanc perdu CORPS ET BIENS. Même si cette expression est employée souvent pour désigner une perte totale, il est bon de se souvenir de son vrai sens. En vocabulaire maritime le CORPS c'est le bâtiment (assurance Corps). La perte Corps et biens désigne la disparition du navire et de son chargement, et non pas des corps des marins qui peuvent avoir été sauvés. La confusion vient sans doute du s au singulier de corps.
Un parisien peut ignorer cette subtilité :hai:


Chu loin d'etre Parigot pis j'savais pas! On en apprend a tout âge! ::hehe::

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UNREAD_POSTPosté: Lun Juin 03, 2013 7:25 am 
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Sur les traces de "l'Oiseau blanc", le premier vol transatlantique

Le mystère dure depuis 86 ans. Le 9 mai 1927, L'Oiseau blanc de Nungesser et Coli disparaît alors que les deux pilotes tentent de réaliser la première traversée de l'Atlantique. Douze jours après, Charles Lindbergh sortira vainqueur de cette épopée, en réussissant la traversée de l'Atlantique à bord du Spirit of Saint-Louis. Depuis quatre ans, un homme se bat pour redonner leur vraie place dans l'histoire de l'aviation aux deux pilotes. Convaincu que leur biplan s'est abîmé au large de Saint-Pierre et Miquelon, aux portes de l'Amérique.

LIRE ET ECOUTER LA SUITE

http://www.franceinfo.fr/monde/le-plus- ... 2013-06-03

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UNREAD_POSTPosté: Lun Juin 03, 2013 6:34 am 
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Le journaliste du Parisien parle de l'Oiseau blanc perdu CORPS ET BIENS. Même si cette expression est employée souvent pour désigner une perte totale, il est bon de se souvenir de son vrai sens. En vocabulaire maritime le CORPS c'est le bâtiment (assurance Corps). La perte Corps et biens désigne la disparition du navire et de son chargement, et non pas des corps des marins qui peuvent avoir été sauvés. La confusion vient sans doute du s au singulier de corps.
Un parisien peut ignorer cette subtilité :hai:

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UNREAD_POSTPosté: Dim Juin 02, 2013 5:01 pm 
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Cérémonie du souvenir pour deux aventuriers au mystère entier

A Saint-Pierre-et-Miquelon, site sur lequel L’Oiseau-Blanc de Nungesser et Coli aurait pu s’abîmer en mer, un historien passionné, rejoint par les descendants de Charles Lindbergh, a rendu hommage aux deux aviateurs disparus il y a 86 ans…

lire la suite

http://www.20minutes.fr/societe/1165917 ... ere-entier

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UNREAD_POSTPosté: Dim Juin 02, 2013 4:58 pm 
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La fin du mystère Nungesser et Coli ?

Quatre-vingt-six ans après leur disparition, un hommage aux aviateurs français vient d’avoir lieu. Les recherches continuent.

lire la suite


http://www.leparisien.fr/espace-premium ... 857499.php

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Saint-Pierre, vendredi. Erik et Aujust Lindbergh, petit-fils et arrière-petit-fils du pilote du Spirit of Saint Louis, ont lancé une couronne de fleurs à la mer en mémoire des aviateurs français. (LP/Olivier L ejeune.)

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UNREAD_POSTPosté: Sam Juin 01, 2013 4:11 pm 
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Restera plus qu à en faire un film comme la veuve de Saint Pierre ( l'affaire Néel romancée tournée quelque part sauf à SPM :grin:

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UNREAD_POSTPosté: Sam Juin 01, 2013 3:22 pm 
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A la recherche de l'Oiseau Blanc: «C’est un véritable roman policier!»

Minutieux et patient assembleur d’un puzzle sans fin, l’historien Bernard Decré explore les fonds marins de Saint-Pierre-et-Miquelon, les témoignages de ses habitants mais aussi tous les documents qui pourraient le mettre sur une piste pour percer le mystère de la disparition de l’Oiseau Blanc…
Bernard Decré se décrit lui-même comme têtu. Et il faut bien de la patience et une force de conviction incroyable pour tenter de percer à jour le mystère vieux de 86 ans de la disparition de l'Oiseau Blanc... Et d'embarquer dans son sillage équipes techniques, pilotes et le groupe Safran. Alors qu'il dirige sa troisième campagne d'envergure (il en compte cinq en tout) de recherche dans les eaux froides de Saint-Pierre-et-Milquelon, l'historien fait le point sur ses découvertes.

LIRE LA SUITE


http://www.20minutes.fr/societe/1165945 ... n-policier

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UNREAD_POSTPosté: Sam Juin 01, 2013 2:28 pm 
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Et comme disait ma fille toute petite : chez nous c'est maman qui commande.........les pantalons et les chaussettes. ::hahaha::

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UNREAD_POSTPosté: Sam Juin 01, 2013 7:21 am 
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COMME TU DIS SOUVENT GABY : QUI PAYE COMMANDE ... ::hahaha::

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UNREAD_POSTPosté: Sam Juin 01, 2013 7:13 am 
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A gauche Jean-Paul Herteman, le PDG de "SAFRAN", Eric LINDBERG et Bernard DECRE

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UNREAD_POSTPosté: Sam Juin 01, 2013 5:22 am 
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Vous remarquerez que le port de l'anorak rouge est une option obligatoire pour faire de l'évènementiel.

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UNREAD_POSTPosté: Ven Mai 31, 2013 7:08 pm 
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Au large de Saint-Pierre-et-Miquelon, sur le pont du Zéphyr (de gauche à droite) : Eric Lindbergh, Jean-Paul Herteman, PDG de Safran, et Bernard Decré, président de l’association La recherche de l’Oiseau Blanc
© Gil Roy / Aerobuzz.fr

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UNREAD_POSTPosté: Ven Mai 31, 2013 7:04 pm 
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Eric Lindbergh soutient les recherches de l’Oiseau Blanc

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Eric Lindbergh a jeté à la mer un gerbe depuis le Zéphyr, le bateau de recherches de l’épave de l’Oiseau Blanc
© Gil Roy / Aerobuzz.fr

http://www.aerobuzz.fr/spip.php?breve2243

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UNREAD_POSTPosté: Ven Mai 31, 2013 6:54 pm 
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Bibliothèque : Dédicaces BD Le samedi 8 juin, de 10 h à midi et de 14 à 16 h...

A l'occasion de la sortie de la BD L'Ange de Fer, bande dessinée qui relate la vie du pilote de l'Oiseau Blanc Charles Nungesser, Thierry Martinet, son dessinateur, est cette année l'invité de la Bibliothèque de Saint-Pierre.

Après avoir travaillé avec les scolaires toute la semaine, une séance de dédicaces est organisée le samedi 8 juin, de 10 heures à midi et de 14 à 16 heures. La BD sera disponible sur place.

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter la Bibliothèque, au 41 31 99, ou encore consulter notre site : www.biblispm.com


http://www.cheznoo.net/saint-pierre-et- ... d8ff6dd725

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