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 Sujet du message: Re: LE PARLER DE CHEZNOO
UNREAD_POSTPosté: Ven Mar 12, 2010 8:24 pm 
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André Lafargue
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 Sujet du message: LE PARLER DE CHEZNOO
UNREAD_POSTPosté: Ven Mar 12, 2010 8:21 pm 
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ARCHIVES DU GC ET DU PC

Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 10h33:

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CETTE RUBRIQUE EST ESSENTIELLEMENT RESERVEE A LA PRESERVATION DE NOTRE PATRIMOINE LINGUISTIQUE ET POUR Y ENREGISTRER LES ELUCUBRATIONS DE " NOT'JOE" ET D'AUTRES PERSONNAGES DU CAILLOU.

On invite les intervenants dans cette rubrique à s'exprimer en employant le plus possible le langage "local" de SPM. (Vocabulaire - syntaxe -expressions idomatiques etc...)

Selon la formule consacrée, force est de préciser clairement que toute ressemblance entre les personnages ou situations, cités dans cette oeuvre de pure fiction, avec des personnes physiques ou morales existantes ou ayant existé ne serait que fortuite et de pure coïncidence. Les fôôôtes de français (et elles sont nombreuses) que vous lirez dans cette histoire sont délibérément voulues. Elles appartiennent au vocabulaire de Joe.

On moulit pas! Nom de d'la!

Dédé et Nenet

(Message édité par admin le mars 30, 2004)


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 10h53:

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By Michèle (198.165.90.74 - 198.165.90.74) on jeudi 19 septembre 2002 - 15h44:

Un de mes oncles s'est amusé, il y a quelques années, à écrire un récit en utilisant bon nombres d'expressions et de vocables régionaux.
En voici le texte:

La vie de Pierre

Pierre est né à la Butte par une nuit de février pendant les masques, vers les trois heures du matin. Son père avait allumé les lampes à chiste car Thélot* partait à minuit. Il avait fait des anichettes pour allumer le poële, avait pris du charbon dans le bac, puis avait mis un tic d'eau à chauffer. Il avait dégelé la porte du tambour avec un poker rouge, avait mis son mackinaw, sa casquette à oreilles, puis était parti chercher la sage-femme dans une traîne à chandeliers. Il faisait un poudrin de choquettes avec une sacrée pétuche de nordet et on ne voyait pas à une brasse. De retour avec la sage-femme, le feu avait été attisé, des serviettes préparées, de l'eau chavirée dans la place qu'un bon coup de mop avait essuyée. C'est ainsi que Pierre vint au monde.

Le lendemain matin, le temps s'était amélioré et à l'acalmie de la piole de nordet, il tombait des bérets basques. Il fallait dégager la neige. Les gosses pourraient faire des fours le jeudi suivant avant d'aller accousser les godillons.
Quand Pierre sera grand, il s'amusera à la traîne à la descente de chez Albert Briand en criant "Gare à la carre" et en freinant avec ses overshoes si un truck arrive. S'il prend froid, s'il a mal à la gorge ou s'il a la morve au nez, on lui donnera à boire un coup de sirop de bois de violon ou de thé de Jam et on l'obligera à mettre un sweater en-dessous de son windbreaker, surtout pour aller au rink. Ainsi s'écoulera l'hiver.

Quand le printemps arrivera, il ira attraper des gratteurs avec des lattes et des laçons fabriqués avec des crins de cheval. Comme tous les gosses il ira jouer au pipette, à bingle, avec des choquettes pendant les vacances de Pâques. Il arrivera à la maison vers les quatre heures pour collationner avec un coup de thé ou un coup de bière de spruce, du pain de chez Casquette, du beurre en tobes ou de la confiture de plate-bières.

Quand l'école reprendra, il jouera à yo, au zaspi, aux caniques ou au pirel pendant la récréation. Après l'étude à l'automne, il aura peur du loup-garou et s'écartera des palissades en piquets. Son premier beau costume sera un Tip Top de chez Dye à Halifax. S'il oublie de boutonner sa braguette, on dira qu'il vend du schiste.

Après l'adolescence, s'il n'a pas une place dans un bureau, il travaillera d'un bord et de l'autre ou fera la pêche, ira en dégrat au Goulet pour s'approvisionner en coques et en moules. Il couchera dans un taud avant de pêcher du capelan à la sallebarde et d'aller à la turlutte en rade. Le dimanche il ira jouer à la relle dans la couline du slip ou fera un bouchon. S'il fréquente, sa blonde sera peut-être une brune aux yeux bleus. Si elle le dépouche il prendra un fret, sera entre les vergues et les rabans et cherchera pouille aux autres. Peut-être sera-t-il obligé de se marier, ayant fêté Pâques avant les rameaux et devra se mettre une maison sur le dos.
FIN

* Thélot : la première électrification de St Pierre est due à un sieur Thélot. A cette époque le courant était coupé chaque jour à minuit.

PS: Dédé, bien que tu sois plus jeune que le narrateur , je crois que tu as dû, toi aussi, attraper des gratteurs avec des lattes, ou peut-être les as tu accousés avec une élingue. Et puis tu as dû aussi fabriquer des cerf-volants avec des tringles en bois et du papier journal, ou sans doute un bobsleigh avec des lames de patins. J'ai connu çà dans le quartier avec mon frère et ses copains.

Michèle


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 10h57:

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Toujours au HIT PARADE!

By denixa (195.93.49.7 - 195.93.49.7) on lundi 23 septembre 2002 - 08h27:

C'est vrai qu'y racontait pas mal de coups d'bout Joe ! Un jour qu'il était en train d'donner un coup d'main à réparer l'auto à son onc' Antoine parce que soi-disant qu'a l'était empouchée pis qu'a calait tout l'temps, y nous avait dit qu'y avait tout démonté là-d'dans parce qui savait, vu qu'son bonhomme lui avait fait montrer ! Tu parles, y tombait des bérets baqu'sse cette fois-là pi y avait rien fait du tout à part checker l'auto en allant faire un tour d' ville avec CJYQ à bloc pour faire le fier-cul. Heureusement l'auto a l'avait des pneus à clous parce que la Mairie y zavaient pas encore mis l'sel. Oh ! Vois d'ici l'tableau, Joe en train d'rentrer dans un four qu'des gosses avait fait la veille. C'est égal ! J'en rigole mais y'a pas d'quoi, il a fait pire en voulant tourner à la Roncière... avec la p'tit' côte de chez Dugué y' a voulu prendre un élan avant l'tournant le placard mais y la chassé pis a rentré bout' dans le carreau du magasin chez Théault! Y'a l'frère au père Detcheverry, tu sais çui qui chope les marcoux à la 22 d'la f'nêt' du jardin ? OH lui ! Heu non son frère ! Ben ! y la bien failli se faire niquer aussi parce qu'y l'était sur le trottoir dans face pi qu'y s'est senti visé. Joe qui sort de l'auto dans l'coaltar à bloc. Comme y lavait la chauff'rette à fond et qu'a la explosé avec le choc, y savait pu où il habitait le pauv'. C'était une aut' histoire quand il a sorti d'l'auto. y'avait pu d'avant, l'mofleur qui trainait parterre, , les enjoliveurs partis à pétaouchnock, le rédiateur qu'avait pété là-d'dans pi par-d'ssus l'marché le corne qui s'arrêtait pu... à alerter tout le quartier à 8h30 du matin. Dans quel état not'Joe ! Y lavait vite repris ses esprits en pensant "Mon onc' Antoine, y va m'fout' une moudite branlée". Là-dessus pour couronner le tout, v'la les bleus qu'arrivent 1 hre après parce qu'en allant à la Poste, y zavaient vu qu'y'avait un paquet d'viande en face. Pas d'doute ! Mon Joe plutôt qu'd'appeler un chouleur puis d'faire mine de rien, y lavait commencé à s'batte avec le frère au père Detcheverry qu'avait pas aimé sa manière de dribler su'l'quai en croyant qui voulait l'envoyer à ouest parce qu'il avait sorti avec sa soeur qu'était déjà prise.
Les gendarmes qui comprenaient rien. y'avait une auto rentrée dans la vitrine,les deux qu'étaient en train régler des comptes. Un coup d'poing qui passe au vol un des gendarmes qui tombent cul par-d'ssus tête. L'autre Joe en crise de nerf le prend au colbaque et lui dit de s'meler de c'qui l'regard'. Tu parles Oh ! Y savait pas à qui y disait ça vu qu'y voyait que du rouge mais le bleu y la embarqué dans l'panier à salade en moins d'2 (pourtant y était pas daltonien), le frère du père Detcheverry y lui ont dit de s'tenir à carreau sinon ça allait peter des flammèches. Les v'là partir sur la route du cap, Joe en débat dans l'panier à salade, le flic avec la cofiche en train de dire qu'y l'allait passer un mauvais quart d'heure à la brigade... Rendu là, y'a mon onc Antoine qu'avait eu connaissance de c'qui s'passait pi qu'avait pris un raccourci par la couline d'l'école technique des bonnes soeurs. Joe avait les chocottes en voyant le frère à sa mère parce qu'y était pas mignon quand y l'était en colère çui-là. Y la chopé par la criniasse, lui a coaltaré une taouenne devant tout le monde même que Joe avait vu 36 chandelles. Pour une fois qu'y l'était dans l'coma sans avoir schnicker... y l'ont amené à l'hosto pour faire un check-up parce qu'y l'était raide comme un bout d'bois. Mon onc' Antoine lui, y disait qu'y'avait qu'à l'mette à la dump vu qu'y l'était juste bon à foutr'à y aller et dire qu'y lui avait torché l'cul !!! C'est-y pas malheureux d'voir ça !
Joe en sortant du coma y la demandé qu'sa bonne femme lui amène un overall prope avec une ch'mise, de l'after-shave avec du savon cadum pour qu'y s'fasse beau pac'qu'y croyait qu'y lavait tapé dans l'oeil à l'infirmière pac'qu'a lavait begoté. y s'était trompé vu qu'a faisait son métier pi juss' du bouche à bouche comme y l'était dans le cosmos. Tu parles d'un beans ! Comme il a vu qu'ça marchait pas, y s'est sauvé d'l'hosto. On dit pédaler jusqu'au bar chez Laura ! Là au moins il allait pouvoir se r'mett' decker comm'il était tout déclinqué avec les cachets Geno qu'a lui avait donné l'infirmière. y lavait la fale basse comm'y lavait mangé seulement le pain des anges autour des cachets pi c'était le gosier aussi qu'il avait sec. En plus, "tournée générale" qu'il a dit ! Laura a lui a demandé de voir ses pecuños avant de servir mais sa bonne femme a savait qu'il allait partir en bringue alors a lui avait glissé une colombe dans la poche. Pourtant a savait bien qu'a allait vite s'envoler celle-là ! Mon onc' Antoine y l'était pas content, que Joe a pas doublé le coin de chez lui pendant au moins 2 mois parc'qu'y voulait lui capeler l'accident su'l dos comme y lavait commander une auto tout'neuve à Halifax. Tu parles d'un carnage. Finalement c'est encore sa bonne femme qu'a payé tiens !

Nenet


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h06:

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By Dédé (142.166.108.246 - 142.166.108.246) on mercredi 25 septembre 2002 - 21h44:
LA GRANDE COMMUNION

Faut qu’j’te raconte le coup d’la grand communion à mon Joe… ça vaut dix…

D’ abord mon Joe avait du aller à la retraite comme tout l’monde de son age. Toute une semaine de retraite après quatre heures dit donc… Pis l'jeudi toute la journee... Dans l’église et tout à bloc sur l’avant, les garçons d’un côté pis les filles d’l’autre. Mon Joe avait réussi à avoir une place en bout’d’banc juste en face des filles… Pis y’avait la p’tite Marie avec ses beaux yeux bleus pis ses ch’veux bruns foncés. Elle était belle pis mon Joe n’avait d’yeux que pour elle déjà à c’t’age là . De plus elle était bien moulée pis ses nichons sortaient déjà. Y’en a qui disaient qui z étaient pas des vrais pis qu’elle mettait des Kleenex pour qui soyent mieux ! Mon Joe voulait bien savoir si c’était vrai… Il lui faisait toujours d’l’oeil pis elle a rougissait tout l’temps. T’as voir qu’il avait dit j’vais lui d’mander d’aller avec moi ! Pis il l’avait fait presque tout seul en d’mandant à sa frangine d’aller d’mander à Marie pis elle avait dit oui ! Fou qu’il t’tait ! Ca lui a pris au moins dix jours après qu’elle lui avait dit oui pour lui parler ! Il l’avait fait en descendant à la r’traite l’avant dernier soir! Pis même qu’il l’avait tenu la main à partir de la couline de l’école laïque.

Bref… à la retraite mon Joe n’écoutait pas un mot de c’que le missionnaire qu’était v’nu exprès de Martinique racontait ! Y faisait trop peur quand y rugissait pis qui disaient que si y z allaient pas à la messe y brûleraient tous en enfer. … Mon Joe lui il écoutait Marystown sur le p’tit transitor portatif de chez l’Bailly qu’il avait eu comme cadeau d’communion… Il avait un écouteur pour l’mettre dans son oreille pis il écoutait les Monkees pis les Beatles… TWIST AND SHOUT qui s’est même mis à hurler en plein milieu d’un sermon… pis tout l’monde qu’a regardé pis Marie qu’a rougi ! Y’a la p’tite boulotte qui faisait les cents pas dans l’allée pour empêcher les filles de relooker les garçons qu’est v’nu comme une balle pis qui lui a dit de bien s’tenir pis qu’elle l’a fait bouger d’place ! Lui y s’en foutait il avait une meilleure vue sur Marie !

Parlant de cadeaux …il en avait eu tout un paquet parce que sa bonne femme avait fait des brioches pour tout l’quartier pis toute la famille ! Plus a faisait d’brioches … plus il aurait d’cadeaux s’pas… Il avait eu 3 missels (2 tout en latin) pis un en français, 3 chapelets, 4 statues d’la’Sainte Vierge à la Grotte de Lourdes dans un bocal avec d’la belle neige pis des brillants quand tu shékais l’bocal, 3 crucifix, 2 services de couverts en argent d’chez Pannier… ( pas du toc …du vrai du Christophe ! même que ça devait coûter une fortune !, 4 trousses de voyage avec blaireau pis rasoir et tout lui qu’avait pas un poil au menton ! ( Mais ça lui a ben servi quand il est parti voir son copain l’amigo ! ) Y’avait aussi 2 calendriers perpétuels, 3 trousses d’école, 4 stylos Parker pis 3 porte-plume avec encrier et tout pis une bouteille d’encre noire… ( Non de d’la qui disait… qu’est-ce j’vais fout’ avec tous ces machins là ? Il avait encore 2 ans avant son certificat d’études… pis il aimait pas l’école. Y’avait des enveloppes avec des billets d’cent balles… pis même un avec une colombe ! L’pognon il aimait ça mais sa mère avait ouvert un compte à son nom avec chez Albert pour met’ ça côté pour quand qu’y’avait des bargains!

La veille de la Communion y z’étaient allé à la confes pis y’a mon Joe qu’avait tellement eu l’sang tourné du Missionnaire qu’il avait tout raconté ses péchés à Palus… Même qu’il lui avait dit qu’il avait d’mandé à Marie à aller avec lui pis qu’il lui avait pris la main en descendant la côte pis qu’il avait eu des mauvaises pensées le soir dans son lit quand y pensait à elle… 10 Notre Père pis 5 Je Vous Salue et 5 Actes de Contritions qu’ ça lui avait coûté !!! Pis il avait promis d’plus avoir d’mauvaises pensées !

Le jour d’la communion est arrivé pis ya mon Joe qu’était tout beau avec son costume noir tout neuf avec ch’mise blanche qu’elle avait fait v’nir d’chez Mongomery…le GROS catalogue qu’était mieux parce y’avait plus choix…. Même que l’costume avait failli pas arriver à temps parce que l’Miquelon était retardé à Sydney. P’tit nœud d’papillon chez Huberte Enguehard, des chaussettes blanches pis des souliers noirs brillants qui luisaient au soleil….mais ça s’était avant qui sorte parce que juste avant d’partir à la messe il était sorti déhors pis il avait vu 2 choquettes de lait Carnation qu’il avait écrasé avec son talon pour jouer à Cocotin ! Du coup il avait tout rayé ses souliers neufs pis elle avait était obligé de les astiquer avant d’descendre… Il avait aussi un beau brassard tout blanc en satin avec des frangettes flambant neuf qu’elle avait repassé. Marie elle était toute belle avec sa soutane blanche habillée en bonne sœur… Avec un chapelet à la taille. Même que ça lui a fait tout drôle à Joe quand il l’a vue habillée comme ça !

La bonne femme à Joe elle s’était mise toute belle pour l’occasion aussi.

( Nenette tu veux nous raconter comment elle était accoutrée la bonne femme ? Moi j’me rappelle pu mais je sais qu’toi tu sais bien l’raconter ! ) )

By denixa (195.93.33.7 - 195.93.33.7) on lundi 30 septembre 2002 - 14h03:

Bon alors ! Tu t'rappelles pu ou quoi Dédé ? Ben t'as la mémoire courte toi aussi !

La bonn'femme à Joe a s'était mise tout' belle ! Elle qu'était fier qu'son Joe y fasse quet'chose avec le Bon Dieu parc'que même branleur il faisait que des machins pas trop catholiques.
Les gosses qui faisaient leur grande communion, c'est qui z'avaient été au caté et qui valait mieux faire ça en ayant des cadeaux plutôt que quand y voulaient s'marier, il parait qu'on leur mettait une pancarte parce qui z'avaient loupé le samedi matin quand y z'étaient p'tits pis du coup ils avaient pas fait leur profession d'foi. Pis Oh ! Sa bonn'femme a voulait pas qu'on touch'à son garçon. C'était c'qu'a l'avait de plus précieux au monde.

Alors, a l'avait choisi ce jour-là pour mett' sa robe en lamé qu'a l'avait eu à Fortune pour une bouchée d'pain mais qui brillait de mille feux qu'on aurait dit l'phare de galantry. Pas d'doute qu'elle avait mis les bas collants en lynon Brydie ! Même que ça faisait des boudins dans l'bas parce qu'elle avait fait un régime pour l'occasion pis qu'elle avait un p'tit peu décalé. A l'avait pris rendez-vous chez Mme Borotra aussi pour qu'on l'arrange un peu avec un moudit jouli chignon comme Sissi, a l'en avait profité aussi pour se faire mett' du bleu sur les yeux, des rosettes pour avoir bonn'mine et du rouge à léves. A lui avait aussi mis du cutex de la même couleur qu'la robe. rose qu'elle était... un vrai bonbon acidulé ! A l'avait pas eu l'temps de la faire raccourcir vu qui fallait s'occuper des dragés puis de c'qui allait suive parc'qu'a avait voulu réunir la famille chez Alfred à Savoyard. Mais avec les souliers à talons hauts, ça allait passer en marchant vite ! Joe y l'avait jamais vu sa bonn'femme accoutrée comm'ça, tout d'ssus qu'a l'était pis y s'demandait si a l'allait pas aller au bal après ou quoi !!!

Elle a continuait à s'faire une beauté dans l'arrière cuisine en train de s'mett' du spray Net parc' que y'avait moudit coup d'vent déhors pis a s'en avait mis dans l'oeil comm' l'aut' il était à nettoyer son costard ni vu ni connu parc'qu'il avait voulu gratter un bout d'vacherin au passage et qu'il avait affalé ça sur ses fringues !

Bref a l'a gueulé d'ssus pis y sont descendus à la messe quatre à quatre. J'te dis qu'y z'ont dropé sur le chemin.

Une fois sur l'devant d'l'église, y'avait personne qui les attendait comm' y z'étaient tous dedans pis not'Joe qui commencait à faire un cinéma pour pas rentrer tout seul. Comm' il était pas grand, c'est le 1er banc devant les curés qui devait rejoind' mais y savait qu'y'en aurait bien un qu'allait lui faire les gros yeux. Comm' de fait,ça a pas loupé pis en plus y fallait qu'y fasse la quête. Par contr' à sa gauche sur l'aut' banc des filles y'avait la Marie qu'était pas encore chez Albert mais qui lui faisait des clins d'oeil ! A s'était arrangée pour faire la quête aussi comme ça elle pensait qu'il allait p't-êt' la coincer en descendant des tribunes ! A l'avait bien vu !
La messe s'était passée doucement mais surement, Joe y regardait sa jolie montre à quartz que son parrain lui avait donné pis y revoyait tous les cadeaux qu'étaient exposés dans la salle sur l'chesterfield. Il était gentil à bloc l'bon dieu avec lui ! Il avait même eu une bicyclette de rencontre par son onc'Antoine. Oh ! Y fallait juste changer les chambes à air ! Moudite aubaine avec une selle banane ! Ca rigolait pas ! Il allait pouvoir faire du cross avec pis mett' des bâtons d'esquimos dans les rayons pour avoir l'bruit d'une pétrolette. Vilain qu'ça allait être. Il allait enfin pouvoir faire le crac dans l'quartier d'la butte.
Il était rendu à perpet' quand la p'tite Boulotte l'a crocheté par la manche en lui disant qu'c'était l'moment d'monter dans les tribunes.

Joe a resserré son noeud d'papillon, remonté son froc un bon coup qu'il en avait des feux d'plancher mais c'était pas grave parc' qu'on voyait ses socquettes en fil d'écosse pis qu'a z'étaient flambant neuves ! Ca tombait bien en fin d'compte parc 'qui pouvait faire montrer à sa bonn'femme qui faisait une B.A. pour son Bon Dieu en ramassant les sous qu'les gens allaient lui mett' dans l'panier.

La p'tit' Marie avait passé la prem, puis Joe y réalisait qu'son plus beau cadeau ce jour-là, ça serait d'la choper dans l'escalier. Le panier était plein à ras bord alors en doublant la porte pour redescendre, il avait gratté quelques billets incognito et des grosses pièces qui l'attiraient. Marie a l'attendait, on aurait une p'tite sainte ni touche dans sa belle aube. Y s'apprêtait à lui remonter tout ça vite fait sur l'gaz juste pour voir c'qu'elle avait en d'ssous mais la porte a l'avait grincé dans l'bas pis il avait entendu sa bonn'femme qui s'raclait l'fond d'la gorge. oh ! c'coup-là là ! Il avait pas été long à déraper mais v'là t-y pas qui s'était pris l'pied dans l'aube de l'aut' qui savait pu quoi faire. Il avait fait un moudit saut d'carpe qu'il en était à moitié assommé ! Sa bonn'femme a lui avait remonté les bretelles, si il avait pas honte de tripoter les filles dans la maison du Bon Dieu, si c'était pas malheureux d'voir ça ! Pis les sous d'la quête ! y'en avait partout là-dedans ! y s'étaient mis à quatre pattes pour r'mettre tous ça en ordre. La Marie, elle avait remonté du coup. Son aube a l'était déchirée pis y'avait une patate dans l'bas ! La p'tite Boulotte qu'était arrivée là-d'ssus, a rigolait pas j'te préviens !

Pis fallait rev'nir sur l'banc...pis la communion qu'était passée ! Joe pis sa mère, y z'avaient attendus qu' ca s'tasse un peu pis que tout l'monde dégage déhors et enfin y z'avaient pu sortir d'la cage d'escalier. Joe il en m'nait pas large mais avec tout c'qui s'passait y z'en avaient profité d'remonter à la cabane pour s'changer. Sa bonn'femme qu'avait cassé un talon dans tout ça, a marchait en tricotin. Il a pris une moudite branlée en arrivant et d'ailleurs ça vient de d'là qu'sa mère a pouvait pas saquer la Marie. A l'a toujours dit qu'a l'avait le diabe dans l'corps cett'là ! Tu penses bien...

Nenet


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h12:

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By Dédé (142.166.108.246 - 142.166.108.246) on mardi 24 septembre 2002 - 22h46:
LE COUP DU GRAND ANTONIO

C’était le coup quand qu’ est arrivé de Montréal, LE GRAND ANTONIO, l’homme le plus fort au monde !

Faut qu’j’te dise que toute la ville était sous la ferveur de cette espèce de gros escogriffe de plus de 500 livres qu’était v’nu avec toute sa ribambelle pour nous faire montrer comment il ‘tait fort pis comment y pouvait tout décaniquer. Faut l’dire l’tait costaud t’sais…Même qui pouvait tirer sur deux autobus à la fois. Y’avait celui à Raymond Roulet qu’était amarré avec des grosses chênes pis même qui l’a fait bouger plus loin que toute l’équipe des Zigotos qui tiraient sur un camion à la Fête Basque ! Quel maudit salle malprope si t’avais vu l’tableau… y’avait pas un lit qu’était assez costaud pour lui a St Pierre. Pis y bouffait comme un ogre… 4 douzaines d’œufs pis 3 pains d’trois livre pour déjeuner… Une touque de 4 lit’ de pinard à la tire d’chez Cata… Pis même une demi douzaine de steaks. Pis y pissait partout… Pis y sentait mauvais !

Il avait pas pu v’nir sur l’DC3 à Gibby parce-qu’y doublait pas la porte ! L’était v’nu d’Sydney sur l’Miquelon, pis même la, y passait pas dans les coursives… Y’a machin qu’était embarqué sur l’Miquelon qua même dit qu’ ils lui avaient installé une paillasse dans la cale pis ils l’avaient descendu au treuil… y même le mat d’charge qui pliait ! Moi j’en avait l’sang tourné pis j’étais pas tout seul c’est moi qui’t’le dis…

Y z avaient prévu un match de lutte à la Patinoire ! Match spécial qui disaient ! J’te dis que les billets ont dérapé un moudi coup ! Des qu’les guichets ont ouvert c’était la bagarre pour les meilleures places…Tout l’monde voulait voir mon Antonio foute sur la gueule à ceux qui étaient v’nus avec lui pour lui enlever son tirer d »homme de plus fort au monde !… y’avait même toute une ribambelle de p’tits nains qu’étaient v’nus aussi pis tout l’monde disaient qui savaient comment fou’t mon Antonio cul par d’sus tête. Même que y’en avaient qui l’avait vu à Montréal pis qui disaient que y’a des jours ou mon Antonio attrapait toute une floppée par les Nains !

Y’zavaient aussi offert à n’importe qui qui montrait dans le ring pis qui pouvait fout mon Antonio au tapis…. 5 colombes ! En CFA et tout ! Meme que les billets étaient tout neufs et y parait qu’y v’naient d’chez Henri Morrazé.

La patinoire etait bourrée à craquer… pis c’était pas rien qu’des bonhommes t’sais… y’avait un moudi paquet de bonnes femmes qu’étaient là aussi… Pis mon Joe il était là aussi… il avait am’né sa Marie parce qu’y z’avait pu l’droit d’aller au ciné chez Casier à cause que Manu leur avait défendu d’venir… Pis la Marie t’sais elle était pas mal excitée par la lutte quand y’en avait au Cinéma alors mon Joe y pensait que qui pourrait l’exciter encore plus si elle en voyait pour de vrai ! pas con hein ?

Le match a commencé pis y’en avait de toutes les couleurs ça roulait dans les cordages, ça gueulait, y’en avait qui s’ bagarraient même chez les spectateurs… y’en avaient qui pariaient avec leurs voisins pis qui perdaient… Y’a un moment ou y z ont d’mandé si y’avait des volontaires pour aller essayer de fout’ mon Antonio à la carpette… Devine qui s’est porté volontaire ?… ouais.. t’as raison… Mon Joe ! « MOI « qu’il a dit en haussant la main ! Y’avait ma Marie qu’en croyait pas ses oreilles… Pis il a sauté dans l’ring.. avant qu’elle l’attrape au colbaque… Ben si t’avais vu l’tableau ! Mignon qu’c’ était ! Tout l’monde qui gueulait pour Joe tu parles bien… A part qu’y’avait une bonne femme qu’était just’a coté d’Marie qu’à eu l’culot de gueuler pour Antonio ! Ben si t’avais vu l’tableau… Y’avait mon Joe dans l’ring qui volait dans les cordages pis ma Marie sur la bande qu’a attrapé la bonne femme au colbaque pis qui s’est mise à lui fout’ une moudi tabassée pis des pancartes sur la gueule ! Y’a eu un moment ou mon Joe a presque réussit a fout’un croche pied à Antonio mais y’a un p’tit nain qui l’a vu pis qui lui a foutu une chaise par la gueule. Il ‘l’a attrapé bout’dans l’oeil pis y voyait pu rien… les gens ont gueulé parce que c’était pas juste mais moi j’crois qu’y voulait pas lui donner les 5 colombes !.. Pis la Marie qui moulissait pas non plus… C’est même les bleus qui sont v’nus pour la séparer…

Y z’ont presque sorti mon Joe sur une civière… il avait les deux yeux en cofiches ! Mais y’a Marie qu’était bien fière de lui… Elle était pas mal exitée aussi… J’crois même qui z ont fait un crochet par les tanks du calvaire avant d’rentrer… Quand il est rentré chez lui mon Joe il a dit à sa bonne femme qu’y avait tellement d’monde qu’il avait attrapé la porte d’l’patinoire bout’dans la gueule ! …

Les gens y z’ont bien vus qu’c’ était pas juste pis y z’ont pas aimé qu’mon Antonio paye pas mon Joe… Y c’était pas dégonflé quand même… Il a eu droit à son coup’d’nigus pis un coup gratuit dans tous les bars le lend’main !


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h14:

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By denixa (195.93.49.7 - 195.93.49.7) on mercredi 25 septembre 2002 - 13h55:
ET VIVA ESPANA !

Joe il savait quand y'avait des bateaux d'amigos parc' qu'il les voyait d'la f'nêtr' de salle de bain chez sa bonn' femme pis aussi y pouvait deviner quand sa Marie lui disait qu'a l'avait les nichons qui grattaient, c'était signe qu'y'avait des bateaux en rade. Quand a l'éternuait ça voulait dire qu'a l'allait embrasser un fou mais ça, fallait pas être sorti d'la cuisse à Jupiter pour savoir que son Joe il lui manquait une case. Pis Oh ! Elle avait pas intérêt à l'faire cocu parc'que ça allait arracher deux minutes là-d'dans !

Mais lui il avait l'droit d'sortir pour aller faire l'joli coeur. A des fois, il allait au bar Alicia pour changer d'têtes. Les amigos qui v'naient d'arriver, ils avaient plein d'pognon pis Joe y se f'sait rincer... Coolos ! Comm' y l'était doué pour les langues, y'avait pas d'barrière pour communiquer pis v'là t-y pas qu'un coup, y'en a un d'la bordée qui l'a invité chez lui en Espagne. T'sais, raide comme un taquet après 3 mois sur leurs raffiots pourris-consommés... "Y'a pas d'problème l'père !" qui lui avait répondu. Il avait pas un god damn cent mais pour une fois qui pouvait déraper d'là, il avait son idée derrière la tête parce qu'sa bonne femme a l'avait vendu un bout d'terrain qui lui restait derrière l'aviation pis qu'a l'avait fait une moudite affaire. 'fallait aller lui chiquer la raquette encore un coup pis a l'allait pu l'voir comm'il allait dégager. Tout' la soirée après, il faisait le suit-cul à bloc parc' qu'il voulait rester avec son amigos. Les copains d'bringue qui s'demandaient si il avait pas viré sa cuti comm' il les snobait à moitié. "Tu parles d'un pauv'con" qui disaient, "il s'ra bien content d'nous trouver après".

Lui il s'en foutait pas mal parc'qu'il allait prendre l'avion avec son baluchon et c'est c'qu'il a fait comm' sa bonne femme a lui a donné les sous en lui faisait promett' de ramener une poupée espagnolette pour mette sur son lit en décoration. y'en avait au Paris-Madrid mais pas d'la couleur qu'a voulait pour aller avec son d'ssus d'lit.

Le matin du départ, il avait doublé chez Zati pour qui lui prêt' sa musique à bouche comm'les amigos ils aimaient bien chanter pis en revenant à la cabane, il en avait profiter pour gratter des capelans qui séchaient dans une cour. Ni vu ni connu, il était sur qu'son copain il avait jamais bouffé ça d'sa vie.

Il a fait un p'tit min à sa bonn'femme qu'il avait déjà foutu l'camp à l'aréoport. Là, il était fier à bloc avec son passport tout neuf qu'il avait fait faire avec une belle photo d'chez Briand.

Le voyage avait pas été trop long comm'il faisait les yeux doux aux hôtesses. Pis les pays qui défilaient d'tous les côtés. Vilain qu'c'était : Sydney - Halifax - Montréal - Paris - C'était tout beau tout nouveau pis la destination finale : Biarritz. Là il s'disait qu'il allait enfin pouvoir s'enfiler un Bacardi-coke vite fait sur l'gaz pis non ! Son amigos était là avec toute sa ribambelle de gosses et sa conchita pis qui fallait prendre sa bagnole parc'que Pasajes, c'était encore plus loin. Oh ! Pendant toute la route, ça hurlait là-d'dans, not'Joe y savait pu où il habitait. Une fois arrivé il a fallu s'déplier comm'il avait les guiboles en compote à force que les gosses sautaient d'ssus dans l'auto. Il a rentré dans la baraque et toujours pas moyen d'être tranquille, y'avait la bonne femme à conchita en baigne de sueur qu'avait fait à diner !!! Enervé à bloc, il a décidé d'prendre son amigos en ration pis il lui a dit entre quatre-z'yeux qu'il avait envie d'marcher parc'qu'il était resté lougtemps assis. "no problema" qu'il a répondu l'aut' pis les v'là partis faire un tour dans l'quartier. Son copain il connaissait bien alors il l'a emmené faire la tournée des bars. Y z'ont trouvés d'autr' amigos et que j'te... même que Joe a bu pour la première fois à la gourde. Si sa bonne femme a l'avait vu ça ! La chemise toute pleine de vinasse avec la fale ouverte. Olé Olé qu'il était ! Du coup, y z'ont oublié de remonter à la cabane. Un moment, il a décidé d'aller faire la vidange pis déhors, y'avait plein d'monde alors il a pensé que p't-être en douce contre l'bar, il pouvait faire ça. Manque de peau l'patron l'a vu, il a crocheté d'dans pis oh ! l'aut' il s'est pas laissé faire. Il s'est débattu pis il a sauté d'ssus en bousillant des tables et chaises pis en pétant des verres au passage. Il s'est agrippé à la tiniasse de son amigos qu'il avait pris pour un aut'... J'te dis ! Le carnage à bloc !

Y z'ont été foutus déhors en disant qui reviendraient pu. Y sont partis dans un aut' bar pis là y'avait des créatures espagnolettes comm'il en avait jamais vu. On dit des beautés des catalogues ! L'cinéma d'avant était déjà parti aux oubliettes pis là, Joe il avait l'béguin pour une et ça avait l'air d'marcher. Il a même monté dans une chambe en haut et faisant un clin d'oeil à son amigos. par cont' il avait oublié de prendre des capotes anglaises mais rendu là, y s'était dit qu'il allait pas s'faire passer pour un dégonflé. La coquine a s'est foutue à poil pis tu t'imagines bien que Joe, il lui a donné c'qu'a voulait ! même qu'a lui a demandé des colombes avant d'redescend'. Comme il était amoureux, il l'a laissé fouiner dans son porte-monnaie lui !

Son amigos, il était en train d'l'attendre tout mignon en bas pis y z'ont dégagés d'là comm'ils étaient venus.
Le lendemain, Joe s'réveille avec une gueule de vent d'bout puis y rigolait quand même en r'pensant à la veille parc'qu'y z'avaient eu du fun à bloc. Seulement y'avait un truc qui l'grattait au fond du calsif. Y va aux cabinets pis là y vois son machin qu'avait doublé d'volume, gros comm'un chorizo qu'il avait vu pendu dans la cuisine là où il habitait. C'était-y pas malheureux d'voir ça ! y s'demandait bien c'qui s'passait pis il osait pas en parler. La honte toi ! Lui qui prenait soin d'son spaghetti, il avait choper la chnouille. Pis la Marie, pis sa bonn'femme ? Pis quoi faire pour qu'ça redevienne potable ? Il a descendu dans la salle où y'avait tout le monde mais y'avait un froid. Conchita a l'a pas dit bonjour pis son amigos lui a dit d'mett' les bouts parce qu'elle a voulait qui soye là vu qui dévergandait son mari. Du coup ! Joe il a pas fait d'vagues pis ça l'arrangeait bien d'déraper d'là comme il avait des problémes de santé.

Ca décalottait pas dans l'retour en avion. Son machin rougissait tellement qu'on aurait dit un piment ! Il a rien dit à personne en arrivant à St-Pierre pis il a pédalé jusqu'à l'hosto en vitesse. Oh ! Tu sais pas ? C'est l'infirmière qui l'avait bégoté qui s'est occupé d'lui ! A la pas rigolé quand a la vu débarquer !


Nenet


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h16:

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By Dédé (142.166.109.210 - 142.166.109.210) on lundi 23 septembre 2002 - 19h33:
RETOUR DE DEGRAT

T’sais Joe il connaissait l’heure mais il avait pas d’montre. Il en avait eu une pour sa première communion. Une belle d’chez Poulain avec un bracelet en vrai cuir et tout. Mais un coup quand il avait 14 ans y s’est foutu a la baille dans l’canal de l’abattoir où il allait aux truites pis la montre n’a pu marché après. Alors quand il allait en pêche ou à Langlade ben y naviguait aux cigarettes. Parce que faut qu’je dise qui boucanait comme un sapeur mon Joe. La preuve il a même failli s’faire péter la gueule un coup dans la saline au plain… Il était allé… Mais ça tu sais déjà…

Tout branleur y ramassait tous les mégots qui trouvait dans la rue… même qu’il allait toujours au coin d’chez Lespagnol sur l’quai pour envoir plein pis il faisait des pipes en poligonum …pis va z y que ch’te…Il avait appris à fumer tout branleur. Il allait sous l’ balcon d’ l’ école laïque pour s’cacher après cation. Pis ça boucanait… J’sais bien parce qu’ un coup Amédé Tillard qu’était directeur a tombé d’ssus pis. C’est lui qui l’a amné chez lui en le tirant par l’oreille… Tu parles d’une dérouillée qu’il avait attrapé. Un moudi coup mop !


Même que quand y revn’ait des Voiles Blanches dans la brume y calculait toujours la Baie en cigarettes. Y’avait son compas qu’était pas compensé pis y dérivait toujours avec le courrant. Y’a même un coup… Ah Oui dion ho… Ca c’était l’coup qui s’était trompé d’cap parc’ qu’il 'tait rentré d’dégrat complètement calté dans l’cirage à bloc! Y savait pu yousse qu’il ‘tait. Il a passé à côté du Colombier sans l’voir. Ya eu une p’tite éclaircie juste avant la nuit. Son moudi compas qui marchait pu, il l’a foutu à baille… pis lui comme un con y pouvait pas rentrer à cause que la brume masquée avait tombé pile pis y faisait noir comme tac pis nuit sans lune pis y voyait pas les loupiottes a Alladin ou les fanals d’ l’Ile aux Chiens. Tu vois pas un peu l’tableau… Avant d’partir du plein il avait poussé à la lame… pis l’eau rentrait dans l’doris à plein … Comme un con.. y avait oublié mettre le nap… Pis il avait mis l’bouchon la touque à gazoline à la place… pis l’eau qu’a rentré dans la gazoline… pis son moteur qui pétaradait… Pis y il a stoppé net… Pis tiens… Heureusement y l’a entendu une bouée pis y s’est mis aux avirons pis s’est r’trouvé amarré sur la bouée d’la Marne! Y savait qu’il ‘tait pas loin parce qu’il entendait la corne a brume de Galantry. Mais à St Pierre … y’avait la Marie qui savait qui d’vait rentrer…. Folle qu’elle t’ait… Elle est allé prevn’ir à la station d’TSF mais y pouvait pas faire gand chose…Etche qu’était d’service… il a bien essayé dire aux bateaux dans les parages de j’ter un coup d’œil mais t’sais … faisait noir comme tac… pis Joe il avait pas de signeaux… y’avait pu cartouches non plus… pouvait pas tirer en l’air… Encore heureux qu’il était chargé à couler de paquets d’spruce sinon il arait g’lé dans l’doris. Il s’est couché sous l’spruce… avec son chien. C’est au matin qu’ Alfred l’Pilote l’a trouvé en sortant une paire de bœufs… Il a vu l’doris pis ca bougeait pas d’dans.. Il l’a costé pis il a gueulé pis mon Joe s’est réveillé… y dormait comme un charme… il avait schnycké… Pis ca c’est pas une blague… 3 des 5 40 onces de schnyke qui gardait toujours dans la tie au cas où y rencontrerait des niouf… Pis ca c’est vrai parce que c’est Alfred qui m’l’a dit… Pis tu sais bien qu’Alfred y raconte jamais d’coups d’boutes ! Y m’a juré sur la tête de son père… qu’mon Joe était complètement coaltaré quand y l’a sauvé des eaux…

Il est rentré à la r’morque du doris des Pilotes… Pis il a fallu tout démonter son 4 chevaux Victor. Y’a la Marie qu’etait bien contente de l’voir !


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h19:

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By denixa (195.93.33.7 - 195.93.33.7) on dimanche 22 septembre 2002 - 14h15:

Tu sais, Joe, il parait que dans l'temps, c'était l'plus beau de tout le quartier de la butte. Même qu'il a bien failli s'mettre la corde au cou une bonne dizaine de fois mais sa bonne femme a veillait au grain ! Elle voulait surtout pas qui s'mette à la colle avec la première since venue (comme a disait) et qu'après not'Joe soye obligé de payer le loyer puis avec quoi ? des élingues oui... puis de nourrir la ribambelle de gosses qu'a l'aurait eu parce not'Joe, y crachait pas dessus puis en plus y'était pas mal maquereau sur les bords. Sa mère a l'aurait dit "a l'aurait mieux fait d'chier un pain de 3 litres".

A des fois a l'envoyait l'matin pour qui soye pris chez les dockers. Pauv' martyr avec sa gueule de vent d'bout après 3 jours de dégrat, y fouettait le schnick à 15 mètres mais y était embauché quand même, ils l'mettaient au fond d'la cale du bateau koréen mais comme y fournissait pas y prenait la pelle au cul avec des cancrelas plein les poches à la place des sous. Y voulait pas non plus qu'sa bonne femme s'y mette avant-diner alors y s'arrêtait à l'Escale prendre un petit 5% puis deux puis complètement trifalsé y remontait à la cabane en tricolant de tous les côtés. Vilain qu'il était ! Là le fricot l'attendait avec les doballes sur la tabe et la Manman qu'avait su pour le matin en allant chez Maurice Briand faire les commissions parce qu'al avait pas prévu Blanchette... j'te dis pas le cinéma là-d'dans ! Tout l'quartier était au courant qu'il pourrait jamais s'acheter une auto de rencontre pour l'amener à la messe, que la Marie qu'était factrice chez Albert a l'était une moudite poufiasse pi qu'a doublerait jamais la carrée chez eux, qu'al allait finir par lui couper les vives... Tout ça pour finir décomposés à force de s'crêper l'chignon, le fricot qu'était bon à réchauffer et not'Joe affalé dans le chesterfield avec deux coussins pour se fermer les écoutilles tellement a grimpait dans les rideaux. Ces jours-là, y'avait pas moyen de piquer un spell avec l'aut qu'aboyait alors y reprenait son baluchon pour déraper ailleurs. Tu parles d'un tableau toi ! Elle al avait les pétoches qu'y revienne plus. Joe de son côté, allait d'un bord et d'l'autre pour atterrir toujours chez la Marie. A létait plutôt contente qui soye libéré mais a le voyait pas beaucoup comme il était toujours déhors. En attendant son joli coeur, a faisait les mimis pis a s'occupait comme a pouvait quoi ! a lui mettait du sent-bon dans ses mouchoirs et tout ! Mais ça durait jamais bien lougtemps parce que Joe pour de vrai, la Marie a l'était là juste pour les galipettes par conte sa manman a l'était au quartier de la butte toujours prête à lui faire montrer qu'a l'était irremplacable.

Nenet
By Dédé (142.166.109.104 - 142.166.109.104) on dimanche 22 septembre 2002 - 16h07:

LA NOCE PENDANT LES VEPRES

Dion oh Nenet tu parles d’l’Escale là ben dion oh…j’l’ai vu Joe hier au Bar de l’EScale jusse avant la sirène quand y prenait son 5% ! Il en était déjà son troisième pis y nous en a raconté une bonne tien… y nous a fait promet’ de rien dire mais j’te la raconte parce que j’sais tu vas rien dire à personne. Toi t’es toujours motus et bouche cousue…

V’la mon Joe qui s’est mis à nous raconter qu’ dimanche dernier il était grimpé avec sa Marie derrière l’calvaire pendant les vêpres pour leur coup d’nigus de tous les dimanches… y’a sa bonne femme qui croit qu’il est aux Vêpres, Pis chez la Marie aussi, pis eux y z en profitent. C’est leur endroit préféré surtout quand y’a une p’tite brume pissouse. Y vont toujours dans les vieilles tanks rouillées qu’y a là. Y sont à l’abri pis ça pette un coup dans la brume. Tu sais bien qu’Joe il est du cul comme un chien jaune pis Marie t’sais bien qu’ a crache pas d’ssus non plus. Mais y font attention t'sais! parce que la Marie a doubl'ra pas la porte d'chez Joe encore moins si elle en a un dans l'four! Ya’mon Joe qui nous racontait qu’il avait été chercher des capottes anglaises à la pharmacie Autonne ( Huton ). Y nous a dit en rigolant qu’il en avait ach’té un carton d’douze boites de capotes pis qu’il avait dit qu’c’ était pour son bonhomme ! Comme ça « y’en a en masse » comme y dit ! Mais t’sais… il est pas con mon Joe quand même. Il a payé cash. Il a pas dit d’marquer pour chez lui tu penses bien ! ça faisait dix minutes qu’y z avaient commencé à enfiler pis y commençaient juste à tirer une botte quand tout à coup un moudi bacchanal !…

Figures-toi qu’la p’tite chienne à lapin à Ti-tis a dépouché comme une balle avec toute une noce au cul ! Elle était en chasse à bloc pis y’avait tous les chiens du quartier qui voulaient grimper d’ssus… Tu parles d’un carnage toi ! Y'en avait de toutes les tailles des p’tits, des gros, des moyens, même le Terre-Neuve à LaNigousse pis celui à Paulo du Slip. Y’avait même jusqu’à l’horreur de p’tit caniche de la femme du Gouverneur qui s’était débinné d’chez elle avec sa laisse pour suivre la Noce… Mignon qu’il ‘tait avec ses pompoms sur les pattes…lui qu’ avait été tout rasé à Paris avant d’venir ! Pis y gueulaient tous... pis y s’bagarraient à qui allait sauter d’sus le premier… vilain qu’c’ était !

Du coup…. Pis c’est là qu’c’est triste pour mon Joe… sa Marie n’a pu eu envie d’rien faire ! Comme y dit... "J'lui ai d'mandé pourquoi faire qu'a voulait pu"... Ben ...Rien qu’à voir les chiens comme ça « ça lui fait un froid comme y dit » . Il a été obligé d’ dégainer. « A voulait pu » Pis comme y dit « moi j’étais bon pour une tapuche, un 36 et 4! »… Il a envergué son costume du dimanche pis y sont redescendus !… Comme y dit…Moudi bon d’là ! Même pas moyen d’faire un carton tranquilos !


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h22:

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By Dédé (142.166.107.25 - 142.166.107.25) on dimanche 22 septembre 2002 - 10h07:

UN HOMME UNE FEMME

Faut qu’j’te dise d’abord qu’mon Joe n’était pas d’la calle 2. Il était plutôt du cul comme un chien jaune… Il allait avec la Marie qu’était factrice chez Albert. Elle était pas mal de la ouinche non plus la Marie. Même qu’elle mettait des Kleenex dans ses soutiens-gorge. Pis elle schlynguait l’eau d’cologne à cent brasses à cause qu’elle travaillait chez Albert dans le rayon des parfums et qu’elle essayait toutes les réclames. Quet’ fois elle en mettait plusieurs sortes à la fois. Y z habitaient dans l’ même quartier elle pis Joe. Y s’attendaient toujours à la carre parce que la mère a Pov’Joe voulait pas qu’il fréquente de trop bonne heure. Elle avait besoin d’lui pour payer sa pension pis elle voulait pas qu’y s’mette une maison sur l’dos.

Bref… Ce soir là y montrait le film « UN HOMME UNE FEMME » chez Casier. Richard avait dit à la radio que c’était interdit aux moins d’ dix-huit ans alors c’était plein à craquer là d’dans! Mon Joe pis Marie avaient arrivés de bonne heure pour avoir leur place préférée dans les loges à bloc dans le coin en haut… La séance a donc commencé avec les NOUVELLES PATHE MARCONI en Noir est Blanc qui dataient de deux mois déjà. Pis ensuite un court métrage sur Le Pape.

Le film a commencé. C’était tout en couleur… En cinémascope. Pis c’était beau !… Pas un souffle dans la salle … On arait pu entendre une mouche voler. De temps en temps y’avait des soupirs ou des reniflements… y’avait des gens qui savaient pas trop quoi faire et qui avaient la bougeotte pis qui se tarabiscotaient sur leur siège. Yen avait d’aut’ qui toussaient un peu… sans doute pour s’éclaircir la gorge… C’était beau.. j’te dis !

Tout à coup ! panne de lumière… Silence complet l’indans ! Noir comme tac. Pis les gens ont commencé à siffler. Manu qu’est sorti d’la cabine avec sa grosse pile électrique pis il à éclairé la salle du haut . « Pas d’panique ça va pas durer » qu’il a dit. « C’est les plombs qu’ont pété ». Tout à coup v’la la lumière qui revient sans prévenir. On entend un hurlement de surprise… C’était deux vieilles punaises de sacristie qu’étaient venues voir le film pour le raconter en confession à Palus ! Pis elles étaient assises juste devant Pov’Joe pis sa Marie!

Tu parles d’un tableau dans l’coin! Lui qu’avait la fale à l’air, tout décalfatrré… la tirette ouverte qui vendait du schyste. Il avait une moudi trique… pis la Marie qu’était presque à poil, les panties dans l’bas des jarrets…le soutien gorge tout à la valdrague avec les Kleenex qui sortaient de d’dans. J’te dis… Mignon qu’y z’ étaient!… Y z avaient pas pu résister s’pas… Le film était tellement bon ! Dion ho…

Ya Manu qu’est v’nu comme une balle pis ils les a foutu déhors s’pas… Y voulait pas donner une mauvaise réputation à son cinéma. Y’a mon Joe qu’a dérababoulé quat’ à quat’ dans l’escalier. Pis ma Marie qui l’ suivait… J’te dis pas des conneries… y z’ont pu eu l’droit de rev’nir pour un mois au ciné chez Manu… Pis même là y z ont pu eu l’droit d’aller dans les loges !


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h24:

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By Dédé (142.166.106.18 - 142.166.106.18) on samedi 21 septembre 2002 - 14h28:

Pas con qu’il’tait Not’ Joe !

Même qu’un coup il est descendu au plain dans la saline à son père à la calle de chez Folquet, pour ramender des filets. Pis en arrivant dans la saline, ça schlinguait l’schyste à bloc. Tout qu’était en valdrague la d’dans. Les statues à moyaks toutes cul-par-d’sus tête ! Les filets en vrague partout…. Mon zouave à Joe n’a pas vu qu’la touque à schyste avait chaviré… Comme un con il a allumé une cigarette ! Tu parles d’un bacanal… Tout qu’a explosé la d’dans ! Une moudite boucane qui sortait… Lui …pu un ch’veu sur l’crane et la gueule noire comme tac. Il est sorti comme une bête… Juste derrière lui un moudi matou qu’avait pu un poil lui a filé entre les pattes. Les p’tits pêcheurs qu’étaient au plain sont v’nus avec des seilles…pis y zont commencé à éteindre le feu… la sirène qu’a sonné trois fois… Lawick est arrivé à toutes pompes avec l’auto des pompes… la Jeep des flics.. Y’avait un moudi paquet d’monde sur l’plain… Pis y zont réussi à éteindre le feu. Lui… pas un brin d’mal…à part ses ch’veux… Il était assis sur l’capestan complètement triphasé … à bloc dans le coaltar !

L’a fallu tout refaire dans la saline… Pis tout le poisson qu’était dans l’parc à sel était foutu… Tu parles d’une branlée qu’son père lui a foutu ! En plus il avait mis ses overalls tout neufs que sa mère avait repassés la veille… Contente qu’elle t’tait !

Dédé


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h26:

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By Dédé (142.166.108.189 - 142.166.108.189) on samedi 21 septembre 2002 - 22h09:
NOTE DE L’AUTEUR


Il est bien entendu que ce qui suit est un récit « fictif ». Toute ressemblance qui pourrait être supposée des personnages mentionnés dans le texte, soit à la réalité soit à des faits qui se sont passés dans c’temps là est bien sur PUREMENT « accidentelle » et coincidentale !

Moi ici, j’raconte que des coups d’boutes ! J’le jure !

:-)

J’veux pas qu’on m’foute en totoche moi ! :-)

SUITE A LA DEMANDE EXPRESSE DE TOTO:

Faut qu’j’te parle de Joe hier au soir à la patinoire au match d’hockey? Y’avait l’EVIAN qui jouait contre l’USSEM pis c’était plein à craquer. Même que les gens s’taouinceaient à l’entrée pour avoir une place. Moi j’étais v’nu d’bonne heure avec Coucouche pour avoir une bonne place le long d’la bande au milieu. Tout l’monde était sur les feux parce que c’était le dernier match de championnat. V’la t-y pas que pendant la Marseillaise mon Joe s’est mis à chanter à tue-tête. Il avait un p’tit chouia avant d’rentrer. Il avait un p’tit fiasque en plus pis il schlinguait le rhum. Pis y chantait mon Joe ! y braillait à pleine gueule ! Y’a mon Eugène Grimau qu’est allé l’trouver pour lui demander de mollir un peu la voix parce qu’on entendait pas le 33 tours… Il a pas aimé ça mon Joe… Il a dit à mon Eugène qu’il avait droit comme tou’l’monde de chanter la marseillaise pis d’abord il avait promis à sa mère de faire à bloc comme tout’l’monde!

Bref le match a commencé pis ça pétait à bloc. Y’avait Moose qui dérapait à toutes pompes… Il a une moudi rate Moose c’est moi qui t’le dit ! Y patinait d’un bout de la glace à l’aut’ en rien d’temps pis y rapiquait à sa place. Y driblait n’importe qui en rien d’temps…Pis t’as pas vu son son slapshoot .. averti qui craquait un coup… Moose a-t-y pas marqué les deux premiers buts sur Ti-Paul Poulain dans les deux premières minutes… Mignon qu’c’était. Ceux d’l’USSEM n’ont aimé ça du tout. Ca pétait un coup dans les coins … les slap shoots, les coup’d’bouts sur les bandes, les coup’d’patins bien placé… Les supporters étaient d’dans à bloc… Y’a Aurélien qu’était obligé d’gueuler dans son micro pour qu’on l’entende à la radio. Dans l’USSEM y’avait Emile pis son frangin Roger qui n’en croyaient pas leurs yeux…Pourtant y z’avaient d’la rate aussi les deux frangins mais y’avait pas moyen d’arrêter Moose ce soir là. Yen a qui disaient qu’il avait mangé d’la ouinche… Même Ti-jaune tiens… y pouvait même pas l’stoper… pourtant lui il a même fait partie l’équipe de France hein … ben j’te dis qu’mon Moose il avait bouffé du choual la soirée là. Y feintait partout... A la fin d’la première période l’EVIAN menait par 5 à zéro. Mon Joe qu’était pour l’USSEM était fou et y grimpait d’dans! Y gueulait sur tout l’monde…Nom de Dieu… Si tu l’avais vu à la Buvette ! Pis tout l’monde qui le faisait bisquer… Pis lui qu’était encore coaltaré à commencé à décaper son palto pis il a crocheté Bineque au colbaque, il lui coaltaré une moudi pancarte dans la gueule. Il a fait un moudi saut croche mon Bineque… Ses copains qu’étaient là ont tous décapé leurs paltos aussi… Pis vas-y que ch’te… Y zont même décanniqué un carreau. Y’avait des nioufs qu’étaient là pour d’la bibine y sont d’mandé s’qui’s’passait. Moi pis Coucouche on s’est vite dégommé pour aller voir les copines de la Butte… qui tournaient autour d’la patinoire…

Ca pétait tellement des flammes dans la buvette que même le père Eli n’a pas pu met’ de l’ordre ! Manque de peau y z ont appelé les flics ! ….

Maint’nant … Pis c’est là qu’c’est intéressant…Au lieu d’envoyer « les locaux » y z’ont-y pas envoyé les Mobiles ! Alors là mon vieux… Si t’avais vu l’carnage ! Tous ceux qui s’bagarraient se sont mis tous ensembles cont’les mobiles ! Tu parles d’un carnage !

Les joueurs des deux équipes qu’étaient dans les vestiaires, y sont même sortis pis y z ont croch’té d’dans aussi ! Les batons, les patins… tout volait !

Les Mobiles eux y sont d’mandé s’qui s’passait ! Tu parles pas toi… une vraie sizzanie . Eux y z étaient v’nus pour arrêter une bagarre et y z étaient d’dans à bloc !….

Y’a l’fourgon qu’est arrivé pis y voulaient fout’ mon Joe en totoche à cause que c’était lui qu’avait commencé… Tout l’monde qu’est sorti d’la patinoire pis y z ont pas laissé l’fourgon partir… Y z ont dit que si Joe allait en totoche eux aussi y voulaient y’aller… Y a pas eu d’paix ils l’ont sorti du fourgon !
Pendant c’temps là la sirène sonnait en d’dans pis Lawick qui sifflait pour ramener tout l’monde au jeu…Personne n’a rapiqué… le match a été annulé pis reporté au samedi suivant..

Tout l’monde à grimpé à l’Etoile avec Joe… Y zont fait une moudi bringue… y’avait Eugène pis Frank et Thierry qui ont joué jusqu'à une heure… C’est alors qu’une bordée de Matafs qu’est rentrée, y z avaient aussi un moudi fret…

Mais ça c’est une autre histoire…

Le samedi suivant y z ont remis le match… mon Moose qu’avait une écli dans l’œil, un panaris sur la main gauche pis la déripette n’a pas pu jouer… Pis l’USSEM a gagné la coupe par 10 à 6…

Tout ça grâce à Pov’Joe… Il l’ont fait supporter d’honneur ! Il a eu droit à un coup d’champagne dans la coupe !


Dédé


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h29:

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LA COMMUNION A JOE ...suite

By denixa (152.163.188.232 - 152.163.188.232) on mardi 01 octobre 2002 - 12h59:

La bonn'femme à Joe a voulait faire un machin en grande pompe ce jour pour marquer l'coup. C'était l'occasion pour inviter tous les parents jusqu'aux cousins germains même ceux qu'habitaient à côté d'chez eux au quartier d'la Butte étaient sur la liste comm'y z'avaient été gentils pis qui z'avaient pas d'famille comm'y z'étaient pas d'ici.
Joe y boudait encore dans un racoin d'la maison parc'qu'y voulait s'mett' n'importe comment pis qu'sa bonn'femme a voulait pas comme il l'était bien greillé, y fallait qu'y s'mett' les habits du dimanche qui sentaient les boules anti-mites. Joe il éternuait à tous bouts d'champ (?) avec l'odeur mais il l'avait pas l'choix parc'que sa mère a l'avait les nerfs en pelotes à préparer la salle comm' les aut' allaient doubler l'coin d'la porte bientôt pis qu'a speedait comm'une malade. Son bonhomme y fumait comme un pompier à la bay window avec ses jolis boutons d'manchett' pis c'est pas lui qu'allait s'fouler pour donner un coup d'main.

D'un coup y quelqu'un qui clenche... La bonn'femme qui va pour ouvrir mais Joe il avait barré la port' pour s'fond'la gueule. Ca commencait bien déjà... et d'une taouinne derrière l'oreille. C'était grand-mère pis grand-père qu'arrivaient comme y pouvaient avec les entrées, chargés à couler qui z'étaient. S'en v'naient les aut' invités avec de quoi nourrir tout un régiment. C'était bien parc' que tout l'monde avait mis la main à la pâte.
Y commencaient tous à prendre l'apéro en train de s'regarder du coin d'l'oeil! tu parles, y'avait la tant'Jeannette qu'avait mis un chapeau acheté chez Mme Ledret qui ressemblait à rien, pis qu'en plus c'était pas le première fois qu'a le mettait, l'onc'Antoine le frère à la bonn'femme à Joe qui s'était loupé en se rasant pis y l'avait des collants partout sur la figure. y voyait son grand-père qu'essayait d'croquer des peanuts qu'il aurait mieux fait d'les avaler tout rond. Tu parles d'un tableau ! "Vilains qui sont !" qui s'disait Joe !

Ca commencait à bien faire au bout de 2 heures d'apéro, y crevait d'faim à bloc ! Pis y s'faisait chier comm' y'avait pas d'gosse de son âge et qu'sa mère a l'avait eu sur l'tard par accident.

Enfin y z'allaient s'mett' autour d'la tabe, que v'là-t'y pas qu'son parrain s'met à chanter des machins d'cul ! Il était raide comme un taquet pis y prenait la grand-mère à Joe par l'cou en lui tirant sur l'chemisier. A rigolait jaune mais a faisait quand même mine de connaitre la chanson. D'un coup, sa chaise qui part en arrière et la v'là cul par-d'ssus tête dans le milieu d'la salle qu'on voyait ses blue-murses (?)!!! La pauv' comm'a l'arrivait pas à s'relever, a l'avait tiré sur l'premier machin à portée d'main mais c'était la nappe ! Heureusement qu'la bonn'femme veillait au grain pis qu'a l'avait aidée. Le parrain à Joe y continuait sur la lancée mais y a bien fallu qui s'assoye quand même et à côté d'la femme de France, tu sais les voisins qu'étaient pas d'ici. Comm'y la connaissait pas il allait restait tranquille au moins le temps du lard en gelée. Not'Joe y l'était au bout à côté d'son cousin germain Nénesse qu'avait un tic nerveux. Ca l'faisait rigoler parc'qui tirait la langue toutes les 30 secondes. Du coup y l'imitait pis sa bonn'femme qu'avait vu lui avait coaltaré des coups d'pied par en-d'ssous.
Dans tout c'débat, sa mère a l'en avait presqu'oublié le gigot d'agneau. Elle était rev'nu comme une balle d'l'arrière cuisine parc' qu'y'avait d'la boucane à bloc là-d'dans. Là son bonhomme avait pris la situation en main, avait sorti le machin du four qu'était à moitié rouscaillé, les patates bien brunes mais qu'était encore potables. "Plein la gueule pour pas un rond !" qui disait l'parrain en tapant sur l'épaule du grand-père qu'était en train boire un coup d'vin. y l'avait tout chaviré sur lui ! pis en plus il avait fait tomber son dentier dans l'verre pis qui s'était même pas rendu compte comm'y commencait aussi à avoir un petit flétan. tout l'monde rigolait là-d'dans pis l'grand-père qui disait "ch'lui-là alors !" Joe y l'en avait profité pour gratter l'verre avec le dentier pis il avait enfilé dans la salle de bain pour essayer de l'mett'. y l'avait quand même lavé a'ec d'la pâte à dents avant mais y pouvait pas rentrer dans la bouche. y'avait pas d'place tu parles, il avait la bouche en trou du cul d'poule. Y s'disait qu'il allait l'garder pour le mardi-gras. Retour à tabe, le grand-père qui s'était mis à chanter "ch'est la java bleue... ch'elle qui enshorchèle..." vilain qu'il était avec sa ch'mise pleine de vinasse.

De son côté, le parrain à Joe quand y buvait, y dev'nait amoureux pis y'avait la femme de France qu'avait pas l'air de dire non. Par en-d'ssous la tabe, il lui faisait du pied en douce. Le mari en face y voyait qu'du feu. OH ! Joe y voyait tout ! Y s'était mis en-d'ssous d'la tabe pis y chatouillait les cuisses à la bonne femm' avec un bout d'herbe. A dev'nait toute rouge pis a savait pu où s'mett'. C'était good à bloc ! Y voyait son panties et tout ! Oh ! Rien bien ! y l'avait jamais vu ça comm'a s'trimoussait sur sa chaise. Sa bonn'femme qui l'cherchait partout, quand a l'avait trouvé à faire l'petit chien en-d'ssous, l'avait vite dit de s'amener pour finir d'manger.

Y'avait 2 desserts pour finir le repas : du vacherin que Joe avait goûté l'matin même alors y'avait un trou d'dans et une pièce montée avec un p'tit bonhomme en plastique sur l'dessus. "t'as vu ? c'est moi sur l'quartier de la butte !" qui disait. Pas d'doute ! L'onc'Antoine, il avait cru qu'ça pouvait s'manger, y'avait chopé l'machin pis avait croqué d'dans. Le Joe, rouge comm' une tomate parc'qu'il avait le sang qui montait à la tête pis qui voulait son bonhomm', avait pris un choux pis lui avait balancé d'ssus ! Là ! l'onc' il l'était pas content mais sa soeur avait calmé tout ça vite fait parc'qu'a l'avait prévu un aut' machin en plastique pour garder en souvenir. A l'avait quand même dit à son frère qu's'était un vrai mange-merde pis qui pouvait laisser l'gosse s'amuser avec ça ! "Allez on fait le paix !" qui disait à Joe. "Fais min à mon onc' ou j'te fous une claque devant tout l'monde!"

Joe y s'disait qu'il avait plus de gueule que d'effet mais pour pas s'en prendre une au cas où, il avait été voir son onc' qui l'avait mis sur ses genoux pis qui rigolait en l'faisait sauter "à coco sur mon bidet, crotte et crotte..." franchement ! De qui y pouvait bien t'nir çui-là !

Le café qu'était tout chaud sur la tabe. La tant' Jeannette a l'avait enlevé son chapeau pis a l'avait posé sur une chaise dans l'corridor. A servait pour aider la bonn'femme un peu qu'avait pas arrêté une minute depuis l'matin. Jeannette a l'était en liquette à bloc pis a chavirait l'café partout sur la belle nappe qu'avait réussi à rester sur la tabe. J'te dis, y'en avait pas un pour sauver l'aut' ! A l'avait ébouillanté le bonhomme à Joe qu'essayait d'attraper une cibiche dans l'paquet du parrain, a l'avait oublié l'suc', le lait carnation. A voulait jus' se faire montrer comme d'habitude cett-là ! Entre-nous, j'crois qu'a voyait pas bien parc'qu'a l'avait un oeil qui disait merde à l'aut'. C'est p't-ête pour ça qu'a versait à côté. Va savoir !

Son mari y l'avait sorti l'accordéon mais y savait pas bien jouer. oh ! Y'avait un moudit paquet d'canards mais y'avait d'l'ambiance là-d'dans ! C'est pas comm' maintenant, y savaient s'amuser avant.

La bonn'femme, a l'avait commencé à ramasser le désordre parc'qu'y fallait grimper chez Alfred à Savoyard comm'y avaient râté les vêp' pis qu'a voulait qu'sa maison a ressembl' à quet'chose. Les aut', y z'auraient dit qu'c'était une vraie craspect sinon. Pourtant, elle en connait qu'aurait même pas jeté les crasses à y aller ! Dam !

Nenet


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h33:

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By Toto (62.234.1.82 - 62.234.1.82) on mardi 01 octobre 2002 - 17h01:

Voilà-t'y pas notre Joe a 14 ans alors que les petites anglaises débarquent chez la Mère Lefèvre, la mère Poirier, y'en avait partout, fou qu'il était! La Marie riait jaune, a le voyait pu depuis au moins 3 jours... Il était partie avec une mobylette toute orange qu'il avait loué chez Vigneau. Il avait mis son jean's patte d'ef, ses bottines à talons, peigné sa mèche sur le côte (c'était la mode des cheveux razés et de la mèche longue), son blouson en skye noir et sa chemise à carreaux ouvertes de quelques boutons. Il commençait à avoir un petit duvet en guise de moustache et il se sentait vachement homme depuis que ça poussait... .

Ca tournait et ça tournait dans le quartier, les pauvres petites anglaises osaient à peine montrer le bout de leur joli petit nez, ni le reste... Faut dire que pour la Marie, c'était ni plus ni moins qu'un arrivage de chaire fraîche de plus! Des vraies catins ces machins-là, habillées, coiffées, maquillées fallait voir, à croire qu'elles sortaient des pages du catalogue.

V'là t'y pas mon Joe qui commence à draguer sec, ben oui il fallait qu'il attaque maintenant pour pas se faire passer pour un con aux yeux des copains. Y fonce dans le tas et sans un mot d'anglais il en embarque une sur le siège arrière. Non des Dieux, la mobylette a faisait de la fumée garantie, ça rigolait pas, y faisait ronfler le moteur à bloc, fou qu'il était! La petite anglaise riait aux éclats en lançant ses cheveux blonds bouclés en arrière,elle avait un sweet-shirt gris court et un short en jean's, une beauté et la Marie avait des yeux comme des mitraillettes, a la partie, pas pu rester à voir ça, ben néon!

V'là t'y pas notre Joe en route avec sa petite anglaise derrière lui,qu'avait mis ses deux bras autour de sa taille et qui poussait des petits cris, fier comme bar, y tournait et tournait dans le quartier, pis d'un coup y dérape du côté de Savoyard, tourne à la Patte d'Oie, passe par le cimetière, fait au moins quatre tours de ville complets pour bien se faire montrer avant de revenir à regret, mais avec fierté devant la pension. La petite anglaise toute excitée saute de la mobilette et lui fait un petit min sur la joue, rouge comme une tomate y redemarre comme une balle y sait même plus dans quel sens y doit aller, mais il va revenir ce soir vers 7h00 garantie et là il va la bégoter, c'est sûr! Les autres y z'ont bavés de jalousie, hé! Il était HEUREUX note Joe ce jour-là, garantie, y pétait des muches!

By Dédé (142.166.105.164 - 142.166.105.164) on mardi 01 octobre 2002 - 19h50:

Dion oh Toto… j’l’ai vu l’coup là Joe…Même qu’en montant la côte de l’Etoile y pédalait à bloc pour pas qu’ça ralentisse trop ! Il arait bien voulu faire un crochet derrière l’Calvaire sur la plaine pour lui faire montrer les tanks mais il avait vu la jeep des bleus qui doublait l’coin du Biarritz pis lui qu’avait pas encore eu sa carte d’identité, il a pas voulu s’faire arrêter pour avoir doublé l’sens unique du Pensionnat à toutes pompes… Il avait les chocottes à bloc que les bleus lui d’mandent sa carte pis qu’y lui foutent une amande!

Il était ben content avec son anglaise mais y comprenait pas trop pourquoi elle s’était mise un peu en colère quand il avait essayé d’feinter après qu’elle lui avait dit dans l’oreille sur la route du Cap, juste derrière l’frigo : « je suise treize chaude » pis qu’elle avait commencé à décaper son palto !… Lui y croyait qu’c’ était un signal… pis il avait essayé d’enlever son palto aussi… Juste au moment là l’camion du frigo qu’est passé pis tout l’monde qui leur a gueulé d’ssus !… Y’avait l’cousin à la Marie qui l’avait r’connu…alors il a rembarqué sur la mobylette pis il est r’parti à toutes pompes… C’est là qu’il est ‘monté à la Patte d’Oie…


By Toto (62.234.0.169 - 62.234.0.169) on mercredi 02 octobre 2002 - 13h03:

Vl'a t'y pas donc, l'heure arrivée que mon Joe, fini de souper avec une élingue, passe un moudit coup de peigne sur sa mèche et se met un peu de sent bon, (sa Mère a riait en douce, du moment qu'il était pas avec l'autre catin qui demandait qu'à lui mette le grapin d'ssus! Elle lui a même donné un petit billet par en dessous). Arrivé devant la pension, ça grouillait de monde et de rires et de cris, on se serait cru sur une autre planète, il y avait de l'aleuctricité dans l'air ! La v'la t'y pas qu'a sort dans le tambour et pis qu'a descend le balcon avec un beau sourire, note Joe y l'a cru qu'il allait mourir de bonheur, fou qu'il était et les copains qui le bisquaient rien pour lui foutre le muffle, y pouvaient toujours chanter! A monte directement derrière lui et y démarre comme une balle, quelques tours de ville encore un coup, la montée l'Etoile, moudite branlée, obligé de pédaler à bloc pour pas empoucher la mobylette, se demandait bien par où qui pouvait aller pour trouver un endroit tranquille. Passe par le calvaire, mais v'là t'y pas mes cons jolis de bleus en vadrouille, z'avaient pas du prendre de beige ce soir-là ! Oh, pis dion, il avait pas encore sa carte d'identité, pas le moment de se faire branler! Tourne ses roues, direction route du Cap, y pensait à un petit nid tranquille derrière le frigo dans le foin, a rien bien! Arrivé là-bas, halte partout, y descend y met la bécane sur le bord de la route, attrape sa petite anglaise par la main et se met à courir comme un fou. Elle essouflée lui demande de s'arrêter un peu, " je suis très chaude" qu'a lui dit en décapant son paleto. Du coup y croyait que s'était bon, il l'a renverse dans l'herbe et commence à lui rouler un patin, a la pas aimé du tout et la repoussé en disant des trucs en anglais qu'il a pas capté, juste au moment-là, tout le personnel du frigo passait à côté d'eux en leur sifflant dessus et qu'en levant la tête, v'là t'y pas qui reconnait le cousin de la Marie... Y va être bon pour la romaine (ou la robaine ?)! Rembarque sur la mobylette, direction de la Patte d'Oie, se demandait bien pourquoi qu'a voulait pas et se disait que peut-être y devrait descendre en ville rejoindre les copains sur les pelouses sur le quai. Comme de bien entendu, tous les copains étaient là, chacun son anglaise derrière la mobylette, pis d'un coup y'en a qui décide de jouer à quatre coins sur la pelouse. Ca faisait un moment que le jeu continuait et note Joe commençait à fatiguer, il s'allonge derrière le canon qui avait sur la pelouse et sa Wendy le rejoint... La nuit commençait à tomber, il allait falloir qu'il rentre aussi, faisait chier. Tout a coup la voila assise sur lui et elle se penche pour l'embrasser, mais un vrai baiser, il commençait à être excité comme un fou, mais a voulait pas se laisser faire plus loin... pis y fallait qu'a rentre, merde alors! Y la raccompagne à la pension, elle lui donne encore un autre baiser, elle sent la fraise et elle est belle, et... bon, peut-être demain se dit-il et en remontant à la baraque qui sait qui croise... la Marie, les yeux sortis de la tête qui le coursait avec un bâton...Nom des Dieux de Bon de Dieu, y pédalait un coup, la poignée à toute, il l'avait la mousse au cul garantie !


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h35:

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By denixa (152.163.188.232 - 152.163.188.232) on vendredi 04 octobre 2002 - 10h31:
Dans c'temps-là, sa bonn' femme a lui donnait du pablum à bouffer parc'qui l'était tout maig'. Pis de l'huile de foie d'morue à la cuillère aussi.

J'me rappell' d'un aut' coup, Joe il avait voulu sauter sur une p'tite newf qu'était en train d'l'aguicher jus' pour s'fond'la pipe devant les copines. A force de l'accourser, il était tout chaviré là-d'dans pis il avait envie d'dégueuler l'placard. Quand il avait réussi à la choper, il avait eu une vieille remontée d'mazout pis y l'avait renvoyé tout ça d'ssus. Bonne humeur qu'elle était la newf ! Oh ! A l'avait prév'nu çui qui les encadrait pis l'aut' il avait pas trouvé mieux que d' crever les pneus du cadi (?) à Joe. Un moudit gros trou qu'il avait fait !
Joe il avait rameuté tous ses copains pis quitte-moi t'dire qu'ça avait bardé là-d'dans. Y z'étaient tous descendus au quai pour attraper des crapauds même que quet'fois y leur mettaient des cigarettes dans l'bec pour les faire exploser mais c'coup-là, y avaient dit qu'y z'allaient remonter à la pension pour attaquer l'aut' sapin à coups d'crapauds ! Il avait les chocottes à bloc de mettre le nez déhors. Joe il avait tenté d'rentrer mais la mère L'fev' a lui avait tombé d'ssus pis a l'avait botté l'cul.
Y z'ont jamais réussi à le coincer mais Joe il était décidé à prendr' le bateau pour Fortune pour s'venger.

L'pauv 'tit mignon ! C'était pas d'sa faute !

Nenet


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h40:

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"LA GUERRE DES BOUTONS"

By Dédé (142.166.105.182 - 142.166.105.182) on samedi 05 octobre 2002 - 23h06:

14 juillet 1962 - LA COURSE A VELO

Il faisait frisquet ce matin d’été là en 1962. Une p’tite brume masquée recouvrait l’bas d’la ville. A la Butte y commençait déjà à faire beau, même qu’ l’bonhomme avait dit qu’ ça allait se l’ver pour midi. Y savait bien parce que le baromet’ montait vers le beau fixe depuis quet’jours qui tapait d’sus tous les matins…pis qu’c’était tombé avec la pleine lune.

Richard avait dit l’soir d’avant à la radio qu’y f’rait beau pour les feux d’artifices pis Richard y mentait jamais… Mon Joe s’était l’vé d’bonne heure… y pouvait pas dormir tellement qu’il était excité. Lui pis ses copains avaient tout prévu pour l’lend’main. Y z avaient été à la Mairie met’leur nom sur tout c’qui avait comme listes pour les courses à pied, à bicyclettes et les jeux sur’l’quai. Sûr et certain qu’c’t’année la Butte allait rinsquer tous les prix. Pis c’est pas ceux d’l’ASSP qu’allaient gagner non plus. Des « moudis branleurs ceux-là » qui disait Joe. Y trichent tout’l’temps quand on joue au pipette pis aux caniques. T’as voir, qu’y disait, » on va leur branler la gueule … « la dernière fois qu’y z avaient triché on avait décaniqué les piquets d’la palissade de chez Lawick pis on les avait accoursé dans l’parc de l’ASSP pour leur faire montrer qu’à la Butte on avait du poil au cul, pis y z avaient ramassé une moudi tabassée.. y’a même le piglé d’chiasses de mouches à Lafargue qu’était rentré chez lui avec une cocarde pis le nez qui pissait»…

Bref v’la monJoe pis tous ses copains partis à toutes pompes avec leur bécanes sur la Route de savoyard pour la course à bicyclettes. Le trajet allait d’la Patte d’Oie au Rond Point pis revn’ir. Mon Joe pis ses copains étaient sur de gagner, y z avaient les plus belles bicyclettes. Même que sa Bonne femme avait mis d’ côté d’l’argent du bazzard pour l’acheter chez Lespagnol… Le premier prix de 1000 francs CFA était sur d’et’pour eux. V’la ti pas qu’en arrivant là qui c’est qui s’présente sur la ligne départ, mon Piglé qu’est arrivé avec une bicyclette de fille ! Ca c’était l’bouquet alors, tu vois pas toi, une bicyclette de gonzesse, même qu’elle avait pas d’barre… Une Alcyon de deuxième main, même pas toute neuve, mais à 12 vitesses… Hey les gars, regardez la tapette qu’y disait Joe ! Y crack pas avec sa bicyclette de gonzesse !… Piglé lui y s’fendait la gueule. Les v’là donc partis en trombe sur la route… arrivés à la carrière, mon Piglé avait déjà dépassé tout’l’monde sans forcer… pis eux qui soufflaient comme des bœufs… Il a fait le tour du Rond Point bien avant tout l’monde pis même qui leur a fait un pied d’nez quand y les a croisés en revenant. Y dérapait à bloc, averti, avec sa bicyclette de course de gonzesse ! Pis il est arrivé l’prem… pis c’est lui qu’a eu les milles balles. Y’avait les gens qu’étaient là y croyaient pas leurs yeux. Même Piglé était surpris de la vitesse de sa bécane. Son père à Piglé l’avait prév’nu qu’c’était p’tet une bécane de fille mais c’était une vraie bécane de course. La Bonne Femme à Joe qu’était furieuse, même qu’elle a été gueuler pour dire que c’était pas juste, que les vélos d’course araient dû être interdits pour la course… Mon Joe lui est arrivé l’dernier. Sa chaîne avait dérapé pis y s’était énervé, pis il avait capsaillé en tournant le Rond Point, pis il avait déchiré son overall tout neuf. Il a ramassé un moudi coup’botte dans l’cul par sa bonne femme !

Mon Joe a donc décidé de prendre sa revanche l’après midi sur l’quai…

A TOI LES CHOUS NENETTE...

Dédé
By denixa (195.93.49.7 - 195.93.49.7) on dimanche 06 octobre 2002 - 13h26:
Yo !

Richard, il avait dit vrai parc'que c't'après-midi-là, y faisait un temps d'ministre. Joe, il avait descendu sur l'quai avec sa gueule de vent d'bout parc'qu'il avait pas gagné l'matin pis qu'les copains aussi y z'étaient rev'nus a'ec la queue entre les jambes ! Sa bonn'femme a lui avait donné 50 balles pour qu'y s'amuse à la roue d'abondance, aux choquettes...

Sur l'quai, y'avait du monde comme du poil les 14 Juillet ! C'était good à bloc ! pour péter ça au craque, Joe il avait ach'té un paquet d'MarkTen à l'Escale en disant qu'c'était pour son bonhomme pis il avait rejoint les copains sur les pelouses d'vant la Poste. Les doigts d'pieds en éventail et tout ! Y boucanaient tous pis y s'étouffaient quand y avalaient la fumée. Des vrais p'tits branleurs, j'te dis !

Heureusement qu'Joe y savait qu'sa bonn'femme a l'était pas là pis qu'personne allait lui rapporter.

Après y z'avaient enfilé au Bellevue pour boire des Bacardi coke mais y z'avaient pas l'age alors y demandaient aux plus grands d'commander pour eux. Au bout d'deux verres, Joe y l'était cul par-d'ssus tête, y pouvait pu dire pain pis il en rajoutait pas mal aussi.

Direction le jeu d'choquettes > y commencait à jouer pis v'là-t-y pas qu'le piglé à Lafargue qui s'pointe. Joe y l'avait mauvaise dès qu'y s'est mis à l'revoir sur le podium comme il était arrivé l'prem ! Bon Dius ! Y prend une balle pis y lui balance ça en plein dans ses bijoux d'famille. Oh ! Le piglé qui jouait aussi, y s'était pas laissé faire même si il avait d'la misère à s'déhaler. La Tioune qui passait par-là a'ec une crème à la glace, y n'avait pris une aussi, le pauv', y l'avait rien d'mandé à personne...et bing et bang là-d'dans ! Tu parles d'un déconnage ! Le piglé à Lafargue qui pissait l'sang, not'Joe qu'avait l'nez en patate pis qu'avait passé par-d'ssus l'comptoir d'la baraque comm' y voulait choper les choquettes pour l'attaquer à l'aut'. Comm'y l'avait dépouché ses copains, fallait surtout pas chier deux fois sur la même butte qui s'disait l'placard. y l'avait pas loupé. L'piglé à Lafargue on arait dit qui l'avait un oeil à moitié à la penderie, tu parles d'un cinéma sur l'quai. En plus oh ! lui il l'était v'nu tout seul a'ec sa bécane de gonzesse qu'il avait attaché sur l'poteau électrique à côté d'la Roncière. Y s'était débiné mais Joe avait réussi à l'rattraper... Y l'avait écourter l'cadenas du vélo pis y l'avait foutu à la baille. L'aut' Piglé à Lafargue qu'est-c'qu'il a fait ? Ben ! Il a pris Joe par la criniasse pis y l'a déhalé jusque sur l'bord du quai. On arait dit Hercule Poireau l'piglé. Vilain qu'il était en crise de nerf à bloc ! Y lui avait dit qu'y l'avait pas à faire à l'attaquer comm'ça pis qu'lui aussi y allait partir à la baille. Y lui avait mis un moudit coup d'botte dans l'cul et v'là not'Joe qu'était parmi les crapauds ! Y l'avait les chocottes à bloc parc'qui savait pas nager l'placard en plus. On arait dit un p'tit labrador qui s'débattait. Tu crois qu'quelqu'un l'arait sorti d'là ? personne d'chez nous.

C'tait une newf qu'arrivait sur l'quai qu'avait vu un machin en train d'bouger dans l'eau. Elle a croyait qu'c'était un loup-marin. tu parles ! Avec un bout d'bois a l'avait réussi à l'faire rev'nir sur le bord. Joe qu'avait déssaouler dans l'débat y s'était juré de l'épiautrer le piglé. Pis que c'était pour quand y'aurait les feux d'artifices qu'il allait passer un mauvais quart d'heure. Fallait bien qui lui rende la monnaie d'sa pièce à l'aut'. Y l'avait pas à marcher dans ses platebandes ! C'est tout ! oh ! Non mais des fois !

Nenet


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h42:

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By denixa (195.93.49.7 - 195.93.49.7) on lundi 07 octobre 2002 - 13h49:

Rendu le soir sur l'quai, Joe il était à la recherche du piglé à Lafargue ! Il avait retrouvé ses copains qu'en revenaient pas de c'que Joe leur avait raconté pour l'après-midi. y s'voyait déjà en train d'lui aligner une mornif' à l'aut'.

Fiers comme barre, ils faisaient le tour du quai pour essayer d'le dénicher par-là mais y'avait rien du tout à l'horizon... Derrière la Poste non plus ! L'aut' piglé il avait pas encore doublé d'après eux.

En l'attendant, y volaient des bouts d'barbe à papa aux plus p'tits, y faisaient des rase-mottes en imitant une grosse avion, y jetaient des confettis dans les verres des aut', 'fin, que des machins pour faire les interessants.
Joe, y voulait trouver sa bonn'femme parc'qu'il avait chiqué son pognon mais il arrivait pas à mettre la main d'ssus ! Il avait vu son Onc' Antoine qu'était au Mardin pis y lui avait expliqué qu'sa bonn'femme allait lui rembourser si il lui donnait 50 balles. C'était même pas vrai mais a s'rait obligée d'lui rend' de toutes façons. En sortant sur qui il avait tombé ? Devine ! Le piglé à Lafargue qui faisait l'beau avec les filles du quartier d'la butte ! Le baoudetz ! Joe il était plein d'pep à bloc pour lui mett' ça dans les babines mais il avait dropé pour qu'ses copains lui foutent aussi une moudite tabassée. Au moins il était pas venu pour rien l'aut' ! Arrivés devant l'podium, personne ! Mais ouss'c'qu'il avait bien pu passer... Pourtant il était pas bien loin. Comm'il était bien élevé çui-là, v'là-t-y pas qu'il était en train baver avec la bonn'femme à Joe !!! Pis ! pis qu'il l'invitait à faire une valse ?!! Oh ! Là, là ! Joe y pouvait rien faire sinon il allait s'faire astiquer. Comm'un con qu'il était tiens ! Sa tant' qui l'avait aperçu, a l'avait crié d'ssus pour qui s'amène avec eux en plus. C'est les feux d'artifices qui l'avaient sauvé pis il avait fait mine de rien en regardant en l'air dans le ciel :"Ooooh ! t'as vu celle-là ?" pis "OOoooooooooooh ! La jolie bleue !" - Y faisait l'estomaqué à bloc.

Les gosses qui hurlaient sur l'quai parc'qui z'avaient sang tourné d'ça. y'en avait même un sur les épaules d'un grand qu'avait pas fait attention pis qu'avait fait un vol plané en arrière. Joe lui, y regardait le ciel en s'disant pourvu qu'a vienne pas m'chercher.
Le bal qu'avait repris > Joe il savait qu'c'était maintenant ou jamais. Mais l'piglé à Lafargue, lui, il était tellement bien entouré qui pouvait faire l'quéqué sans que personne lui fasse just'un croche-patte. Et y rigolait, et que j'te fais des danses avec la bonn'femme, a'ec la tant' et a'ec toutes les jolies filles d'la Butte ! Elles a z'aimaient bien êt' avec lui comm'c'était un moudit bon danseur pis qui cherchait pas à leur passer la main... Les slows, on arait dit l'bonhomm' chez nous, il les dansait à 3 mètres, à croire qu'il était à voile et à vapeur le machin-là. Joe pis ses copains qu'étaient en train d'lui tailler un costard faute de mieux quoi ! y z'étaient jusqu'à dire que quand il était p'tit dans le landau qu'était garé au coin d'chez Leroux-Deschamps, y'avait eu un moudit gros glaçon qu'avait tombé d'ssus puis qu'depuis c'est pour ça qu'il était pas comm'eux. L'pauv'Joe lui c'était un parpaing qu'il avait ramassé. Pas d'doute qu'il lui manquait une case.

Le bal qu'arrivait à sa fin et la bonn'femme qu'avait vu l'manége depuis un moudit bout d'temps, a l'avait dit qui remontaient tous à la cabane pis qui fallait qui s'en vienne aussi tout d'suite. Joe il avait d'la misère à la persuader d'rester un p'tit peu encore mais y'avait rien à faire ! Y pouvait pu s'débiner.
En partant, il avait donné rendez-vous à ses copains sur la route du cap le lendemain pour aller faire un camp d'entrainement. Tu sais ! C'est où on pouvait faire tarzan... Aaaaaaaaahouaaaahouaaaahouaaaa !

Nenet
By Toto (62.234.3.34 - 62.234.3.34) on lundi 07 octobre 2002 - 14h49:

Donc,les v'là t-y pas partie aux cordes sur la route du Cap, faisait rien froid la journée là, la roupie au nez qu'y z'avaient et un coup que je te remonte ça dans la manche et que je te remonte ça dans l'autre...On approchait de l'automne, fallait bientôt sortir les mitaines et tout le bardas! Y étaient partis à pattes et avaient hâte d'arriver sur place. Fallait faire un camp, y z'avaient apporté un pique-nique et de la bière de spruce. Y'avait le chiasse de mouche à Lafargue qui voulait déraper au club de chez Grattepoils ( )pour pouvoir faire la bringue, mais ça avait mal terminé, y étaient tous blindés à l'Etang Thélot, y zont faillit attrapés une moudite rinsquée, complètement fadas! Joe et sa bande faisait les Tarzans, y lançaient d'un arbre à l'autre sur une corde en poussant des cris, y s'amusaient bien, ensuite fallait chercher un peu de bois pour faire un feu, installer l'endroit du pique-nique. Avant fallait monter sur la tombe à Clément qu'était là, c'était haut et y fallait faire attention, la Marie qu'était là, avait fait exprès de passer devant tout le monde a remonter sa jupe pour faire voire sa pentisse, joli que c'était, a montait bientôt en dessous des bras! Une fois la tombe visitée, bénie, fleurie et tout le tralala, y redescendait, fallait chercher des étoiles de mer au bord du plein, ça glissait sur les cailloux et des endroits c'était carrèment à pic, les chocottes à bloc. Mon Joe y trouve un serein crevé sur le bord de la route, y le prend et y commence à pleurer, tout le monde estomaqué, oh, le Père, tu piques des wells ou quoi, il est crevé, peux pu rien faire, je va l'enterrer qui dit note Joe et je va lui faire une belle croix. Chose dite, chose faite et la Sainte-Nitouche de Marie qu'allait chercher encore des fleurs pour les mettent sur le serein.

Les émotions passées, ils organisaient un jeu de bataille en se lançant sur les cordes d'un arbre à l'autre et à qui allait destabiliser et faire tomber les uns des cordes, y se faisaient pas de cadeau garantie, celui qui gagnait avait le droit de choisir un autre jeu. Crevés à bloc y s'arrêtaient tous pour colationner et prendre un coup de bière de spruce, à rien bon comme ça en plein air, y'avait même du pain avec de la confiture de plates-bières, des oranges et du chocolat, et des coucous, good à bloc. Un vrai dégras. Mais comme toute bonne chose à une fin, l'innocent à Tiwi qui se met une pointe dans le pied en marchant sur du bois qu'avait à côté de la pente du frigo, obligeaient de le porter à l'hosto, parce qu'y pouvait attraper le tétanos.
Oh, Dion, pis la fois qu'y étaient allés passer l'après-midi à l'Ile aux Marins, celle-là elle vaut dix, espère un peu ...


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h45:

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By Toto (62.234.12.181 - 62.234.12.181) on vendredi 11 octobre 2002 - 16h55:

Joe et sa bande avait décidé ce mercredi après-midi-là de partir à l'île aux Marins avec le doris du port.

Tous le monde sur le quai de la Halle à 13h00 pétante, bottes en caoutchouc, short, pull-over, panier à truites pour mettre les coucous et les vignettes, les gréments pour pêcher les crapaux et bien sûr le fameux casse-croûte! C'est dire qu'à cette époque, passer un après-midi à l'île aux marins pour des enfants, ça tenait un peu du conte de fée...

Imaginez un village avec des maisons à l'abandon mais dont certaines sont encore en état, pour accueillir les histoires les plus rocambolesque sorties tout droit de l'imaginaire de ces chères petites têtes!Un petit paradis en quelque sorte.
La traversée du port de St-Pierre au pont de débarquement de l'île aux Marins se fait assez rapidement, Joe s'est mis sur le devant du doris, là où le nez de l'embarcation pointe, il laisse un main traîner dans l'eau, il fait beau, le ciel est bleu avec quelques goélands et malgré la saison automnale qui s'emmène, il fait encore bon. Il se sent léger, aérien, les cheveux au vent, les yeux plissés, "capitaine de son vaisseau" en quelque sorte. Tiwi lui dit de retirer sa main de l'eau, des fois qu'une peau bleue passe par là, fallait faire gaffe, elle pourrait lui emporter une main tiens! On voyait le fond de la mer avec les crapaux qui nageaient en déployant les magnifiques nageoires, impressionnants comme poissons, Joe était fasciné par leurs nageoires et leurs couleurs. De toute façon, il y avait un concours de pêche aux crapaux de prévu, alors on allait voir ce qu'on allait voir. Après les quelques recommandations de prudence de la part du capitaine du doris du port, la petite troupe se mit en route, direction le fort avec ses canons face à l'ennemi héréditaire, c'était-là la base du campement. Pierre-Louis dont son Père avait retapé une villa sur l'île, les attendait avec impatience, il leur avait planté une tente et une fois débarrassés de leurs affaires, direction la cazeba de Pierre-Louis pour un petit billard, la maison sentait le bois et l'air frais de la mer rentrée par les fenêtres grandes ouvertes pour aérer la maison.
La suite du programme consistait faire une petite visite du village, en passant par l'ancienne école de l'île où les pupître en bois existaient encore, même qu'y avaient trouvé des livres, "Robinson Crusoé" entre autre sans dec, juré-craché que c'était vrai tiens. Après il fallait passer par la Mairie, mais les planchers étaient complètement pourris, détour par les lavoirs, petit tour à l'église en bois, avec sa belle chair, le cimetière marins avec la grotte à la vierge, décidément cette petite île était pleine de surprises et tout y était si accessible, un vrai bonheur, toute l'île rien que pour eux!

Le Pierre-Louis avait le diable dans le cul pour un Canadien, son père était un business-man. Il avait récupéré un vieux cadi qui marchait encore et l'avait attaché avec un bout de ligne sur une poutre du pont et... l'astuce du jeu consistait à...

Attendez, attendez, avant il fallait faire la partie de pêche aux crapaux, Joe en avait pêché 3, Tiwi 5, aussitôt pêchés, aussitôt remis à l'eau et fallait faire attention de ne pas se faire piquer par les dards. Pierre-Louis passé son temps à bouffer, il était un peu boulimique et ce petit jeu ne l'intéressait guère, il était assis sur le pont à bouffer du chocolat en les regardant. Il voulait leur montrer son nouveau jeu et finalement parvint à attirer l'attention du groupe en leur faisant une démonstration. Il mit son cadi en marche, assis dessus il partit à fond de train pour venir bûter contre le dernier madrier du pont qui arrêtait le cadi et qui propulsait le Pierre-Louis en catapulte dans la mer!... Y étaient tous estomaqués, ben dion, le looping qu'il a fait mon con joli, y étaient écroulés de rire sur le pont comme des andouilles... V'là t-y pas le Pierre-Louis qui remonte à la surface et qui part dans un grand éclat de rire, "à qui le tour maintenant?!"...Y remonte sur le pont avec un bout de ligne qu'il avait mis exprès le long du ponton et les voilà tous plus excités les uns que les autres et à qui montera le premier sur le cadi et faire le grand saut! Quel après-midi mes aïeux! C'est les crapaux qu'avaient peur garantie, y z'ont pas fait long feu dans les parages! Y sentaient même plus le froid de l'eau de mer et le sel qui leur brûlaient les yeux, c'était la folie, ils sautaient tous les uns après les autres et ne se rassasiaient plus de ce nouveau jeu, jusqu'à ce que le cadi s'arrête... en panne d'essence, ben oui, c'était pas de jeu et pas de chance. Enfin, l'après-midi tirait à sa fin, ils leur restaient un peu de temps pour aller ramasser quelques coucous et vignettes pour ramener à St-Pierre, ils les mettaient dans du goémon pour les tenir au frais dans le fond de leurs paniers à truites en pailles. Joe avait retiré ses bottes-montantes pour les pêcher mais au bout de quelques minutes il avait les pieds complètement bleus par le froid et couru sur le plain se sécher. Ensuite ils partirent tous au campement pour collationner, il fallait se grouiller déjà on voyait le doris du port revenir les chercher et il fallait pas le rater, il n'y en avait qu'un.

Ils rentrèrent tous épuisés et heureux, la tête encore pleine de leur après-midi d'aventures qui ne les quittaient pas même pendant leur rêves cette nuit-là. Ah, ben neon !

By Dédé (142.166.105.155 - 142.166.105.155) on vendredi 11 octobre 2002 - 17h22:

Pis même qu’à l’église mon Joe il a pas pu s’empêcher de faire sonner les cloches.. Le carillon était trop tentant pour Joe… surtout qu’Tiwi lui avait dit « 22 qu’tu fais pas sonner les cloches… ». « T’as voir » qu’il avait répondu Joe…Pi il tirait d’ssus à la volée… averti qu’le carillon y sonnait à toutes pompes comme dans l’temps des grands mariages. On l’entendait même à St Pierre sur la Route du Cap à coté d’chez l’Breton. Y’a ti pas une vieille dame qui restait sur l’Ile qu’est v’nue à toute vitesse, toute essoufflée qu’elle était et tout… pour leur dire d’arrêter parce que les cloches c’était pour la messe du dimanche pis de l’Angélus tous les soirs à six heures… Elle leur a dit que "c’est jus’ Nénesse Patrice qui peut s’occuper de faire sonner l’Angélus tous les soirs". Elle a bien vu qu’y faisaient pas d’mal la gang à Joe. Mais eux y z’ont eu la trouille qu’elle les renvoie sur le doris du Port alors c’est là qu’y s’sont débinés au calvaire.


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 11h48:

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By Toto (62.234.7.137 - 62.234.7.137) on vendredi 25 octobre 2002 - 15h26:

Oh, Dion! Y paraît que le Joe a un moudit coup dans le siphon ce soir, il a entendu baver que la Marie avait un rendez-vous avec un paille en cul qui s'appelle Léon... Ben, ça va être du propre!

Lui qu'avait acheté un pick-up tout neuf pour lui faire écouter ses diks au club ce soir... ben il est pas mignon. Oh, il a doublé la carrée de chez Laura et maintenant il est avec une bande d'amigos chez Henriqué, ça va winer un coup, bon de là de bon de là!


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 12h01:

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J'ai pense qu'il serait sympa de vous presenter les meilleures ( a mon avis ) AVENTURES de Not'Joe sans pretention aucune dans cette rubrique. Si vous vous en servez pour rire ( ou pleurer)et que vous les citez ailleurs veuillez avoir la gentillesse de rendre a Cesar ce qui est a Cesar... ( Dede - (Andre Lafargue), Nenet (Drake) et Toto (Anonyme) et aussi l'oncle a Michele vous remercient). .

LONGUE VIE A NOT'JOE...

QUE LA FETE CONTINUE....

Dede


Dédé (156.34.213.228)
Envoyé samedi 10 janvier 2004 - 12h25:

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By Dédé (142.166.108.175 - 142.166.108.175) on jeudi 19 septembre 2002 - 19h53:

UN DEPART EN DEGRAT MOUVEMENTE

Ca mouillassait un poil quand on est parti à matin dans la brume pissouse. Pis il a fait un temps d'chien en Baie. On a monté sur les caps. Arrivés au Cap au Diable y'a fallu mettre les fargues. L'eau arrivait au carreau. Y'a fallu tout souquer à bloc. Moudite branlée j'te dis. Ya fallu mettre à la cape. J'avais un ciré et des bottes montantes mais j'étais trempé mouillé comme une cince. Mon doris c'est pas un moudi chouard mais ca craquait dans les bordages, c'est moi que j'te l'dis... Tout d'un coup... un moudi carnage. Les prisonniers qu'ont dérapé et j'ai décapé les caille-botis pour tout réparer. La flotte embarquait a la seille. J'ai pris l'escope pour escoper. Heureux qu'javais un bon nap. J'ai capelé la toile sur l'parc avant. Chui mis en route voile et bécanne. Ca dérapait... averti. On est arrivé au plain et on a saillé au capestan sur les lisses. On a ramassé une moudi torchée.

On a pris un moudi grog en arrivant!


Victor (62.234.58.190)
Envoyé lundi 26 janvier 2004 - 19h13:

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« Un samedi soir à St-Pierre » by Victor alias Toto .


Joe avait fini la piaule de bonne heure à la SPEC le matin-là et l’après-midi, il l’avait passé à l’anse de Savoyard à ramasser des coucous et des capelans, ils avaient bien roulé cet été-là. Y'avait du monde au plein!
Il faisait une brume à couper au couteau, on ne voyait pas à une brasse, en entendait le corne à brume de loin, pas un pet de vent. Un vrai temps de chez nous comme il aimait.
Joe était descendu de Savoyard à vélo sur le coup de la collation, il avait laissé ses cuissardes remontées, sallebarde d’un côté, le sac rempli de coucous de l’autre et le seau rempli de capelan attaché avec des élastiques derrière. Il avait suer un peu sous les gouttes de bruine, en remontant la pente lente du Rond Point et avait un peu soif… allez, qui se disait ; un petit tour chez Laura avant d’aller prendre un bain (c’était Samedi) et aller se faire une petite coupe chez Jacques…
Il s’arrêta quand même chez sa bonne femme pour lui laisser tout son barda, puis finalement pris son bain du même coup. Il avait sorti son blaireau tout neuf qu’il avait eu à Noël et son savon de sent bon que la Marie lui avait offert et entrepris de se raser de près et que je te !
Sa bonne femme le regarder l’œil en coin sans rien dire, en passant les capelans sous l’eau avant de les trier et de les mettre à saler dans la seille un coupe d’heures.
Sur le poêle à charbon une lessiveuse ronronnait en crachant ses petits jets d’eau bouillante et ça sentait bon le savon de Marseille dans toute la maison. Elle avait du encore passer un maudit coup de cireuse sur la toile car elle brillait comme une glace et elle avait mis des patins neufs au coin de la porte. Il avait bien vu.
Elle soupçonnait encore un coup de la Marie là-dedans, pourvu qu’il lui mette pas un polichinelle dans le tiroir, c’était-là toute sa peur. Elle en faisait des chapelets à longueur de journées ! Elle s'essuya les mains dans son tablier à fleurs.
« T’es en tip-top à bloc » qu’elle lui dit, mine de rien « dis-donc, où tu vas roder par-là encore un coup-là ? ».
« Nulle part, je vais chez Jacques me faire une brosse et après je vais sûrement faire un petit tour en ville, c’est Samedi la Mère ! »
« Ben oui j'sais bien, tiens avant de partir, t’irais pas en vitesse faire une petite commission pour moi, me chercher de la bière de spruce chez Pierrot & Millie ? Pis, si y ont de la salade, tu m’en prends une tête. »
« Pas de problème la Mère, tiens passes-moi un petit billet de cinq cents et dis pas à Marie où j’chui des fois qu'elle vient fouiner jusqu'ici ».
La bonne femme folle de joie de l'entendre, part bien vite lui chercher son billet de cinq cents bien plié, qu'elle lui met dans la poche, c'était bien la première qu’elle est aussi contente de lui donner de l’argent pour sortir d’ailleurs. Pourvu qu’il en ait rencontré une autre se disait-elle toute émoustillée !
Elle lui arrangea le col de sa chemise blanche, la cravate et pour un peu, elle l’aurait embrassé. Un peu agacé par sa démonstration de sentiments, il se dégagea.
Sur le chemin du retour de chez Millie et Pierrot dans leur petite maison de poupée, il rencontra le père Jourdan qui faisait sa tournée de facteur !
« Ca dit le Père » lui dit Mr Jourdan, « Où que tu t'traces tout beau comme ça ? » lui demanda-t-il avec un sourire entendu, « T’es invité chez le préfet ou quoi?! ». « Oh, oui pas de doute, j’attendais que vous me portiez sa lettre d’invitation d’ailleurs ! ». Les voilà plier en quatre de rire, à pisser dans leur froc !
Passait par là au même moment, la mère Bigotte, avec ses fish-loupes, les bigoudis sous le fichu, les guiboles en baguettes de stores dans ses bottines qui baillaient autour des chevilles et ses bas plissés… Elle passa à côté d’eux, la bouche en trou du cul de poule, une main tenant sa gabardine fermée à hauteur du cou et de l’autre son filet à provisions. Ils la suivirent du regard et ne tenant plus, les voilà repartis plier en quatre. « Ah, c’est avec elle que t’as un rendez-vous, mon coco, je me disais bien aussi ! » qu’il lui dit, assez bas pour que les autres n’entendent pas, mais aussi assez haut pour qu’elle, elle l’entende. « Je me disais aussi, pourquoi qu'elle avait mis des bigoudis aujourd’hui la Bigotte, qu'elle voulait ressembler à une beauté des catalogues et que notre Joe y sent le sent bon à 25 brasses?! »
Ils se quittèrent sur ce, on les entendait rire à tue-tête chacun de leur côté.
Joe reparti de chez sa bonne femme comme une balle faire sa brosse chez Jacques, y’avait du monde ce jour-là !
"Allez Joe, un petit cinq à sept pour patienter" dit le père Jacques avec un gros clin d’œil , "ta bonne femme va pas t’attendre pour souper ce soir, elle va sûrement laisser le fricot sur le coin du poêle!"


denixa (195.93.72.7)
Envoyé mardi 27 janvier 2004 - 12h09:

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Yeah ! Yeah ! reprend !
Te revoilà vieille branche ? Il me tardait de revoir Joe en action. Mais où il était passé tout ce temps ?
Nenet


Victor (62.234.56.253)
Envoyé mardi 27 janvier 2004 - 16h16:

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Il était resté bloqué sur une partie de chasse aux gibiers de mer, sur les cailloux à la pointe de Savoyard .

Suite prochain épisode (si le temps le permet).

_________________
André Lafargue
ON MOULIT PAS!


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 Sujet du message: LE PARLER DE CHEZ NOO
UNREAD_POSTPosté: Lun Mar 08, 2010 8:55 pm 
VICE-AMIRAL
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Hier Dimanche le temps printanier incitant a une sortie fut l'occasion d'une excursion sur le bord de mer.
Accompagnes de nos deux grands enfants ce fut l'escalade des rochers, le vol de cerf-volant, la récolte de petits attrayant galets et tout et tout........

Après une heure ou deux de tous ces jeux, le passe me revint et je pensais:

Tu te rappelles SPM, les escapades a la "montagne" et tous ses sentiers, les excursions sur nos bancs de galets ou ballade du type.
Arrive quatre heures, ou plutôt trois heures car on avait le feu au C.... ben oui on ne pouvait attendre plus longtemps pour la collation apportée dans un petit sac a dos.

Quoi que c'était?

A oui la bouteille de Ginger Ale, la tablette de chocolat Meunier et les tartines de pain d'une livre avec du pate de foie.

Et oui cela m'a manque hier. Le temps a passe mais quelque part range dans un recoin de mémoire, c'était la et c'est sorti.

Bob

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