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FORUM COMMUNAUTAIRE DES ILES SAINT PIERRE ET MIQUELON ET DE LEUR DIASPORA
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UNREAD_POSTPosté: Mar Avr 08, 2014 10:21 am 
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Encore une fois mille excuses, je vais friser le hors sujet
Effectivement, il y a eu des tonnes et des tonnes de terre transportées jusqu'aux Iles en tant que lest. Ces chargements ayant pour but principal d'éviter aux bateaux de naviguer à vide. Où ont-ils été "déchargés ces lests ? dites moi si je me trompe, principalement sur la route du Cap et particulièrement sur la propriété Clément. On y rencontre encore actuellement le fruit de leurs entrailles. Il s'agit en l'occurence de quelques arbres que l'on ne retrouve nulle part ailleurs dans les Iles: L'Orme blanc et le Frêne commun en sont deux exemples, mais ce sont surtout des plantes herbacées très rares dans la région vis à vis desquelles il est important de s'attarder un instant:
Le Millepertuis élégant (Hypericum pulchrum) est une espèce européenne connue seulement pour Terre-Neuve et dont les populations dans les Iles prospèrent allègrement.
Quant à La Noix de terre "Bunium bulbocastaneum" , elle n'est connue nulle part ailleurs qu'à St-Pierre dans toutes les Amériques ! et elle aussi, se maintient assez bien dans son restreint milieu. Nulle doute que des recherches avancées sur ces terres "délestées" permettraient de découvrir quelques insectes ou autres animalcules inconnus dans la région et peut-être même nouveaux pour l'Amérique du Nord.
C'est pourquoi l'idée m'était venue il y a quelques années de proposer de faire de cet endroit, sous l'abri de ces arbres majestueux, une place de réflexion, un endroit de repos, et surtout une action ponctuelle afin de protéger ces raretés avant qu'elles ne se fassent ravager par les envahisseurs, en l'occurrence les chevaux, qui sont laissés là en pâture tout l'été et qui y introduisent à grande vitesse toutes les plantes les plus invasives que l'on puisse imaginer.
Pour en revenir aux Cheval, son origine est encore controversée. Il est de plus en plus probable que ses ancêtres se soient épanouis dans le Nouveau monde et qu'il se soient propagés en Asie à travers l'Alaska et le détroit de Béring. Mais dans l'Ancien monde, il existe aussi des fossiles qui pourraient faire penser qu'il y soit aussi indigène. Ce serait alors le cas d'une évolution parallèle où les équidés des deux continents auraient évolué séparément dans le même sens sans jamais se croiser, pour en arriver au même résultat!. Une chose est certaine c'est que l'espèce américaine s'est éteinte il y a bien longtemps et que les chevaux des Indiens d'Amérique actuels ont tous été (ré)introduits d'Europe. Cependant des vestiges incas tendent à prouver que l'espèce américaine a pu côtoyer l'homme avant de disparaitre,...

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UNREAD_POSTPosté: Lun Avr 07, 2014 8:18 am 
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La terre de nos jardins importée de Bretagne,(avec les polygonums) une légende? J'ai entendu cette version de mon père qui était un disciple de Mathurin Lehors(bien renseigné en ce domaine) Comment expliquer qu'on ne trouve cette terre arable en grande épaisseur qu'à proximité du port?
Parlons du commerce quadrangulaire par exemple 1 Granville- 2 Terre-neuve- 3 Antilles- 4 Marseille ; on comprend bien : morue entre 2 et 3 - 2 et 4, rhum entre 3 et 1, savon ,huile d'olive entre 4 et 1. Mais en 2 il n'y avait pas d'acheteurs, donc rien à transporter pour vendre qui corresponde aux volumes de chargements utilisés entre 2-3,3-4,4-1, on peut imaginer qu'il y avait place pour un leste, et des produits divers. Sous l'ancien régime il y'a peu d'archives, on peut faire des hypothèses logiques qui ne sont pas des certitudes évidemment.
Au XXeme siècle j'ai eu le témoignage directe de Pierre Plaa marin au cabotage sur des goélettes entre SPM et les Antilles.(aller-retour).
Pour en revenir aux chevaux, la Nouvelle France a commencé à en importer quelques dizaines fin XVIIème et par milliers ensuite on en comptait 15000 à la fin du XVIIIème. (De provenances diverses, en fonction de l'utilisation attendue. Même si leur transport était long et difficile, la demande de chevaux était très forte. Au XIXème l'ouverture des voies ferrées avec les États du Sud a certainement mis fin au transport maritime.

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UNREAD_POSTPosté: Lun Avr 07, 2014 6:58 am 
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Il y a une expression aux Antilles : " Aller à Miquelon " !!! ça veut dire : aller loin !!!!

Je pense qu'on recevait aussi des régimes de bananes !!

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UNREAD_POSTPosté: Dim Avr 06, 2014 10:02 pm 
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"Voyons donc" Gaby, tel qu'on dit chez nous...
"Les goélettes venant à vide chercher la morue séchée pour la livrer aux Antilles ou en Europe se lestaient de toutes sortes de marchandises : bois, meubles, terre de jardin, sel.... Pourquoi pas quelques géniteurs bovins, équidés, ou porcins."
Pas du tout. Au long-cours, nous sommes dans une triangulaire. Depuis l'Europe (France ou Espagne, voire même Portugal), tu amènes en priorité du sel (ce qui n'est pas du lest, mais une marchandise) et des produits (vins, cordages et...compagnie). Je t'invite à consutler les mouvements du port à l'arrivée et tu verras que ces produits sont monnaie courante. Les meubles ? Oui car nous possédons une armoire bretonne qui fut fabriquée par les établissements Delavenne à Dol. Elle n'a pas été un produit d'importation "courante". En règle générale, qui aurait envoyé à vide (sur lest -terre de jardin- selon certains) un bâtiment, alors qu'il y avait tant de possibilités d'amener des marchandises payant une redevance ?
Les volailles par exemple étaient bien embarquées sur ce genre de transport, mais elles servaient généralement à l'alimentation de l'équipage. Etaient-elle rôties ou bouillies à bord ou n'en n'attendait-on que les produits. Je penche pour l'omelette mais aussi par l'obligation imposée par la loi d'avoir à dispenser ces protéines en cas de besoin. La triangulaire impliquait les Antilles. Je ne sais pas si on y a exporté autre chose que la morue séchée (j'ai des doutes pour les plates-bierres), mais les mouvements d'exportation indiquent en priorité cette marchancdise. Ce que je sais pourtant, c'est qu'en plus du rhum et de la mélasse (pour corser la bière de spruce), on en aura eu des passagers plus ou moins clandestins venant se rendre compte de ce qu'était la pêche à "Miquelon". Le restaurateur Jean Pierre Dominique en est un exemple, mais il nétait pas un cheval et n'a laissé aucune souche dans l'archipel.
Amitiés,
RG.


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UNREAD_POSTPosté: Dim Avr 06, 2014 7:42 pm 
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Rodrigue la phrase": à l'origine les chevaux sont arrivés d'Europe sur bateau, concernait l'Amérique du nord, pas directement SPM.J'ai ainsi expliqué pourquoi les chevaux étaient petits. Les chevaux avaient disparu du continent américain depuis longtemps avant la venue des navigateurs européens donc ils sont bien venus par bateau, au Canada puis à SPM.
Je ne pense pas non plus qu'il était d'usage courant de faire venir des chevaux de Bayonne , Bordeaux St.-Malo ou Granville à SPM, néanmoins ce n'est pas impossible. Les goélettes venant à vide chercher la morue séchée pour la livrer aux Antilles ou en Europe se lestaient de toutes sortes de marchandises : bois, meubles, terre de jardin, sel.... Pourquoi pas quelques géniteurs bovins, équidés, ou porcins.

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UNREAD_POSTPosté: Dim Avr 06, 2014 5:21 pm 
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Xa dit Djoe,
Gaby dit : "À l'origine les chevaux sont arrivés d'Europe par bateau. " De quelle origine parlons-nous ? Des conquistadores ?
Pour ma part, concernant l'archipel, je ne crois pas avoir jamais relevé dans les archives d'importation de bourrins de métropole, mais je n'affirme rien et si Gaby a des informations, je suis preneur. Cela m'étonnerait en tous cas d'y voir une souche aux animaux plus ou moins abandonnés sur l'isthme de Langlade, au détriment de la nature et en opposition avec la loi Gramont. Par contre, de la Nouvelle-Ecosse et de l'Ile du Prince Edouard... Exceptionnellement, peut-être qu'à un moment donné quelque armateur voulant faire étalage a-t-il importé un bel animal d'Europe et y-a-t-il mis les moyens ? Cinq semaines en moyenne de traversée depuis un port de l'Atlantique vers SPM : fallait nourrir et abreuver la bestiole, lui réserver un espace, occuper du monde pour son bien-être.
- Premièrement, au long-cours, l'équipage était réduit au strict minimum et la cargaison se composait de produits essentiels à la pêche et à l'alimentation de la population maritime de chez nous.
- Deuxièmement, les armements métropolitains qui pouvaient apporter des marchandises et des équipages en début de saison pour aller ensuite pêcher sur les bancs n'auraient, à mon sens, pas réservé d'espace pour un tel animal. Nous parlons de profits. Comme au long-cours, le cubage pour le transport de passagers subit divers changements, mais il était réduit au strict minimum par individu et il est clair que si un dada devait occuper tant de mètres cubes, plus ceux nécessaires à ses besoins en nourriture et en eau,... rien que son transport devait coûter plus cher que le prix d'un pur sang.
- Troisièmement, par vapeur, à partir du milieu des années 1880 ? Encore une fois : le coût aurait été tout aussi très élevé en terme de fret, même si la traversée était plus courte.
En opposition, quelques jours de navigation depuis les provinces atlantiques pour accoster chez nous, le prix de revient n'était plus le même.
Hue cocotte !
Amitiés,
RG.


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UNREAD_POSTPosté: Jeu Avr 03, 2014 9:37 am 
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À l'origine les chevaux sont arrivés d'Europe par bateau. L'espace étant réduit sur les vieux gréements, la sélection s'est faite à partir d'une faible hauteur au garrot. Les chevaux de Miquelon s'apparentent à ceux de l'Ile des sables qui ont connu un destin comparable. On remarque qu'il n'y a pas de chevaux tachetés. Vu la longueur des voyages transatlantiques il était plus facile de faire venir les animaux vivants du Canada. Il en est des chevaux comme des hommes les origines sont multiples. Il peut y avoir une petite souche basque, mais le climat est un peu rude pour eux et ils sont généralement plus petits. Le cheval de Mérens qui était utilisé par l'armée (la Royale assurait les principaux ravitaillement) pourrait constituer une des souches, avec des petits chevaux britanniques acclimatés au Canada.

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UNREAD_POSTPosté: Jeu Avr 03, 2014 7:47 am 
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Bonjour,
Comme je ne suis pas sûr d'avoir envoyé le message écrit hier, je vous remercie encore de cette tribune passionante qui me fait inflécir mon projet. Une question encore les petits chevaux de l'archipel appelés sont-ils des descendants des "pottoks" qui auraient été importés du pays basque ?
Merci encore


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UNREAD_POSTPosté: Mer Avr 02, 2014 11:53 am 
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Je vois peu a rajouter aux posts precedents. Toute theorie a son merite. Les carateres genetiques ne peuvent-etre deniers. Ils sont predominants ou recessifs (Cheveux clair et teint clair avec sourcils fonces par exemple). La combinaison de genes mene a la formation de types dont la continuite depend de la repetition des croisements dans les memes "genetic pool". L'oppose amene evidemment la dilution.

Bob

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UNREAD_POSTPosté: Mer Avr 02, 2014 8:06 am 
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Pas hors sujet du tout, la fixette sur les OGM qui ferait du patrimoine génétique un code pétrifié ne résiste pas 5 mn à la réflexion. On ne voit pas pourquoi une mutation génétique devrait être infiniment progressive et cohérente sur un nombre incroyable de générations. Étant donné que l'environnement terrestre est exposé à des changements soudains(volcanisme, météorites) il a bien fallu que les espèces animales qui y ont survécu s'adaptent rapidement. Pour passer d'un codage matériel (on dirait aujourd'hui un logiciel) inerte, à des comportements vivants, il faut bien une interaction à double sens qui ne peut se faire qu'au niveau individuel, donc à l'échelle de la durée de vie individuelle. Si certains gènes peuvent être dits basques, ils se sont croisés avec des normands, des bretons, etc... Pour faire naître notre patrimoine génétique relativement stable dans la mesure ou aucun autre mouvement d'immigration massive ne s'est produit aux XIXème et XXème siècles.La généralisation des échanges SPM-extérieur, (étudiants, fonctionnaires, tourisme) grâce au transport aérien va conduire à une dilution de nos spécificités. Et c'est sans doute ce qui motive une volonté de retour aux sources, bien compréhensible.

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UNREAD_POSTPosté: Mar Avr 01, 2014 8:19 pm 
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Pis les gènes ils les ont conquis comment leurs "caractères physiques" ?
Je pose la question parce que les théories purement Darwiniennes sur l'évolution sont de plus en plus controversées
Ainsi renaîssent d'autre tendances dites "NeoLamarckistes" qui avancent que les mutations à l'intérieurs de nos chromosomes pourraient se faire beaucoup plus rapidement que sur des millions d'années et même au cours de quelques générations.
Bref ! je suis encore une fois hors sujet, mais Il me revient cette phrase lue récemment :
"La science efface l'ignorance d'hier mais révèle celle d'aujourd'hui" :emo:

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UNREAD_POSTPosté: Mar Avr 01, 2014 3:42 pm 
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Il ya une difference entre les caracteres genetiques et les caracteres acquis. Les premiers sont dans notre DNA et les seconds sont dues
a l'environement subit lors du developement depuis l'enfance jusqu'a maturite.

Les caracteres physiques sont dans les genes et le reste est acquis par contact et environement.

Aussi si l'on s'arrete et observe un comportement donne on peut y trouver une par de genetique sous-jacente. Je veux dire par la que bien que noye dans un contexte acquis, une affinite genetique peut se voir.

Egalement, prenons l'exemple d'un cararactere genetique Celtique (Irish par exemple) sans avoir a le decrire. La personne a traits genetiques celtiques peut vivre sous une apparence acquise toute differente quant au language, a la cuture est autres. Nous en avons de nombreux exemples a SPM. Si l'on poussait l'etude d'un cas donne on y verait des comportements a majorite acquis mais avec quelques soupcons du a la genetique. :whew:

Bob

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UNREAD_POSTPosté: Mar Avr 01, 2014 1:50 pm 
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[qeLe deuxième critère identitaire est la langue, beaucoup plus solide celui-ci. Nous parlons, à raison, habituellement, de langue maternelle. Il apparaît clairement que le critère du patronyme est dissocié de la langue maternelle, à chaque fois qu'un basque épouse une dame venue d'ailleurs. Ce fut le cas général à SPM dès l'origine et de plus en plus.
Petit syllogisme pour sourire un peu : nous ne sommes pas des Mailloux, les basques sont des Mailloux donc nous ne sommes pas des basques.:
les gens de CHEZNOO sont ceux qui sont venus ou revenus de Normandie, de Bretagne, de TerreNeuve du pays basque et d'ailleurs pour s'inventer une vie ENSEMBLE sur le caillou.[/quote]


je n'ai pas voulu ça, c'est bizarre, ça s'est fait tout seul !! J'ai gardé ce qui me plaisait le plus !!!!


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UNREAD_POSTPosté: Mar Avr 01, 2014 12:14 pm 
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La question que je me pose est celle de l'identité de chacun de nous. On peut penser ce sujet à deux niveaux : un niveau individuel et un niveau communautaire.
Au plan individuel nous avons un corps et une histoire, des éléments reçus qui se retrouvent en partie sur nos papiers d'identité. Au plan communautaire se rajoutent des éléments choisis, par affinité qui ne sont pas nécessairement ancrés définitivement dans notre personnalité, liés à des comportements variables dans le temps. Où placer l'identité basque des gens de SPM?
L'identité ressentie basque commence par le patronyme, qui affirme un lien génétique. Pourtant le nom ne vient que des pères, l'identité des mères est éjectée à chaque génération. Ainsi peut-on voir à chaque génération dans nos généalogies, le capital basque se diviser par deux, si bien qu' un militant d'aujourd'hui avec un nom 100% basque ne peut l'être génétiquement qu'à 1,5%. Alors qu'une autre personne avec un nom breton sera, par le sang basque à 25%. Je vis cette sélection culturelle par le patronyme tous les jours ici.
Le deuxième critère identitaire est la langue, beaucoup plus solide celui-ci. Nous parlons, à raison, habituellement, de langue maternelle. Il apparaît clairement que le critère du patronyme est dissocié de la langue maternelle, à chaque fois qu'un basque épouse une dame venue d'ailleurs. Ce fut le cas général à SPM dès l'origine et de plus en plus.
Avec le temps, les identités régionales d'origines se sont fondues dans de nouvelles identités, saint-pierraise et miquelonnaise qui ont gommées les premières. On peut évidemment réécrire l'effacé, réapprendre le basque ou à défaut l'accent du 64, réapprendre à danser, à chanter, à jouer au trinquet, à la palla, au petit gand, au grand chistera, à lancer des bottes de paille, soulever des pierres, trancher des arbres....mais reconnaissons qu'il s'agit d'une démarche récente en rupture avec notre identité SPM. Petit syllogisme pour sourire un peu : nous ne sommes pas des Mailloux, les basques sont des Mailloux donc nous ne sommes pas des basques. Ce qui n'est pas une manière de disqualifier les habitants de métropole, avec qui je partage agréablement mon existence, mais de rappeler un des fondements de l'identité SPM : les gens de CHEZNOO sont ceux qui sont venus ou revenus de Normandie, de Bretagne, de TerreNeuve du pays basque et d'ailleurs pour s'inventer une vie ENSEMBLE sur le caillou.

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UNREAD_POSTPosté: Dim Mar 30, 2014 4:37 pm 
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Pour revenir à la danse des bâtons, dont ont parlé Soaze et Bob, j'aimerais avoir l'avis d'un spécialiste en la matière. A première vue ll me semble que l'interprétation avec la paillasse, corresponde à un mélange de deux danses : la danse des bâtons et la danse des outres. L'outre qui a pris la forme d'une paillasse représentait l'ours frappé par les bergers. Chaque région a ses versions, celle-ci serait issue de la Soule, d'où venait monsieur Karrikar (famille de Musculdy/Mauleon)
Les paroles saint-pierraises : au chat,laguichat...... Doivent être une interprétation très libre.

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UNREAD_POSTPosté: Dim Mar 30, 2014 4:13 pm 
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Une fois de plus je suis entierement d'accord avec ce que dit Gaby et pour notre generation de SPM nous avons grandi dans une culture tres homogene ou aucuns ou aucunes n'etaient differents quelque soient leurs patronymes si ce n'est quelques differences commme "laique ou college" St-pierre Miquelon ou Langlade et Iles aux Marins. Tous parlions le meme "St-Pierrais avec peu de differences dans l'accent. Les Arrossamena,Urtizberea,Urdanabia et autres etaient seulement des noms du meme genre mais rien d'autres
ne differenciait ces SPM du reste. Meme nos origines "Newfie" pour un grand nombe d'entre nous ne pouvaient etre detectees passe les premiers migrants. SPM du moins jusqu'en 1984 lors de mon depart etait homogene et d'une culture unique a nos Iles resultant de l'assimilation, Melting Pot, dans un noyau insulaire au cours des deux siecles precedants.

Cela a change cependant depuis avec le tres fort influx venant de France et la democratisation des voyages sur la France. L'accent SPM devient moins proeminent et evolue pour prendre des tons metropolitains (Parler Mayou comme cela s'appelait, sans vouloir offencer personne).

Le phenomene Basque est nouveau (et seulement cree par l'etude de la culture Basques non par la transmission de generations precedentes) si ce n'est pour la Pelote Basque et les Batons qui faisaient partie du monde ou nous avons grandi.
SPM des des 60, 70 et 80 n'est plus. Que va-t-il en sortir? Une identite moins specifique je dirais du a la perte du facteur insulaire, tout comme la globalization coupe les frontieres.


Bob

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UNREAD_POSTPosté: Dim Mar 30, 2014 2:22 pm 
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vous rappelez-vous des paroles de la chanson qu'on jouait avec les batons ; phonétiquement ça donne ça :

ocha ,la guicha,la guichette ; ocha la guicha potcha (bis)

en rentrant chez mout a mout j'ai joué de l'accordéon (bis) on reprend ocha la guica ..... etc ....

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UNREAD_POSTPosté: Dim Mar 30, 2014 12:28 pm 
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Elles ont dû le faire un moment ou essayer de le faire mais de toute évidence elles n'ont pas transmis. Techniquement rien n'empêche de faire de l'axoa, du ttoro ou du gâteau basque à SPM, les recettes auraient pu être écrites et recopiées. Beaucoup de basques venaient travailler et repartaient, à tel point que les armements basques avaient supprimé pendant quelques années les transports de retour, car ils avaient de grosses difficultés de recrutement. On peut penser que sont restés ceux qui avaient vraiment décidé de changer de mode de vie, de langue, de culture. Des bribes sont restées : Auguste se souvient du "yo" pour engager la partie sur le fronton. On ne savait pas trop traduire. En basque c'est jo, qui veut dire frapper. Mais c'est un mot jamais employé en dehors du "zaspi" qui signifiait pour ses utilisateurs : fronton, aucun basque ne leur ayant expliqué LES SEPT EN UN, devise d'unité des basques espagnols et français. Ce détournement d'appellation, mérite d'être souligné.

Pour Justemoa ´ Jeanne LAFARGUE née le 21 septembre 1845 à la maison Joannis-Etcheverria, à Bidart, s'est mariée en 1869 à Saint-pierre avec Joseph Iratzoky de saint-jean de luz. Un lointaine cousine?

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UNREAD_POSTPosté: Dim Mar 30, 2014 12:11 pm 
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j'avoue ne pas y connaître grand chose en généalogie. :oops: alors Jeanne Lafargue ????????????????

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UNREAD_POSTPosté: Dim Mar 30, 2014 7:27 am 
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je m'incline Gaby ; je n'ai jamais entendu parler de demoiselles basques qui ont immigré à Spm !!! Alors je pense qu'elles n'ont pas fait leur boulot !!!! c est a dire nous faire cette merveilleuse cuisine basque que j'adore !!!!

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Françoise URTIZBEREA
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UNREAD_POSTPosté: Dim Mar 30, 2014 7:23 am 
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Pas exact Soaze, les copines revoyez vos sources,(vos origines)* je pourrais vous donner les noms et dates de 90 demoiselles et dames basques établies à SPM entre 1820 et 1890.(26 rien que de Bidart). Des filles qui savaient faire l'axoa de veau, les chiperons à l'encre et autres gâteaux basques.

* Jeanne Lafargue 21/09/1845 de Bidart.

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UNREAD_POSTPosté: Sam Mar 29, 2014 6:05 pm 
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Exact Soaze. D'ailleurs mis à part "Pelote basque, et chistéra, je n'ai pas souvenir d'autres manifestations basques Cheznoo. Il y a bien celle "des bâtons" mais il me semble bien qu'elle n'est apparue qu'entre 55 et 60. Non ????? La "force basque, n' est apparue elle, qu'après mon départ en 66. Je ne l'ai pas connu.

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UNREAD_POSTPosté: Sam Mar 29, 2014 4:02 pm 
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Qui aurait pu faire de la cuisine basque? Combien de femmes basques ont émigré? Les hommes basques sont venus à Saint - Pierre et Miquelon, etils se sont mariés avec des autochtones. Alors la cuisine hein !!!

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UNREAD_POSTPosté: Sam Mar 29, 2014 3:26 pm 
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par contre quand on etait gamin et qu'on jouait sur le zaspi ( a la main les raquettes n'etant pas monnaie courrante a l'epoque ) je n'ai jamais entendu quelqu'un dire jeu pour demarrer mais yo meme si on ne savait pas tres bien d'ou ca venait cawendios ;)

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Auguste Audoux
"On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de gérer"


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UNREAD_POSTPosté: Sam Mar 29, 2014 1:13 pm 
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D'accord Marc, la tournure était ambiguë, mais il faudrait écrire que la population basque était largement minoritaire. Si tu consultes l'ouvrage de JO GARAT, "la grande aventure des pêcheurs basques" chez atlantica, tu verras que le nombre des goélettes armées à Bayonne était relativement faible : 8 en 1820, 19 (Lahirigoyen 3,et Goyetche 16) en 1846, 8 en 1858, 2 en 1865, ensuite la Morue française arma jusqu'à 37 navires, mais elle englobait la maison HOUDUCE de St-Malo et les sécheries de Port de bouc. Dans le même temps rien que le port de Granville armait sur St-Pierre 70 navires en 1829, 84 en 1856 et une quarantaine dans les années 1880. St-Malo faisait 3 fois plus que Granville, ST-Brieuc, La Rochelle, Bordeaux avaient aussi quelques unités. Au plus fort Bayonne + St-jean de Luz représentent 10 à 12% , d'une activité qui disparaît pour eux en 1870. Quand le french shore fut fermé. Il est clair que nos origines historiques de pêche morutière basque sont faibles. Ce n'est pas ce que l'on entend habituellement. Il y a une volonté de gonfler la "basquitude" parce que ça fait rêver, parce que ça renvoie à l'image d'un peuple valorisant, haut en couleurs, bondissant, indomptable, fort (force basque) noble par le courage dans l'adversité. Image dans laquelle le Saint-pierrais combatif se retrouve bien, moi y compris.
L'histoire des saint-pierrais est fondamentalement celle de malheureux qui ont trouvé une forme de rédemption, de noblesse et de liberté par le labeur (a mare labor) et l'insularité. Les riches capitaines et armateurs sont retournés dans leurs belles maisons (malouines), à St-jean de Luz, Ciboure ou Hondarabia.
Quant'à la tournure qui rejette le verbe à la fin de la phrase, du type "joli qu'il est", elle n'est pas spécifiquement saint-pierraise, c'est du basque traduit en français. Je l'ai entendue dès mon premier voyage à Guéthary en 1955, dans la bouche du déménageur (jean Heuty) venu livrer une caisse pendant que je déjeunais: "il mange bien le petit, bien portant oui il est." Tournure toujours employée chez des personnes qui souvent ont appris le français après le basque et qui pensent encore en basque. J'ai aussi eu des témoignages de locuteurs basques à SPM, certains arrivaient ne parlant pas français (Baldomero Albistur), ce qui est étonnant c'est la disparition totale de toutes traces basques dans le vocabulaire courant. Par exemple ici, après un échange en français, les gens en se quittant disent ADIO. Nous on dit AT'Tôt.
Donc je veux bien que l'on souffle dans les txitus, que l'on chausse l'abarka, que l'on crée une chorale basque, que l'on cuisine Merlu koskera, ttoro ou axoa, mais il faut aussi dire que tout cela est inconnu au bataillon SPM. Si la culture basque est vivante chez nous, comment expliquer par exemple que tout le monde sait ce qu'est un tiaude et personne ne connaît le ttoro.

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UNREAD_POSTPosté: Ven Mar 28, 2014 8:03 pm 
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Quant à la langue, oui elle a disparu à St Pierre comme elle a reculé au Pays basque français et il n'en reste pratiquement aucune trace dans notre parler, à l'exception de cette curieuse manière qu'ont certains à rejeter le verbe en fin de phrase, une syntaxe assez courante en basque.

Eta zu, euskara badakizu ?

Ne dit-on pas aux îles : "joli qu'il est" / "villain que c'est", curieuse construction syntaxique non ? Enfin, n'étant nullement linguiste, je ne soutiens pas avec fermeté que ces locutions nous viennent du basque. Alors que notre toponymie ... Miquelon !

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UNREAD_POSTPosté: Ven Mar 28, 2014 7:58 pm 
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"1895 La population basque qui se trouve de nos jours dans les îles est essentiellement descendante de pêcheurs et paysans basques émigrés au XIXe siècle. C’est aussi en général le cas de la majorité de la population des îles, qui ne s’est rétablie dans l’Archipel que depuis 1816. "

Nulle part ai-je écrit que la population basque est majoritaire dans l'archipel. Je dis simplement que la population des îles est très majoritairement issue des vagues migratoires post 1816. La minorité étant formée par les acadiens et habitants rapatriés les trois frégates de 1816.

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UNREAD_POSTPosté: Ven Mar 28, 2014 7:07 pm 
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Marc tout en saluant l'intérêt de tes références, je dois signaler que le texte cité, qui suit, est mensonger.

""Hu dià!" – 1895 La population basque qui se trouve de nos jours dans les îles est essentiellement descendante de pêcheurs et paysans basques émigrés au XIXe siècle. C’est aussi en général le cas de la majorité de la population des îles, qui ne s’est rétablie dans l’Archipel que depuis 1816. "

Il suffit de compter les basques sur le recensement de septembre 1897 publié par l'ARCHE. Sur 5239 habitants à saint- pierre j'ai compté (largement ) 630 descendants de basques. Ce qui fait 12% de la population saint-pierraise. Donc affirmer comme Hu dià que la majorité de la population des îles descend de pêcheurs et paysans basques émigrés au XIXème siècle, ne correspond pas du tout à la réalité. D'ailleurs si on regarde un peu le nombre des goélettes armées au Nord et au Sud de Bordeaux on voit bien que les armements basques étaient très minoritaires.
D'autre part, il est vrai qu'il y a eu des locuteurs basques, certains même ne parlaient pas français(Baldomero albistur lara). Sur le recensement on constate certains regroupements dans des maisons voisines qui devaient favoriser les conversations basques, sauf que dans les couples formés le plus souvent un seul des époux est basque, donc la langue commune est devenue le français. D'autant qu'au pays basque la langue vernaculaire était aussi combattue par les autorités.

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UNREAD_POSTPosté: Ven Mar 28, 2014 4:19 pm 
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UNREAD_POSTPosté: Ven Mar 28, 2014 2:37 pm 
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Petit résumé de l'histoire des basques aux îles : http://grandcolombier.pm/2008/09/21/his ... -miquelon/

Pour votre plaisir : "I returned along the road with a gleam of bright sunlight falling over my shoulder. At a farm I observed an old man with huge trousers of meal sacking, engaged in sawing wood with a bucksaw which he held between his knees, rubbing the stick up and down on the teeth. The old man’s red sash told me he was a Basque. He invited me to inspect his pigs, hens and cows, but thy did not interest me as much as the Basque himself. His wrinkled face, bright eyes, and sweeping mustaches would have warmed a painter’s heart. He was a very voluble old fellow, and for half an hour he told me words and phrases in the mysterious and little-known Basque tongue. No foreigner, I believe, has ever learned to speak it well, and one must be born a Basque to fathom its complexities. Sailors claim the only outsider who has ever learned Basque is the Old Boy himself. After I chatted pleasantly with the man from the Pyrenees, I bade him good-by and returned to the heights overlooking drowsy St. Pierre." George A. England Isles of Romance

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UNREAD_POSTPosté: Ven Mar 28, 2014 11:59 am 
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SPM est un tout petit archipel, fruit d'une grande histoire extrêmement complexe, qui s'est cristallisée dans un contexte insulaire, pas facile à saisir de l'extérieur, comme il n'est pas évident pour qui y vit de comprendre l'univers métropolitain.
Je puis en parler en connaissance de cause, quand on sait la détestation des basques pour le froid et la neige, il a bien fallu qu'ils trouvent à SPM une qualité de vie bigrement attirante pour s'y fixer. Je pense que le climat de liberté, la vie de pionnier indépendant, la possibilité de travailler dur, n'ont pas déplu à nos anciens d'Euskadi et d'ailleurs.

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UNREAD_POSTPosté: Ven Mar 28, 2014 9:59 am 
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Merci infiniment pour vos réflexions, bien sûr vu d'ici les idées reçus finissent par être en même temps fantasmées au risque que les réalités deviennent des constructions.
Pour autant l'idée de la page page blanche à remplir par des importations culturelles ma parait passionant pour raconter l'histoire de l'archipel. le consensus sur l'abandon de la langue pour mieux vivre ensemble, vos réflexionx infléchissent utilement mes orientations. Merci encore.
Pierre-Marie


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UNREAD_POSTPosté: Ven Mar 28, 2014 9:30 am 
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Ce sujet m'intéresse, puisque ma vie est intimement liée à SPM et au pays basque. En 1954 avec ma famille j'ai vécu un an à Guéthary, où j'ai fait mon cours préparatoire et ma petite communion, depuis nous y sommes toujours revenus nous sommes établis à Bidart depuis 1967, j'y ai ma maison depuis 1991 et j'y vis complètement depuis 15 ans. Ce qui m'a toujours étonné c'est le peu d'intérêt manifesté par les "basques" de Saint-Pierre pour leur pays d'origine. Aucun n'y est revenu vivre dans la première moitié du XXème siècle et encore aujourd'hui ceux qui y ont bâti leur maison peuvent se compter sur les doigts d'une main. Alors que toutes les autres régions de Métropole ont vu revenir des centaines de nos concitoyens. J'en conclu que les basques établis à SPM, étaient souvent en rupture avec leur pays, incapable de les nourrir, faute d'être l'héritier de la maison ou le curé du village. Je n'ai vu aucun basque de Saint-Pierrere nier ses origines, mais en abandonnant leur langue, en ne privilégiant pas les alliances communautaires, en abandonnant dans la vie quotidienne beaucoup de signes caractéristiques du Pays Basque (habitat, cuisine, construction navale, makila...), les basques de SPM ont changé d'identité. Par exemple mon ancêtre de Guéthary, Azémar Pierre Destin, (dit Francess) charpentier de marine n'a pas construit avec Valérie Gautier, des traînières ou des "bateleku". Le doris qui est un signe fort de la culture saint-pierraise, se retrouve sur toute la côte atlantique française et même au Portugal mais jamais au pays basque.
Dans l'histoire récente des associations ont mis en oeuvre des stratégies pour retrouver cette identité perdue, c'est vrai et c'est louable, mais ces évènements "culturels"(au sens de spectacles ludiques, artistiques et festifs) ne touchent pas à la culture profonde de SPM, dont l'identité s'est construite insulaire avec un mode de vie nord-américain compatible, un langage et un accent propre qui n'a rien à voir avec l'accent du 64.
Piwi écrit << Je chercherai à remonter 'l'identité basque dont se réclame une partie de la société saint Pierraise, primo expatriée et surtout ses efforts entrepris, pour entretenir sur un caillou stérile une Culture à laquelle il n'était pas prédestiné puisqu'il n'y a pas sur l'archipel de culture endémique.>>
Il annonce avec précision son projet, il y a en effet quelques saint-pierrais qui se réclament d'une identité basque. Je n'emploierai pas les mots stériles et endémiques pour parler de nos îles vierges avant le XVIIIéme siècle. Je préfèrerais évoquer une page blanche sur laquelle s'est inscrite une entité nouvelle où se sont fondus des normands, des bretons, des britanniques, des basques et bien d'autres encore. Pour former une communauté soudée dans un milieu hostile , chacun a volontairement oublié son clocher d'origine. La culture basque n'a pas été "entretenue" sur SPM. Les bérets ou le fronton peuvent être dits basques, ils ne suffisent pas à constituer une identité basque. On en voit beaucoup dans les Landes, pour autant quand vous traversez l'Adour, vous savez tout de suite que vous n'êtes plus en terre basque.

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UNREAD_POSTPosté: Jeu Mar 27, 2014 5:29 pm 
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Il convient pour être rigoureux, de partir de la généalogie basque de la société SPM, car si les patronymes basques sont faciles à repérer, les origines basques sont minoritaires derrière les normands et bretons proches de la baie du mont-saint-Michel et les britanniques venues de terre-neuve. La langue basque n'a laissé que des traces infimes. Les seuls mots utilisés sur le "zaspi" (traduit à tort par fronton), sont beritz et falta. C'est négligeable, je vous conseille d'étudier le dictionnaire des régionalismes de BRASSEUR et CHAUVEAU, il recueille ce qui fait l'essence de la culture SPM et à ma connaissance ne reprend aucun mot basque. Les manifestations folkloriques, sont des reconstitutions réimportées comme tel, qui ne correspondent nullement à la vie quotidienne de nos îles. Les basques qui sont venus travailler la morue, et qui sont restés se sont fondus dans le creuset SPM sans chercher du tout à fonder la Huitième Province, comme il a été dit parfois. Ils ont fait d'ailleurs comme les normands, les bretons, les irlandais(es)ils ont formé un entité nouvelle, mélange sans rapport privilégié avec leurs communautés d'origine.

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 Sujet du message: projet "basques d'Outremers" .
UNREAD_POSTPosté: Jeu Mar 27, 2014 1:13 pm 
MOUSSAILLON

Inscription: Mer Fév 12, 2014 2:07 pm
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Bonjour,
J'entreprends actuellement l'écriture d'un documentaire de 52 minutes dont le titre provisoire serait : "Basques d'Outremer". Ce projet se se veut patrimonial et prétendrait montrer l'exception culturelle que constitue Saint Pierre et Miquelon dans l'OUTREMER non exotique . C'est un documentaire éthno-culturel
Avec l'appui de personnes ressources et celui d'archives (cartes postales, correspondances, photos), je chercherai à remonter 'l'identité basque dont se réclame une partie de la société saint Pierraise, primo expatriée et surtout ses efforts entrepris, pour entretenir sur un caillou stérile une Culture à laquelle il n'était pas prédestinée puisqu'il n'y a pas sur l'archipel de cuture endémique.
Coaching en pelote basque, Chistéra, danses et chants basques, fête de la "force basque", de quelles façons le caillou entend-il protéger sa "basque-attitude", c'est d'archéologie humaine et Culturelle dont il s'agira en même temps que celle de la protection d'un patrimoine.
La consultation très fréquente de votre site et les fouilles généalogiques que j'y fais me conforte à vouloir en exposer les recherches et un territoire que la géographie et le climat ne prédestine en rien à un tourisme… de masse.
Aussi, je souhaiterais pouvoir prendre contact avec des personnes ressources , très investies dans la sauvegarde du lien Culturel,
qui pourraient appuyer et constituer le fil conducteur du récit. A cet égérd, j'ai déjà contacté Madame Larralde, documentaliste à Miquelon- Première, concernée par les archives audiovisuelles.
Quelle représentation les basques des Pyrénées ont-ils de ceux des neiges et des glaces, et quelle est celle de ceux du caillou sur leurs cousins d'Euzkadi, c'est d'un regard croisé dont il s'agirait. Pour cela je souhaiterais trouver un "ressortissant basque" Saint Pierrais qui n'aurait jamais été encore en contact avec ses origines familiales et culturelles dans le but de l'y faire baigner à l'occasion de la journée de la force basque au saint des saints de la Culture basque, le village d'Hasparren.
Jamais la "force basque" n'aura mieux mérité son nom, ce serait l'occasion pour les uns, et pour les autres, à la faveur de cet évènement de comparer leur Culture commune, de voir comment elles ont évoluées sacrifiant à l'aspect touristique ou commercial, ou au contraire ou au contraire comment elles ont été conservées par l'éloignement, le sel marin et par le gel….
Je souhaite que ce projet que je voudrais voir développé avec France 3 Aquitaine, RFO SPM et le fond de la diversité puisse retenir votre intérêt et en espérant votre appui auquel votre site a déjà beaucoup contribué, je vous envoie toutes mes attentions.
Pierre Watrin.
PS: J'ajoute aussi , comme mon nom ne l'indique, pas que je suis un basque métis… métropolitain.


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